Petit retour nostalgique dans le passé et une parenthèse dans l’époque du
glam-rock.
"I can do it"
Mais pourquoi parler de ce groupe qui a fait fondre les adolescentes
prépubères de l’époque ? Je ne répondrai qu’avec deux mots :
Parce Que !
Dans les années 70, nous sommes dans la pleine période où le
Glam-Rock bat son plein. Les radios et la télévision n’ont plus grand-chose
à se mettre sous la dent. Alors des groupes et des chanteurs
plutôt kitchs vont apparaître comme par enchantement pour
nourrir la faune adolescente. David Essex ”America“, Velvet Glove ”Sweet Was My Rose“, George McCrae ”Rock Your Baby“, Today’s People ”He“ ou encore les Osmond Brothers ”Crazy Horse“. Pour beaucoup, ce ne sera qu’un rapide passage avec un hit
unique mais d’autres groupes arriveront à s’accrocher aux
branches et à faire une carrière un peu plus longue.
Des le début, les
Rubettesvont faire les
beaux jours des hit-parades. Le groupe de pop/glam rock anglais est composé de musiciens
de studio et, dès leurs premier single en
1974,”Sugar Baby Love“ en mode doo-woop la sauce va prendre. Composé d’Alan Williamsle chanteur à la voix haut perchée dans les refrains avec
sonhumour
typiquement british : ”On a vendu autant de disques que les Beatles, mais la
différence c’est que nous on est toujours sur
scène“, John Richardson
le batteur qui après son départ du groupe en
1981deviendra un dévot de Krischna tout encontinuant sa carrière musicale dans un style New-Age. Il
changera son nompour le pseudo de Jayadev. Tony Thorpeguitariste, Mick Clarkebassiste et Bill Hurdclavier. Grâce à leurs harmonies vocales, leurs
prestations et leurs looks en costard blanc avec la
casquette de la même couleur, ils vont s’attirer la faveur
du public. Les apparitions télévisées du groupe sont
marquées par un jeu de scène humoristique et très kitch.
En référence à un quatuor vocal canadien nommé The Diamond, les producteurs ont choisi un nom de pierre précieuse,
Ruby (rubis),
avec le suffixe
ettes.
Le groupe connaît son plus grand succès avec son premier single ”Sugar Baby Love“ en 1974. Écrit par
Wayne Bickerton et
Tony Waddington, deux anciens membres de
The Pete Best Four, le groupe du premier
batteur des Beatles, les futurs
membres des Rubettes qui travaillent
comme musicien de studio enregistrent la démo, cette dernière sera proposée
à un autre groupe qui ne sera pas intéressé. Les producteurs font alors
appel aux musiciens ayant joué sur la maquette et décident d'exploiter le
morceau.
Le titre sera un véritable succès en Europe, le directeur français de la
maison de disque des
Rubettes
ne croit pas en son succès en France et confie l'adaptation au chanteur
néerlandais francophone Dave. Les Rubettes
sera-t-il le groupe éphémère ? D’un seul titre, d’un seul
succès ? Non, le deuxième titre ”Tonight“ aura le même succès. Ils sortent leur premier album ”Wear it’s at“ et entame une tournée au Royaume-Uni. Leurs succès se confirmera en
Europe avec ”Juke Box Jive“ et ”I Can Do It“.
Même s'ils continuent à enregistrer des albums et à sortir de nombreux
singles, dans les années 75-76, le succès va s’essouffler, les morceaux
comme ”Foe Dee Oh Dee“ et ”Little Darling“ ne connaitront pas le succès de leurs prédécesseurs. Des divergences
musicales, déjà présentes au sein du groupe provoquent le départdu clavier
Bill Hurd. Ils font des tournées en
Europe et obtiennent un succès d’estime avec l’album ”Sign of the Times“. Après deux albums en 1977 et 1978, ils vont amorcer un
virage country rock avec des titres comme ”You Make It Hard“ de l’album ”Sometime in Oldchurch“ que je trouve personnellement très bon. Ce sera un chant du cygne malgré
deux autres albums que le Royaume-Uni refusera de sortir ne les trouvant pas
assez commerciaux. Emporté par la vague disco, le groupe se sépare au début
des années 1980, mais en 1985 la période nostalgique des
artistes des années 70 va les faire revenir. Le groupe sera sollicité pour
participer à des tournées, ils feront même la première partie des
Bee Gees en Allemagne. Le groupe connaît un
regain de popularité avec la compilation ”Best of“ qui sera disque d’or en France.
Après de multiples tournées de compilations et de batailles juridiques
entre les musiciens ayant quitté le groupe mais voulant continuer avec le
nom The Rubettes, ils existent
maintenant sous trois formes différentes : Le chanteur
Alan William conserve la propriété
exclusive du nom, le clavier Bill Hurd celui de
The Rubettes featuring Bill Hurdet les autres comme le batteur
John Richardson et le bassiste
Mick Clarke adopteront un nouveau nom
de scènes ;
The Sugar Baby Love.
50 ans d’existence, 23 albums sorties, 30 millions de vendus, les
Rubettes nous laisseront toujours un
goût de nostalgie dans la bouche.
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