mardi 13 janvier 2026

GEORGES BRASSENS : ”Fernande“ (1972) - par Pat Slade



Parler d’un album de Georges Brassens consiste en premier lieu à farfouiller dans son énorme discographie.





Brassens, le Poète à la Mauvaise Réputation




Il fallait trouver l’album qui alliait grivoiserie et poésie, et son treizième album sera, à mes yeux, celui qui fera idéalement l’association des deux. J’entends déjà des esprits chafouins se révolter à cause du titre de l’album qui sera d'ailleurs la chanson d’introduction. ”Fernande“ Une chanson grivoise et gauloise dans lequel tout le monde y trouve son compte, le militaire dans sa guérite, le gardien de phare, le séminariste après la prière du soir, le soldat inconnu et il conclut jusqu’à vouloir en faire un hymne national. Un thème érectile, tumescent et turgescent que tout le monde connait. Un joyeux refrain et qui enrichira le répertoire des corps de garde. ”Stances à un cambrioleur“ : une histoire véritable quand la maison de Brassens sera cambriolée, il chante pour son monte en l’air en le remerciant pur certaines choses qu’il n’a pas prises. Malheureusement, le malfrat est revenu plusieurs fois. Brassens déménagera.  

La Ballade des gens qui sont nés quelque partGeorges Brassens se moque des chauvins, de tous les horizons qui tirent orgueil et vanité du lieu de leur naissance, des gens du terroir (?), des porteurs de cocardesdes enfants de la mère patrie qui selon lui gâchent le paysage. Pierre Desproges qui était un grand admirateur de Brassens évoquera la chanson dans son sketch du ”Tribunal des flagrants délires“ durant la diffusion de l'émission dont l'invité était Jean-Marie Le Pen. “La Princesse et le croque-notes“ Un croque-notes est un musicien sans talent, la cour des miracles et un détournement de mineur. En lisant bien les paroles ont peut conclure que le croque-notes n’est que Brassens lui-même. ”Sauf le respect que je vous dois“ : Chanson au sujet des femmes qui prennent plaisir à détruire leurs amantsParlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois“.

Le Blason“ : sorte de poème court datant du XVIe siècle décrivant élogieusement ou satiriquement quelqu'un ou quelque chose. Brassens prendra exemple sur Clément Marot un poète français du XVe siècle qui écrira un ouvrage ”Les Blasons Anatomiques Du Corps Féminin“. Un hommage au sexe féminin. ”Mourir pour des idées“ : est une réponse à sa chanson ”Les deux oncles“ qui a été vivement critiquée en 1964. La chanson traite de l'absurdité du fanatisme sur un ton désinvolte. Le profil d’un Brassens anarchiste et antimilitariste éclate au grand jour  sa défiance envers toute idéologie son refus de suivre aveuglément un drapeau. ”Quatre-vingt-quinze pour cent“ : messieurs il faut bien lire entre les lignes de cette chanson, ne croyez pas que vous êtes des Casanova dans les bras de votre bien aimée car ”Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s'emmerde en baisant“ : les coqs de basse-cour repartiront la queue basse en rangeant leur fierté de mâle dans leurs poches et en y mettant leurs mouchoirs dessus.  Les passantes“ Une de ses plus belle chanson, un véritable poème à toutes les femmes que l’ont a pas pus retenir. ”Le roi“ ”Il y a peu de chances qu'on détrône le roi des cons“ vous en avez surement croisé un ou alors dans votre entourage il ne doit être pas loin. ”À l'ombre des marisLe cocu a toujours été un thème récurrent chez Brassens, il apparait souvent dans ses textes, une chanson vaudevillesque.

  

Ses compagnons d’accompagnement reste les mêmes, Pierre Nicolas à la contrebasse et Joël Favreau à la seconde guitare. L’album ressortira en 1975 sous le titre ”Volume 11“. Il sera certifié disque d’or en 1976 et platine en 1980 pour 400.000 exemplaires vendus. 45 ans après sa mort Brassens ”Bande“ encore ! Et moi, je soutiens Georges à pleine poitrine !

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