Zappa, on aime ou on déteste, pas de demi-mesure avec le moustachu à la
musique sophistiquée et tarabiscotée. Ah, Claude Toon précise que Pierre
Boulez interprétait Zappa... Tout le monde n'était pas un tel élu
!!!
FRANK ZAPPA un rock controversé
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| "Uncle Meat" |
Puis, il y a une semaine, en farfouillant dans de vieux stocks de vinyles, je suis tombé sur un lot avec plein de choses très intéressantes. Et parmi les petites merveilles, je vois une pochette rouge avec la tête d’un gars poussant un cri comme si ce dernier s’était tapé le petit doigt de pied dans le coin d’une table et un titre «Chunga’s Revenge». Pourquoi ne pas réessayer de réécouter le guitariste moustachu dans les exercices de sa jeunesse ? Bien que cet album fût déjà son dixième, depuis «Uncle Meat» une année et trois autres enregistrements les séparaient, était-il possible qu’il ait évolué ? Mais «Uncle Meat» était différent, c’était une bande originale d’un film inachevé et qui ne verra le jour qu’en vidéo en 1987, un documentaire "making of" montrant des répétitions et des images de fond de 1968 et des entretiens avec des personnes impliquées dans la production inachevée. Il n’est pas encore sorti en DVD.
«Twenty Small Cigars» : un jazz fusion dans la veine de John Scofield. «The Nancy & Mary Music» quand Zappa se lâche et mélange tout les genres, la batterie, la guitare, l’orgue et le public sont mis à contribution. Plus de neuf minutes de ce qui ressemble à une très grosse improvisation. «Tell Me You Love Me» : un rock qui rappellerait un peu les Beatles à l’époque de l’album blanc avec des guitares plus agressives. «Would You Go All The Way» : tout commence comme un rock des années 60, ensuite le rythme se casse et devient un peut fouillis. «Chunga's Revenge» : gros son de guitare, un titre en forme de solo de guitare de six minutes.
En conclusion, après avoir écouté «Chunga’s Revenge», je me repose la question : Était-il un génie (méconnu pour certain) de la musique ? Et je répondrais que oui. Un VRP multicarte des genres et s'il avait vécu plus longtemps, il aurait surement créé un nouveau genre que tout le monde se serait empressé de pilier allègrement. De septique je ne suis pas passé à inconditionnel mais je suis plus perceptible à ses créations. A moi maintenant de me replonger dans sa riche discographie et d’enrichir ma culture «Zappiene» (Il existe ce mot ?).

Bon,
RépondreSupprimerJe commence la liste alphabétique à l'envers et je me suis dit qu'à Z y'aurait bien Zappa, ce génial touche à tout qui a tapé aussi dans le contemporain aux côtés de ses productions rock, pop, jazz, pastiche, cartoon, doowop ... et dont certains textes n'ont rien à envier à notre Gainsbourg référent national.
Chunga's revenge (le titre, pour les amateurs existe en version tango electro chez gotan project, captivant et osé...
C'est un titre que j'ai arrangé pour un orchestre d'élèves il y a une petite dizaine d'années et parmi la foisonnante discographie de Zappa il m'était apparu comme l'un des rares jouables en fin de second cycle musiques actuelles pour faire découvrir l'artiste aux ados. ils en sont très rapidement devenus fans - j'avais bien pensé à un titre à récupérer dans apostrophe(s) mais le côté cartooning cher à Zappa y intervient de façon quasi systématique ce même dans des blues bien marqués.
L'album dont on parle ici est effectivement une super porte d'entrée pour la musique du moustachu et j'y adore Aynsley Dunbar (qui passera ensuite chez Journey, groupe auquel je vais consacrer un article prochainement). Max Bennett quand à lui c'est le LA Express avec son comparse John Guerin, super batteur qui a aussi merveilleusement soutenu (avec Bennett) la géniale Joni Mitchell.
Et puis ici il y a cette dimension free jazz qu'adulait Zappa avec toujours ce côté déviant dont ces solis de trombone électrique qui se fusionnent avec la guitare.
Un super album !