mercredi 17 juin 2026

STOCKS " Flashback Station " (2026), by Bruno


     Sur un territoire qui n'est pas spécialement rock'n'roll - par faute de médias condescendants, voire parfois méprisants, préférant la chansonnette niaise et redondante - essayer de faire carrière en jouant cette musique relève généralement de la gageure. Guère facile dans un pays où initialement le rock était relégué à la chanson plus ou moins comique. Depuis, malgré les ans, il semble encore demeurer une forme de dédain affiché - de moquerie - chez les médias mainstream. Comme s'il s'agissait d'un autre monde incompréhensible sorti tout droit d'un comics-book pour pré-ado. Évidemment, a contrario, lorsque ces mêmes personnes reçoivent un chanteur et/ou un musicien qui écoule des brassées entières de skeuds de par le monde, affichant un compte en banque maousse costaud, l'attitude peut radicalement changer jusqu'à la transformation en carpette ou en lustreuse de bottes. Ainsi, malgré les efforts d'irréductibles passionnés, le pays-des-fromages-qui-puent peut s'avérer être une terre aride pour les paladins et les pèlerins du Rock. Une terre certes jalonnée de quelques éphémères oasis temporelles, mais d'une proportion trop minime pour avoir raison de la pugnacité et de la santé de nombreux aspirants.

     Tant de groupes et de musiciens du cru, porteurs d'espoir avec quelques disques bien accueillis dans les années 70 et 80, qui ont dû se résigner en se convertissant en tant que musiciens de studio, d'accompagnateurs de chanteurs de variété ou d'émission de télévision, quand tant d'autres ont dû raccrocher.


   Néanmoins, quelques résistants s'obstinent, persistent à jouer leur musique. Même si pour cela, ils doivent conjuguer avec un ("vrai") boulot, et se contenter de clubs, de petites salles, d'une place exiguë dans des bars vétustes saturés d'humidité. Qu'importe. Qu'importe si les anciens amis et collègues qui ont su se frayer une place dans la "jet set" ou la "haute société" les ont oubliés, leur ont tourné le dos. Qu'importe tant qu'une fois encore, ils peuvent se laisser porter par les vibrations de leur musique et communiquer avec le public, aussi restreint soit-il. Qu'importe s'ils doivent dorénavant se contenter d'un public dérisoire en comparaison avec leurs années fastes. Car on l'oublie souvent, mais le but d'un artiste authentique, n'est pas de faire du blé, même s'il ne crache pas dessus, mais c'est avant tout de pouvoir donner vie à sa vision, à sa passion. 

     On a eu la bonne surprise de voir les vieux comparses Moho et Vivi (Mohamed Chemlakh et Yves Brusco) surgir avec un très bon album qui fait du bien aux esgourdes et au moral, "Komando" ; mais hélas, les vieux briscards semblent avoir de nouveau disparu (1). Plus récemment, Ganafoul est revenu en force, bien décidé à rattraper le temps perdu avec un "Dangerous Times" aux petits oignons. Aujourd'hui, c'est l'inattendu retour d'un trio qui avait cassé la baraque dans les années 80 avec un premier album live, sans fioritures, qui avait réussi l'exploit de séduire même les radios - des stations de radio qui semblaient alors moins cadenassées. Notons au passage, que l'équipe d'Éric Coubard a ressorti l'année dernière l'épatant second opus de Speed Queen.

     Aujourd'hui, c'est une bonne surprise avec le retour discographique de Stocks. Le groupe de l'infatigable Christophe Marquilly marque son retour avec une nouvelle galette : "Flashback Station". Stocks, ce trio lillois qui, en dépit d'une discographie des plus minces, a réussi à marquer les mémoires, à traverser les âges jusqu'à devenir quasi mythique. La raison ? Un premier album en 1982 enregistré en public, qui a réussi l'exploit de squatter les ondes pendant une bonne partie des années 80. Un album qui, par son assise, son assurance, sa fraîcheur, tranchait avec une bonne partie de la scène nationale (qui ne manquait pourtant pas d'énergie et d'optimisme). Autre raison : un très bon second album, "Éclats de Rock", plébiscité par la presse et les radios. Bien qu'une partie des fans regrette que le trio en version studio ne soit pas aussi graisseux que sur scène, elle ne tourne pas le dos à ce trio lillois qui a su générer un fort - et quasi indéfectible - facteur de sympathie. 


   Malheureusement, cette seconde galette est difficile à dénicher. La major CBS, - l'agence française -, qui, d'apparence, s'était pourtant assez investi dans le rock français, ne paraît plus vouloir se sortir les doigts du... nez. Comme si dorénavant, elle avait d'autres priorités, ou qu'elle avait effectué un licenciement massif du contingent franchouillard. Ainsi, non seulement il faut s'armer de patience pour dénicher le deuxième album, mais le troisième album ne sort pas. Malgré des séances d'enregistrement déjà effectuées et un 45 tours sur le marché (produit par Norbert "Nono" Krief). Pourtant, Stocks a été l'un des rares groupes rock français à avoir pu effectuer une petite tournée aux USA - une tournée, et non une date à New-York ou Vegas. De son côté, avec honnêteté, Marquilly concédera qu'il aurait probablement dû être plus présent auprès des médias, et même des maisons d'édition, mais que ce n'était pas du tout son truc. Enfin, lui, c'est un musicien, pas un acteur, encore moins un commercial. Désabusé, et peu en phase avec la nouvelle génération "rock" nationale, Marquilly se fait plus discret. Il semble ne plus se faire d'illusions sur l'industrie musicale, ses promesses, ses duperies - ce miroir aux alouettes. L'espoir de vivre de sa musique, d'enregistrer des disques sans devoir se battre contre des moulins à vents, s'est envolé. 

     Mais Marquilly ne peut se résoudre à raccrocher. Ainsi, que se soit sous son propre nom, ou en réveillant "Stocks", il va continuer à se produire sur scène. Certes, sans la régularité des années 80, loin de là. Un troisième opus, sobrement baptisé " Trois (3°) ", sort même en 2002. Toutefois, arriver à le dénicher relève d'une véritable chasse au trésor. Parallèlement, Christophe Marquilly ne se refuse pas le plaisir de réaliser des disques - fort recommandables - sous son nom où il développe une facette acoustique de très bon aloi (superbe "Jeremiah Johnson"). Hélas, une fois encore, Marquilly souffre d'une absence manifeste d'appui et de distribution, devant se résigner à vendre ses quelques disques via son propre site. Son franc-parler, sa difficulté à "se vendre" (et à faire des courbettes), n'aident guère pour se faire une place dans un milieu où, généralement, l'aspect artistique et l'authenticité sont totalement superfétatoires. Et puis, il y a le groupe Outsliders, une formation sans prétention, vouée aux reprises de Blues-rock.


 Enfin, il y a peu, la vieille machine "Stocks" finit par être sérieusement relancée. Le label français Bad Reputation Records en profite pour sortir une réédition du "Trois (3) ". Entre le retour encourageant des ventes et des médias (indépendants) qui braquent leurs projecteurs sur le trio, c'était le moment opportun pour réaliser un nouveau disque. Un quatrième et inespéré album de Stocks. Cet album, "Flashback Station", ne déçoit pas, au contraire, se révélant même meilleur que la précédente cuvée. On le sait, Marquilly n'en a rien à carrer des modes, des tendances. Même s'il n'est pas sourd à la nouveauté, pas question de se plier à une "actualité", juste pour rentrer dans le rang. Ce qui le branche, depuis toujours, principalement, c'est le Blues-rock. Avec une forte préférence pour ZZ-Top, Johnny Winter et Rory Gallagher. 

     L'album est dans la continuité du savoureux bonus, sous forme d'un CD de trois chansons, qu'a accolé Bad Reputation à la réédition du " Trois (3°) ". Trois chansons de Blues-rock juteux, qui sentent bon le cambouis et les vapeurs d'essence - et qu'on retrouve avec plaisir sur ce quatrième album. Une bonne chose parce que le CD, avec cette tonalité plus adipeuse que jamais, mettait suffisamment l'eau à la bouche pour qu'on en veuille encore plus. C'est chose faite. Thanks 👍 ! Une orientation plus graisseuse donc, au timbre généralement plus Gibson que Fender, bordé de chaudes saturations évoquant bien des fois celles prisées par le Révérend Billy F. Gibbons. "Flash-Back" - nouvelle version nettement plus charnue que celle de l'album "Éclats de Rock" - est probablement la pièce la plus franchement marquée ZZ-Top, cependant, pour faire la différence, Marquilly dégaine son harmonica pour des phrases des plus fumantes (smokin' !). La petite troupe, très sûre d'elle, enfonce carrément le clou avec une version de "La Grange" - en français. Une version bluffante, qui fait honneur à l'originale et qui permet à Christophe Marquilly de remettre les pendules à l'heure, de démontrer qu'il est un guitariste solide, qui sait donner de l'âme à son jeu. Alors oui, il est loin des tendances noisy ou de celles d'un jeu pyrotechnique gavé de néo classisme joué à fond les manettes - ce qui de toutes façons serait hors de propos -, mais Christophe joue de la guitare, fort bien, et ne fait pas dans la démonstration/compétition sportive. Son truc à lui, c'est le Blues et les groupes qui s'en sont nourri pour en faire quelque chose de dur et âpre. Et en la matière, le Christophe assure comme un maître. Pas d'esbrouffe, juste de la musique sincère jusqu'au bout des ongles.


   Mais il ne faudrait surtout pas limiter Stocks, dernière cuvée, à un ZZ-Top français, ou même juste un simple groupe de heavy-boogie-blues. Car ce "little ol' band from Lille" réserve quelques judicieuses surprises. À commencer par "C'était Mieux Avant" où il s'amuse s'amuser à insérer le lick de "Gone Shootin' " des frères Young, avec en sus deux p'tits soli d'inspiration "Angus". Ou encore, sur "Ma Copine Solitude", d'embrasser des tonalités et un rythme proche de Chris Réa. Tandis que "Tony Joe" - hommage à peine voilé à Tony Joe White - rappelle qu'il fut un temps où Stocks était considéré comme Le groupe français de rock-sudiste - même si cette chanson évoque aussi la patte de Gildas Arzel (un pote de Christophe, d'ailleurs). Tout comme sur le bel instrumental crépusculaire "Rain On Blood", où sur un lit de cordes étirées et un poil timorées, Marquilly tisse un voile de nostalgie et de mélancolie, accusant le lourd poids des ans charriant péniblement regrets et déceptions.

     Par contre, bien plus surprenant, Marquilly fricote un bref instant avec le Rap - si, si, mais à la sauce rock'n'roll, évidemment - pour habiller une diatribe sans fard, mais dépourvue de grossièreté (sauf si on considère "petit Prince de Pandémonium" comme telle), contre un chef d'État. "Rap 'N' Roll" tranche radicalement avec le ton de l'album, peut-être pour mettre plus en lumière sa colère. D'ailleurs, sur d'autres chansons aussi, sans jamais se laisser aller à la vindicte, sans "cracher à la gueule de tout ce système", Marquilly lâche tranquillement, sans haine, ses vérités, ses inquiétudes, ses incompréhension face à une société d'apparence en ébullition. Des paroles qui, si on y prête attention, risquent de froisser. Entre autre, le boogie-hard "Oligarque" - qui n'est pas bien méchant, on a fait pire - pourrait fâcher, ou cliver. De toutes façons, qu'a t-il à craindre ? Ne pas passer à la télé, ou sur les "grandes" radios françaises - qui depuis des lustres ne font que promouvoir leurs intérêts à travers les "artistes" maison - ? Très certainement qu'à l'évocation de l'idée, il s'étouffe de rire... 

     Le temps nous le dira, mais il semblerait que ce " Flashback Station " s'avère être ce que Christophe Marquilly, avec Stocks ou sous son nom, ait fait de mieux en studio. 


P.S. : En espérant que Bad Reputation se penche bientôt sur le cas Willcox.


(1) Depuis peu, ils jouerait avec un certain Norbert... pour le plaisir


🎶👜
👉 Stocks " C'est le Nooord " 👉 Christophe MARQUILLY " Absurde " (2013) 👉  Christophe MARQUILLY, l'interview (2014)

mardi 16 juin 2026

PRINCE - ”Purple Rain“ (1984) - par Pat Slade



Pour certains ce disque marque l’explosion du kid de minneapolis, pour les autres ce sera un avant goût du Love Symbol



Rogers Nelson
et la Pluie Violette




"Purple Rain" de Prince… Parlons un peu de ce monument de la musique qui, depuis 1984, continue de faire vibrer les âmes sensibles et de décoiffer les auditeurs les plus chics comme les plus rebelles. Sortez vos vestes en cuir, vos lunettes fumées et préparez-vous pour une plongée décontractée, détaillée et un poil humoristique dans l’univers bigarré de ce chef-d’œuvre.

D’abord, un peu de contexte : "Purple Rain" n’est pas qu’un simple album. C’est un cri d’amour, une montée en puissance, un melting-pot rock, funk, pop et R&B avec, en guest star, le génie fou de Prince. Et puis c’est aussi la bande originale du film du même nom. Oui, oui, Prince a tout fait comme un grand : acteur, musicien, producteur, styliste (les épaules XXL, ça ne s’invente pas), et même parfois philosophe de la chaussure violette.

"Let's Go Crazy", te balance direct une explosion d’énergie qui pourrait réveiller un somnambule en pleine sieste. C’est funky, c’est rock, c’est un hymne à “la vie est courte alors faisons la fête”. En mode : “Dearly beloved, we are gathered here today...” – Si tu n’as jamais envie de danser après ce début, c’est que tu as un problème. L’album est un savant mélange d’émotions, de styles et de folie douce. Les envolées nerveuses de "The Beautiful Ones", où Prince te balance un uppercut émotionnel sur fond de synthés hors normes. C’est la tension amoureuse et le drame romantique façon soap-opéra, mais en mieux, parce que chanté par un génie aux doigts magiques.

On ne peut pas parler de cet album sans mentionner "When Doves Cry", probablement le hit le plus emblématique. Cette chanson a tout cassé en 1984. Pourquoi ? Parce qu’elle brise toutes les règles : pas de basse, un rythme saccadé, des paroles cryptiques, et une interprétation vocale entre le calme absolu et le hurlement du cœur brisé. Quand elle arrive, c’est comme un coup de poing en velours dans ta face. Très Prince, très “j’en fais qu’à ma tête”.
Ensuite arrive "I Would Die 4 U" : un titre ultra catchy, presque hypnotique, où Prince joue les crooners divins et te rappelle que lui, il est prêt à tout pour toi. Littéralement. Le genre de chanson que tu peux écouter en boucle quand ton crush t’ignore mais que tu continues d’y croire coûte que coûte. L’album est un savant mélange d’émotions, de styles et de folie douce, de groove chaud comme "Baby I'm a Star" aux envolées nerveuses.

De la carrière superstar de Prince, c’est justement cette piste titre, "Purple Rain". Une ballade épique et un slow qui tue, qui te prend par la main, te fait baigner dans une pluie violette – mélange imaginaire de mélancolie, passion et coups de génie guitaristique. Le solo de guitare hendrixien ! Une référence digne du Mont Everest des riffs, façon "je pleure tout en jouant mais je reste classe". Frissons garantis. Les morceaux, parfois longs, te permettent de vraiment plonger dans les univers créatifs du monsieur. On sent qu’il y a derrière tout ça un gars qui ne joue pas simplement de la musique. Il compose des paysages sonores, des films dans ta tête, des épisodes intenses à revivre en boucle. Tu écoutes, tu fermes les yeux, et tu partages son voyage, entre ciel électrique et océan de sentiments.

Un détail qui fait sourire : Prince et son éternel refus d’être catalogué. Aucun style ne se suffit à lui-même sur "Purple Rain". Du rock, du funk, du gospel, du pop, du R&B, du psychédélique à peine voilé… Tout cohabite harmonieusement. Ce gars-là est un véritable caméléon musical, bien avant d'être cool. Et en plus, il t’habille ça dans un écrin sonique soigné, où chaque instrument trouve sa place, même les claviers vintages te font penser à une machine à remonter le temps.

Le packaging de l’époque ? Tout aussi iconique que la musique : une pochette violette, mystérieuse et sensuelle, fidèle à l’image de Prince. Le prince de la pop, le roi de la couleur purple, le maître du mix improbable mais réussi à 1000%. D’ailleurs, il faut préciser : purple rain est aussi une métaphore d’une émotion qui t’assaille, qui te trempe le cœur, mais qui est belle, étrangement belle.

Et puis le film… Ah le film ! Un mélange d’autofiction, de comédie romantique et de concert live. Le Prince multi-facettes y démontre qu’il est aussi charismatique qu’une rockstar légendaire, avec un look inimitable, un groupe de musiciens soudés, et des scènes de show absolument bluffantes. Bref, un combo gagnant qu’on n’oublie pas.

En résumé, "Purple Rain" est plus qu’un album. C’est une expérience d’écoute, un compagnon des soirées où tu as besoin de te sentir vivant, un élixir de passion et de mélancolie, le tout livré avec une bonne dose de groove et d’attitude. Prince y laisse éclater son talent brut, son exubérance artistique et une joie communicative.
Alors si vous ne connaissez pas encore ce petit bijou violet, faites-vous ce cadeau. Et si vous le connaissez, remettez-le sur votre platine, baissez les lumières et laissez-vous emporter par cette pluie violette qui ne cesse jamais de tomber sur nos oreilles et nos cœurs. Parce que comme Prince l’a prouvé, parfois, la pluie est faite pour danser sous elle… et pas seulement pour se mouiller.  

lundi 15 juin 2026

RIP - DAVID HOCKNEY (1937-2026) – Images – par Claude Toon


- Tiens Claude, un billet vite fait sur un peintre qui vient de disparaître… ça fait un bail…

- Oui Sonia, mais là, je suis un admirateur inconditionnel du peintre, disons tendance pop art anglais…

- Il est très connu par rapport aux autres artistes dont tu avais parlé. Tu proposes un ouvrage d'initiation ?

- Mouais, enfin l'impressionniste Alfred Sysley n'est pas vraiment un second couteau… les autres non plus d'ailleurs, juste un problème de promotion et d'éducation dans les cours d'arts plastiques !

Autoportrait

J'avais consacré en son temps quelques chroniques à des ouvrages sur des peintres peu connus. Je prends ma plume pour rédiger un hommage imagé au fabuleux peintre et illustrateur anglais qui vient de s'éteindre à 88 ans. Je pompe des idées essentielles sur Wikipédia, et surtout, évidence même, anime cette chronique de reproductions des œuvres de l'artiste.

 

Je vous laisse apprécier, ou pas, des illustrations montrant diverses facettes d'un homme éclectique, pas uniquement un peintre, comme souvent chez les grands créateurs. Les mots clés utilisés par Wikipédia me permettent de brosser un rapide portrait (ou profil) de l'homme :

Bien que né à Bradford en juillet 1937 et mort à Londres le 11 juin 2026,  David Hockney a beaucoup voyagé pour exercer ses talents : Angleterre bien entendu, CalifornieParis et même en Normandie dans le Pays d'Auge… Quand Je parle d'éclectisme, la liste de ses domaines créatifs confirme mon propos : peintre, portraitiste et paysagiste, dessinateur, graveur, décorateur, photographe et théoricien de l'art. Et plus de 60 ans de carrière...

Son style est reconnaissable entre mille : un dessin franc, des plages de teintes vives bien délimitées, la couleur est utilisée de manière quasiment uniformisée. On pourra penser à certaines BD de l'école belge et même, sans le surréalisme, au douanier Rousseau qui lui, était fâché avec la géométrie et la perspective… Maggy Toon m'en a parlé. Elle venait de visiter une belle exposition à l'Orangerie. Ces analogies n'engagent que ma vision de son art.

 

Il existe un superbe ouvrage réunissant plus de 300 œuvres sélectionnées par Hockney lui-même, un peu rare à dénicher mais pas trop cher… Cela dit, pour un cadeau de Noël à un amateur…

Éditeur : Thames & Hudson

Date de publication : 2024

Langue : Français

Nombre de pages de l'édition : 368

 

Nota : les tableaux miniaturisés présentés ci-dessous ne rendent pas complètement justice à la très grande taille des originaux. Je recommande aux passionnés de voyager dans l'univers de David Hockney via internet. On trouve nombre de photos de visiteurs ou du peintre lui-même devant les tableaux apparaissant... tels des liliputiens 😊.

Je ne détaille pas plus. Bonne visite



dimanche 14 juin 2026

UN BEST-OF POUR LES GAUCHERS


MARDI : Pat s’est attaqué à un monument, le « Electric Ladyland » dernier (double) album enregistré par Jimi Hendrix de son vivant, un condensé d’électricité pur, un diamant brut poli par la virtuosité, l’expérimentation et l’audace créative.

MERCREDI : le débat fait rage, qui sont les précurseurs du southern rock ? Pour Bruno c’est évidemment le Allman Brother Band, qui dégainait dès 1969 ce premier album en tous points parfait, un cap, une péninsule, que dis-je, un phare dont le rayon va éclairer une bonne partie de la planète.


JEUDI : C'est un trou de verdure où chante une rivière… d’où le terme trouvère (si, si). L’éclectique Pat* délaisse les guitares hendrixiennes pour l’opéra et le « Trouvère » de Verdi, drame lyrique du génie italien qui mixe plusieurs ingrédients, tragédie, amour impossible, vendetta.

VENDREDI : sujet casse-gueule, « L’Abandon » retrace les onze derniers jours de Samuel Paty. Le film de Vincent Garenq pointe les défaillances multiples qui ont conduit au drame, mais n’échappe pas à un certain manichéisme dû aux maladresses d’interprétation, et pose la question : fallait-il réaliser ce film si tôt ?


👉 Du très lourd la semaine prochaine avec deux pointures, deux créateurs de génie, Prince sous une pluie violette, et un hommage à Miles Davis. De la musique classique au cinéma avec le documentaire Nous l’orchestre, et chez Bruno… j’ai vu l'début du brouillon, je n’ose y croire... surement un leurre. 

Dernière heure : un comité de direction exceptionnel (un samedi) en visioconférence a désigné comme volontaire le Toon comme rédacteur d'un hommage "fortement illustré" à David Hockney, immense artiste "popart" anglais. Publication lundi...

note pour la compta, ce n'est pas parce que Pat a publié deux fois qu'il doit être payé double, les temps sont durs, Ormuz, tout ça... Par contre le gars qui écrit les best-of aurait besoin d'une petite rallonge.   


Un dernier salut à Frank Michael (79 ans aux nougats). 

Michael Franks, lui, va toujours bien.