MARDI :Pat
a donné dans l’électro, et une de ses œuvres maîtresses,
« Oxygène »
de Jean-Michel Jarre, un
disque qui
a profondément marqué l’histoire de la musique électronique,
Jarre ne s’y
contente pas d’être un simple musicien, mais
explorateur
de sons, poète
des espaces sonores.
MERCREDI :Bruno
poursuit
son investigation des albums de Rock AOR, un genre boursoufflé qui
gagne du terrain, mais on y trouve aussi quelques pépites comme ce
« Only Child » du groupe… Only Child, en réalité le
guitariste Paul Sabu, qui fricote aussi avec le pur métal.
JEUDI :Nema,
de retour de congés toute bronzée, nous a proposé de lire
« Elizabeth Finch » du grand écrivain anglais Julian
Barnes, au
style
riche, fluide, plaisant. L’érudition sous-jacente est là, mais
discrète et à notre portée. Nema
prévient gentiment qu’il faut aimer
l’Histoire...
VENDREDI :de
la lecture encore avec « La désinvolture est une bien belle
chose » de Philippe Jaenada, l’auteur y enquête sur les
derniers jours de Kaki, figure du Saint
Germain de Prés d’après guerre, investigation
prétexte à raconter une époque, un milieu.
👉 La
semaine prochaine, ça
va dépoter sec avec les Guns’N’Roses et leur appétit pour la
destruction, on se calmera avec des
sonates de Francis Poulenc, mais
on remettra les gaz avec ZZ Top, et pour
la rentrée cinéma,
la
Palme d’Or de Cristian Mungiu.
Et un dernier salut à Frank Beard,
77 ans au tambourin, le batteur de ZZ Top, trio qui avait déjà
perdu son bassiste Dusty Hill il y a 5 ans. S’il n’en reste
qu’un… Ironie de l’histoire, ou gag des joyeux drilles texans,
Beard était le seul à être imberbe ! Par
contre, pas sûr que le kit tapageur et de pur mauvais goût soit du second degré.
MARDI :Pat
s’attaque
à un classique de Electric Light Orchestra qui nous offre dans « Out
of the blue » un voyage cosmique et musical qui jongle
génialement avec les genres, les ambiances. I say goodbye Pat says
ELO !
MERCREDI :Bruno
et son obsession du moment, le Rock-Fm, s’intéresse à Saga, un
quintet canadien qui, dès leur premier album (du
même nom) débarque
fièrement avec une musique fusionnant rock-progressif et
tonalités Fm,
des précurseurs dans le genre.
JEUDI :de
la littérature japonaise avec Benjamin et une grande plume du soleil
levant, Yasunari Kawabata, dans « Le Maître ou le tournoi de
Go » son personnage trouve dans son génie du jeu matière à
racheter la platitude de son existence.
VENDREDI :
autre lecture, conseillée par Luc, ce polar de
Shawn A. Cosby, un p’tit nouveau bien talentueux, « La
Colère » met en scène deux paternels endeuillés qui crient
vengeance. Les papys flingueurs, c’est du brutal !
👉 La
semaine prochaine, et
par ces temps irrespirables, un peu d’Oxygène avec Jean Michel
Jarre et Pat, un roman de Julian Barnes lu par Nema, Luc s’est
replongé dans le St Germain de Prés avec Philippe Jaenada. Et sans
doute Bruno, son transistor FM collé à l’oreille.
MARDI : Pat a versé une petite larme suite à la disparition de Marie Paule Belle, chanteuse et pianiste qui connut son succès dans les années 60-80.
Plutôt qu'un RIP tristounet, Pat nous a commenté un album qui reflétait la
passion de MPB pour Barbara en enregistrant un florilège des
chansons de la grande dame en noire avec sa belle voix légère, juste, à la
diction agile, et simplement son piano dont elle était virtuose comme
instrumentation.
MERCREDI : Bruno, notre doctor honoris causa du Rock historique continue de
revendiquer une place méritée à divers groupes éphémères. Aujourd'hui le
groupe STARZ
et son album "Violation". L'avis de l'expert : En dépit de quelques
titres pouvant paraître un peu en deçà en comparaison des pièces fortes,
c'est un album sans faute qui, en cette année 1977, aurait dû s'installer
confortablement parmi les classiques du genre, voire du Rock au sens
large.
JEUDI : Claude proposait des œuvres estivales. Rien de torrides mais celles
qui réchauffent le cœur par la bonhomie, la fantaisie instrumentale et la
joie de vivre dont Joseph Haydn
fit toujours preuve. Et voilà deux allègres concertos pour violoncelle
de style classique interprétés par Jean-Guihen Queyras accompagné
par un orchestre baroque coloré créé et dirigé par la violoniste
Petra Müllejans.
VENDREDI : Luc a lu "Paresse pour tous" de Hadrien Klent (2021) un roman en forme d'essai qui nous
raconte la campagne électorale d'un gars qui vise à fixer la durée de
travail vers presque zéro alors que la productivité sur la planète n'a
jamais autant augmenté et que l'IA fait le boulot… etc. En prime : échange
passionné de lecteurs fidèles qui se prétendent ennemis du boulot. C'est
vite dit car ils ont dépensé une énergie folle pour commenter le billet de
Luc avec une argumentation et un développement quasi universitaire 😊😊.Chic, nous sommes lus par
des thésards.
👉 On se revoit mardi avec Pat qui présente Electric Light Orchestra
et son album "Out of the Blue“ de 1977 ; mercredi le billet "mystère" de
Bruno ; jeudi, Benjamin nous invite à une partie de Go à travers le
roman du nobélisé Yasunari Kawabata "Le maître ou le tournoi de go" et
on termine la semaine avec un roman noir : "La colère" de Shawn A. Colby
de 2023 lu par Luc.
(*) Ça ne veut rien dire mais ça fait style genre, dans l'air du temps…
(comprendre : "le Deblocnot est un blog chaleureux et plein d'entrain 😊".
MARDI
: Qui pourrait encore douter que Pat Slade n'est pas un fan de la première
heure du groupe "Supertramp" ? Retour en 1979 avec l'album ”Breakfast in America“,
sans doute l’album du groupe britannique qui a le mieux su mêler rock
progressif et pop avec une finesse rare.
MERCREDI
:
Bruno témoigne du risque pris par les groupes de rock qui veulent innover.
Ici le groupe "The Outlaws" et son album de 1986 : "Soldiers of Fortune", paru après
quelques années d'absence du groupe et mal accueilli à sa sortie. Pourtant
il se distingue par une production particulièrement travaillée - en avance
sur son temps, où paraît cohabiter chaque instrument dans un équilibre
quasi parfait, où chaque intervention semble être mise en valeur.
JEUDI
:
Benjamin a lu "La Légende" de "Boualem Sansal" de 2026, le témoignage des souffrances
endurées par l'auteur dans les griffes des islamistes radicaux. Il rend
hommage à la résilience de cet homme, ce récit qui fait écho à ceux d'un
Soljenitsyne. Certes l'auteur est devenu une proie facile pour les
pisse-copies et opportunistes politiques qui confondent islamisme de la
terreur dans le monde et la culture musulmane sincère en France.
VENDREDI
:
Luc apprécie le format court du film "De la comédie française" de Martin Darondeau et Bertrand Usclat (2026)". Le film
célèbre le théâtre, l’esprit de troupe, un Molière un peu contrarié qu'on
joue dans sa maison le vulgaire Shakespeare y fait même une apparition.
C’est vif, burlesque, assez déjanté, on passe un bon moment.
👉
On se revoit mardi avec un hommage à Marie Paule Belle décédée et chante
Barbara, un article de Bruno au sujet tenu secret, claude qui réjouie
l'ambiance avec des concertos pour violoncelles de Haydn et enfin Luc
qui clôt la semaine studieuse en critiquant Paresse pour tous d'Hadrien
Klent….
MARDI :Pat
s’est remis un Beatles sur la platine, « Help ! »,
qui est aussi la bande son de leur film éponyme, au-delà du tube
écrit par John Lennon, les Fab Four y
gardent leurs esprits malicieux et leur sens de l’humour pour
des titres rock, folk ou pop.
MERCREDI :s’obstinant
dans sa quête des origines de Rock Fm, ou AOR, Bruno
est
parti enquêté du côté de chez Grand Funk Railroad dont l’album
« Born to die » s’éloigne de l’aspect brutal de
leurs premiers opus, une musique plus mélodique, aérée, moins crue.
JEUDI :Claude
exulte et se réjouit de nous avoir fait écouter ce « Motet »
de Mozart« Exsultate Jubilate », une œuvre d'une
douzaine de minutes écrite pour soprano ou castrat, le Toon nous a
sélectionné l’interprétation de la soprano suisse Edith
Mathis.
VENDREDI :
heureux
qui comme l’Ulysse
de
« L’Odyssée »a
fait bon voyage, guidé
dans sa quête par Christopher Nolan, une superproduction à
l’ancienne, visuellement
impressionnante,
mais
désincarnée,
bruyante,
et
qui manque
de souffle et de merveilleux.
👉 La
semaine prochaine, Pat
accueille les londoniens de Supertramp, Bruno parlera de southern
rock (mais de qui ?), Benjamin a lu le dernier Boualem Sansal, et Luc
réunira
un sacré casting issu de
la Comédie Française…
LUNDI :ça
nous change des hommages… Le Toon a souhaité un bon anniversaire
au maestro Herbert Blomstedt, 99 ans aux nougats, une longévité
dans le métier qui impose le respect. M’enfin, un conseil tout de
même… ne pas tarder à rédiger la nécro...
MARDI :Pat
a réécouté le deuxième album des Cranberries« No
need
to argue »,
leur
plus gros succès,
un cocktail savamment dosé d’émotions, de guitares aériennes, et
de textes sérieux mais
qui ne prennent pas la
tête, et
la voix de Dolores O’Riordan.
MERCREDI :Bruno
nous a donné des nouvelles de Peter Frampton, qui malgré l’âge
et la maladie qui l’accable, nous offre un « Carry the
light » de très bonne tenue, on y retrouve ce qu’il aime, du
rock généreux, du hard-blues, quelques ballades et
instrumentaux.
JEUDI :Benjamin
nous a concocté le portrait d’un des grands sax ténor du jazz,
Jon Henderson, qui après avoir étudié auprès des maîtres du bop,
a suivi le chemin de John Coltrane, alliant musique et expérience
spirituelle.
VENDREDI :on
a regardé la
première adaptation officielle du « Dracula » réalisée
par Tod
Browning, maître ès-épouvante chez Universal, qui a révélé
l’acteur Bela
Lugosi. Un
film gothique à souhait, qui
fait frissonner mais
se heurte rapidement à un traitement trop théâtral.
👉 La
semaine prochaine, côté
musique, on va faire preuve d’originalité et sortir des sentiers
battus, puisque Pat reçoit The Beatles, et Claude Mozart. Ben quoi, on allait
pas inviter les plus mauvais non plus, hein. Chez Bruno, nous aurons à
priori Grand Funk, et au cinoche, Luc nous confirmera que la guerre
de Troie a bien eu lieu grâce à Christopher Nolan.
Et puis clap de
fin pour l’acteur Sam Neill, que tout le monde connaît grâce à
JURASSIC PARK, mais n’oublions pas que la même année il jouait
dans LA LEÇON DE PIANO de Jane Campion, sacré grand écart. Avant
on l’avait découvert dans POSSESSION de Żuławski (avec Isabelle
Adjani), puis vu dans À LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE, L'HOMME QUI
MURMURAIT À L'OREILLE DES CHEVAUX, UN
CRI DANS LA NUIT où sa partenaire Meryl Streep obtiendra la palme à
Cannes. Son visage sympathique a été filmé aussi par des
français, outre
Żuławski
il
a tourné pour Chabrol
(pas le meilleur...), François Ozon, et dans LA RÉVOLUTION
FRANÇAISE de Robert Enrico il jouait Lafayette. Et
ce, sans épater la galerie.
MARDI :lui,
il met généralement tout le d’accord : Marcel Gotlib.
Pat
nous a embarqués dans l’univers absurde du dessinateur à travers
les « Rubriques-à-Brac » et autres « Dingodossiers »,
deux
chefs-d’œuvre de la BD française qui ont marqué des générations
de lecteurs.
MERCREDI :du
blues avec Bruno, mais du blues protéiforme, Neal
Blacket
sa voix abrasive aimant se frayer un chemin vers d’autres univers,
comme sur son dernier « Number 3 Monkey » où
les titres défilent sans jamais décevoir, texan,
country blues ou boogie énervés.
JEUDI :on a écouté de la grande musique, celle de Anton Dvořák s'inspirant des contes terrifiants 😱 du folklore légendaire de sa bohème natale, tous écrits par Karel Erben (un concurrent des frères Grimm). Il compose quatre « Poèmes symphoniques » épiques et richement orchestrés pour clore sa carrière symphonique. Le Toon a choisi la fougueuse version de Zdeněk Chalabala de 1962 bien captée, avec l’orchestre philharmonique tchèque.
VENDREDI :on
a revu un classique de Vincente Minnelli, auréolé
de cinq oscars, « Les
Ensorcelés »nous
plonge dans l’univers impitoyable d’Hollywood, entre hommage et
critique vacharde, élégant
et cruel, doté d’une
photo magnifique et un casting de luxe.
La
semaine prochaine, encore du grand écart musical avec les irlandais
de Cranberries cru 1994, le guitariste Peter Frampton, et le
saxophoniste de jazz Joe Henderson. Et munissez-vous de vos gousses
d’ails, le comte Dracula passera nous dire bonjour.
Et à l'inverse de la triste disparition de Bonnie Tyler... Claude fêtera demain le 99ème anniversaire du maestro Herbert Blomstedt toujours en activité malgré des petits coups de mou… Il a franchi ce cap hier samedi... Il est bien parti pour le Guinness book 😊 .
Un dernier salut
à Bonnie Tyler, 75 ans aux miches, qui nous a fait le sale coup de
l’éclipse totale. Qui devait, la pauvre, en avoir marre qu'on lui pose toujours la même question...
MARDI :5, 4, 3, 2, 1… Ignition ! Pat est parti dans l’espace retrouver David Bowie, qui s’y
sentait bien seul, ce que raconte son tube mythique
« Space Oddity », qui ne doit pas faire oublier le reste de l’album, entre ballades
cosmiques, critiques sociales et embruns psychédéliques.
MERCREDI :Bruno a donné dans le rock FM, et le groupe qui a popularisé le genre,
Boston, dès leur premier album qui a connu un succès immense,
redéfinissant totalement le genre, compositions et mélodies imparables,
un classique incontournable du rock américain.
JEUDI :de la lecture chez Benjamin avec
« L’Homme à histoire », un roman qui est devenu culte dans l’Angleterre des années 70,
son auteur Malcolm Bradbury y décrit avec humour et
gourmandise un prof d’université en quête de radicalité
révolutionnaire.
VENDREDI :on a revu un western, et pas des moindres, le fameux
« 3h10 pour Yuma », réalisé par un Delmer Daves particulièrement inspiré. Tension
et suspens soutenus sur une trame proche du polar, action garantie mais
surtout un duel psychologique entre un tueur et son geôlier.
👉 On va se poiler la semaine prochaine grâce à Pat qui a invité Marcel Gotlib
et ses Dingodossiers, Bruno sera en compagnie de Neal Black
pour du blues-rock, Claude discutera poèmes symphoniques avec Anton Dvořák, et dans la rubrique cinoche "révisons nos classiques", table
ronde entre Luc et Vincente Minnelli.
Et alors, on dit quoi ? On dit merci le Déblocnot. Y’a pas
d’quoi…
MARDI :Pat nous a présenté un nouveau venu dans la galaxie rock, enfin
presque, puisque lead guitariste chez Franck Carducci, Barth Sky,
sort son premier album solo
« Rockstars »
soigneusement produit et d’une homogénéité remarquable malgré cette
diversité de styles.
MERCREDI :c’est un nom qui commence à briller, Jared James Nichols, dont
Bruno a écouté le dernier disque
« Louder than fate »
du hard rock inspiré des grands bluesmen, concis, sans démonstration, du
gros riff mais pas que, des choses plus raffinées aussi.
JEUDI :est-ce que le « Requiem » de Fauré dirigé par Louis Frémaux est digne des
disques légendaires du Toon. Je cite :
"l’inspiration mystique, la définition de chaque voix du chœur,
l'élégance de l'orchestre et l'hallucinante transparence de la
captation font que cette gravure coche toutes les cases de la
réussite". N'en jetez plus, vous avez la réponse !
VENDREDI :Luc était tout content de retrouver Steven Spielbergau cinéma avec ses histoires d’aliens, il est ressorti au final un poil déçu par ce « Disclosure Day »
bancal, qui allie panache et maladresses, thriller efficace et fable
gnangnan.
Un Spielberg un peu fainéant…
La semaine prochaine on va causer de David Bowie
parce que c’est toujours bien de parler de lui, il y aura aussi
l’écrivain Malcolm Bradbury
(rien à voir avec Ray), et au cinéma un classique (chef d’oeuvre
?) de Delmer Daves(une vieillerie donc, pas de nouveautés ? Bah non, ces
couillons ont fermé mes salles de cinéma, le seul endroit où
j'pouvais être au frais ! J'avais prévu un film de zombie coréen
pour faire plaisir à Bruno...)
LUNDI :Claude
a rendu un hommage très
illustré au peintre David Hockney, sa casquette, ses lunettes rondes, so british, et ce style reconnaissable, un dessin franc, des aplats de couleurs
vives, saturées, contrastées,
des lignes de force géométriques.
MARDI :Après
Hendrix, Pat
s’est
intéressé
à un de ses rejetons, le roi de Minneapolis Prince, qui cassait la
baraque avec « Purple rain », qui ne vaut pas que pour ce
long slow blues, mais par ses compositions géniales mixant rock, pop, funk,
r’n'b.
MERCREDI :Bruno
a
salué la sortie du nouveau Stocks, groupe emblématique depuis leur
premier opus (live), la recette reste inchangée, du blues rock, du
boogie, mais pas que, « Flashback Station » emprunte
d’autres chemins moins balisés.
JEUDI :pour
fêter le centenaire de Miles Davis, Benjamin nous a retracé la
carrière de l’homme à la trompette bouchée, depuis ses débuts
dans le bop, jusqu’aux deux révolutions dont il a été
l’instigateur, le jazz modal et le jazz-rock.
VENDREDI :le
réalisateur Philippe
Béziata
truffé l'Orchestre de Paris de micros, de
caméras pour
faire de« Nous,
l’Orchestre » une plongée immersive dans la musique.
Dispositif inédit, mais la mise en scène et les choix de montage
laissent parfois perplexe.
👉 La
liste
de nos invités de la semaine prochaine, Barth Sky qui fête son
premier album, Gabriel Fauré pour une version légendaire de son
Requiem, un grand blond avec une guitare noire (c’est crypté, pour
les initiés), et ni plus ni moins que Steven Spielberg himself.
MARDI :Pat s’est attaqué à un monument, le
« Electric Ladyland »
dernier (double) album enregistré par Jimi Hendrix de son
vivant, un condensé d’électricité pur, un diamant brut poli par la
virtuosité, l’expérimentation et l’audace créative.
MERCREDI :le débat fait rage, qui sont les précurseurs du southern rock ? Pour
Bruno c’est évidemment le Allman Brother Band, qui dégainait dès
1969 ce premier album en tous points parfait, un cap, une péninsule, que
dis-je, un phare dont le rayon va éclairer une bonne partie de la
planète.
JEUDI :C'est un trou de verdure où chante une rivière…d’où le terme trouvère (si, si). L’éclectique Pat*
délaisse les guitares hendrixiennes pour l’opéra et le
« Trouvère »
de Verdi, drame lyrique du génie italien qui mixe plusieurs
ingrédients, tragédie, amour impossible, vendetta.
VENDREDI :sujet casse-gueule,
« L’Abandon »retrace les onze derniers jours de Samuel Paty. Le film de Vincent Garenqpointe les défaillances multiples qui ont conduit au drame,
mais n’échappe pas à un certain manichéisme dû aux maladresses d’interprétation, et pose la question : fallait-il réaliser ce film si tôt ?
👉 Du très lourd la semaine prochaine avec deux pointures, deux
créateurs de génie, Prince
sous une pluie violette, et un hommage à Miles Davis. De la musique classique au cinéma avec le documentaire Nous l’orchestre, et chez Bruno… j’ai vu l'début du brouillon, je n’ose y croire...
surement un leurre.
Dernière heure : un comité de direction exceptionnel (un samedi) en
visioconférence a désigné comme volontaire le Toon comme rédacteur
d'un hommage "fortement illustré" à David Hockney, immense
artiste "popart" anglais. Publication lundi...
* note pour la compta, ce n'est pas parce que Pat a publié deux fois qu'il
doit être payé double, les temps sont durs, Ormuz, tout ça... Par contre
le gars qui écrit les best-of aurait besoin d'une petite rallonge.
Un dernier salut à Frank Michael (79 ans aux nougats).
MARDI :Pat
a déposé
sur sa platine « Dynasty », album controversé du groupe
de hard Kiss, qui s’encanaille du côté du disco !
Commercialement ils ont décroché le gros lot, le disque aligne
aussi quelques très bons rock, au final une écoute plaisante.
MERCREDI :Bruno
revient aux fondamentaux, le blues. Celui de Janiva Magness qui après
les années de vaches maigres signait chez Alligator Records et y
sortait ses meilleurs albums, dont ce « The devil is an angel to »
du blues-soul limpide et raffiné.
JEUDI :Benjamin
nous a proposé ce formidable récit du reporter Patrick Chauvel, dans
« Sky » il raconte sa guerre du Vietnam et son amitié
avec un indien Apache engagé pour les US. Une tragédie poignante
dans un occident dont les certitudes entretiennent la
folie.
VENDREDI :
Luc
a revu au cinéma l’emblématique « Short Cuts », le
chef d’oeuvre de Robert Altman, film choral où s’entrecroisent
neuf
intrigues, une
pléiade de comédiens extraordinaires, une tragi-comédie humaine sur
les névroses et lâchetés de notre temps.
👉 La
semaine prochaine,
en
musique, deux pointures dans leur genre, Jimi Hendrix d’un côté
et Guiseppe Verdi de l’autre (de Pat ou du Toon, qui a invité qui
?), le programme musical de Bruno n’est pas encore défini (p’être
qu’en se levant avant midi il aurait plus de temps pour bosser) et
au cinéma le film "L’Abandon".
Et puis on est triste d’avoir perdu
l’artiste dessinatrice réalisatrice Marjane Satrapi (56 ans aux
pinceaux), célèbre pour son formidable « Persepolis »,
bédé autobiographie sur son enfance en Iran, et son arrivée chez
nous. Il paraît qu’elle est morte de tristesse. C’est beau...
Faute de temps, nous n’avions pas salué comme il se doit le
colosse et colossal Sonny Rollins, 95 ans aux nougats, le dernier des
immenses musiciens de jazz, dont on disait qu’il ne rejouait jamais
le même chorus, étant capable de mémoriser toutes ses
notes soufflées dans son ténor, comme un joueur d’échec se souvient de ses coups. Rhythm'n'blues, be bop, hard bop, free, caraïbe, Rollins ne cessait de varier les styles, il était aussi connu et respecté pour sa gentillesse et sa grande générosité en scène, qu'il arpentait encore dans sa neuvième décennie. Anecdote : à la fin des années 50, Rollins a eu du mal à gérer sa célébrité (et quelques addictions ?) il a arrêté de se produire pendant trois ans. Il travaillait toujours son instrument, mais conscient d'emmerder ses voisins (il habitait New York) il allait s'entrainer sous le pont de Williamsburg plusieurs heures par jour, quelque soit la météo ! Il revient en 1962 avec son fameux et bien nommé album « The Bridges ». Pour
l’anecdote (bis), le générique de Bouillon de Culture (Bernard Pivot)
c’était lui. On écoute le célèbre et caribéen « St Thomas ».