mardi 17 février 2026

MURRAY HEAD - ”Blues & Beyond“ (2010) - par Pat Slade



Il est dommage que dans nos colonnes nous n’ayons pas parlé plus souvent du plus français des folkeux anglais.



Say it ain’t so ?




Say it ain’t so (Dis-moi que ce n’est pas vrai ?) Eh bien si ! Une seule fois son nom est apparu dans une chronique dans laquelle je parlais de lui et aussi de Graeme Allwright et de Dick Annegarn. Trois pays, trois artistes, trois styles. Murray Head, ce n’est pas seulement ”Say it ain’t so Joe“ sur l’album du même nom sorti en 1975. Personnellement, même si l’original est superbe, j’aime mieux la version de Roger Daltrey en 1977 que l’on trouve sur son album solo “One of the Boys”. Murray Head ce n’est pas aussi ”One Night in Bangkokune chanson extraite et de la comédie musicale ”Chess“, Il a aussi fait de très beaux albums plus méconnus.  

Quinze albums, trois live et plusieurs compilations, et un qui n’apparait pratiquement nulle part :”Blues & Beyond“ un petit live très intimiste. Ça ne sent pas la grande salle, mais un public bien sage venu écouter un artiste qui vient dans les provinces reculées pour porter la bonne parole du folk.  ”How Can A Poor Man“ Tout commence par un morceau folk song américain des années 20 que Ry Cooder remettra au goût du jour en 1970, et plus tard Springsteen et sa voix rocailleuse en fera une belle version. ”Lost My Baby Toninht“ : du Murray Head dans son style si reconnaissable. ”Indian Song“ : une très belle chanson en français qui à l’origine a été chantée par Jeanne Moreau et qui servira de BO pour le film du même nom réalisé par Marguerite Duras en 1975. ”Dearest Anne“ : on reste dans le cinéma qui prendra une grande part dans sa carrière, que ce soit comme compositeur ou comme acteur. ”Dearest Anne“ est la chanson qui apparait dans le film ”Cocktail Molotov“ de Diane Kurys en 1980

Hesitation Blues“ : une chanson populaire écrite vers 1914 et qui aura une multitude de reprises comme celle de Janis Joplin ou le Grateful Dead par exemple. ”Darling 1944“ : jolie chanson entre le français et l’anglais. ”Cocktail Molotov“ : tout est dans le titre, encore un morceau composé pour le film. Une BO écrite avec Yves Simon. ”Prison Wall Blues“ : une reprise un vieux folk song des années 30. Motherless Chrildren“ : un morceau d’Éric Clapton que l’on peut trouver sur l’album “461 Océan Boulevard” en 1974 mais l’original a été composé par Willie Johnson en 1927. “Cathy's Clown“ : un titre des Everly Brothers où Murray Head, encore une, fois ajoutera la langue de Molière à celle de Shakespeare dans un couplet.
Une toute petite chronique pour un tout petit, mais bien agréable album. Le plus béarnais des anglais (ou anglais des béarnais… au choix !) qui fêtera ses quatre vingt printemps en mars prochain a un peu disparu du circuit, son dernier album studio date de 2012 et il était surtout composé de reprises (celle de ”Won't Get Fooled Again“ des Who est magnifique !). S'il n’enregistre plus, je suppose qu’il est toujours sur la route.  


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