LUNDI :
on
a rendu hommage à l’icône Dolly Parton, qui était bien plus
qu’une star de la country, une compositrice prolifique et accomplie qui a traité
des thèmes nouveaux, intimes, féminins, une des rares artistes à
faire l’unanimité dans un pays aujourd’hui divisé.
MARDI :
le
blues de Bill Deraime, chez Pat, avec l’album « Énergie
Positive » qui mêle passages électriques et moments plus
intimistes, les textes traitent de thèmes chers à Bill, l’espoir,
la fraternité, un incontournable de sa discographie,
sincère
et énergisant.
MERCREDI :
du
rock avec Bruno, et The Party Boys, un groupe australien à géométrie
variable, sorte de super groupe où ont transité un bon nombre de
sommités nationales, l’album éponyme propose une sélection de
reprises classic-rock, sans prétention, ni chichi non plus.
JEUDI :
du
jazz avec Benjamin et un hommage au pianiste sud africain Adolph
Johannes Brand, devenu Abdhullah Ibrahim, son piano bâtissait des
symphonies à lui tout seul, sa musique respirait la grâce mystique,
une profondeur spirituelle vouée au culte de la belle
mélodie.
VENDREDI :
du
cinéma, comme d’hab'
avec
un film
rare réalisé
par Abraham Polonsky, victime de la chasse aux sorcières
maccarthyste,
qui
revenait à la caméra avec « Willie Boy », western
en
fin de vie,
pamphlet politique, un
des grands rôles de Robert Redford.
👉 La
semaine prochaine, nouvel
hommage, cette fois au comédien Tim Curry, Bruno accueillera le
sextet Bull Angus, chez Claude, chantés par la légendaire Kathleen Ferrier, quatre chants sérieux de Brahms (il
manquerait plus qu’ils soient idiots et bâclés !), et Luc s’est
fait peur avec David Robert Mitchell et plein de T-Rex.

Et
puis, décidément, la chronique nécrologique ne désemplit pas, on
salue bien bas Jean Paul Rappeneau, 94 ans aux bonbons, sans doute un
des meilleurs auteur-réalisateur de comédie en France, il tournait
peu (9 films en 50 ans!) car il peaufinait les détails. Résultat,
une filmographie sans déchet, que des classiques ou presque, LA VIE
DE CHÂTEAU, LE SAUVAGE, LES MARIÉS DE L'AN II, TOUT FEU TOUT FLAMME, CYRANO DE BERGERAC,
BON VOYAGE... Des films qui ont pour points communs une écriture
ciselée, une certaine sophistication, un rythme effréné issu des screwballs comedy américaines (point commun avec son pote de
Broca pour qui il écrivait aussi) et des stars aux
génériques : Bébel, Montand, Deneuve, Adjani, Depardieu, Noiret...
Et dernier salut (encore ?) au réalisateur Tony Gatlif, cinéaste du voyage, des gitans, avec notamment LES PRINCES et GADJO DILO.