Parler d’un album de Georges Brassens consiste en premier lieu à
farfouiller dans son énorme discographie.
Il fallait trouver l’album qui alliait grivoiserie et poésie, et son
treizième album sera, à mes yeux, celui qui fera idéalement
l’association des deux. J’entends déjà des esprits chafouins se
révolter à cause du titre de l’album qui sera d'ailleurs la chanson
d’introduction. ”Fernande“ Une chanson grivoise et gauloise dans lequel tout le monde y trouve
son compte, le militaire dans sa guérite, le gardien de phare, le
séminariste après la prière du soir, le soldat inconnu et il conclut
jusqu’à vouloir en faire un hymne national. Un thème érectile, tumescent et turgescent
que
tout le monde connait. Un joyeux refrain et qui enrichira le
répertoire des corps de garde. ”Stances à un cambrioleur“ : une histoire véritable quand la maison de
Brassens sera cambriolée, il chante
pour son monte en l’air en le remerciant pur certaines choses qu’il n’a
pas prises. Malheureusement, le malfrat est revenu plusieurs fois.
Brassens déménagera.
”La Ballade des gens qui sont nés quelque part“ Georges Brassens se moque des chauvins, de tous
les horizons qui tirent orgueil et vanité du lieu de leur naissance,
des gens du terroir (?), des
porteurs de cocardes, des enfants de la mère patrie qui selon lui gâchent le
paysage. Pierre Desproges qui était un grand
admirateur de Brassens évoquera la
chanson dans son sketch du ”Tribunal des flagrants délires“ durant la diffusion de l'émission dont l'invité était
Jean-Marie Le Pen. “La Princesse et le croque-notes“ Un croque-notes est un musicien sans talent, la cour des miracles et un
détournement de mineur. En lisant bien les paroles ont peut conclure que
le croque-notes n’est que
Brassens lui-même. ”Sauf le respect que je vous dois“ : Chanson au sujet des femmes qui prennent plaisir à détruire leurs
amants
”Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois“.
”Le Blason“ : sorte de poème court datant du XVIe siècle décrivant
élogieusement ou satiriquement quelqu'un ou quelque chose. Brassens prendra exemple sur Clément Marot
un poète français du XVe siècle qui écrira un ouvrage ”Les Blasons Anatomiques Du Corps Féminin“. Un hommage au sexe féminin. ”Mourir pour des idées“ : est une réponse à sa chanson ”Les deux oncles“ qui a été vivement critiquée en 1964. La chanson traite de l'absurdité du fanatisme sur un ton
désinvolte. Le profil d’un Brassens
anarchiste et antimilitariste éclate au grand jour sa défiance envers toute idéologie
son refus de suivre aveuglément un drapeau. ”Quatre-vingt-quinze pour cent“ : messieurs il faut bien lire entre les lignes de cette chanson,
ne croyez pas que vous êtes des Casanova dans les bras de votre bien
aimée car ”Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s'emmerde en baisant“ : les coqs de basse-cour repartiront la queue basse en rangeant
leur fierté de mâle dans leurs poches et en y mettant leurs
mouchoirs dessus. ”Les passantes“ Une de ses plus
belle chanson, un véritable poème à toutes les femmes que l’ont a pas pus
retenir. ”Le
roi“ ”Il y a peu de
chances qu'on détrône le roi des cons“ vous en avez surement croisé un ou alors dans votre entourage il ne doit
être pas loin. ”À l'ombre des maris“ Le cocu a toujours été un
thème récurrent chez Brassens, il
apparait souvent dans ses textes, une chanson vaudevillesque.
Ses compagnons d’accompagnement reste les mêmes, Pierre Nicolas
à la contrebasse et Joël Favreau
à la seconde guitare. L’album ressortira en 1975
sous le titre ”Volume 11“. Il sera certifié disque d’or en 1976
et platine en 1980
pour 400.000 exemplaires vendus. 45 ans après sa mort Brassens
”Bande“ encore ! Et moi, je soutiens Georges à pleine poitrine
!





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