dimanche 16 août 2026

UN BEST-OF TRÈS EN COLÈRE


MARDI : Pat s’attaque à un classique de Electric Light Orchestra qui nous offre dans « Out of the blue » un voyage cosmique et musical qui jongle génialement avec les genres, les ambiances. I say goodbye Pat says ELO !

MERCREDI : Bruno et son obsession du moment, le Rock-Fm, s’intéresse à Saga, un quintet canadien qui, dès leur premier album (du même nom) débarque fièrement avec une musique fusionnant rock-progressif et tonalités Fm, des précurseurs dans le genre.


JEUDI : de la littérature japonaise avec Benjamin et une grande plume du soleil levant, Yasunari Kawabata, dans « Le Maître ou le tournoi de Go » son personnage trouve dans son génie du jeu matière à racheter la platitude de son existence.

VENDREDI : autre lecture, conseillée par Luc, ce polar de Shawn A. Cosby, un p’tit nouveau bien talentueux, « La Colère » met en scène deux paternels endeuillés qui crient vengeance. Les papys flingueurs, c’est du brutal !

👉 La semaine prochaine, et par ces temps irrespirables, un peu d’Oxygène avec Jean Michel Jarre et Pat, un roman de Julian Barnes lu par Nema, Luc s’est replongé dans le St Germain de Prés avec Philippe Jaenada. Et sans doute Bruno, son transistor FM collé à l’oreille. 

vendredi 14 août 2026

LA COLÈRE de Shawn A. Colby (2023) par Luc B.


On accueille un nouveau venu dans la galaxie des auteurs de Romans Noirs, Shawn A. Cosby. Natif de la Virginie occidentale, issu d’une famille pauvre, il grandit dans une caravane et abandonne l’école assez tôt. Mais s’instruit par la littérature. Une bonne chose. Après la publication d’une première nouvelle, il sort LES ROUTES OUBLIÉES en 2021, puis LA COLÈRE en 2023.

Physiquement le gars en impose, il ressemble au chanteur Grégory Porter. Une écriture dégraissée sur l’os, pas d’effet de style ni de manches, sinon les manches de pioches que son héros Ike Randolph envoie dans la gueule. Si on devait chercher un pendant au cinéma (je suis plus culturé dans ce domaine), je dirais qu’on est plus proche de Don Siegel et Sam Peckinpah, que de Michael Mann ou David Fincher.

LA COLÈRE est un roman de vengeance. A la manière du LE POINT DE NON-RETOUR (le film de John Boorman adapté de Donald Westlake) les deux héros sont en mission, rien ne les fera dévier de leur route (parsemée de cadavres), décidés à causer un maximum de dégâts pour venger la mort de leurs fils respectifs. On peut penser aussi au film de John Flynn LÉGITIME VIOLENCE (1977) qui ne faisaient pas dans la dentelle.

Ike Randolph, qui est noir, rencontre Buddy Lee Jenkins, qui est blanc, le jour de l’enterrement de leurs fils : Isiah et Derek. Qui étaient mariés. Les deux pères avaient mal digéré l’homosexualité de leurs rejetons, avaient coupé les ponts. Autre point commun : ils ont tous les deux tâté de la taule. Quand Isiah et Derek sont retrouvés assassinés, en pleine rue, criblés de balles – visiblement un contrat – les paternels décident de mener l’enquête, surveillés de près par l’inspecteur LaPlata qui les met en garde contre une expédition punitive. 

Le point de départ est assez classique, deux hommes que tout oppose, leur couleur de peau en premier lieu, leur mode de vie, qui ne se connaissent pas, mais liés familialement : ils sont grands pères de la même gamine, Arianna, adoptée par leurs fils. Ils vont commencer à enquêter dans le cercle des amis, où s'y confirme qu’Isiah avait reçu des menaces. Il enquêtait pour le compte d'un journal local sur Gerald Whinthrop Culpepper, un juge promis à une carrière de procureur. Et puis y’a cette fille, Tangerine, qui semble en savoir beaucoup mais qui a disparu des radars. Il faut la retrouver, et si possible avant que le biker suprématiste Grayson, et sa bande, ne mette la main dessus.

S.A. Cosby trouve le bon équilibre entre la description du quotidien, le contexte social, les caractères (Buddy Lee, presque SDF, sa caravane, son vieux pick-up, sa voisine Margo) et les scènes d’actions, joliment troussées. Mention spéciale à la scène d’intimidation lorsque Grayson et ses bikers débarquent dans la boite d'Ike (il est pépiniériste), 5 contre 1, une secrétaire effrayée (joli personnage) et les gugusses qui repartent la queue entre les jambes à défaut de leurs Harley.

Plus Ike et Buddy sèment la merde, plus on leur envoie du monde pour les neutraliser, et plus ils repartent de plus belle ! Y’a une séquence formidable avec un producteur de rap (qu’Ike a connu en prison, qui est en dette) et ses gardes du corps. Plus tard une rencontre pimentée dans l’arrière-salle d’un salon de coiffure.

Tous les coups sont permis pour empêcher nos enquêteurs amateurs de résoudre l’affaire. La tension monte crescendo, à l’instar de l’arsenal guerrier d’Ike et Buddy, qui ont encore quelques relations dans le milieu. J’ai rarement lu de roman avec autant de fusillades, explosions, poursuites, prises d’otage, assauts, que l’auteur arrive à rendre lisibles, compréhensibles, malgré le nombre de protagonistes engagés. Géniale scène chez la mère de Tangerine, et sa bicoque assiégée, ou lorsque nos deux papys débarquent dans les beaux quartiers. Chez ces gens là, pour entrer dans une villa, on ne sonne pas à la porte, on défonce la baie vitrée avec son pick-up.

Les deux protagonistes sont rongés par les remords, la culpabilité. D’avoir banni leurs fils de leur vie, d'avoir cédé aux préjugés. La colère qui les anime est d'abord contre eux-mêmes. La petite Arianna (orpheline métisse de pères homos, bon courage cocotte dans l'Amérique profonde) devient naturellement l'objet de toutes les attentions, mais aussi une proie facile, une monnaie d'échange. 

Voilà un bouquin formidable, dans le genre viscéral, ça se lit vite, sans temps mort. Les droits ont immédiatement été achetés par le producteur Jerry Bruckheimer (là par contre on craint le pire, le mec de Bad Boys, Armageddon et autres Top Gun…). S.A. Cosby a depuis sorti deux autres romans, on va aller y jeter un œil…

Editions Pocket, 394 pages.    

jeudi 13 août 2026

LE MAÎTRE OU LE TOURNOI DE GO de Yasunari Kawabata (1951 - 54) par Benjamin


Les avions fondirent sur les navires américains dans une charge aussi suicidaire que vengeresse, grêle meurtrière provoquée par un monde qui ne veut pas mourir. La guerre, l’Amérique l’avait au fond gagné bien avant le début de la seconde guerre mondiale, son culte de l’argent diffusant le cancer de la mesquinerie moderne dans le corps fatigué de la tradition japonaise. La modernité modifiait la guerre comme elle modifia ensuite la vision de la production, de l’art, de l’humanité. La mitrailleuse et les bombardiers inauguraient le règne des masses, le triomphe des chiffres et des statistiques sur le panache et la force individuelle. 

Que pouvait encore être l’image du samouraï après après le double drame de Nagasaki et Hiroshima ? Avant cela, cette figure tutélaire gonflait encore les cœurs des combattants, restait le symbole adoré d’une tradition que tant souhaiteraient rétablir. Les plus grands écrivains sont avant tout les porte-paroles des joies, peines et espoirs de leur époque, leurs plumes dressent le portrait d’un peuple à un moment de son histoire. 

Dans l’iconographie littéraire japonaise moderne, une image résume à elle seule cette vision de la littérature, celle de Yukio Mishima discutant gaiement avec Yasunari Kawabata. Malgré leur apparente gaieté, le visage des deux hommes parait tendu par de lourds tourments existentiels. Si il est vrai que les amitiés les plus solides se forment sur le ciment de peines communes, alors ces deux hommes étaient faits pour se rencontrer. Contraint à la plus dure des solitudes par une grand-mère acariâtre et possessive, Mishima résuma son mal en affirmant que, chez lui, la découverte des mots précéda celle du corps. Cette « soif d’amour » qui donna son nom à un ouvrage de Mishima, Kawabata la vécut avec la même intensité douloureuse. Son tyran fut le destin, cette force mystérieuse faisant disparaître prématurément les êtres qui lui étaient chers.

L’homme aurait pu faire siennes les lamentations du Feu Follet de Drieu La Rochelle, comme lui ses êtres aimés ne cessaient de lui glisser entre les doigts. Vint d’abord la mort prématurée du père, puis celle d’un grand père dont il venait de se rapprocher. Restait alors l’espoir du premier amour, dont l’apprenti écrivain ne se sentit d’abord pas digne. 

Lorsqu’un miroir était placé face à lui, Kawabata maudissait ce visage qu’il taxa de la plus immonde des laideurs. De cet amour aussi espéré qu’impossible selon lui, de ce deuil impossible du plus beau sentiment humain naîtra la soif d’idéal de l’écrivain. Lorsqu’il rencontra enfin cet amour, le vrai, celui auquel on pense encore à l’article de la mort avec mélancolie, ce ne sera que pour le perdre après quelques mois. Lorsque, après l’avoir espéré des années durant, vous ne goûtez que du bout des lèvres à un bonheur qui vous est violemment retiré, son souvenir rayonne au fond de votre mémoire comme le plus brûlant des soleils levant. 

Contrairement à Mishima, Kawabata ne plongea jamais dans les abysses de l’érotisme sadique, l’amour fut pour lui une transcendance et un idéal. Mishima et Kawabata furent ainsi le yin et le yang de la littérature japonaise de leur temps, sa beauté sombre et sa grâce nostalgique. Le premier donna de l’élégance au nihilisme, le second de la poésie à la mélancolie. Dans les tourments de ces deux hommes raisonnaient les inquiétudes d’une nation qui, plongée dans le grand bain de la modernité, craignait de s’y dissoudre. Privé très jeune de l’affection de ses aînés, Kawabata ressentit le mal de ce peuple avec une sensibilité accrue. Dans la longue liste de personnages nés de sa plume, son joueur de go incarne le mieux cette peine existentielle.

Loin de moi l’idée de résumer ici les règles d’un jeu que, après l’avoir inventé, les chinois eux mêmes léguèrent à l’esprit aiguisé du peuple du soleil levant. Forme d’échec ultra complexifié, le go engendrait des batailles pouvant s’éterniser des heures, des jours, des mois. Cette patience est l’art et la raison d’être du héros du maître ou le tournoi de go. 

Chargé de rendre compte des parties homériques qui firent la renommé de cet homme, un journaliste nous dépeint un joueur plongé dans une concentration extrême, possédé par un effort intellectuel si intense qu’il en parait physique. La respiration du maître s’accélère parfois, une suffocante chaleur de fin de marathon envahit son corps, l’insomnie marque son visage d’une profonde fatigue. 

Comme un homme de l’ancien temps, ce maître voit d’abord dans le jeu une façon d’entretenir et de défendre son honneur. Arrivé au terme d’une vie privée de grandes joies, l’homme voit dans son génie du go un moyen de racheter la platitude de son existence par la grandeur de son art. La honte de la défaite aurait pour lui l’horreur d’une mort définitive, lui donnerait le vertige de celui qui a vécu sans laisser de trace de son passage. Cet homme ne pouvait comprendre l’étranger qui, au cours de parties hors concours, semblait heureux d’enchaîner les défaites. A travers cette rencontre d’apparence banale s’incarnait le dialogue impossible entre le monde moderne et celui de la tradition. Le premier ne jurait que par la légèreté et le loisir, le second cherchait la transcendance jusque dans les choses les plus légères. 

Si, comme le disait Nietzsche, la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux que nous avions dans nos jeux d’enfant, alors le triomphe de la modernité ne serait qu’une grande régression collective. De ce constat naît l’admiration du lecteur pour ce joueur de go qui, sous la plume de Kawabata, s’apparente également à l’incarnation de la profonde solitude de l’artiste.

Editions Livre de Poche  -  157 pages 

mercredi 12 août 2026

SAGA " First - same " (1978), by Bruno



     Était ce une volonté des majors ? De l'industrie musicale ? Ou bien était ce un mouvement collectif cherchant à faire négocier un virage plus mélodique au rock ? Renouant avec la pop et le rhythm'n'blues des 60's ? Ou simplement, le fait de musiciens fatigués de galérer, s’engouffrant dans un lumineux tunnel où on leur promet une nouvelle vie pleine de reconnaissance, sonnante et trébuchante ? Probablement un peu de tout ça, qui fait que la seconde moitié des années soixante-dix voit fleurir dans toute la largeur des États-Unis des groupes peu ou prou imprégnés de tonalités et cadences assimilées au Rock AOR / FM. Même le rock sudiste, initialement plutôt attaché à une certaine tradition – du Blues à la Country de leurs campagnes -, succombe aux sirènes de ce format prisé par les radios. Plus tard, au grand dam de leurs fans, même des grands noms du rock-progressif vont s'y adonner.

     Mais avant, il y a un quintet canadien qui, dès leur premier album en avril 1978, débarque fièrement avec une musique fusionnant avec une classe innée un rock-progressif à des tonalités « AOR », avec même quelques pincées de funk. Où la facette pop penche parfois dangereusement vers la (bonne) chanson de variété. Le tout largement immergé dans des sons de synthétiseurs de toutes les couleurs. Hérésie ? Peut-être, mais ce quintet assume fièrement sa direction et va en quelques albums imposer sa vision et son singulier caractère, traverser les frontières – jusqu'au delà du rideau de fer.

     Quand le groupe se forme, ce n'est pas une réunion de jeunes fous inexpérimentés, se cherchant encore. Trois débarquent de Fludd, un groupe assez célèbre en son Canada natal, où a également joué Greg Godovitz de Goddo. Suite à l'arrêt de Fludd en 1977, à cause des soucis de santé persistants du guitariste Brian Pelling – qui décède de leucémie le 28 juin 1978 -, le bassiste Jim Crichton, le batteur Steve Negus et le claviériste Peter Rochon fondent SAGA. Crichton fait appel à son frère, Ian, pour tenir la guitare, et pour finir, la troupe engage comme chanteur le Gallois Michael Sandler – qui, en dehors de ses heures en tant que chauffeur de taxi (à Toronto), faisait ses armes au sein d'un petit groupe nommé Truck (1)


     Si le chemin vers le succès international a été progressif, il n'en demeure pas moins que le son du groupe est établi dès son premier essai. D'ailleurs, il débute par deux classiques du groupe, longtemps indissociables de leur répertoire scénique : « How Long » et « Humble Stance ». Cinq autres compositions sont aussi souvent jouées en concert ; elles sont d'ailleurs présentes sur des live du groupes.

     La boucle infinie de synthé échappée de Krafwerk (ou de Donkey Kong (2) ) - il fallait oser ! - et la batterie basique et amplifiée en mode dance-floor ont de quoi faire fuir, tout comme le riff quasi disco des claviers. Toutefois, grâce au contraste avec la guitare hargneuse et de la voix impérieuse, « How Long » se présente comme un fusion habile et inédite de genres habituellement antagonistes. « Humble Stance », lui, réduit sa dose de funk - quoi que - au profit d'une ambiance entre Renaissance et Gothique, établissant un pont mariant deux âges ; comme si Saga s'inscrivait dans une comédie musicale kitsch censée se dérouler dans un Moyen-Âge tardif. 

     La suite est nettement plus progressive, avec toujours un parfum gothique ténu, pouvant autant évoquer un Wishbone Ash (première période) qu'un Yes, tous deux irradiés de synthés précurseurs, anticipant la décennie suivante.  En particulier avec "Will It Be You ? (Chapter Four)", SAGA démontre qu'il a de la suite dans les idées. En effet, c'est la première pièce d'un long puzzle, qui va s'étaler sur plusieurs albums dans un ordre aléatoire. Se terminant en 1981 avec l'album "Worlds Apart", contenant les chapitres 5 et 8. Généralement, ces chapitres sont les pièces les plus longues et les plus "progressives" des albums. Autre chapitre, le sixième, "Tired World", héritage d'un heavy-progressif, est un peu basique et long au démarrage. Ian semble avoir de la peine à se contenir et lâche quelques soli heavy - avec même un passage au tapping, alors peu commun à l'heure de l'enregistrement. En 2005, l'enregistrement en public " The Chapters Live ", l'intégralité des morceaux dans l'ordre. C'est aussi le dernier disque avec le batteur Steve Negus. Cet album live tardif se présente alors comme un concept album basé sur un récit personnel de science-fiction reprenant la vie d'Albert Einstein, avant d'enchaîner sur les efforts d'une civilisation extra-terrestre pacifique, soucieuse d'une humanité courant à sa perte, cherchant à préserver le cerveau du génie défunt.


   "Perfectionist" s'annonce avec des trompettes en carton (synthétiques), et glisse dans une danse de la Renaissance - entre la Volte et la Branle - régulièrement ébranlée par de sombres claviers à la John Carpenter. Une bande son en accord avec une histoire digne d'Alice Cooper : ou comment Ellery Sneed, voulant mettre fin à ses jours, ne souhaitait pas partir seul tout en voulant laisser un bon et impérissable souvenir à ses amis, organise un banquet, une grande fête, avec en bouquet final, un toast, un vin spécialement agrémenté par ses soins...

     Plus léger, éthéré et sobre, "Ice Nice" se laisse emporter par la brise dans des sphères sidérales, où seuls survivent les synthés ; contrées où l'on s'attend à voir surgir Kate Bush. Jusqu'au final, ballet d'aérolithes ou joutes entre guitare et clavier.

     Il ne s'agit pas du meilleur du groupe, mais cet album dégage déjà une maturité étonnante - il a été enregistré en 1977 - et impose un style singulier, reconnaissable entre mille. Sa modernité préfigure des années avant les fiançailles du progressif avec le rock FM - à croire que Saga a servi d'exemple, même aux anciens -. Cependant, a contrario, c'est aussi cette modernité qui l'a desservi. Si le succès du quintet canadien explose - tardivement - à l'international avec l'excellent album "In Transit" - véritable best-of enregistré en public -, Saga n'a jamais totalement été accepté par les adeptes d'un genre ou d'un autre. Trop "Pop" et "AOR" pour les fidèles du Progressif, trop de synthés pour les partisans du Rock et trop Rock, voire parfois trop Heavy (notamment avec Ian Crichton qui peut envoyer quelques riffs et soli bien mordants), pour les néo-romantic-new-wave-gothico-trucmuche. Pas toujours facile de se singulariser dans ce large univers rock où les chapelles peuvent se révéler conservatrices, parfois même carrément sectaires. Un paradoxe dans cet "univers" qui est pourtant dès ses origines le fruit de brassage, d'alliage, de fusion.


Side one

TextesMusique
1."How Long"Michael SadlerJ. Crichton, Sadler,  Rochon4:01
2."Humble Stance"J. CrichtonCrichton, Crichton, Rochon, Sadler5:50
3."Climbing the Ladder"M. SadlerCrichton, Crichton, Rochon, Sadler4:45
4."Will It Be You? (Chapter Four)"J. CrichtonCrichton, Crichton, Negus, Rochon, Sadler7:13

Side two


TextesMusique
5."Perfectionist"J. CrichtonJ. Crichton, Sadler5:46
6."Give 'Em the Money"J. CrichtonJ. Crichton, Sadler4:25
7."Ice Nice"J. CrichtonJ. Crichton6:55
8."Tired World (Chapter Six)"J. CrichtonCrichton, Crichton, Negus, Rochon, Sadler7:06
  1. Sans rapport avec la formation américaine de hard-rock, ni même, apparemment, avec le très bon groupe Canadien de jazz-rock soul, dans lequel est brièvement passé Jim Crichton.

  2. Oui, c'est un anachronisme


🎼🐝