Ce qui fait rapidement la différence, à l’écran, c’est une certaine finesse d’écriture, sur un sujet pourtant rebattu (famille, ex famille, belle famille), le rythme du film qui ne semble faire aucune pause, ou presque, et l’excellence de la distribution. Bref, C’EST QUOI L’AMOUR ? se distingue un peu du lot. Évidemment, la formalité en question va prendre une forme beaucoup plus complexe et même inattendue sur la fin.
Il semblerait que Marguerite ne soit pas assez convaincante aux yeux du premier prêtre consulté (Jean Marc Barr en curé !), qui faute d’éléments tangibles refuse de valider le dossier. Arrive à la rescousse Chloé la catho, flanquée de son cousin prêtre, qui organisent un second rendez-vous chez une avocate spécialisée. En vain. Le dernier espoir est : le Vatican !
Ce qui n’échappe pas à Sofiane, un brin contrarié que l'ex-mari reprenne autant de place dans sa vie, les deux ex s'entendent comme larron en foire. Autre conséquence : si le mariage est annulé, cela signifie qu'il n'était pas fondé sur l'amour. Et donc que la première fille de Marguerite ne serait pas une enfant de l'amour... Ce qui plonge l'héroïne dans les affres de la mauvaise conscience.
La
situation tourne au vaudeville lors du séjour à Rome, où
toute la smala est conviée, les deux couples, fille et belle-fille
et
pièces rapportées.
La
balade en scooter de nuit à Rome renvoie à VACANCES ROMAINES de
Wyler, on
ne pouvait pas y échapper.
Fabien
Gorgeart orchestre
un chassé-croisé rigolo dans un palace cinq étoiles, entre faiblesses et petits mensonges.
Cette longue séquence romaine, certes amusante, aurait mérité soit d’être plus resserrée (beuveries, karaoké, rien de très original ni palpitant) soit d’y monter les curseurs en terme de comédie. Le réalisateur filme parfois le pied sur la pédale de frein. Marguerite coincée à poil dans la piscine aurait pu engendrer plus de catastrophes. Je ne sais pas quoi penser de la scène au Vatican, où s’invite un pape bienveillant, il aurait été plus rigolo de foutre un bon coup de goupillon là d’dans.
La dernière scène est par contre très réussie, émouvante, où s’y redéfinit les contours de famille (on pense au très beau L’ATTACHEMENT de Carine Tardieu), la place du père, du beau père. Laure Calamy étincelle, pétille, la réplique vive, le naturel déconcertant, Vincent Macaigne sort de son registre habituel de balourd empâté, Mélanie Thierry en impose en catho-tradi qui finit par se lâcher, et Céleste Brunnquell, toujours très juste même dans un petit rôle.
On aurait aimé qu'un Blake Edwards s'empare du sujet, y rajoute une pincée d'irrévérence, certaines situations pouvaient facilement être plus délirantes.





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