mercredi 18 mars 2026

Nina ATTAL " Tales of a Guitar Woman " (2025),



   On ne l'avait pas vu venir celui-là. En fait, on ne l'a pas vu du tout. Pas de promotion, pas de "vu à la télé", pas de passage radio, pas d'articles dans les journaux, même pas un encart pour annoncer sa sortie. À côté, des olibrius au talent contestable sont invités avec tous les honneurs à des émissions de grande écoute, et aux journaux télévisés. Certains sont admis au club "select", d'autres sont simplement ignorés. Ainsi, on pourrait croire la scène musicale française limitée, renfermée sur elle-même, majoritairement restreinte aux chanteurs interprètes et aux bidouilleurs, alors qu'elle grouille d'excellents musiciens. Certains ont dû faire le choix de s'expatrier dans l'espoir de pouvoir vivre de leur passion ; quitte à rester dans l'ombre, mais satisfaits d'avoir la possibilité de jouer sans (trop) se renier.


   La "petite" Nina Attal bourlingue depuis plus d'une quinzaine d'années. Elle enregistre quatre albums et deux Ep, joue un peu partout en France, occasionnellement dans divers pays européens (notamment en Suisse où elle vit depuis quelques années), traverse même l'Atlantique pour jouer au Québec, récolte divers articles élogieux, mais ne fait toujours pas la une. Mais qu'importe, elle continue tranquillement son chemin. Explorant d'autres univers musicaux, s'essayant à une émission sur Youtube ("Piece of Wood" consistant à inviter un artiste pour l'interviewer et jouer avec lui), s'impliquant dans une troupe originale de cinq femmes (le "Electric Ladyland")  pour adapter à leur sauce le répertoire de Jimi Hendrix, ou encore en s'investissant dans un spectacle dédié à Prince. Nina ne chôme pas, toujours affairée dans une entreprise ou une autre en corrélation avec sa passion de la musique.

     En 2025, elle fait son retour discographique avec un album orienté "guitare", "Tales of a Guitar Woman". Un titre qui pourrait être trompeur pour les amateurs d'instrumentaux et de guitares échevelées, car si les morceaux présentés semblent bien essentiellement reposer sur la six-cordes, ce n'est pas à proprement parler un "album de guitare". Nina se garde bien d'en faire des tonnes, et c'est même parfois assez sobre. Et si, depuis ses concerts à succès avec le "Electric Ladyland", certains pourraient assimiler Nina Attal à une "Hendrix-woman", on pense bien plus aisément à John Mayer qu'au légendaire gaucher de Seattle. Sinon, c'est probablement son album le plus franchement appuyé sur le travail des guitares. Des compositions relativement ouvragées, qui prennent leur temps pour développer leur douce atmosphère, où divers parfums s'entrechoquent. Senteurs fleuries de pop, de soft-rock, de modern-blues et de folk. Occasionnellement de heavy-rock sulfureux.

     Aux premières notes, Nina plonge l'auditeur dans une sphère de rock brut et mélodique, hésitant entre heavy-rock et power-pop ; "Backdoor" résonne comme un Yardbirds mis au goût du jour, et, d'entrée, met les points sur les "i". À savoir qu'elle ne s'affiche pas avec une guitare pour faire joli. Excellente musicienne, elle produit toujours des étincelles dans ses soli, sachant faire parler la poudre avec une aisance et une fluidité pouvant faire souvent défaut à bon nombre de crâneurs. Tous les soli de l'album - quand il y en a, sont systématiquement savoureux. Incontestablement, elle sait tricoter... de la guitare. Et pas qu'un peu.

   Etrangement, "Can't Be Undone" s'enveloppe dans un brouillard de rock atmosphérique évoquant le travail de Madlen Keys. Atmosphérique toujours, mais avec un écho bucolique, comme inspiré par la solennité de l'instant fugace où le soleil s'éclipse derrière les cimes cernant le lac de Walenstadt, "The Sun is Shining" marie guitare acoustique, chant mélancolique, nappes brumeuses de claviers et violon éthérique. 

    Des pièces plus sobres et acoustiques, entre folk et americana (européena ??), permettent de mettre en avant la belle voix claire de Nina, dévoilant alors une fragilité chargée d'émotion, affirmant sans peur sa féminité. Trois titres chantés en français, "L'Hiver", "Jimmy" et "Pas la Peine" sont deux morceaux courts où Nina va à l'essentiel, de crainte de briser le climat intimiste, confident.

    "I Dance Through the Night" est une déflagration de rock lourd fuzzy, débridé, un heavy clair et obscur, un brin zeppelien, où Nina lâche les chiens. Ou plutôt les watts, faisant rugir une gratte avide de mordre. Là, par contre, on sent le poids des heures dédiées à la musique d'Hendrix. On regrette que l'instant ne se prolonge pas, ou qu'il ne soit pas renouvelé. Avec la ballade "Her Shadow", c'est l'ombre d'un Prince qui s'étire timidement, évitant toute emphase, tout éclat superfétatoire. 

     Un peu perdu au milieu de tout ça, une pop mainstream (pléonasme ?) tente une percée avec "Missed Something" et surtout "One Way", qui paraît rechercher les faveurs des programmateurs de radio.

     Une femme de tête, qui mène sa carrière comme elle l'entend, suivant ses envies, ses aspirations. Avec cette dernière réalisation, plutôt que de se plier à un cahier des charges imposé par un label, de perdre sa liberté artistique, elle a fait le choix risqué de s'auto-financer (avec l'aide d'un financement participatif) et d'enregistrer pour un petit et obscur label indépendant (LVCO, label de Mathieu Gramoli, par ailleurs batteur et producteur de l'album). Le résultat en valait la peine, avec un album qui s'avère déjà comme le meilleur de sa carrière. Certainement le plus sincère, le plus authentique. Nina a mûri et cela lui va parfaitement.


🔅    Le coin matos :    🔅

     Nina Attal reste fidèle à ses guitares, à savoir ses deux Stratocasters custom de chez Guitare Garage (avec un petit "Nina" à la place du logo Fender) montées en micro Hepcat (une équipée en micros 69' et l'autre en 59'), et sa Gibson ES-335 (celle exhibée sur l'album "Yellow 6/17", offerte par le paternel pour ses quinze ans). Le tout branché dans un vieux Fender Deluxe Reverb Custom (des 70's - avec le panneau chromé et le lettrage bleu) et dans un Magnatone. Les deux boostés par un petit lot de pédales, avec notamment la BB Preamp de Xotic, la Riot Reloaded de Suhr, la Tre-Verb de Fender, la Mel-9 d'electro-Harmonix (simulateur de Mellotron pour gratte), la Richochet Whammy de Digitech, la Flashback de TC-Electronic, la Spark de Tc Electronic (mini boost), une Ventilator II de WEO (émulation pointue de cabine Leslie) et une Wah-Xah Vox. Et en acoustique, Martin, Yamaha et un Dobro (voir pochette). Pour les prestations dédiées à Prince ou à Hendrix, Nina sort de sa besace un assortiment de petites boîtes de chez Doc Music Station (boîte française d'"effets boutique" fondée en 2012 par un prof de guitare qui s'est rapidement fait un nom avec la Lucy's Drive, un clone de la Klon Centaur).

 

 
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mardi 17 mars 2026

”ZOMBIE“ (1978) de George A Romero - par Pat Slade




Depuis quelques années  le zombie revient en force, tout a commencé par la faute de monsieur Romero



ZOMBIE, la chair est faible




Ma première idée était de parler des Rolling Stones, mais quand tu vois la tête de Keith Richards, l’un dans l’autre, il n’y a pas trop de différence et beaucoup de ressemblance avec les boulotteurs de chair humaine. Tout de suite tu penses à un zombie tellement ce mec a été déglingué par la vie.  Depuis  quelques années le marché du zombie est remonté à la hausse dans toutes les déclinaisons possibles, que ce soit horrifique, ce qui est son but premier avec la série ”The Walking Dead“ qui durera 11 saisons sur une durée de diffusion de douze années ou humoristique avec les deux volets de “Bienvenue à Zombieland“, ”Manuel de survie à l'apocalypse zombie“, ou ”Shaun of the Dead” que j’avais chroniqué ici même. Les américains resteront les maitres incontestés du mort qui marche, des 1932 avec ”White Zombie“ de Victor Halperin qui récidivera 4 ans plus tard avec ”La révolte des zombies“. Michael Curtiz à qui on doit “La Charge de la Brigade Légère” en 1936 réalisera la même année ”le mort qui Marche“ avec Boris Karloff , un habitué des savants fous et des "résurrections" dans les années 30 (monstre de Frankenstein, Momie, etc.) : Et puis en 1968 Les zombies vont se lever en force avec le premier film d’un jeune réalisateur de 28 ans qui en écrira le scénario, le produira et jouera même dedans, George A Romero tournera le cultissime ”La Nuiit des Morts-Vivants“.
George A Romero

Il faudra attendre dix ans avant que le succès ne revienne. Il fera bide sur bide et on se posera la question s’il n’était pas le réalisateur d’un seul film. Et puis arrivera ”Zombie“ (Dawn of the Dead). Fini le noir et blanc de son premier film, le zombie prend de la couleur, le sang est bien rouge et les zombies sont bleus, ils étaient gris au départ mais le rendu sur la pellicule en ont fait des schtroumpfs. L’intrigue se passe en huit clos comme pratiquement beaucoup de films de zombies. Romero mettra souvent ses personnages dans des endroits clos comme dans ”Le Jour des morts-vivants“ en 1985 dans une base souterraine de l'armée américaine, dans ” L'Armée des morts“ en 2004 ou il reprend l’idée de ”zombie“ en mettant les protagonistes dans un centre commercial, dans l’excellent ”Le Territoire des morts“ en 2005 ce sera dans une ville partagée entre les riches et les pauvres et dans ”Le Vestige des morts-vivants“ en 2010 sur une île.

 ”Zombie“ sera un tremplin au cinéma pour les morts-vivants afin qu’ils puissent se nourrir en toute quiétude. Le contexte (quels que soient les films de bouffeurs de chair humaine) est toujours le même. Une épidémie offre l'opportunité aux morts (et enterrés) de revenir à la vie et d'attaquer les vivants. Une fois mordus, ceux-ci se transforment à leur tour en macchabées affamés. Et la suite de “La nuit des morts-vivants” gardera les mêmes bases. Fran (Gaylen Ross) est une journaliste qui travaille sur une chaine de télévision en pleine dérive, Stephen (David Emge), pilote de l'hélicoptère du studio et petit ami de Fran, propose à cette dernière de s'enfuir en volant l'appareil. Dans une autre partie de la ville, une unité du SWAT prend d’assaut un immeuble précaire occupé par des Afro-Américains et des Portoricains qui refusent, comme l'exige la loi, de détruire les corps de leurs proches.






Parmi l’unité d’élite, Roger (Scott Hale Reiniger) qui pour l’anecdote a une vague ressemblance avec Phil Collins jeune et Peter (Ken Foree) ami de Stephen qui doit s'enfuir avec lui, propose et à Peter de les rejoindre. Le groupe des quatre fugitifs quittent donc la ville pour trouver un refuge. Le groupe se posera sur le toit d'un centre commercial et décidera de s’installer après avoir fait le ménage des zombies qui s'y trouvaient.


 Fran doit s'imposer auprès des hommes qui prennent les décisions sans elle, notamment après qu'ils aient découvert qu'elle est enceinte. Elle veut apprendre à piloter l'hélicoptère au cas où il arriverait quelque chose à Stephen. Le petit groupe profite, pendant quelque temps, du centre commercial, mais l’ennuie s’installe avec cette vie en vase clos. Ils vont bloquer les entrées à l’aide de camions mais c’est à ce moment que Roger se fera mordre. Peter doit abattre Roger, qui s'est transformé en zombie. Mais toute les bonnes choses ont une fin, un groupe de bikers arrive à pénétrer pour un pillage en règle, laissant rentrer une horde de zombies derrière eux. S’en suivra une bataille rangée entre Peter et Stephen, bikers et Zombies (parmi les bikers, le maquilleur Tom Savini et sa moustache que l’on retrouvera avec le même look avec le rôle de Sex Machine dans ”Une nuit en enfer“ de Rodriguez en 1996). Après une scène de têtes éclatées et d’éventrations en tout genre ou Stephen finira lui aussi transformé en mort vivant, Fran décide de s'enfuir en hélicoptère avec Peter et constate qu'il lui reste très peu de carburant… Question "On va où ?"


Après avoir été censuré en France, le film ne sortira quand 1983 avec une interdiction aux moins de 18 ans. Pourquoi a-t-il été censuré ? ce n’est ni à cause du mâchouillage, ni des  têtes explosées, mais en tant qu'incitation au pillage dans les supermarchés 😊. Un film réservé aux amateurs d’hémoglobine et de massacres en tout genre. Je possède encore l’affiche et le copie en version originale ou une scène n’existe pas sur la version française, un zombie scalpé par les pales d’un hélicoptère. (Le concept de l'œuf à la coque d'après Le Toon – Tss Tss petit malin comique)

Zombie“ Une bonne entrée en matière dans le film du genre horrifico gastronomique.


lundi 16 mars 2026

L’ÉCOLE DE DÉTECTIVES PRIVÉS DU LIMPOPO d'Alexander McCall Smith (2012) - par Nema M.


Sonia regarde des robes de mariée et tombe sur un modèle porté par une femme de couleur, bien enrobée. Nema jette un œil par-dessus l’épaule de Sonia et dit :

- Une femme corpulente du Bostwana est une femme de constitution traditionnelle, alors que d’autres, toute minces, ressemblent à des insectes brindilles…. J’aime bien l’expression "constitution traditionnelle". Je l’ai trouvée dans ce livre "L’école de détectives privés du Limpopo".

- Limpopo ? Quoi c’est ça ? demande Sonia…

- Le Limpopo est un fleuve. Quatre pays d’Afrique australe font partie du bassin du Limpopo : l’Afrique du Sud, le Bostwana, le Zimbabwe, et le Mozambique. Tout le monde sait cela. De même que tout le monde connait Gaborone, la capitale du Bostwana.

- OK, soupire Sonia, nous voilà repartis en voyage.


Gaborone

Bon, à dire vrai je ne connaissais pas du tout Gaborone avant la lecture de ce roman. Le Bostwana, à la rigueur je savais le situer en Afrique. Sans Plus. Et grâce à cette histoire de détectives privés, j’ai découvert une ambiance particulière, chaleur et poussière, une manière de se respecter et de s’apprécier avec une certaine élégance.

 

Mma Ramotswe, Precious de son prénom, est la propriétaire de l’Agence n°1 des Dames détectives. Imaginez une belle femme de constitution traditionnelle. Mma Grace Makutsi, jeune femme fiancée à Rra Phuti Radiphuti, est l’assistante de Mma Ramotswe, ou plus exactement elle est en passe de devenir son associée. Enfin presque. Il faut dire que Rra Phuti Radiphuti est le patron du Magasin des Meubles Double Confort. Le vrai grand magasin de meubles de Gaborone, avec des canapés comme on n’en voit pas chez nous, pouvant accueillir ces très belles constitutions féminines, de façon confortable. Grace vient d’un village pauvre et dans son enfance elle ne portait pas de chaussures. Donc elle est très fière d’être passée par l’Institut de secrétariat du Bostwana ! Et ensuite, ce fiancé si gentil (et si riche) ! Mais Grace garde les pieds (avec désormais de belles chaussures) sur terre. De son côté, Mma Ramotswe est mariée à Rra JLB Matekoni. Et ce n’est pas n’importe qui cet homme là : il possède le garage Tolkweng Road Speedy Motors et à ses côtés travaillent deux apprentis mécaniciens. Les bureaux de l’Agencen°1 des Dames détectives sont attenants au garage.  


Limpopo

Un jour Precious fait un rêve étrange : un étranger blanc sous un gros arbre semble lui tendre la main. Grace va partir dans des explications sur l’interprétation des rêves à la fois charmantes et complètement péremptoires. Car Grace est impulsive, un peu naïve et orgueilleuse (elle a quand même eu 97/100 à l’examen de l’Institut de Secrétariat du Bostwana). Une tasse de thé et tout rentre dans l’ordre. Precious et Grace boivent du thé, beaucoup de thé, il y a même un calcul très poussé fait par Grace à cause de la facture d’eau à payer.

 

Un jour Clovis Andersen passe par là et entre dans l’Agence n°1. Accueil avec thé, bien entendu, et surprise, ce Clovis Andersen est justement l’auteur de la "bible" de l’agence des Dames détectives :"Les principes de l’investigation privée". Quelle joie ! Quel honneur ! Mais Clovis Andersen n’a-t-il pas eu à traiter de bien plus grandes affaires que celles qui relèvent de l’Agence n°1 ? Mma Ramotswe est d’abord très intimidée puis, petit à petit, une forme de complicité s’établit et ils vont ensemble éclairer la sombre affaire de la Ferme des orphelins et du renvoi de la directrice Mma Potokwane.


Hum... constitution traditionnelle, miam miam

Ce n’est pas un roman noir, il n’y a pas de mort. Juste de petits tracas qui peuvent être effrayants aux yeux du jeune apprenti Fanwell. Ce garçon d’origine très modeste se laisse embarquer par un ancien camarade de classe dans une histoire de voitures à réparer, pas vraiment honnête. La justice est là. Si le palais de justice est imposant, l’avocat de Fanwell l’est beaucoup moins. L’équipe de l’Agence n°1 et celle du garage Tolkweng Road Speedy Motors vont tenter de démontrer l’innocence de Fanwell qui croyait juste rendre un service en réparant une voiture dans une cour. En vain. Mais un esprit facétieux vient sauver la mise de Fanwell, d’une façon, si ce n’est peu académique, à tout le moins redoutablement efficace. A noter que pour JLB Matekoni, il y existe des voitures malhonnêtes. Une manière de dire que certaines voitures, genre BMW, reflètent un peu trop le luxe (dans un pays riche grâce aux mines de diamants, mais dont 70% du territoire est désertique).

D’un côté le paraître, le luxe (avec la construction de belles maisons en briques de qualité…) et d’un autre une terre aride, le désert du Kalahari, dans lequel à 4h00 de Gaborone une pauvre route s’élance qui finit en piste ensablée. La camionnette de Mma Ramotswe s’y enlise au grand dam de Mma Makutsi, verte de peur, à l’ide qu’un lion pourrait survenir et les dévorer. Mais non, elles vont rencontrer deux ânes et leur maître, et tout ira bien.

Les pays voisins sont pauvres (sauf l’Afrique du Sud bien entendu). Il y a donc des quartiers pauvres avec la main d’œuvre discrète qui envoie sa paie à la famille restée au pays. On rencontre ainsi un maçon exploité par un promoteur on ne peut plus véreux…


Alexander McCall Smith est né au Zimbabwe en 1948. Avant d’être l’auteur de nombreux romans policier, c’est un juriste qui a entre autres enseigné le droit à l’université de Gaborone dans les années 80 et s’est spécialisé en droit médical et bioéthique fin du XXème siècle.

Merci à la traductrice Elisabeth Kern d’avoir su rendre l’humour de Mma Ramotswe.

 

Bonne lecture !

Editions 10/18  - 334 Pages 



dimanche 15 mars 2026

BEST-OF PLANÉTAIRE AVEC VUE SUR PANAME ET LA CORÉE (DU SUD)

 

MARDI : Pat Slade n'aime pas trop le Renaud post deprim'. Pourtant voici sa 3ème chronique sur le chanteur français aux textes originaux, sarcastiques et poilants, et à la gouaille à l'ancienne qui fit le bonheur de ses fans à la fin du XXème siècle. Retour en arrière en 1975 : Il a 23 ans et il sort son premier album ”Amoureux de Paname“, le pavé parisien, Montmartre, Montparnasse… Un petit air de Bruant… Et puis le titre Hexagone, révolté et interdit d'antenne. Nostalgie.

MERCREDI : Place à Bruno notre expert Rock, blues, etc. Aujourd'hui grandeur et décadence épiques du groupe Blood, Sweat & Tears avec en hit l'un de ses meilleurs albums de 1969 au titre original "Blood, Sweat & Tears". Un mélange de Jazz, mais aussi R&B / Soul / Funk"… Ça fiche la pêche dans tous les cas 😊.




JEUDI : Claude est parti chercher des documents de 1978 dans les caves de la Philharmonie de Vienne 😐 ? Il a chargé Sonia de rédiger un article suivant son intuition.  Le résultat : une chronique consacrée à une charmante 43ème symphonie de Haydn sous-titré "Mercure"🌡. On retrouve le style rédactionnel pétulant de notre assistante commentant sans chichi solfégique cette œuvre qui souffle le chaud et le froid … À la direction, le chef expert Adam Fischer.

VENDREDI : Luc se passionne pour le droit du travail en Corée (du sud) et notamment les bizarreries de la recherche d'emploi après licenciement… etc. (Luc est président à vie du Deblocnot). Son rapport : une chronique sur Aucun autre choix de Park Chan-Wook (2026). Un employé licencié en vient à dézinguer ses concurrents potentiels pour s’assurer un job. Adapté du roman de Donald Westlake, le réalisateur coréen pousse loin les curseurs de la férocité, mise en scène jubilatoire et inventive. Un régal ! (Film actuellement en salle)


LA SEMAINES PROCHAINE : une histoire de Détective privée au Botswana, un roman attachant lu par Nema M., Pat se frite avec Zombie (1978) de G. Romero, Bruno nous ferra une surprise, Claude Toon et son disque soi-disant Légendaire : Brahms par Mravinsky à Vienne, et le film Nuremberg vu et commenté par Luc…


🤔 Manque d'idée ? un accès de curiosité ? Pensez à consulter les superbes index parfaitement mis à jour au quotidien par le Toon, désigné webmaster volontaire autoproclamé !


BON DIMANCHE ET ALLONS VOTER (enfin si ça nous dit)