Un album très particulier puisque ce sera le premier sans le groupe Machin et ou Thiéfaine
ne signera aucune musique, il ne pouvait pas se servir de sa guitare
après s’être cassé le bras dans un accident de moto. Ce sera donc son
guitariste et complice Claude Mairet
qui fera les musiques. On peut d’ailleurs voir sur la pochette sous le
titre : (Thiéfaine/Mairet).Un album avec une atmosphère plutôt sombre pour la plupart des
morceaux, un album qui annonçait déjà le nouveau Thiéfaine
que l’on retrouvera deux ans plus tard avec ”Météo Für Nada“. On rencontre beaucoup d’artistes de renom sur cet
enregistrement,le percussionniste Dominique Mahut connu pour avoir accompagné Bernard Lavillier
mais surtout pour son étroite collaboration avec Jacques Higelin, dans les chœurs Carole Fredericks membre du trio Fredericks, Goldman, Jones et aussi Joniece Jamison au CV long comme le bras.
Un petit disque avec seulement sept titres pour une durée de trente
deux minutes. La plupart des morceaux apparaitront sur l’album ”En Concert Vol.2“ Un très bon live de 1986 qui était accompagné d’un 45 tours
avec les titres ”Court-métrage“ et ”Whiskeuses images again“.
”Stalag-Tilt“ : On commence avec du rythme mais dans la noirceur la plus
complète avec une belle partie de guitare que
Claude Mairet c’est attribué. ”Whiskeuses Images Again“ : J‘aime beaucoup ce morceau même si Hubert
slame plus qu’il ne chante, un gros renfort des choristes en second
plan. ”Nyctalopus Airline“ : On sent vraiment la patte de
Claude Mairet dans la musique, la guitare
y est omniprésente. ”Femme de Loth“ ; l’histoire de Loth dans la genèse n’est qu’une histoire
d’inceste et de beuverie et d’une femme sodomite changée en statue de sel
pour avoir désobéi aux instructions données par les anges. Entre les mains
de Thiéfaine, la bible prend un nouveau
virage.
”Buenas Noches, Jo“ : Un accord mineur de clavier, encore un morceau très étrange et
très sombre. ”Un vendredi 13 à 5h00“ : Avec son intro délirante digne d’un
Thiéfaine en grande forme :
”Ce sera sans doute le jourde l'immatriculée contraception ou une conneriecomme ça, cette année-là exceptionnellement le 15 aoûttombera un vendredi 13…..“ “Chambre 2023 (& des poussières)“ : Encore un morceau qui n’est pas des plus lumineux, tout l’album
a cette couleur noir,e pas d’éclaircie dans les paroles des chansons
mais il n’en reste pas moins rock. Il ne sera certifié
disque d’or que quatre années après sa sortie. Je trouve,
personnellement, que les morceaux sur l’album live rendent mieux
notamment la version de ”Femme de Loth“.
Écrire des paroles avec un bras en écharpe et ne pas pouvoir
toucher sa guitare ont surement bloqué son inspiration créatrice.
Alambic est le lien entre La période ”Soleil cherche futur“ et le nouveau Thiéfaine de ”Météo für Nada“ et son ”Affaire Rimbaud“. Mais un album de
Hubert-Félix Thiéfaine est toujours
un plaisir à découvrir et comme l’heure de la retraite va sonner,
pressez vous pour aller le voir une dernière fois sur une
scène.
⚠Alerte technique du Toon qui ne décolère pas :
Les palylists
YouTube intégrées dans
les chroniques n'affichent plus les menus déroulants des titres
!!! Encore une fonction sympa qui disparaît sans raison. Pour les
consulter, cliquer sur [Regarder sur YouTube].
Aujourd’hui ce sera une chronique spéciale, encore des souvenirs de
concerts.
Aubert ‘n’ Ko…Rien de Nouveau !
Comme le chantait Téléphone”J’avais un ami, mais il est parti“, Mon pote Laurent, était un inconditionnel de
Téléphoneet un dingue de
Jean-Louis Aubert en particulier. Quel
ne fut pas sa déception, son amertume et son désappointement quand le
groupe se sépara en 1985. Je lui ferais connaitre d’autres
groupes et artistes que nous irons voir sur les scènes parisiennes.
Marillion,
Status Quo,
Charlélie Couture,
Bill Deraime mais celui qu’il adorera
par-dessus tout sera Jacques Higelin
que nous verrons une bonne dizaine de fois en live et avec qui nous
taillerons le bout de gras un soir devant une bière.
Et puis en 1987,
Jean-Louis Aubert repointe le
bout de son nez en sortant son premier album solo ”Plätre et Ciment“ avec un groupe où l’on pouvait retrouver le batteur
Richard Kolinka, son ex-complice de
Téléphone, le
bassiste Daniel Roux,
Marine Rosier au clavier et
Feedback aux percussions. Pour
ne rien cacher, je n’ai jamais aimé
Téléphone et
Jean-Louis Aubert, j’ai
toujours préférer son complice
Louis Bertignac.
Aubert fera une tournée
promotionnelle pour la sortie de son album et mon camarade de
concert me trainera (de force… !) le voir trois fois
de suite à La Cigale au Bataclan et à l’Agora d’Évry avec en
guest-star
Bernard Estardy surnommé ”Le Baron“ un requin de studio qui collaborera avec beaucoup d’artistes.
Un concert avec seulement neuf titres aurait été réducteur, il
l’allongera avec des titres de
Téléphone. Donc cette tournée
était pour la promotion de son premier album solo ”Plätre et Ciment“ qui n’était ni sponsorisé par la marque de plâtre Lafarge ni
par la marque ciment de Portland. En plus du groupe,
Wendy MelvoinetLisa Colemanguitariste et claviériste du groupe de
Prince, The Révolutionparticiperont à l'enregistrement.
”Plätre et Ciment“ : Une intro de batterie et de percussions, une rythmique de
guitares qui dure tout le long du morceau, un petit solo du Baron et des paroles un peu creuses comme de la brique. ”Les Plages“ : Le morceau que l’on a le plus entendu, pourtant les paroles
et la musique restent collées sur le sable. ”L'horizon“ A l’intro, tu te dis ”Enfin du rock !“ et puis au
bout de trois accords et dès qu’il se met à chanter, ça tombe à
plat comme une blanc d’œuf qui refuse de monter en neige. Il n’y
a que vers le final que ça a l’air de se réveiller mais c’est
juste une illusion. ”Compromis“ : C’est du Téléphone sans la
patte à Bertignac même si c’est
le morceau ayant le plus de rythme depuis le début. Tout les
compromis ne sont pas des choses dues.
”Les gens disent que“ : Quand Aubert essaye de
piétiner les platebandes de
Bertignac en essayant de
faire une ballade comme “Ces idées-là“ sortie la même année. “Quand Paris s’éteint“ Je ne critiquerai pas ce morceau, je trouve que c’est
celui qui a le plus d’originalité et qui est le mieux écrit
de l’album. ”Chaque pas“ : Aubert dans sa
catégorie d’écriture dans laquelle il ne bougera plus jusqu’à
ce jour, de la musique pour radio périphérique. ”J’t’adore tellement“ : Encore une ballade où il aurait du s’abstenir de chanter
et laisser la place à quelqu’un d’autre. ”Tel
est l'amour (mon amour)“ : Ca ressemble à du Prince,
on comprend la présence de
Wendy and Lisa, ou les Girl Bros. Mais le clip officiel est d’une rare laideur, ça ressemble
à du Mondino
Pour la version CD, deux titres seront ajoutés ”Juste une illusion“ : Une chanson enregistrée au lendemain de la séparation de
Téléphone et qui sera la chanson
la plus connue de la carrière solo de
Jean-Louis Aubert et “Oui et non“. Que ce soit “Plätre et Ciment“ de Jean-Louis Aubert ou ”Bertignac et les Visiteurs“ ils se vendront moins bien que les albums deTéléphone du fait de la
séparation du groupe.
Mon pote Laurent lui à
rejoint les étoiles vers un autre monde au cœur de la nuit il
y a quinze ans à l’âge de quarante quatre ans avec pour
voisine de repos éternel la chanteuse
Barbara.
Barbara qui travaillera avec
Jean-Louis Aubertsur plusieurs chansons.
C’est un secret de polichinelle pour personne. Je n’aime pas Renaud ou
plutôt je m'en suis lassé. Mais il y a une période de sa vie que j’ai bien
aimé, sa genèse.
Vrai poulbot ou faux loubard ?
Je ne suis pas un inconditionnel de Renaud, le personnage ne m’a jamais vraiment emballé, mais comme il faut faire
plaisir à tout le monde, je vais faire abstraction de mes goûts et
répondre à la (forte !) demande d'un article sur le chanteur.
La seule période qui me parle le plus me renvoie à ses débuts et à ses
premiers albums à partir de 1975. Mais pour arriver à ce qu’il
est devenu, il a quand même pas mal galéré. Une rumeur, au début de ses
succès (Moi-même j’y croyais), disait qu’il était issu d’une
famille de la petite bourgeoisie et qu’il jouait le gamin de la zone en
contradiction avec l’éducation parentale qu’il avait eue. Évidemment les
jaloux qui avaient lâché cette info avaient tout faux. Il est né
en 1952 (Il aura 74 ans le 11 mai) dans le XIVème
arrondissement de Paris (Pour les provinciaux, sur la rive gauche située entre Montparnasse et
le parc Montsouris séparé par le périphérique de Montrouge, Malakoff
etGentilly) d’un père professeur d’Allemand et de
Hollandais auteur de romans policiers et d’une mère descendante de mineurs
du nord et femme au foyer. Pour ce qui est de la scolarité, ce n’est pas
vraiment ça ! Dès l’école primaire il ne manifeste pas une forte envie de
travailler et la situation ne s’arrangera pas en entrant en sixième.
Il échoue au BEPC en 1965 et doit redoubler sa troisième,
mais le lycée ne le garde pas. Il intègre le lycée Montaigne
en 1967 mais ce ne sera pas mieux. Hormis le français et
le dessin, il fait une aversion à toutes les autres
matières.L’indiscipline est sa maitresse et son refus de
toute autorité son cheval de bataille.
En vacance en 1971, il rencontre Patrick Dewaere qui le fera entrer au café de la gare en remplacement de Gérard Lefèvre (ditGégé). Tout en restant libraire le jour, il
joue le soir avec Coluche, Miou-Miou et toute la troupe de Romain Bouteille. Après avoir
passé un certain temps avec cette bande de joyeux drilles, il rend sa place
au retour de Gégé et pense avoir trouvé sa
vocation : comédien. Pour retards successifs, il est
licencié. Après un rapide passage dans le sud, il retourne dans la
capitale où il effectue plusieurs petits boulots, de plongeur à
représentant en livres pornos. Les années suivantes, il fréquente
Montparnasse, chante dans les rues et dans les cours avec son
pote Michel Pons à l’accordéon,
il chante le Paris populo au travers des chansons de Bruant et du bal musette.
En 1974 alors que Coluche commence à percer en jouant son spectacle au nouveau café de la gare,
il décide de jouer dans la cour devant la file d’attente, lui et ses
compères (MichelPons à l’accordéon etBénédicte Coutlerà la guitare) sont remarqués par Paul Lederman, il leur propose de jouer en première partie de son poulain au Caf’conc’.
Engagé pour trois mois, le groupe ne durera que trois semaines pour cause
d’obligations militaires de l’accordéoniste. Lederman encourage Renaudà continuer seul. A la Pizza du Marais, il va roder ses propres textes et
en 1975, Jacqueline Herrenschmidt et François Bernheim lui
proposent de faire un album, son premier 33 tours : ”Amoureux de Paname“ sort en mars. Un premier essai qui se vendra difficilement mais
remportera un succès d’estime. ”Amoureux de Paname“ Un premier titre qui nous met bien dans le bain, Pour ceux qui ont connu
le Paris des années 60, on a la saveur et les odeurs du pavé parisien. ”Société tu m’auras pas“ Le blouson du loubard anarchiste commence à percer sous la casquette du
poulbot. ”Petite Fille des sombres rues“ qui aurait du s’appeler”Monsieur Franco“ Même si il est un révolté, c’est aussi un auteur de très beaux textes
(Quand on aime le français au lycée… ça paye). ”La java sans joie“ sonne comme les chansons que jouait les chanteurs des rues au début du
siècle dernier. ”Gueule d’aminche“ encore un titre nostalgique avec une bonne manière de se servir de la
langue verte.
”La Coupole“ La célèbre brasserie au cœur de Montparnasse, tout peut se chanter même un resto de fruit de
mer. ”Hexagone“ l'un des tubes de l’album qui va le cataloguer ”Chanteur énervant“ auprès d’une certaine catégorie de personnes. Mois après mois, il va
passer en revue les habitudes des français. Étant très critique, la
chanson sera, par ailleurs, interdite d'antenne. ”Écoutez-moi les gavroches“ Encore une jolie ballade sur les gamins de Paris. ”Rita“ Une chanson humoristique en un seul couplet d’une durée de 39 secondes.
”Camarade bourgeois“ Une chanson satirique sur la classe bourgeoise vis à vis des mouvements
gauchistes intellos issus de mai 68. ”Le gringalet“ une chanson façon Aristide Bruant. ”La menthe a l’eau“ surement pas le meilleur titre, l’orchestration est trop fournie. ”Greta“ une histoire d’amour berlinoise ville séparée par le mur.
Le Renaud
avec la casquette de toile blanche de son grand-père tombant sur les
yeux, qui gratte sa guitare et qui chante avec talent quelques goualantes
du début du siècle, si ce Renaud était resté dans ce
registre de Poulbot révolté tout le long de sa carrière, peut être que
j’aurais aimé.
La semaine dernière c'était ma 666e chronique, le chiffre du diable et
Brassens avec ses mots était tout à fait dans le ton. Je reste sur la
lettre B avec Brel.
JACKY
Teppaz modèle Oscar
Un bon dans un passé encore proche mais avec un disque au format
aujourd’hui disparu. Les disques Vinyle de 10 pouces de diamètre (25,4 cm)
sont plutôt rares de nos jours voir inexistants. Ce format a été
supplanté par sa variante de 12 pouces de diamètre (30,4 cm). Pourquoi ce détail ? Parce que j’ai découvert
Jacques Brel sur ce support. A l’époque
où je cherchais à forger ma culture musicale, j'écoutais des 78 tours en
cire sur le phono de ma grand-mère, et des 33 tours de musique classique
que je passais sur le Teppaz (Modèle oscar noir et rouge de 1963) de mes parents qui avait la particularité d’avoir 4 vitesses, 16, 78,
45 et 33 tours. Mon père (Ce héros au sourire si doux) avait
aussi une discothèque bien fournie où l’on pouvait y trouver
Brassens,
Mouloudji,
Ferrat et surtout
Jacques Brel. Ayant hérité de ces
trésors phonographiques, je ne pouvais pas faire l'impasse d’une
chronique sur ce grand bonhomme qui a laissé une profonde empreinte dans
la chanson francophone.
”Ces Gens-Là“ : Un album déterminant dans sa carrière même si c’est un 25 cm et
qu’il ne comporte que 6 titres, il restera un classique dans sa
discographie. ”Ces Gens La“ : En 2013 j’avais décortiqué ce morceau en me posant toutes
sortes de questions sur cette étrange famille. Une chanson parle d’un amour impossible entre le narrateur et la jeune
fille de la maison, il dissèque chaque membre de ladite famille sans
ménagement. La reprise la plus connue est celle du groupe
Ange en 1973 sur l’album ”Le cimetière des arlequins“, il y aura aussi une belle version par
Noir Désir. ”Jef“ : Une chanson sur l’amitié, la vraie,
Brel essaie de relever moralement comme
physiquement un ami qui s’est effondré sur le trottoir après avoir été
largué, et a sombré dans l'alcool "avant qu'on soit poivrot". Renaud fera un peu la même chose
avec la chanson ”Manu“
”…Une gonzesse de perdue
c'est dix copains qui r'viennent“. ”Jacky“ : Sur une musique de
Gérard Jouannest et l’orchestration de
François Rauber, une chanson,
fréquemment considérée comme
autobiographique et parodique du chanteur, ce serait une réflexion sur
l'âge, sur la beauté, une annonce du renoncement de
Jacques Brel à la scène. ”Les Bergers“ : Il n’aimait pas trop cette chanson qui lui rappelait les
tendances folkloriste de ses débuts. Il qualifiait d’
”emmerdotoire“ ce récit de transhumance.
”Le Tango Funèbre“ : La mort et la vieillesse ont souvent été des thèmes de
prédilection pour Brel, une chanson grinçante et ironique, les charognards qui viennent
voler autour d’un corps qui est à peine froid. De l’humour noir, un
pied de nez à la faucheuse et à l’hypocrisie quelle sème autour
d’elle. ”Fernand“ Une chanson contre la guerre, même si au début nous n’avons aucune
indice du contexte de la chanson, l’enterrement de Fernand pourquoi et
comment est-il mort ? Une musique triste avec des accords de
piano qui pourraient faire penser au pas du cheval qui tire le
corbillard et puis une indice tombe ”Dire qu’on traverse Paris et qu’on dirait Berlin“ et derrière le cortège un Brel seul qui en veut au bon Dieu. Autre indice ”Je reviendrais souvent dans ce putain de champ où tu dois te
reposer“ Le champ est t-il le cimetière ou Fernand a-t-il sauté sur une
mine ? Le final du morceau sera d’une grandiose
orchestration.
”L’âge idiot“ : Dans cette chanson, lorsqu’il s’adresse aux auditeurs,
Jacques Brel tente de montrer que
la vie est toujours parsemée d’un brin d’inconscience ou d’une
lucidité souffrante face aux événements qui surviennent et aux
attitudes que les hommes déploient face à ceux-ci.
”Grand-mère“ : Une bourgeoise, riche et bigote mais “pendant c'temps-là, Grand-père court après la bonne“ Une chanson vaudevillesque. ”les désespérés“ : une chanson composée par le pianiste de
Brel,
Gérard Jouannest jouant une citation à peine modifiée du ”Concerto en sol“ de Ravel.Sur cette fausse improvisation,
Jacques Brel dresse un
portrait
de ceux qui ont raté leurs vie et jusqu’à qu’à la fin, ils décideront
de disparaitre en silence.
Dans la réédition en 30 cm on y trouvera le titre ”Mathilde“ une chanson que Brel appelait un
monstre ; l'une des chansons préférées de son propre répertoire,
Parler d’un album de Georges Brassens consiste en premier lieu à
farfouiller dans son énorme discographie.
Brassens, le Poète à la Mauvaise Réputation
Il fallait trouver l’album qui alliait grivoiserie et poésie, et son
treizième album sera, à mes yeux, celui qui fera idéalement
l’association des deux. J’entends déjà des esprits chafouins se
révolter à cause du titre de l’album qui sera d'ailleurs la chanson
d’introduction. ”Fernande“ Une chanson grivoise et gauloise dans lequel tout le monde y trouve
son compte, le militaire dans sa guérite, le gardien de phare, le
séminariste après la prière du soir, le soldat inconnu et il conclut
jusqu’à vouloir en faire un hymne national. Un thème érectile, tumescent et turgescent
quetout le monde connait. Un joyeux refrain et qui enrichira le
répertoire des corps de garde. ”Stances à un cambrioleur“ : une histoire véritable quand la maison de
Brassens sera cambriolée, il chante
pour son monte en l’air en le remerciant pur certaines choses qu’il n’a
pas prises. Malheureusement, le malfrat est revenu plusieurs fois.
Brassens déménagera.
”La Ballade des gens qui sont nés quelque part“ Georges Brassens se moque des chauvins, de tous
les horizons qui tirent orgueil et vanité du lieu de leur naissance,
des gens du terroir (?), des
porteurs de cocardes, des enfants de la mère patrie qui selon lui gâchent le
paysage. Pierre Desproges qui était un grand
admirateur de Brassens évoquera la
chanson dans son sketch du ”Tribunal des flagrants délires“ durant la diffusion de l'émission dont l'invité était
Jean-Marie Le Pen. “La Princesse et le croque-notes“ Un croque-notes est un musicien sans talent, la cour des miracles et un
détournement de mineur. En lisant bien les paroles ont peut conclure que
le croque-notes n’est que
Brassens lui-même. ”Sauf le respect que je vous dois“ : Chanson au sujet des femmes qui prennent plaisir à détruire leurs
amants
”Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueuleSauf le respect que je vous dois“.
”Le Blason“ : sorte de poème court datant du XVIe siècle décrivant
élogieusement ou satiriquement quelqu'un ou quelque chose. Brassens prendra exemple sur Clément Marot
un poète français du XVe siècle qui écrira un ouvrage ”Les Blasons Anatomiques Du Corps Féminin“. Un hommage au sexe féminin. ”Mourir pour des idées“ : est une réponse à sa chanson ”Les deux oncles“ qui a été vivement critiquée en 1964. La chanson traite de l'absurdité du fanatisme sur un ton
désinvolte. Le profil d’un Brassens
anarchiste et antimilitariste éclate au grand jour sa défiance envers toute idéologie
son refus de suivre aveuglément un drapeau. ”Quatre-vingt-quinze pour cent“ : messieurs il faut bien lire entre les lignes de cette chanson,
ne croyez pas que vous êtes des Casanova dans les bras de votre bien
aimée car ”Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s'emmerde en baisant“ : les coqs de basse-cour repartiront la queue basse en rangeant
leur fierté de mâle dans leurs poches et en y mettant leurs
mouchoirs dessus.”Les passantes“ Une de ses plus
belle chanson, un véritable poème à toutes les femmes que l’ont a pas pus
retenir. ”Le
roi“ ”Il y a peu de
chances qu'on détrône le roi des cons“ vous en avez surement croisé un ou alors dans votre entourage il ne doit
être pas loin. ”À l'ombre des maris“ Le cocu a toujours été un
thème récurrent chezBrassens, il
apparait souvent dans ses textes, une chanson vaudevillesque.
Ses compagnons d’accompagnement reste les mêmes, Pierre Nicolas
à la contrebasse et Joël Favreau
à la seconde guitare. L’album ressortira en 1975
sous le titre ”Volume 11“. Il sera certifié disque d’or en 1976
et platine en 1980
pour 400.000 exemplaires vendus. 45 ans après sa mort Brassens
”Bande“ encore ! Et moi, je soutiens Georges à pleine poitrine
!