Une galette à l’Improviste
Electric Orchestra Light, ou ELO pour les intimes fut groupe britannique des années 70 qui a trouvé la recette magique pour marier rock classique, pop et… un orchestre symphonique entier. "Out of the Blue", leur double album sorti en 1977, est une véritable pépite de mélodies cosmiques et de prouesses orchestrales. Préparez-vous à plonger dans un voyage auditif interstellaire.
”Out of the Blue“ La
tornade électrique d’Electric Light Orchestra
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| Jeff Lynne |
”Turn to Stone“ : On sent
toute la pression dans ce démarrage canon. Imaginez-vous réveillé
par un réveil qui joue du violon électrique. Ça pulse, un morceau
qui veut avancer coûte que coûte, mais ça groove et c’est
drôlement efficace.
Jeff Lynne (le maestro classe
so british qui fait mouche à chaque note derrière tout ça) nous
balance un riff entêtant et des harmonies vocales qui font penser
à la bande-son. "It’s Over" :
La BO d’un film de super-héros. Une balade fun qui n’est pas sans
rappeler son ami George Harrison. Ici, on sent déjà que le futur
hit est en marche, ce morceau pouvant s’écouter en boucle sans se
lasser. ELO joue le rôle du
poète romantique. Une balade mélancolique, Un piano doux, des
cordes en fond musical et cette voix un poil désabusée de
Jeff Lynne est douce, la
finesse de l’orchestration. C’est caressant, c’est
sentimental.
"Sweet Talkin’ Woman" : Bref
moment où ELO vous donne
rendez-vous au coin du feu. Un orchestre a cordes qui se la joue
façon XVIIe siècle qui ce bat au coude à coude avec un vocoder et
un chœur. Un tube parfait pour taper du pied. C’est frais, C’est
funky. C’est comme une conversation animée dans les années 70 dans
une discothèque disco intergalactique. la batterie. Les chœurs
sont entraînants, les synthés sont à fond et les vocaux vous
piègent immédiatement. Une vraie invitation à secouer la
tête.
”Across the Border“ Si vous cherchiez un voyage musical, le voilà. Sonorités des violons, flûtes et claviers s’entrelacent pour créer une sorte de chemin de fer sonore partant vers des contrées imaginaires. Le voyage : on pense un peu à Indiana Jones faisant une pause sonique. Le morceau est riche, foisonnant, et le road trip musical témoigne du goût d'agrémenter un soupçon de western spaghetti. Les violons d’ELO pour l’ambiance cinéma tirent leurs archets, la flûte souffle dans un vent cinématographique. L’effet “Je pars en vacances sans bouger de mon canapé”.
”Night in the City“ Un titre qui mêle une intro est mystérieuse, peu de folk, un peu de classique puis ça explose en une énergie à grand coup de riff de guitares. On se croirait presque un rock in the city. Ce titre pourrait bien être la BO d’un film noir des années 70 avec des poursuites en voitures et des néons clignotants. Dans ce morceau, ELO capture parfaitement l’atmosphère électrique d’une nuit urbaine. La rythmique est saccadée, comme une poursuite haletante avec cette chanson. Il y a du rythme, un de mes titres préféré de l’album. ”Starlight“ Prochaine étape du voyage, Retour à la douceur et à l’espace avec des sons cosmiques qui peuvent servir de bruit d’alarme pour une base lunaire, ce morceau est une véritable invitation à lever les yeux vers les étoiles. Un morceau poétique, planant et un brin rêveur, il fonctionne comme un néon. C’est à la fois rythmé et mystérieux, comme si la ville elle-même devenait une entité vivante.
“Jungle” attention pépite
! Un morceau suspendu, presque éthéré, irréel. Le rythme est
exotique avec des percussions qui déploies leurs ailes, les
synthés qui scintillent comme un cœur sauvage. Les cordes
s’emballent et la voix de
Jeff Lynne joue entre calme
et explosion. C’est intense, presque tribal, et clairement un
morceau qui fait bouger les épaules. Un peu comme si Indiana
Jones croisait King Kong dans une jungle audio. J’ai toujours
trouvé qu’il avait du John Lennon dans ce titre.
”Believe Me Now“ Balade
introspective qui pourrait faire fondre les cœurs les plus
endurcis. Piano délicat et des arrangements harmonieux. C’est le
moment où l’album baisse en intensité pour mieux vous happer par
l’émotion pure. Parfait pour une écoute post-dîner avec un bon
verre. C’est la pause détente dont on avait besoin après le
tumulte.
”Steppin’ Out“. Retour sur terre avec ce petit bijou, partir à l’aventure. Rythme soutenu, chœur central. La basse groove, la batterie tapote une mélodie qui vous donne envie de sauter le tempo, et Jeff qui roule dans sa voiture décapotable. Lynne reprend un ton plus léger, presque taquin. Ici l’air qui donne envie, on sent que les ELO veulent attraper le vent, le remettre en musique et nous donne envie de se lever pour danser. Très seventies, très feel good.
”Standin' in the Rain“ Ici,
on repasse en un remède anti-déprime musical. Gros son, rythme
infernal, clavier diabolique, orchestre synthétisé étourdissant,
ELO nous emmène dans un enfer
musical d’où on ne revient pas intact. Toute la force de la bande
de Jeff Lynne concentré en un
titre. ”Big Wheels“ la
symphonie pop s’amplifie, c’est un morceau rutilant. Guitares,
synthés, avec un rythme qui donne envie de taper du pied. Ses
refrains gargantuesques et des chœurs à faire pâlir un opéra. À
écouter quand il fait gris dehors ça change une vie. ”Summer and Lightning“ un morceau léger et lumineux, terriblement efficace contre la
sinistrose. la recette de ce titre , des violons qui sautillent.
”Mr. Blue Sky“ le
chef-d’œuvre absolu de cet album, juste pour toucher l’auditeur en
douceur. Sans doute l’un des morceaux les plus iconiques d’ELO. Impossible de résister à ce chant solaire où le ciel bleu
devient presque un personnage, Les arrangements sont d’une
légèreté jubilatoire, les chœurs sont addictifs. ”Mr. Blue Sky“ Le
soleil dans vos oreilles.
”Sweet Is the Night" : Les
amateurs de douceur apprécieront. Voici un titre tendre et
Jeff Lynne semble chanter l’été
éternel. Frais, lumineux, et presque trop court tant on aime.
Parfait pour les moments calmes. La voix est posée, les arrangements
élégants, toute la finesse d’ELO
qui ne cherche pas à en faire de trop. La guitare électrique évoque
dans la douceur, mais en mode nocturne. Il y a une élégance
naturelle dans la façon dont la musique coule, entre accords fluides
et un chant feutré.
“The Whale“ : Avec ce morceau,
ELO mise sur climat rayonnant
comme un projecteur géant. Un hymne une ambiance grand large et
épique. De la joie pure. Un concerto pop, Il y a quelque chose de
majestueux dans les arrangements, avec une montée en puissance qui
rappelle l’immensité de l’océan en version rock. Ce titre raconte
l’histoire d’un héros solitaire.
”Birmingham Blues“ On attaque
avec un piano et un rythme boogie qui durera tout le long du
morceau. La voix de
Jeff Lynne toujours aussi
intense et un chœur qui tient le fond de la scène pour soutenir
l’édifice.
”Wild West Hero“ Plus western que le Far West lui-même, ce titre mêle ambiance cowboy et orchestration symphonique. On imagine un héros, solitaire, loin de son foyer, chevauchant vers le coucher de soleil, avec des envolées de violons dramatiques et un fouet en guise de tempo. C’est épique, c’est drôle refrain entraînant. On se croirait dans un vieux film, et un peu kitsch, exactement de cow-boys, sauf qu’ici la marque de fabrique d’ELO.
"Out of the Blue" n’est pas juste un
album, c’est une explosion de créativité. Chaque titre est un petit
univers à part entière, où
Jeff Lynne et ses musiciens jonglent
avec les genres, les émotions et les ambiances. On passe du rock énergique
aux ballades intimistes, du space-opéra au western country.
Bref, un condensé de ce qui fait d’ELO
un groupe absolument unique. Si vous avez envie d’un disque qui vous
emmène loin sans bouger de votre canapé, c’est celui-là qu’il faut mettre
sur la platine. Alors branchez vos écouteurs, laissez-vous porter "Out of the blue", et bonne écoute cosmique !
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1. Turn To Stone
2. It's Over
3. Sweet Talkin' Woman
4. Across The Border
5. Night In The City
6. Starlight
7. Jungle
8. Believe Me Now
9. Steppin' Out |
10. Standin' In The Rain
11. Big Wheels
12. Summer And Lightning
13. Mr. Blue Sky
14. Sweet Is The Night
15. The Whale
16. Birmingham Blues
17. Wild West Hero
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