”Animal Magnetism“ est le disque qui me fera connaitre Scorpions
bien avant leur fameux live ”Tokyo Tapes“...
Un Animal Magnétique
J’ai toujours eu un train de retard sur les modes, alors que certains découvraient le Hard rock, j’en étais encore au Glam Rock. J’ai commencé à acheter mes premiers vinyles de rock avec mon petit salaire d’apprenti menuisier. Le premier sera le live d’AC/DC ”If You Want Blood You've Got It“ suivi d’”Highway to Hell“ et le suivant sera un album de Scorpions avec ”Animal Magnetism“. Pourquoi celui-là et pas un autre ? Mes achats de polychlorure de vinyle ont souvent été attirés par le graphisme ornant la pochette et celles de Scorpions vont beaucoup m’intriguer. Même si je n’avais jamais acheté un album du groupe teuton, j’avais déjà écouté leur album live de 1978 “Tokyo Tapes“ et le titre ”Fly to the rainbow“ et le solo d’Ulrich Roth m’avait impressionné. Roth, le guitariste Hendrixien qui fondera plus tard son groupe Electric Sun. Il quittera Scorpions la même année et sera remplacé par Matthias Jabs. Ils enregistreront ”Loverdrive“ en 1979 et ”Animal Magnétism“ l’année suivante.
Le magnétisme animal… qu’est-ce que c’est ? c’est
une ancienne théorie et pratique thérapeutique de la fin
du XVIIIème siècle qui eut d'importantes
conséquences sur le développement de la médecine et de la
psychologie voire de la parapsychologie. ”Make it Real“ un riff d’intro prometteur pour la suite de l’album, Klaus Meine égal à lui-même, une mélodie accrocheuse et un duo de
guitaristes aux riffs efficace.
“Don't Make No Promises (Your Body Can't keep)” le premier titre écrit par Matthias Jabs, une rythmique surpuissante, un morceau agressif. Même si la mélodie est un peu brouillonne, ça reste un très bon hard rock dans leur style bien reconnaissable. ”Hold Me Tight“ On découvre le côté sombre de Scorpions avec un Klaus Meine inquiétant qui ferait presque penser à Ronnie James Dio.
”Twentieth Century Man“ comme pour le morceau précédent, la noirceur se dégage du morceau, la voix de Klaus hors norme et des guitares à la limite de la saturation. On est loin de la légèreté de l’album ”Lpverdrive“. ”Lady Starlight“ : des morceaux comme eux seuls savent en jouer, arpèges de guitares tout en douceur et un chanteur à la voix de velours ce titre "lady Starlight" reste dans la ligné de ”Holyday“, la grande sœur de ”Still Loving You“. ”Falling in Love“ net et sans bavure, guitares acérées et refrain accrocheur, pourquoi faire plus compliqué ?
”Only a Man“ Klaus commence à capela en changeant les tonalités au cours du morceau et toujours des riffs saignants et une rythmique imposante. ”The Zoo“ : en quarante-cinq ans ce morceau n’a pas pris une ride, la performance des zicos est parfaite, que ce soit la basse omniprésente, la batterie qui écrase tout sur son passage, des guitares à l’unisson avec Matthias Jabs à la talkbox qui fera passer le jeu de Peter Frampton dans ” Do You Feel Like We Do“ pour un gazouillis d’oiseau. ”Animal Magnetism“ : retour dans le côté obscur du groupe, moins d’agressivité issue des instruments, mais beaucoup de maitrise et de technique.
Un très bon disque qui connaitra un succès populaire.
Mais Scorpions a
toujours eu des problèmes avec la présentation de ses pochettes.
On se souvient avec ”Virgin Killer“, ”Taken by Force“, ”In Trance“, ”Loverdrive“ et ”Animal Magnetism“ ne dérogera pas a la règle, la photo conçu par Hipgnosis représentant une femme agenouillée devant un homme
tournant le dos, un chien à ses côtés sera considérée comme
sexiste. De toute manière après avoir écouté cet album, je
mettrais le pied à l’étrier et j’achèteras dans la foulée ”Loverdrive“ et en 1984 j’irais les voir au Palais
Omnisports de Paris avec un certain plaisir.
Scorpions, la petite bébête qui pique avec sa queue mais à la différence
de son cousin arthropode, il n’est pas mortel… hormis pour les
oreilles.
P.S : Vendredi 23 janvier, décès du bassiste
Francis Buchholz à l'âge de
71 ans?






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