dimanche 24 mai 2026

L’ÉCHO DU BEST-OF... DU BEST-OF… USTOF… TOF... OFFFF... & R.I.P. Felicity LOTT (Soprano)


MARDI : sur la platine de Pat le « Meddle » de Pink Floyd, un album charnière souvent moins célébré que les monuments qui suivront, parfois fantasque ou bucolique, le disque se clôt sur les ambitieuses 23 minutes de « Echoes », une de leurs plus belles compositions.

MERCREDI : Bruno boxe en première catégorie, mais nous parle parfois de seconds couteaux du rock, comme Nazareth, qui après un passage à vide revenait au meilleur avec « Boogaloo » qui revient aux fondamentaux du heavy-rock, un son plus massif et une assurance de conquérant.


JEUDI : sorti des rayonnages de la bibliothèque de Benjamin, ce roman posthume de Henri Vincenot, qui dans « Le Maître des abeilles » met en scène un personnage symbole d’un monde paysan résistant à la folie des villes, l’auteur y brocarde avec verve et humour l’orgueil d’une modernité cherchant à faire table rase du passé.

VENDREDI : au cinéma Luc a très apprécié le dernier film de Pierre Salvadori « La Vénus électrique » où il est question de foire, de fausse médium, d’escroc, de peinture, de muse, de deuil, une comédie rondement menée, intelligente, pétillante, aux dialogues ciselés, un spectacle au charme fou.

👉 La semaine prochaine, on déroulera le tapis rouge au français Yves Boisset et sa « Femme flic », au groupe allemand Kin Ping Meh, au compositeur finlandais Jean Sibélius, à l’espagnol Rodrigo Sorogoyen pour son film « L’Etre aimé ». 

Bon dimanche. 


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R.I.P. Felicity Lott


Décidément Claude Toon cumule les hommages à des artistes du monde classique qui nous quittent de mois en mois…

Après les maestros Helmuth Rilling et Michael Tilson Thomas il y a peu, le clarinettiste également jazzman Michel Portal et le baryton légendaire José van Dam (tous le sont), la soprano Felicity Lott vient de disparaître à 79 ans après un combat contre une longue maladie…

Claude Toon avait déjà écrit un billet à propos d'un enregistrement du poème de l'amour et de la mer d'Ernest Chausson. À noter que cette perle du poème symphonique lyrique français inspirera le grand Mahler pour son lied final du Chant de la Terre… Claude avait retenu cet enregistrement car Dame Felicity Lott (anoblie par la Reine Elisabeth II) parlait un français sans accent !!!! D'autres mélomanes préfèrent le disque Jessie Norman, tout aussi sublime musicalement (pour les deux gravures, accompagnement d'Armin Jordan), mais la diva américaine ne maîtrise pas aussi finement l'élocution… Deux merveilles… (Chronique Chausson) La passion de Jessie s'affirme à donner le frisson… quelle œuvre !

J'écrivais à propos de Felicity Lott : " Felicity Lott est une soprano d'origine britannique née après la fin du conflit mondial. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour la musique : piano, violon et chant à l'université de Londres. Par ailleurs l'artiste obtient des diplômes en langue française et même en latin… Elle fréquentera le conservatoire de Grenoble (classe de chant) pendant un séjour en France.

Francophone et amoureuse de notre pays, rien de surprenant d'entendre Felicity Lott si bien maîtriser la diction dans le chant français, que ce soit dans le domaine de la mélodie (Debussy, Duparc, Poulenc, Berlioz, Chabrier, Fauré…) que dans l'opéra.

Bien entendu, elle va connaître également une belle carrière sur les scènes lyriques mondiales en interprétant des rôles aussi divers et difficiles que "La Maréchale" du Chevalier à la rose de Richard Strauss ou Pamina de la Flûte enchantée de Mozart.

La richesse de son répertoire en français lui a apporté les titres de chevalier des Arts et Lettres, de chevalier de la Légion d'honneur et de docteur honoris causa de la Sorbonne.

La discographie de Felicity Lott est vertigineuse, notamment au service du patrimoine de la mélodie française, mais aussi pour l'opéra romantique et la musique baroque…".


Voici des vidéos d'anthologie : les quatre dernier lieder de Richard Strauss (voir chronique, où là encore sa "rivale" Jessie Norman se distingue). Le disque comprend aussi divers lieder et la longue scène finale de l'opéra Capriccio. (2003)

On poursuivra avec le Laudamus Te extrait d'une Messe en Ut mineur de grande classe de Mozart. L'orchestre philharmonique de Londres est dirigée par Franz Welser-Möst (1987).

Et pour finir, le Spectre de la Rose extrait des Nuits d'été de Berlioz sur un texte de Théophile Gautier.





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