MURRAY HEAD - ”Blues & Beyond“ (2010) - par Pat Slade
Il est dommage que dans nos colonnes nous n’ayons pas parlé plus souvent
du plus français des folkeux anglais.
Say it ain’t so ?
Say it ain’t so (Dis-moi que ce n’est pas vrai ?) Eh bien
si ! Une seule fois son nom est apparu dans une chronique dans
laquelle je parlais de lui et aussi de Graeme Allwright et de Dick Annegarn. Trois pays, trois
artistes, trois styles. Murray Head, ce
n’est pas seulement ”Say it ain’t so Joe“ sur l’album du même nom sorti en 1975. Personnellement, même
si l’original est superbe, j’aime mieux la version de Roger Daltrey en 1977 que
l’on trouve sur son album solo “One of the Boys”. Murray Head ce n’est pas aussi ”One Night in Bangkok“ une chanson extraite et de la comédie musicale ”Chess“,
Il a aussi fait de très beaux albums plus méconnus.
Quinze albums, trois live et plusieurs compilations, et un qui
n’apparait pratiquement nulle part :”Blues & Beyond“ un petit live très intimiste. Ça ne sent pas la grande salle, mais un
public bien sage venu écouter un artiste qui vient dans les provinces
reculées pour porter la bonne parole du folk. ”How Can A Poor Man“ Tout commence par un morceau folk song américain des années 20 que
Ry Cooder remettra au goût du jour en
1970, et plus tard
Springsteen et sa voix rocailleuse en
fera une belle version. ”Lost My Baby Toninht“ : du Murray Head dans son style si
reconnaissable. ”Indian Song“ : une très belle chanson en français qui à l’origine a été chantée par
Jeanne Moreau et qui servira de BO pour
le film du même nom réalisé par
Marguerite Duras en 1975. ”Dearest Anne“ : on reste dans le cinéma qui prendra une grande part dans sa carrière,
que ce soit comme compositeur ou comme acteur. ”Dearest Anne“ est la chanson qui apparait dans le film ”Cocktail Molotov“ de Diane Kurys en
1980.
”Hesitation Blues“ :une chanson populaire écrite vers 1914
et qui aura une multitude de reprises comme celle de
Janis Joplin
ou le Grateful Dead par exemple.
”Darling 1944“ : jolie chanson entre le français et l’anglais. ”Cocktail Molotov“ : tout est dans le titre, encore un morceau composé pour le film. Une
BO écrite avec Yves Simon. ”Prison Wall Blues“ : une reprise un vieux folk song des années 30.
“Motherless Chrildren“ : un morceau d’Éric Clapton que l’on
peut trouver sur l’album “461 Océan Boulevard” en 1974 mais l’original a été composé par
Willie Johnson en
1927. “Cathy's Clown“ : un titre des
Everly Brothers où Murray Head, encore une, fois ajoutera la langue de
Molière à celle de
Shakespeare dans un couplet.
Une toute petite chronique pour un tout petit, mais bien agréable
album.
Le plus béarnais des anglais (ou anglais des béarnais… au choix !) qui fêtera ses quatre vingt printemps en mars prochain a un peu
disparu du circuit, son dernier album studio date de
2012 et il était surtout composé de
reprises (celle de ”Won't Get Fooled Again“ des Who est magnifique !). S'il n’enregistre plus, je suppose qu’il est toujours sur la
route.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire