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dimanche 23 août 2026

LE BEST-OF, QUELLE BARBE !


MARDI :
Pat a donné dans l’électro, et une de ses œuvres maîtresses, « Oxygène » de Jean-Michel Jarre, un disque qui a profondément marqué l’histoire de la musique électronique, Jarre ne s’y contente pas d’être un simple musicien, mais explorateur de sons, poète des espaces sonores.

MERCREDI : Bruno poursuit son investigation des albums de Rock AOR, un genre boursoufflé qui gagne du terrain, mais on y trouve aussi quelques pépites comme ce « Only Child » du groupe… Only Child, en réalité le guitariste Paul Sabu, qui fricote aussi avec le pur métal.


J
EUDI : Nema, de retour de congés toute bronzée, nous a proposé de lire « Elizabeth Finch » du grand écrivain anglais Julian Barnes, au style riche, fluide, plaisant. L’érudition sous-jacente est là, mais discrète et à notre portée. Nema prévient gentiment qu’il faut aimer l’Histoire...

VENDREDI : de la lecture encore avec « La désinvolture est une bien belle chose » de Philippe Jaenada, l’auteur y enquête sur les derniers jours de Kaki, figure du Saint Germain de Prés d’après guerre, investigation prétexte à raconter une époque, un milieu.

👉 La semaine prochaine, ça va dépoter sec avec les Guns’N’Roses et leur appétit pour la destruction, on se calmera avec des sonates de Francis Poulenc, mais on remettra les gaz avec ZZ Top, et pour la rentrée cinéma, la Palme d’Or de Cristian Mungiu.


Et un dernier salut à Frank Beard, 77 ans au tambourin, le batteur de ZZ Top, trio qui avait déjà perdu son bassiste Dusty Hill il y a 5 ans. S’il n’en reste qu’un… Ironie de l’histoire, ou gag des joyeux drilles texans, Beard était le seul à être imberbe ! Par contre, pas sûr que le kit tapageur et de pur mauvais goût soit du second degré.


dimanche 16 août 2026

UN BEST-OF TRÈS EN COLÈRE


MARDI : Pat s’attaque à un classique de Electric Light Orchestra qui nous offre dans « Out of the blue » un voyage cosmique et musical qui jongle génialement avec les genres, les ambiances. I say goodbye Pat says ELO !

MERCREDI : Bruno et son obsession du moment, le Rock-Fm, s’intéresse à Saga, un quintet canadien qui, dès leur premier album (du même nom) débarque fièrement avec une musique fusionnant rock-progressif et tonalités Fm, des précurseurs dans le genre.


JEUDI : de la littérature japonaise avec Benjamin et une grande plume du soleil levant, Yasunari Kawabata, dans « Le Maître ou le tournoi de Go » son personnage trouve dans son génie du jeu matière à racheter la platitude de son existence.

VENDREDI : autre lecture, conseillée par Luc, ce polar de Shawn A. Cosby, un p’tit nouveau bien talentueux, « La Colère » met en scène deux paternels endeuillés qui crient vengeance. Les papys flingueurs, c’est du brutal !

👉 La semaine prochaine, et par ces temps irrespirables, un peu d’Oxygène avec Jean Michel Jarre et Pat, un roman de Julian Barnes lu par Nema, Luc s’est replongé dans le St Germain de Prés avec Philippe Jaenada. Et sans doute Bruno, son transistor FM collé à l’oreille. 

dimanche 9 août 2026

BEST-OF PAR TEMPS DE PARESSE

 

MARDI : Pat a versé une petite larme suite à la disparition de Marie Paule Belle, chanteuse et pianiste qui connut son succès dans les années 60-80. Plutôt qu'un RIP tristounet, Pat nous a commenté un album qui reflétait la passion de MPB pour Barbara en enregistrant un florilège des chansons de la grande dame en noire avec sa belle voix légère, juste, à la diction agile, et simplement son piano dont elle était virtuose comme instrumentation.

MERCREDI : Bruno, notre doctor honoris causa du Rock historique continue de revendiquer une place méritée à divers groupes éphémères. Aujourd'hui le groupe STARZ et son album "Violation". L'avis de l'expert : En dépit de quelques titres pouvant paraître un peu en deçà en comparaison des pièces fortes, c'est un album sans faute qui, en cette année 1977, aurait dû s'installer confortablement parmi les classiques du genre, voire du Rock au sens large.

 


 

JEUDI : Claude proposait des œuvres estivales. Rien de torrides mais celles qui réchauffent le cœur par la bonhomie, la fantaisie instrumentale et la joie de vivre dont Joseph Haydn fit toujours preuve. Et voilà deux allègres concertos pour violoncelle de style classique interprétés par Jean-Guihen Queyras accompagné par un orchestre baroque coloré créé et dirigé par la violoniste Petra Müllejans.

VENDREDI : Luc a lu "Paresse pour tous" de Hadrien Klent (2021) un roman en forme d'essai qui nous raconte la campagne électorale d'un gars qui vise à fixer la durée de travail vers presque zéro alors que la productivité sur la planète n'a jamais autant augmenté et que l'IA fait le boulot… etc. En prime : échange passionné de lecteurs fidèles qui se prétendent ennemis du boulot. C'est vite dit car ils ont dépensé une énergie folle pour commenter le billet de Luc avec une argumentation et un développement quasi universitaire 😊 😊.  Chic, nous sommes lus par des thésards.

 

👉 On se revoit mardi avec Pat qui présente Electric Light Orchestra et son album "Out of the Blue“ de 1977 ; mercredi le billet "mystère" de Bruno ; jeudi, Benjamin nous invite à une partie de Go à travers le roman du nobélisé Yasunari Kawabata "Le maître ou le tournoi de go" et on termine la semaine avec un roman noir : "La colère" de Shawn A. Colby de 2023 lu par Luc.


BONNE SEMAINE...

dimanche 2 août 2026

BEST-OF DU DEBLOCNOT THERMODYNAMIQUE*

(*) Ça ne veut rien dire mais ça fait style genre, dans l'air du temps… (comprendre : "le Deblocnot est un blog chaleureux et plein d'entrain 😊".

MARDI : Qui pourrait encore douter que Pat Slade n'est pas un fan de la première heure du groupe "Supertramp" ? Retour en 1979 avec l'album ”Breakfast in America“, sans doute l’album du groupe britannique qui a le mieux su mêler rock progressif et pop avec une finesse rare.

MERCREDI : Bruno témoigne du risque pris par les groupes de rock qui veulent innover. Ici le groupe "The Outlaws" et son album de 1986 : "Soldiers of Fortune", paru après quelques années d'absence du groupe et mal accueilli à sa sortie. Pourtant il se distingue par une production particulièrement travaillée - en avance sur son temps, où paraît cohabiter chaque instrument dans un équilibre quasi parfait, où chaque intervention semble être mise en valeur.


 

JEUDI : Benjamin a lu "La Légende" de "Boualem Sansal" de 2026, le témoignage des souffrances endurées par l'auteur dans les griffes des islamistes radicaux. Il rend hommage à la résilience de cet homme, ce récit qui fait écho à ceux d'un Soljenitsyne. Certes l'auteur est devenu une proie facile pour les pisse-copies et opportunistes politiques qui confondent islamisme de la terreur dans le monde et la culture musulmane sincère en France.

VENDREDI : Luc apprécie le format court du film "De la comédie française" de Martin Darondeau et Bertrand Usclat (2026)". Le film célèbre le théâtre, l’esprit de troupe, un Molière un peu contrarié qu'on joue dans sa maison le vulgaire Shakespeare y fait même une apparition. C’est vif, burlesque, assez déjanté, on passe un bon moment.


👉 On se revoit mardi avec un hommage à Marie Paule Belle décédée et chante Barbara, un article de Bruno au sujet tenu secret, claude qui réjouie l'ambiance avec des concertos pour violoncelles de Haydn et enfin Luc qui clôt la semaine studieuse en critiquant Paresse pour tous d'Hadrien Klent….


dimanche 26 juillet 2026

L’ODYSSÉE DU BEST-OF


MARDI : Pat s’est remis un Beatles sur la platine, « Help ! », qui est aussi la bande son de leur film éponyme, au-delà du tube écrit par John Lennon, les Fab Four y gardent leurs esprits malicieux et leur sens de l’humour pour des titres rock, folk ou pop.

MERCREDI : s’obstinant dans sa quête des origines de Rock Fm, ou AOR, Bruno est parti enquêté du côté de chez Grand Funk Railroad dont l’album « Born to die » s’éloigne de l’aspect brutal de leurs premiers opus, une musique plus mélodique, aérée, moins crue.


JEUDI : Claude exulte et se réjouit de nous avoir fait écouter ce « Motet » de Mozart « Exsultate Jubilate », une œuvre d'une douzaine de minutes écrite pour soprano ou castrat, le Toon nous a sélectionné l’interprétation de la soprano suisse Edith Mathis.

VENDREDI : heureux qui comme l’Ulysse de « L’Odyssée » a fait bon voyage, guidé dans sa quête par Christopher Nolan, une superproduction à l’ancienne, visuellement impressionnante, mais désincarnée, bruyante, et qui manque de souffle et de merveilleux.

👉 La semaine prochaine, Pat accueille les londoniens de Supertramp, Bruno parlera de southern rock (mais de qui ?), Benjamin a lu le dernier Boualem Sansal, et Luc réunira un sacré casting issu de la Comédie Française 

dimanche 19 juillet 2026

LE BEST-OF A PLEINES DENTS


LUNDI : ça nous change des hommages… Le Toon a souhaité un bon anniversaire au maestro Herbert Blomstedt, 99 ans aux nougats, une longévité dans le métier qui impose le respect. M’enfin, un conseil tout de même… ne pas tarder à rédiger la nécro...

MARDI : Pat a réécouté le deuxième album des Cranberries « No need to argue », leur plus gros succès, un cocktail savamment dosé d’émotions, de guitares aériennes, et de textes sérieux mais qui ne prennent pas la tête, et la voix de Dolores O’Riordan.

MERCREDI : Bruno nous a donné des nouvelles de Peter Frampton, qui malgré l’âge et la maladie qui l’accable, nous offre un « Carry the light » de très bonne tenue, on y retrouve ce qu’il aime, du rock généreux, du hard-blues, quelques ballades et instrumentaux.


JEUDI : Benjamin nous a concocté le portrait d’un des grands sax ténor du jazz, Jon Henderson, qui après avoir étudié auprès des maîtres du bop, a suivi le chemin de John Coltrane, alliant musique et expérience spirituelle.

VENDREDI : on a regardé la première adaptation officielle du « Dracula » réalisée par Tod Browning, maître ès-épouvante chez Universal, qui a révélé l’acteur Bela Lugosi. Un film gothique à souhait, qui fait frissonner mais se heurte rapidement à un traitement trop théâtral.

👉 La semaine prochaine, côté musique, on va faire preuve d’originalité et sortir des sentiers battus, puisque Pat reçoit The Beatles, et Claude Mozart. Ben quoi, on allait pas inviter les plus mauvais non plus, hein. Chez Bruno, nous aurons à priori Grand Funk, et au cinoche, Luc nous confirmera que la guerre de Troie a bien eu lieu grâce à Christopher Nolan.


Et puis clap de fin pour l’acteur Sam Neill, que tout le monde connaît grâce à JURASSIC PARK, mais n’oublions pas que la même année il jouait dans LA LEÇON DE PIANO de Jane Campion, sacré grand écart. Avant on l’avait découvert dans POSSESSION de Żuławski (avec Isabelle Adjani), puis vu dans À LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE, L'HOMME QUI MURMURAIT À L'OREILLE DES CHEVAUX,
UN CRI DANS LA NUIT où sa partenaire Meryl Streep obtiendra la palme à Cannes. Son visage sympathique a été filmé aussi par des français, outre Żuławski il a tourné pour Chabrol (pas le meilleur...), François Ozon, et dans LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de Robert Enrico il jouait Lafayette. Et ce, sans épater la galerie. 

dimanche 12 juillet 2026

UN BEST-OF ENSORCELANT


MARDI : lui, il met généralement tout le d’accord : Marcel Gotlib. Pat nous a embarqués dans l’univers absurde du dessinateur à travers les « Rubriques-à-Brac » et autres « Dingodossiers », deux chefs-d’œuvre de la BD française qui ont marqué des générations de lecteurs.

MERCREDI : du blues avec Bruno, mais du blues protéiforme, Neal Black et sa voix abrasive aimant se frayer un chemin vers d’autres univers, comme sur son dernier « Number 3 Monkey » les titres défilent sans jamais décevoir, texan, country blues ou boogie énervés.



JEUDI : on a écouté de la grande musique, celle de Anton Dvořák s'inspirant des contes terrifiants 😱 du folklore légendaire de sa bohème natale, tous écrits par Karel Erben (un concurrent des frères Grimm). Il compose quatre « Poèmes symphoniques » épiques et richement orchestrés pour clore sa carrière symphonique. Le Toon a choisi la fougueuse version de Zdeněk Chalabala de 1962 bien captée, avec l’orchestre philharmonique tchèque.

VENDREDI : on a revu un classique de Vincente Minnelli, auréolé de cinq oscars, « Les Ensorcelés » nous plonge dans l’univers impitoyable d’Hollywood, entre hommage et critique vacharde, élégant et cruel, doté d’une photo magnifique et un casting de luxe.

La semaine prochaine, encore du grand écart musical avec les irlandais de Cranberries cru 1994, le guitariste Peter Frampton, et le saxophoniste de jazz Joe Henderson. Et munissez-vous de vos gousses d’ails, le comte Dracula passera nous dire bonjour.

Et à l'inverse de la triste disparition de Bonnie Tyler... Claude fêtera demain le 99ème anniversaire du maestro Herbert Blomstedt toujours en activité malgré des petits coups de mou… Il a franchi ce cap hier samedi... Il est bien parti pour le Guinness book 😊 .



Un dernier salut à Bonnie Tyler, 75 ans aux miches, qui nous a fait le sale coup de l’éclipse totale. Qui devait, la pauvre, en avoir marre qu'on lui pose toujours la même question...
- Bonnie Tyler ?  - Oui, deux heures et quart...  



dimanche 5 juillet 2026

GROUND CONTROL TO THE BEST-OF, DO YOU COPY ?


MARDI : 5, 4, 3, 2, 1… Ignition ! Pat est parti dans l’espace retrouver David Bowie, qui s’y sentait bien seul, ce que raconte son tube mythique « Space Oddity », qui ne doit pas faire oublier le reste de l’album, entre ballades cosmiques, critiques sociales et embruns psychédéliques.

MERCREDI : Bruno a donné dans le rock FM, et le groupe qui a popularisé le genre, Boston, dès leur premier album qui a connu un succès immense, redéfinissant totalement le genre, compositions et mélodies imparables, un classique incontournable du rock américain.


JEUDI : de la lecture chez Benjamin avec « L’Homme à histoire », un roman qui est devenu culte dans l’Angleterre des années 70, son auteur Malcolm Bradbury y décrit avec humour et gourmandise un prof d’université en quête de radicalité révolutionnaire.

VENDREDI : on a revu un western, et pas des moindres, le fameux « 3h10 pour Yuma », réalisé par un Delmer Daves particulièrement inspiré. Tension et suspens soutenus sur une trame proche du polar, action garantie mais surtout un duel psychologique entre un tueur et son geôlier.

👉 On va se poiler la semaine prochaine grâce à Pat qui a invité Marcel Gotlib et ses Dingodossiers, Bruno sera en compagnie de Neal Black pour du blues-rock, Claude discutera poèmes symphoniques avec Anton Dvořák, et dans la rubrique cinoche "révisons nos classiques", table ronde entre Luc et Vincente Minnelli

Et alors, on dit quoi ? On dit merci le Déblocnot. Y’a pas d’quoi… 

dimanche 28 juin 2026

LE BEST-OF EN SURCHAUFFE (je sais, titre et illustration, c’est du réchauffé)

 


MARDI : Pat nous a présenté un nouveau venu dans la galaxie rock, enfin presque, puisque lead guitariste chez Franck Carducci, Barth Sky, sort son premier album solo « Rockstars » soigneusement produit et d’une homogénéité remarquable malgré cette diversité de styles.

MERCREDI : c’est un nom qui commence à briller, Jared James Nichols, dont Bruno a écouté le dernier disque « Louder than fate » du hard rock inspiré des grands bluesmen, concis, sans démonstration, du gros riff mais pas que, des choses plus raffinées aussi.


JEUDI : est-ce que le « Requiem » de Fauré dirigé par Louis Frémaux est digne des disques légendaires du Toon. Je cite : "l’inspiration mystique, la définition de chaque voix du chœur, l'élégance de l'orchestre et l'hallucinante transparence de la captation font que cette gravure coche toutes les cases de la réussite". N'en jetez plus, vous avez la réponse !

VENDREDI : Luc était tout content de retrouver Steven Spielberg au cinéma avec ses histoires d’aliens, il est ressorti au final un poil déçu par ce « Disclosure Day » bancal, qui allie panache et maladresses, thriller efficace et fable gnangnan. Un Spielberg un peu fainéant…

La semaine prochaine on va causer de David Bowie parce que c’est toujours bien de parler de lui, il y aura aussi l’écrivain Malcolm Bradbury (rien à voir avec Ray), et au cinéma un classique (chef d’oeuvre ?) de Delmer Daves (une vieillerie donc, pas de nouveautés ? Bah non, ces couillons ont fermé mes salles de cinéma, le seul endroit où j'pouvais être au frais ! J'avais prévu un film de zombie coréen pour faire plaisir à Bruno...)

dimanche 21 juin 2026

UN BEST-OF HAUT EN COULEURS


LUNDI : Claude a rendu un hommage très illustré au peintre David Hockney, sa casquette, ses lunettes rondes, so british, et ce style reconnaissable, un dessin franc, des aplats de couleurs vives, saturées, contrastées, des lignes de force géométriques.

MARDI : Après Hendrix, Pat s’est intéressé à un de ses rejetons, le roi de Minneapolis Prince, qui cassait la baraque avec « Purple rain », qui ne vaut pas que pour ce long slow blues, mais par ses compositions géniales mixant rock, pop, funk, r’n'b.

MERCREDI : Bruno a salué la sortie du nouveau Stocks, groupe emblématique depuis leur premier opus (live), la recette reste inchangée, du blues rock, du boogie, mais pas que, « Flashback Station » emprunte d’autres chemins moins balisés.

JEUDI : pour fêter le centenaire de Miles Davis, Benjamin nous a retracé la carrière de l’homme à la trompette bouchée, depuis ses débuts dans le bop, jusqu’aux deux révolutions dont il a été l’instigateur, le jazz modal et le jazz-rock.

VENDREDI : le réalisateur Philippe Béziat a truffé l'Orchestre de Paris de micros, de caméras pour faire de « Nous, l’Orchestre » une plongée immersive dans la musique. Dispositif inédit, mais la mise en scène et les choix de montage laissent parfois perplexe.

👉 La liste de nos invités de la semaine prochaine, Barth Sky qui fête son premier album, Gabriel Fauré pour une version légendaire de son Requiem, un grand blond avec une guitare noire (c’est crypté, pour les initiés), et ni plus ni moins que Steven Spielberg himself. 

dimanche 14 juin 2026

UN BEST-OF POUR LES GAUCHERS


MARDI : Pat s’est attaqué à un monument, le « Electric Ladyland » dernier (double) album enregistré par Jimi Hendrix de son vivant, un condensé d’électricité pur, un diamant brut poli par la virtuosité, l’expérimentation et l’audace créative.

MERCREDI : le débat fait rage, qui sont les précurseurs du southern rock ? Pour Bruno c’est évidemment le Allman Brother Band, qui dégainait dès 1969 ce premier album en tous points parfait, un cap, une péninsule, que dis-je, un phare dont le rayon va éclairer une bonne partie de la planète.


JEUDI : C'est un trou de verdure où chante une rivière… d’où le terme trouvère (si, si). L’éclectique Pat* délaisse les guitares hendrixiennes pour l’opéra et le « Trouvère » de Verdi, drame lyrique du génie italien qui mixe plusieurs ingrédients, tragédie, amour impossible, vendetta.

VENDREDI : sujet casse-gueule, « L’Abandon » retrace les onze derniers jours de Samuel Paty. Le film de Vincent Garenq pointe les défaillances multiples qui ont conduit au drame, mais n’échappe pas à un certain manichéisme dû aux maladresses d’interprétation, et pose la question : fallait-il réaliser ce film si tôt ?


👉 Du très lourd la semaine prochaine avec deux pointures, deux créateurs de génie, Prince sous une pluie violette, et un hommage à Miles Davis. De la musique classique au cinéma avec le documentaire Nous l’orchestre, et chez Bruno… j’ai vu l'début du brouillon, je n’ose y croire... surement un leurre. 

Dernière heure : un comité de direction exceptionnel (un samedi) en visioconférence a désigné comme volontaire le Toon comme rédacteur d'un hommage "fortement illustré" à David Hockney, immense artiste "popart" anglais. Publication lundi...

note pour la compta, ce n'est pas parce que Pat a publié deux fois qu'il doit être payé double, les temps sont durs, Ormuz, tout ça... Par contre le gars qui écrit les best-of aurait besoin d'une petite rallonge.   


Un dernier salut à Frank Michael (79 ans aux nougats). 

Michael Franks, lui, va toujours bien. 


dimanche 7 juin 2026

LE BEST-OF POUR MARJANE


MARDI : Pat a déposé sur sa platine « Dynasty », album controversé du groupe de hard Kiss, qui s’encanaille du côté du disco ! Commercialement ils ont décroché le gros lot, le disque aligne aussi quelques très bons rock, au final une écoute plaisante.

MERCREDI : Bruno revient aux fondamentaux, le blues. Celui de Janiva Magness qui après les années de vaches maigres signait chez Alligator Records et y sortait ses meilleurs albums, dont ce « The devil is an angel to » du blues-soul limpide et raffiné.


JEUDI : Benjamin nous a proposé ce formidable récit du reporter Patrick Chauvel, dans « Sky » il raconte sa guerre du Vietnam et son amitié avec un indien Apache engagé pour les US. Une tragédie poignante dans un occident dont les certitudes entretiennent la folie.

VENDREDI : Luc a revu au cinéma l’emblématique « Short Cuts », le chef d’oeuvre de Robert Altman, film choral où s’entrecroisent neuf intrigues, une pléiade de comédiens extraordinaires, une tragi-comédie humaine sur les névroses et lâchetés de notre temps.

👉 La semaine prochaine, en musique, deux pointures dans leur genre, Jimi Hendrix d’un côté et Guiseppe Verdi de l’autre (de Pat ou du Toon, qui a invité qui ?), le programme musical de Bruno n’est pas encore défini (p’être qu’en se levant avant midi il aurait plus de temps pour bosser) et au cinéma le film "L’Abandon".


Et puis on est triste d’avoir perdu l’artiste dessinatrice réalisatrice Marjane Satrapi (56 ans aux pinceaux), célèbre pour son formidable « Persepolis », bédé autobiographie sur son enfance en Iran, et son arrivée chez nous. Il paraît qu’elle est morte de tristesse. C’est beau... 

Faute de temps, nous n’avions pas salué comme il se doit le colosse et colossal Sonny Rollins, 95 ans aux nougats, le dernier des immenses musiciens de jazz, dont on disait qu’il ne rejouait jamais le même chorus, étant capable de mémoriser toutes ses notes soufflées dans son ténor, comme un joueur d’échec se souvient de ses coups. Rhythm'n'blues, be bop, hard bop, free, caraïbe, Rollins ne cessait de varier les styles, il était aussi connu et respecté pour sa gentillesse et sa grande générosité en scène, qu'il arpentait encore dans sa neuvième décennie. Anecdote : à la fin des années 50, Rollins a eu du mal à gérer sa célébrité (et quelques addictions ?) il a arrêté de se produire pendant trois ans. Il travaillait toujours son instrument, mais conscient d'emmerder ses voisins (il habitait New York) il allait s'entrainer sous le pont de Williamsburg plusieurs heures par jour, quelque soit la météo ! Il revient en 1962 avec son fameux et bien nommé album « The Bridges ». Pour l’anecdote (bis), le générique de Bouillon de Culture (Bernard Pivot) c’était lui. On écoute le célèbre et caribéen « St Thomas ».