lundi 15 juin 2026

RIP - DAVID HOCKNEY (1937-2026) – Images – par Claude Toon


- Tiens Claude, un billet vite fait sur un peintre qui vient de disparaître… ça fait un bail…

- Oui Sonia, mais là, je suis un admirateur inconditionnel du peintre, disons tendance pop art anglais…

- Il est très connu par rapport aux autres artistes dont tu avais parlé. Tu proposes un ouvrage d'initiation ?

- Mouais, enfin l'impressionniste Alfred Sysley n'est pas vraiment un second couteau… les autres non plus d'ailleurs, juste un problème de promotion et d'éducation dans les cours d'arts plastiques !

Autoportrait

J'avais consacré en son temps quelques chroniques à des ouvrages sur des peintres peu connus. Je prends ma plume pour rédiger un hommage imagé au fabuleux peintre et illustrateur anglais qui vient de s'éteindre à 88 ans. Je pompe des idées essentielles sur Wikipédia, et surtout, évidence même, anime cette chronique de reproductions des œuvres de l'artiste.

 

Je vous laisse apprécier, ou pas, des illustrations montrant diverses facettes d'un homme éclectique, pas uniquement un peintre, comme souvent chez les grands créateurs. Les mots clés utilisés par Wikipédia me permettent de brosser un rapide portrait (ou profil) de l'homme :

Bien que né à Bradford en juillet 1937 et mort à Londres le 11 juin 2026,  David Hockney a beaucoup voyagé pour exercer ses talents : Angleterre bien entendu, CalifornieParis et même en Normandie dans le Pays d'Auge… Quand Je parle d'éclectisme, la liste de ses domaines créatifs confirme mon propos : peintre, portraitiste et paysagiste, dessinateur, graveur, décorateur, photographe et théoricien de l'art. Et plus de 60 ans de carrière...

Son style est reconnaissable entre mille : un dessin franc, des plages de teintes vives bien délimitées, la couleur est utilisée de manière quasiment uniformisée. On pourra penser à certaines BD de l'école belge et même, sans le surréalisme, au douanier Rousseau qui lui, était fâché avec la géométrie et la perspective… Maggy Toon m'en a parlé. Elle venait de visiter une belle exposition à l'Orangerie. Ces analogies n'engagent que ma vision de son art.

 

Il existe un superbe ouvrage réunissant plus de 300 œuvres sélectionnées par Hockney lui-même, un peu rare à dénicher mais pas trop cher… Cela dit, pour un cadeau de Noël à un amateur…

Éditeur : Thames & Hudson

Date de publication : 2024

Langue : Français

Nombre de pages de l'édition : 368

 

Nota : les tableaux miniaturisés présentés ci-dessous ne rendent pas complètement justice à la très grande taille des originaux. Je recommande aux passionnés de voyager dans l'univers de David Hockney via internet. On trouve nombre de photos de visiteurs ou du peintre lui-même devant les tableaux apparaissant... tels des liliputiens 😊.

Je ne détaille pas plus. Bonne visite



dimanche 14 juin 2026

UN BEST-OF POUR LES GAUCHERS


MARDI : Pat s’est attaqué à un monument, le « Electric Ladyland » dernier (double) album enregistré par Jimi Hendrix de son vivant, un condensé d’électricité pur, un diamant brut poli par la virtuosité, l’expérimentation et l’audace créative.

MERCREDI : le débat fait rage, qui sont les précurseurs du southern rock ? Pour Bruno c’est évidemment le Allman Brother Band, qui dégainait dès 1969 ce premier album en tous points parfait, un cap, une péninsule, que dis-je, un phare dont le rayon va éclairer une bonne partie de la planète.


JEUDI : C'est un trou de verdure où chante une rivière… d’où le terme trouvère (si, si). L’éclectique Pat* délaisse les guitares hendrixiennes pour l’opéra et le « Trouvère » de Verdi, drame lyrique du génie italien qui mixe plusieurs ingrédients, tragédie, amour impossible, vendetta.

VENDREDI : sujet casse-gueule, « L’Abandon » retrace les onze derniers jours de Samuel Paty. Le film de Vincent Garenq pointe les défaillances multiples qui ont conduit au drame, mais n’échappe pas à un certain manichéisme dû aux maladresses d’interprétation, et pose la question : fallait-il réaliser ce film si tôt ?


👉 Du très lourd la semaine prochaine avec deux pointures, deux créateurs de génie, Prince sous une pluie violette, et un hommage à Miles Davis. De la musique classique au cinéma avec le documentaire Nous l’orchestre, et chez Bruno… j’ai vu l'début du brouillon, je n’ose y croire... surement un leurre. 

Dernière heure : un comité de direction exceptionnel (un samedi) en visioconférence a désigné comme volontaire le Toon comme rédacteur d'un hommage "fortement illustré" à David Hockney, immense artiste "popart" anglais. Publication lundi...

note pour la compta, ce n'est pas parce que Pat a publié deux fois qu'il doit être payé double, les temps sont durs, Ormuz, tout ça... Par contre le gars qui écrit les best-of aurait besoin d'une petite rallonge.   


Un dernier salut à Frank Michael (79 ans aux nougats). 

Michael Franks, lui, va toujours bien. 


vendredi 12 juin 2026

L'ABANDON de Vincent Garenq (2026) par Luc B.


Etait-ce utile de faire ce film maintenant ? Un film dossier, à teneur pédagogique, dont nos chers politiques ne sont empressés de demander qu’il soit diffusé dans toutes les écoles. Bon courage ! Va-t-on dire aux élèves ceux qui craignent d'être choqués peuvent sortir de la salle ?  

Les faits sont tristement connus, je ne vais pas y revenir, tout a été dit, expliqué, décortiqué. Le film de Vincent Garenq, qui s’est déjà inspiré par le passé de faits réels médiatisés (les affaires Krombach, Clearstream & Denis Robert) revient sur les onze derniers jours de Samuel Paty, l’enchaînement de circonstances qui ont conduit à son assassinat. Sur cet aspect, rien à redire, le scénario est tiré d’un livre-enquête de Stéphane Simon, sur des PV d’enquête, avec la collaboration de Mickaëlle Paty, la sœur du professeur d’histoire.

Tout est verrouillé, relu, vérifié. Le film est construit sur un compte à rebours, l’agression fatale, puis le retour en arrière. Je pense que les auteurs auraient pu rechercher un autre mode narratif, avec pourquoi pas différents point de vue, mais l’affaire est trop récente, trop dans les mémoires pour proposer autre chose que les faits rien que les faits. D’où la question initiale : fallait-il faire ce film, maintenant ?

Néanmoins, j’avoue que les dernières séquences oppressent la poitrine, distille angoisse et (faux) suspens. Car on connaît l’issue tragique, mais on espère qu’elle ne se réalisera pas. C’est idiot, mais c’est comme ça. Le réalisateur confronte ce qu’il se passe à l’extérieur du collège, le repérage de l’assassin (dont je n’ai pas aimé cette incarnation anonyme qui ponctue le récit), le piège tendu grâce à la complicité de certains élèves alléchés par quelques billets. Et ce qu’il se passe à l’intérieur, le personnel affolé, dépassé par les évènements, incapable d’une action coordonnée. La directrice paumée dans les directives zofficielles, des dizaines de services aux acronymes longs comme le bras, on en rirait presque.

Le film montre bien la multitude d’intervenants, policiers, référent laïcité (ça existe?), rectorat, tous bien intentionnés mais totalement hors-sol, et adeptes du pas de vague, sujet est sensible… Justement comme dans le film PAS DE VAGUE (2024) de Teddy Lussi-Modeste avec François Civil en prof lynché [lien ci-dessous]. On voit certains collègues de Paty qui se désolidarisent (de quoi ?) je n'ai pas cerné leurs motifs. Joli travelling plan large sur l’ensemble des profs en réunion, chacun argumente, et la caméra s’avance vers Paty, le cadrant seul à l’image, reflet de ce sentiment d’abandon.

Vincent Garenq a dû cogiter pour trouver la manière de montrer le meurtre. Il opte pour le off (manière de se défausser, ou par respect ?) le regard d’une gamine témoin de la scène que l’assassin bouscule (« fous l’camp toi ! »). Le point de vue off est encore adopté lorsque la directrice comprend ce qui est arrivé en entendant les sirènes des voitures de police qui convergent sur le lieu du drame. Moment réussi. 

L'épilogue est finalement la plus intéressante, qui montre l’arrestation des différents protagonistes, les premiers interrogatoires, dont celui Bachira Saidi, l’élève à l’origine du drame, qui persiste dans ses mensonges. Puis l’enquête administrative qui pointe les défaillances des services de police, la surveillance des menaces terroristes. Situations parfois ubuesques, comme lorsque Paty, visé par une plainte du père de Bachira, n’est plus autorisé à parler aux parties du dossier, donc absent à la réunion de conciliation ! Plainte rédigée ainsi : « diffusion d’images pornographiques à des mineurs », que le flic balaie d’un revers : « c’est pas moi qui ait pris la déposition, mais on n’va pas chipoter, on rectifiera plus tard »

Tous ces aspects sont plutôt bien décrits. Ou plutôt illustrés. Car il s’agit bien de cela, illustrer cette affaire ignoble. Là où ça coince, c’est que le film n’émeut pas, ou peu. On n’apprend rien de Samuel Paty, assez froid voire antipathique dans le film (Antoine Reinartz ne semble pas quoi faire du rôle) il n’est qu’une fonction, un rouage comme les autres personnages. 

Il y a les bons et les méchants. S'il y a les musulmans radicaux (le père de l'élève, le faux-imam qui relaie l'affaire) on rééquilibre avec des modérés, qui s'indignent d'une telle cabale sans fondement. Il y a l'élève délatrice, et celle à la fin qui lit l'hommage à son prof, celle qui était sortie de classe (sur invitation de Paty, et non injonction) pour ne pas être choquée par les caricatures diffusées en cours. Les profs qui se désolidarisent, ceux qui soutiennent leur collègue. Seule zone grise, la directrice très emmerdée par cette affaire dont elle se serait bien passée, mais contrainte d'en prendre la mesure. 

On sent les acteurs investis dans leur rôle, au mauvais sens du terme, comme engoncés dans un costard taillé trop court. Quelques uns s'en sortent (Emmanuelle Bercot, Jean-Michel Lahmi) mais le reste de la distribution est assez catastrophique. Je ne sais pas comment ils ont été dirigés, sur des œufs visiblement. Le père de Bachira Saidi, est une caricature ambulante. 

L’ABANDON est sûrement un film utile, dans un format grand public, tant mieux. Bien que je doute de sa vertu pédagogique. Tel que réalisé, je ne suis pas certain de son impact sur les consciences. Il ne parvient pas à rendre à l'écran le traumatisme vécu à la nouvelle de la mort de Paty (sentiment qui n'engage que moi). Un documentaire étayé, clinique, sans la représentation filtrée de la comédie, confrontant les protagonistes à leurs responsabilités aurait été sans doute plus efficace. Même réflexion à propos du Bataclan, dont le récit strictement documentaire est plus fort que les semi-fictions. Parfois, le réel ne peut se transposer à l'écran. 

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Sur le sujet, article sur le film : PAS DE VAGUE



couleur - 1h40 - scope 1:2.3 

jeudi 11 juin 2026

LE TROUVÈRE (1853) de Giuseppe VERDI - par Pat Slade

 



L’opéra est l'un des thèmes les moins abordés au Déblocnot, pourtant je pense qu’il doit y avoir des amateurs d'art lyrique parmi nos lecteurs.

Précisons tout de même que Claude Toon s'est penché sur les montagnes du genre : Tristan et Isolde et Parsifal de Wagner et l'intégrale du Ring (4 opéras) par Clemens Krauss à écouter, Pelleas et Mélisande de Debussy, le sanglant Salomé de Richard Strauss, Der Freischütz de Weber (Carlos Kleiber bien entendu) et moins connu : La Ville morte de Korngold. En un mot des hits 😉. De mon côté : Berlioz et La damanation de faust et d'Offenbach : La belle Hélène... et à quatre mains, l'opéra des opéras : Carmen de Bizet... Tout cela est référencé dans l'index...



la revanche des femmes



Même si les femmes ont une triste fin dans ”le Trouvère“, comme dans beaucoup d’opèras en général, ’il existe plus de livrets qu’on ne pense où des héroïnes fortes voient leurs ambitions récompensées, d’autre part, parce que, sur le plan moral, les dames l’emportent souvent haut la main sur les messieurs qui ne sont que d’affreux personnages.

 "Le Trouvère" de Verdi, voilà une œuvre qui ne laisse personne indifférent ! Si vous avez déjà eu la chance d’écouter cet opéra, il est intense, passionné, presque brûlant. Pour les autres, laissez-moi vous embarquer dans un petit voyage au cœur de ce chef-d’œuvre du XIXe siècle.
D’abord, un peu de contexte : "Le Trouvère" (ou "Il Trovatore" en italien) et non ”Le trou Vert“, un film porno italo-écolo oublié, a été créé en 1853. C’est l’une des œuvres les plus jouées de Verdi, et pour cause, elle a tout pour plaire. On y trouve drame, amour, guerre, vengeance, et surtout une musique qui tape juste là où ça fait vibrer. L’intrigue est sombre et assez labyrinthique, mais ne vous inquiétez pas, je vais essayer de la résumer sans spoiler... ne pas anticiper le moindre frisson.

L’histoire se déroule en Espagne au XVe siècle, ça sent la poussière, les armures rouillées et les vieux châteaux mystérieux. On suit deux personnages principaux : Manrico, un troubadour aussi talentueux que courageux, et le comte di Luna, son rival acharné. Leurs destins sont liés par un passé trouble – imaginez un secret de famille bien gardé, des retrouvailles explosives et une bonne dose de jalousie. Entre eux, la belle Leonora, une dame au cœur tiraillé entre l’amour et le devoir.

Ce qui frappe immédiatement avec "Le Trouvère", est la force émotionnelle de la ligne de chant. Verdi ne fait pas dans la demi-mesure : les airs sont puissants, certains quasiment guerriers, mais a contrario exprime parfois une tendresse bouleversante. Prenez l’air de Manrico, "Di quella pira" – c’est légendaire ! Il sort des tripes et vous donne envie de crier, de chanter à tue-tête avec lui. Ce moment est un vrai coup de boost, un shot d’adrénaline pure.

Mais ce n’est pas seulement un festival de voix surpuissantes. L’orchestre joue un rôle clé, donnant une ambiance souvent sombre, presque gothique, qui colle parfaitement à la tragédie sur scène. Les choeurs, eux, apportent cette dimension épique, comme une foule invisible qui assiste, encourage, condamne.
Au-delà de la musique, ce qui m’a toujours plu dans "Le Trouvère ", c’est la richesse psychologique des personnages. Chacun a ses failles et ses choix cornéliens. Leonora, par exemple, incarne cette femme déchirée, capable de grande détermination mais aussi de profonde vulnérabilité. Elle n’est pas juste une potiche décorative, elle agit, elle décide, elle souffre. Quant à Manrico, voici un héros romantique au sang chaud, mais pas sans nuances. Et côté antagoniste, le comte di Luna, froid et implacable, nous rappelle que la haine peut ronger un homme jusqu’à sa propre destruction.

 
Quand on regarde l’opéra dans son ensemble, on s’aperçoit que Verdi a su mixer plusieurs ingrédients classiques – tragédie, amour impossible, vendetta – avec son génie personnel. Résultat ? Un spectacle qui tient en haleine du début à la fin, où chaque acte apporte son lot de surprises et d’émotions fortes. Et puis, évidemment, la mise en scène contemporaine apporte souvent un regard neuf. Certains metteurs en scène aiment jouer avec l’aspect gothique et presque surnaturel de l’histoire, tandis que d’autres préfèrent miser sur la psychologie des personnages. À vous de choisir ce qui vous parle le plus !

En conclusion, "Le Trouvère" n’est pas seulement un opéra à écouter ; c’est une expérience à vivre. Que vous soyez un habitué des salles d’opéra ou un néophyte curieux, n’hésitez pas à plonger dans cet univers ardent et passionné. Verdi vous embarque dans une tempête d’émotions où la musique transcende tout. Et si vous repartez avec un "Di quella pira" coincé dans la tête, eh bien… c’est signe que vous venez de vivre quelque chose d’unique !

Alors prêt pour le voyage ? Prenez votre billet pour l’Espagne du XVe siècle, car avec "Le Trouvère", Verdi nous rappelle que l’opéra est avant tout une aventure humaine et musicale inoubliable. À vos places, rideau, et que la musique commence !                                                                        

Ma découverte de cet opéra a eu lieu avec la version de Zubin Mehta et le New Philarmonia Orchestra aves Placido Domingo et Léontyne Price de 1971. Je me penche sur une sélection de ses enregistrements discographiques majeurs, qui ont contribué à perpétuer la magie de cette œuvre à travers les décennies.

Parmi les enregistrements les plus emblématiques, celui dirigé par Herbert von Karajan avec le Philharmonique de Berlin, mettant en vedette des voix telles que celle de Leontyne Price et de Franco Corelli enregistré en 1962 et dépoussiéré en 2013, se distingue par son équilibre parfait entre puissance orchestrale et nuances vocales. La direction de Karajan apporte une épaisseur dramatique saisissante, tandis que les solistes incarnent avec passion les personnages tourmentés de l’opéra.


 Un autre enregistrement marquant est celui de Riccardo Muti avec l’Orchestre du Teatro alla Scala, qui offre une approche plus traditionnelle et authentique, respectant la vivacité et la clarté de la partition originale. La soprano Edita Gruberova y brille par son agilité et sa sensibilité, tandis que les chœurs et l’orchestre se montrent d’une précision remarquable.

Enfin, la version dirigée par James Levine au Metropolitan Opera de New York illustre une interprétation plus contemporaine, où l’intensité dramatique est amplifiée par une mise en scène sonore moderne. Les voix de Placido Domingo et de Mirella Freni apportent une profondeur émotionnelle unique, rendant justice à la complexité des personnages. Une dernière que j’aime beaucoup, celle de Carlos Kleiber avec Ileanna Cotrubas et encore Placido Domingo.

Ces différentes interprétations témoignent de la richesse infinie de ”Le Trouvère“, un opéra capable de se réinventer tout en restant fidèle à son essence tragique et passionnée. Chaque disque offre une expérience auditive singulière, permettant aux mélomanes de redécouvrir cette œuvre magistrale sous des angles variés, tout en célébrant le génie de Verdi.                                                                         

Deux extraits :

J'ai demandé à Claude Toon de me proposer une vidéo de l'intégrale. Il m'a déniché une version dite de "derrière les fagots" dirigée par Richard Bonhinge en 1976 avec une sacrée distribution... :
Version très cotée juste après celle au son impossible de Maria Callas de 1953 appréciée des critiques pros. Mais comme ni moi, ni Claude, ni Maggy Toon n'aimons particulièrement la voix de la Diva... Exit 😀.

Manrico: Luciano Pavarotti
Leonora: Joan Sutherland
Il Conte di Luna: Ingvar Wixell
Azucena: Marilyn Horne
Ferrando: Nicolai Ghiaurov