dimanche 19 août 2018

BEST OF 19.08




Lundi : notre grand reporter Vincent était au festival d'Aix les Bains du mois dernier et en a pris plein les oreilles et les mirettes, notamment lors d'une soirée très eighties avec au programme les Stranglers, Depeche mode et Simple minds ; et en plus il a même écouté (subi ?) un concert de rap...

Mardi : un T-Rex a fait irruption dans nos locaux ! Ce n'était pas un remake de Jurassic Park mais Pat qui revenait sur la carrière de Marc Bolan, icône du glam rock et particulièrement sur leur disque phare "Electric warrior", une chronique mordante

Mercredi : notre ration de heavy blues hebdomadaire avec Bruno et le guitariste finlandais Ben Granfelt, qui en 2009 pondait cet excellent "Kaléidoscope", qui porte bien son nom car s'y télescopent toutes les couleurs du classic rock  seventies.

Jeudi : Rockin poursuit sa virée australienne avec cette fois Radio Birdman, groupe culte s'il en est,  qui connu au cours de ses quelques années d'existence un succès relatif mais surtout influença des générations de musiciens.

Vendredi : pour vous, Luc a sauté d'avion sur le Grand Palais, pris à moto à 200km/h la place de l’Étoile à contresens, dézingué 300 mecs à mains nues, a voltigé d'un hélicoptère à un autre au dessus de l'Himalaya... Heu... non, c'était pas Luc, mais Tom Cruise dans le dernier Mission Impossible... Mais Luc et Tom, c'est tout comme... (NDLR : quel mytho ce Luc..)

Samedi : sur la route des vacances Claude s'est arrêté dans un hôtel bizarre, tenu par un certain Norman Bates ; Il nous raconte l'histoire de la BO de Psychose, film culte du grand Alfred Hitchcock... 
Par ailleurs Claude partait pour Vienne avec Sonia et Nema pour préparer des articles de rentrée consacrés à Schubert (1er trio) et Beethoven (8ème symphonie). Trois chambres séparées, bien entendu. Un motel pourri pour ne pas faire râler Luc, rapport à la note de frais. Du coup Sonia a refusé de prendre une douche et Nema de prendre un bain. Claude avait emporté un grosse boîte de lingettes WC Net, faute de mieux. Il a partagé avec les filles... Sympa notre doyen !

samedi 18 août 2018

Bernard HERRMANN – B.O. de Psychose d'Alfred Hitchcock (1960) – par Claude Toon



Je commente peu de B.O. de films. L'explication est simple : rares sont les Bandes Originales qui peuvent s'écouter hors de leur contexte visuel. Pourtant presque toutes les B.O. paraissent en CD pour remplir les caisses. Elles seront écoutées dans un premier temps comme le petit souvenir d'un bon moment de ciné, puis disparaîtront dans un placard… Certaines vont devenir des classiques : Ben-Hur, celles de John Villiams pour son pote Spielberg, etc. Comme je l'avais déjà écrit pour la B.O. de Mulholland Drive d'Angelo Badalamenti, la musique de Bernard Hermann prend place dans la cour des grandes B.O. autonomes car, par son style particulier (orchestre uniquement composé des cordes) et une écriture contemporaine, elle peut s'écouter comme une suite symphonique, comme le divertimento de Bartók et son glaçant adagio pour prendre un exemple (Clic). Avoir vu le film très célèbre apportera un plus, fera rejaillir des images, mais dans l'absolu, ce n'est pas indispensable.
Et puis, n'oublions pas que mon rôle dans le blog et mon dada consistent à chroniquer la musique dite classique et donc m'amène évidement à porter un vif intérêt aux compositeurs. Bernard Herrmann fait partie de ceux que l'on peut désormais classer dans les "classiques", de la même manière qu'un Korngold et même un Schoenberg, de nombreux musiciens contemporains ayant donné dans le genre, ne serait-ce qu'à des fins alimentaires, ce qui n'est en aucun cas honteux😃.
Je rappelle en quelques mots le thriller à tendance horrifique de Hitchcock. Marion (Janet Leigh) a un amant : Sam Loomis (John Gavin). Secrétaire sans argent, tout comme son mec, elle détourne 40 000 $ et prend la route pour se faire la malle. Épuisée, elle s'endort. Un flic intrigué par sa conduite nerveuse lui conseille de chercher un hôtel. Après avoir revendu la voiture pour un autre modèle, elle débarque dans un motel miteux tenu par Norman Bates (Anthony Perkins), un jeune homme aimable mais d'allure assez immature. Marion prend possession de sa chambre tout entendant Norman se quereller avec sa vieille mère acariâtre recluse dans la maison qui surplombe le motel. Marion et Norman partagent un repas frugal et Norman lui confie sa passion pour la taxidermie. Restée seule, Marion se déshabille et prend une douche, mais se fait poignardée par ce qui semble être une vielle femme avec un fichu. Célébrissime scène d'assassinat hystérique, le rideau qui se décroche anneau par anneau, le sang qui s'écoule dans le siphon… Le réalisateur réunit tous les ingrédients du polar noir et morbide qui vont inspirer une musique tout aussi glauque à Bernard Hermann. Inquiète car sans nouvelle, la sœur de Marion, Lilia (Vera Miles), Sam et un privé (Martin Balsam) retrouveront la trace du motel et résoudront l'indicible affaire. Norman Bates tue les clientes, souffrant d'un dédoublement de personnalité et se travestit pour tuer. Encore un plan d'anthologie quand Lilia trouve la vielle dame enfermée dans la cave sur un fauteuil pivotant qui, en tournant révèle… la momie de la mère assassinée des années auparavant par Norman !


Alfred Hitchcock et Bernard Hermann
Hitchcock va se passionner à l'époque pour les troubles mentaux et la psychanalyse comme dans Pas de Printemps pour Marnie. Psychose fut accueilli fraichement à cause de sa violence et de scènes "crues" comme Marion suggérée nue et occise sous la douche (on n'en était pas à Hannibal Lecter en 1959, année du tournage). Le cinéaste va faire appel à l'une des valeurs sûres parmi les compositeurs de musiques de films, Bernard Herrmann et exiger une musique flippante. Bernard Herrmann était déjà aux manettes pour plusieurs films : 1955 : Mais qui a tué Harry ? 1956 : L'Homme qui en savait trop, 1956 : Le Faux Coupable, 1958 : Sueurs froides (Vertigo), 1959 : La Mort aux trousses.
Né en 1911 à New-York, Herrmann doit sa place au soleil à la collaboration fidèle avec Hitchcock de 1955 à 1966. Le musicien s'était déjà fait une solide réputation depuis la fin des années 30 en travaillant pour Orson Wells, Joseph Mankiewicz ou encore Robert Wise… Le talent du compositeur repose sur l'absence de dogme, contrairement à un John Williams dont le style symphonique est reconnaissable dès les cinq premières mesures. Il est de formation classique, admirant Debussy, Liszt, Dukas, Satie, des compositeurs aux techniques de compositions fort diverses.
Bernard Hermann connait le pouvoir hypnotique des cordes et les effets inquiétants que l'on peut obtenir à l'aide de dissonances, de glissandos, de staccato frénétique. Il n'a sans doute pas été insensible aux passages tourmentés de la 2ème symphonie d'Honegger, de l'adagio du Divertimento de Bartók ou du même Bartók, la Musique pour cordes percussions et Célesta.

La partition, comme on le constate à l'écoute des 40 pièces du disque (2 LP à rééditer), se révèle d'une grande cohérence. Le générique résume le climat global à lui seul. Des lignes droites et brisées s'entrechoquent sur l'écran accompagnées par des traits incisifs des cordes staccato dans la B.O.. Une mélodie énigmatique tente de se frayer un passage dans cette frénésie. [30:09] Lors de l'assassinat de Marion sous la douche, l'orchestre se déchaîne dans une bestialité inouïe qui fait songer à Ligeti et plus encore à Thrène pour les victimes d'Hiroshima de Penderecki composée aussi en 1960. L'écriture de Bernard Herrmann affiche sans détour sa modernité. Dans la partition se succèdent des passages résolument sombres. Les amateurs de cordes seront aux anges…

01 - Prelude - [0:00]
02 - The City - [01:57]
03 - Marion - [04:09]
04 - Marion And Sam - [05:45]
05 - Temptation - [07:39]
06 - Flight - [10:30]
07 - Patrol Car - [11:38]
08 - The Car Lot - [12:45]
09 - The Package - [14:30]
10 - The Rainstorm - [16:02]
11 - Hotel Room - [19:13]
12 - The Window - [21:18]
13 - The Parlor - [22:31]
14 - The Madhouse - [24:09]
15 - The Peephole - [26:04]
16 - The Bathroom - [29:07]
17 - The Murder - [30:09]
18 - The Body - [31:12]
19 - The Office - [31:30]
20 - The Curtain - [32:50]
21 - The Water - [34:05]
22 - The Car - [35:52]
23 - Cleanup - [36:44]
24 - The Swamp - [39:00]
25 - The Search - [41:04]
26 - The Shadow - [41:46]
27 - Phone Booth - [42:37]
28 - The Porch - [43:31]
29 - The Stairs - [44:35]
30 - The Knife - [47:33]
31 - The Search (B) - [48:04]
32 - The First Floor - [49:45]
33 - Cabin 10 - [52:31]
34 - Cabin 1 - [53:40]
35 - The Hill - [54:46]
36 - The Bedroom - [55:51]
37 - The Toys - [56:52]
38 - The Cellar - [57:54]
39 - Discovery - [59:00]
40 - Finale - [59:43]

Anecdote : Le film frappa beaucoup les esprits et terrorisa les femmes, Janet Leigh affirmant qu'elle ne prendrait plus jamais de douche Un gars s'en prit à Hitchcock car son épouse ne voulait plus se doucher ni prendre un bain non plus après avoir vu Les diaboliques de Clouzot dans lequel Paul Meurisse jouait au zombie en sortant de sa baignoire soi-disant mort depuis plusieurs jours pour faire mourir de peur sa femme cardiaque 😨. Le cinéaste aurait répondu "Essayez le nettoyage à sec".   



vendredi 17 août 2018

MISSION IMPOSSIBLE, FALLOUT (2018) de Christopher McQuarrie, par Luc B.


Où en étions-nous déjà ? Au sixième épisode de cette franchise, MISSION IMPOSSIBLE, reprise en 1996 par l’acteur-producteur Tom Cruise, qui en a fait sa chose. Il n’est pas tout seul au volant, car fait assez rare, quand d’ordinaire les génériques des blockbusters alignent deux douzaines de scénaristes, ce FALLOUT a été écrit, co produit et réalisé par le seul Christopher Mc Quarrie, auteur déjà du précédent, ROGUE NATION (2015).
Et qui en est la suite directe, chaque comédien reprenant son rôle, dont le méchant Salomon Lane. Cet ancien espion qui avait retourné sa veste, créé le Syndicat, puis les Apôtres, qui sont à Ethan Hunt ce que le Spectre est à James Bond, le professeur Moriarty à Sherlock Holmes, ou les nudistes au maréchal des logis-chef Cruchot : l’ennemi à abattre.
On se souvient (si, si, puisque que je vous en avais parlé) que Salamon Lane avait été arrêté par l’équipe d’Ethan Hunt. Sauf que trois ans plus tard, le gars, qui connait beaucoup de secrets, va servir de monnaie d’échange pour qu’une certaine Veuve Blanche (troublante et inquiétante Vanessa Kirby) fasse l’acquisition de trois têtes nucléaires...
Votre mission, si vous l’acceptez, sera prendre possession des ogives avant qu’elles ne tombent en de mauvaises mains, et fassent péter la moitié de la planète, parce que des trucs pareils c’est pas pour jouer aux osselets… Tin tin, tintintin, tin, tintintin… Y’a encore le petit magnéto à bande, qui s’autodétruit 5 secondes après le message ! Ethan Hunt tente un premier coup à Berlin, mais échoue. La CIA lui refile un chaperon, un gars nommé Walker, surnommé "le marteau" (sic), une brute sans cœur (alors qu'Ethan en a un, lui, voir la scène à Paris avec la flicquette, excellente), pour s’assurer que la prochaine fois, le boulot sera fait. Le rendez-vous est fixé à Paris, au Grand Palais.
Première grande scène d'action : un saut d’avion à travers un orage, filmée en réel, puisqu'aucun "fond vert" n'a été utilisé. Suivi d'une très bonne séquence à l’intérieur du Grand Palais redécoré en immense boite de nuit, et une bonne baston virile dans les chiottes. Question : comment font ces types font pour ne pas clamser au premier bourre-pif et en supporter 150 d’affilée ?!!).
Le réalisateur a privilégié trois lieux de tournage : Paris, Londres, le Cachemire. C’est à Paris qu’on a droit à toutes sortes de poursuites, voitures, camions, moto, et que je file à 200 km/h sous les arcades de la rue de Rivoli, et que je te prends la Place de l’Etoile à contre sens (quelle idée !!), et tant pis si au montage on passe de Saint Lazare à la Concorde, ou qu'on saute un buisson dans le VIIIème, pour atterrir à Bastille  !! Chapeau pour la séquence très réussie du transfert de Salomon Lane, au ministère des Finances à Bercy (Tom Cruise y avait rencontré Sarkozy, vous vous souvenez ?) comme celle aux Tuileries, avec le retour de la belle Ilsa : gros clin d’œil au film CHARADE de Stanley Donen. Scènes d’action impressionnantes, solidement filmées, et surtout lisibles : le montage n’est pas haché, car le spectateur doit bien voir que Tom Cruise réalise vraiment ses cascades,  comme Belmondo en son temps. Ici pas de trucages ni de transparence ("fond vert"), mais un vrai balai de 300 bagnoles (pas comme dans le LUCY de Luc Besson totalement numérique) et c'est, reconnaissons-le assez bluffant.
Je vous passe les barbouzeries, les jeux de masques, jeux de mains jeux de vilains et autres tours de cons, on ne sait pas toujours qui flingue qui, entre les Apôtres, les Ricains gentils et les Ricains méchants, les hommes de la Veuve… On arrive à Londres (comment exactement, c’est une autre histoire…) avec une belle scène sur les toits, non dénuée d’humour (le plan où Cruise se blesse est d’ailleurs laissé au montage) mais scénaristiquement parlant parfaitement inutile ! Mis à part filmer au sommet de la Tate Galery histoire de frimer sa race, quel intérêt pour Walker d’y aller prendre son hélicoptère ? Ce n’est pas la fuite la plus discrète qui soit ! La prochaine fois, choisis le métro coco !!
On touche le problème du film, par rapport au précédent. McQuarrie et Cruise doivent se demander : qu’est ce qu’on pourrait bien filmer d’encore plus spectaculaire, même si ça ne fait en rien avancer l’intrigue ? Oui c’est divertissant, mais too much. La troisième partie qui se déroule au Cachemire et met cette fois en scène Tom et son hélicoptère, pêche par sa longueur. Les prises de vues aériennes et les cascades sont ingénieuses, mais ça n’en finit pas. Arrfff, si le méchant avait programmé une mise à feu des bombes à 2 minutes plutôt que 15. Christopher McQuarrie en profite aussi pour revenir sur le passé d’Etan Hunt. Ca s’appelle humaniser le héros. On s’en fout un peu, mais donc, on lui colle une ex-femme, qui ô surprise, refait surface opportunément (ah non, les gars, la ficelle est énorme !). En plus elle est jouée par Michelle Monaghan (GONE BABY GONE), qui à 42 ans s’est visiblement déjà faite liftée...
MISSION IMPOSSIBLE, FALLOUT reste un spectacle divertissant, mais pas abrutissant. De l’action sans prise de tête. Cet épisode est tout de même un ton en dessous du précédent, moins carré et précis dans l’écriture, moins inventif visuellement, moins esprit série B. Faut dire, qu'après six opus, c'est difficile de surprendre. Vu l’épilogue, je gage pour un septième épisode d’ici 2022. Hum... Pépère aura 60 balais, ça va commencer à faire beaucoup pour jouer les acrobates… 

MISSION IMPOSSIBLE FALLOUT
couleurs  -  2h20 et quelques  - scope 1:2.39 (2D ou 3D Imax)

+++

jeudi 16 août 2018

CHRONIQUES d'AUSTRALIE PART V : RADIO BIRDMAN

Avec Radio Birdman* nous tenons là l'un des principaux groupes australiens, pas en termes de popularité ni de ventes de disques mais en termes d'influence, en effet on ne compte plus les groupes qui ont voulu  sonner comme eux au pays des kangourous. On les cite souvent comme les précurseurs de la scène "indé" australienne. Pourtant leur existence a été brève et semée de malentendus. Bref, c'est un peu l'archétype du "groupe culte".

Tout commence à Sidney en 1974 lorsque le chanteur Rob Younger et le guitariste Deniz Tek décident de former leur propre  band, Younger faisait partie de The Rats et Tek de TV Jones. Ce dernier est américain et a grandi prés de Detroit et a donc été exposé aux furieux Stooges de Iggy  ou au MC5, à 20 ans il part pour l'Australie pour ses études en médecine, qui se transformeront surtout en études en rock'nroll... Les deux compères recrutent le claviériste et guitariste  Pip Hoyle, le batteur Ron Keeley, et le bassiste Carl Rorke bientôt remplacé par Warwick Gilbert, le guitariste Chris Masuak les rejoint en 76, remplacement Hoyle (celui ci reviendra un an plus tard). C'est alors  l'émergence de la scène punk de Sidney et  Radio Birdman se fait remarquer, notamment par des prestations scéniques explosives. Pourtant ils vont essuyer plusieurs refus des maisons de disques avant qu'un petit label indépendant,  Trafalgar Studios à Annandale, accepte de financer leur premier album "Radio appear". C'est une déflagration sonore dans le petit monde du rock des antipodes dans laquelle explosent les influences Stooges**, MC5 mais aussi Doors, Velvet underground, Blue Oyster Cult, Beach Boys, New York Dolls, Stones, 13th floor elevators... Ignoré des radios commerciales et des circuits de distribution classiques  l'album se vend par correspondance et également en direct, puisque les membres du groupes vont eux même le distribuer dans les magasins de disques underground quand ils ne le vendent pas directement à l’arrière de leur van de tournée. L'année suivante ils réenregistrent l'album avec une track list légèrement différente***, destinée à l'export. Ils enregistrent aussi un second album, "Living eyes" , qui n’apparaîtra dans les bacs qu'en 1981. Mais les nuages s"accumulent , entre des ennuis dûs aux Hells Angels qui les suivent, une tournée ratée en Angleterre durant laquelle ils se font jeter par le public punk qui à cause de leurs cheveux longs les prend pour des hippies, leur label qui se casse la gueule, une tournée américaine avec les Ramones annulée au dernier moment, des  conflits d'égo dans le groupe...

C'en est trop et le groupe se sépare en 1978 après 4 petites années d'existence.
en 2016, cheveux moins longs et plus gris..
Les 6 musiciens  se dispersent alors dans différents groupes, ainsi Younger sera des New Christs ou Died Pretty, Masuak des Hitmen ou Screaming Tibesmen, d'autres chez Hoodoo Gurus, etc, Tek ,Younger et Gilbert feront partie d'un éphémère supergroupe punk en compagnie de Denis Thompson (MC5) et Ron Asherton (Stooges) nommé  the New race.
Radio Birdman se reforme en 96 pour quelques dates et tourne sporadiquement depuis , avec quelques changements dans le line up et sort même un album en 2006 " Zeno beach", et hasard du calendrier je  découvre qu'ils seront en France bientôt pour quelques dates (nfoconcert.com/artiste/radio-birdman)

Classé au 13 eme rang des meilleurs disques de rock australiens****  "Radio appear" a influencé des générations de musiciens ; même s'il n'a pas apporté la reconnaissance mondiale aux Radio Birdman qui resteront une  sorte de pendant australien maudit  des Ramones mais -à mon sens -  plus complets que ces derniers. Les cantonner au genre punk est en effet réducteur et  leur héritage est conséquent, celui d'un des meilleurs rock'n'roll band issu de l’île aux kangourous.

ROCKIN-JL


* leur nom vient d'une erreur: en écoutant la chanson des  Stooges "1970" ils croient entendre "radio birdman" et non "radio burnin"

**ils reprennent souvent les Stooges en concert '"search & destroy" et nomment leur QG "funhouse" (deuxieme album des Stoges, 1970)

*** sur la première mouture on trouve une reprise fumeuse des Stooges ("TV eye") et sur la seconde une des 13th Floor Elevators ("you"re gonna miss me"), sur la première la ballade "Love kills" et sur la seconde "Aloha Steve & Danno", morceau surf sous amphet qui rend hommage à la série Hawaii five-zero, mais les meilleurs morceaux communs aux deux versions de l'album sont "Man with golden helmet" inspiré par une toile de Rembrandt, un morceau trés Doorsien à la "riders on the storm" , l'apocalyptique "Descent into the Maelstrom" lui tiré d'une nouvelle de EA Poe (qui a dit que les rockers étaient incultes?)  et  "New race" hymne punky avec son refrain "yeah up"

**** voir le livre "the 110 Best Australian albums" . (dans le livre "the top 50 australian album of all time" il est carrément classé à la seconde place)