MERCREDI : Bruno revient aux fondamentaux, le blues. Celui de Janiva Magness qui après les années de vaches maigres signait chez Alligator Records et y sortait ses meilleurs albums, dont ce « The devil is an angel to » du blues-soul limpide et raffiné.
VENDREDI : Luc a revu au cinéma l’emblématique « Short Cuts », le chef d’oeuvre de Robert Altman, film choral où s’entrecroisent neuf intrigues, une pléiade de comédiens extraordinaires, une tragi-comédie humaine sur les névroses et lâchetés de notre temps.
👉 La semaine prochaine, en musique, deux pointures dans leur genre, Jimi Hendrix d’un côté et Guiseppe Verdi de l’autre (de Pat ou du Toon, qui a invité qui ?), le programme musical de Bruno n’est pas encore défini (p’être qu’en se levant avant midi il aurait plus de temps pour bosser) et au cinéma le film "L’Abandon".
Faute de temps, nous n’avions pas salué comme il se doit le colosse et colossal Sonny Rollins, 95 ans aux nougats, le dernier des immenses musiciens de jazz, dont on disait qu’il ne rejouait jamais le même chorus, étant capable de mémoriser toutes ses notes soufflées dans son ténor, comme un joueur d’échec se souvient de ses coups. Rhythm'n'blues, be bop, hard bop, free, caraïbe, Rollins ne cessait de varier les styles, il était aussi connu et respecté pour sa gentillesse et sa grande générosité en scène, qu'il arpentait encore dans sa neuvième décennie. Anecdote : à la fin des années 50, Rollins a eu du mal à gérer sa célébrité (et quelques addictions ?) il a arrêté de se produire pendant trois ans. Il travaillait toujours son instrument, mais conscient d'emmerder ses voisins (il habitait New York) il allait s'entrainer sous le pont de Williamsburg plusieurs heures par jour, quelque soit la météo ! Il revient en 1962 avec son fameux et bien nommé album « The Bridges ». Pour l’anecdote (bis), le générique de Bouillon de Culture (Bernard Pivot) c’était lui. On écoute le célèbre et caribéen « St Thomas ».




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