En préambule :
la bande originale de ce film est tout juste hallucinante, je ne sais pas qui a
écrit les chansons, mais… Waouh !! Rien que pour ça, allez-y !

Dans l’accident
Jack a paumé sa guitare. A sa sortie de l'hosto, deux dents en moins, ses amis lui en
offrent une nouvelle, et lui demandent de jouer un truc. Il entame « Yesterday ». Les autres sont impressionnés. « T'as écrit ça quand ? ». Jack apprécie moyennement.
« C’est les Beatles, bande de cons »… « Qui ça ? ».
Jack Malik est pris d’un sérieux doute, vérifie sur Google, et… Pas de Beatles
référencés. Kézako ? Il tape aussitôt dans le moteur de recherche Rolling
Stones, et tombe sur le groupe de Mick Jagger. Ouf. Puis il tape Oasis, et
rien… « Ah bah oui, forcément… ».
Jack Malik s’est réveillé dans un monde où les Beatles n'existent pas. Pour un compositeur fauché, être le seul à connaitre cet héritage de la pop
musique est une aubaine…
Ce scénario
vous rappelle des trucs ? Le film JEAN PHILIPPE (Laurent Tuel, 2006) avec une France sans Johnny, mais
le développement n’est pas le même. Et une BD une David Blot (2011) qui
porte le même titre, et à propos du même groupe. Suspicion de plagiat ? On pourrait aussi citer le roman de Ken Grinwood REPLAY
dont le héros mourrait et renaissait sans cesse, devenait l’auteur d’une
saga intergalactique à grand succès, juste avant qu’un certain George Lucas ne
l’écrive… Bref, thème classique des histoires de temps parallèle, de retour en
arrière, comme dans PEGGY SUE S’EST MARIÉE (Coppola, 1986). Peu importe qui a
piqué l’idée à qui, le thème est vieux comme le monde… (LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS, HG Wells, 1895 !)


La manager d’Ed
Sheeran le prend sous contrat, exige plus de tubes. Grande réunion
marketing avec 80 personnes autour d’une table qui s’extasient
devant la dernière trouvaille. Le verso de la pochette de l’album (« Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band » a été recalé par les pros de la com' , trop long) avec la mention « all the songs written by Jack
Malik » ça fait un tabac ! Quel concept révolutionnaire lorsque aujourd'hui on a 16 co-auteurs-producteurs-arrangeurs pour une seule chanson ! Et là, un mec seul, avec juste une guitare ? Waouh...
La satire de l'industrie musicale aurait pu être plus frontale, creusée, Danny Boyle s'en amuse mais ça ne va pas plus loin. le film étant distribué par Universal, voyez c'que j'veux dire... De même une piste pas assez développée : et si dans le monde, d'autres gens avaient aussi échappé à la déflagration électrique, et se souvenaient des Beatles ? « Qu’importe
qui les chante, ces chansons, du moment que le public en profite », lui
dit une femme au courant du secret. Belle idée, mais qui ne va pas plus loin.
Mais j’aime
bien les relations entre Jack et Ellie, l’incertitude sur leurs sentiments, les
scènes entre Jack et ses parents à qui il essaie de faire découvrir sa nouvelle
composition « Let it be », son pote Rocky qui lui sert d'assistant. On retrouve le style rythmé, inventif, graphique de Danny Boyle, ce gars sait faire de l'image, s'amuse avec. Le film est franchement malin, ludique, rigolo, malgré ses failles dans le scénario sur la dernière partie, épilogue malheureusement trop conventionnel, là où ils auraient dû pousser le curseur, les auteurs appuient des deux pieds sur la pédale de frein. Dommage. Mais emmenez vos gamins, au moins ils entendront de la bonne musique, et demanderont "t'as les disques de ces mecs-là ?"
couleur - 1h55 - scope 1:2.35
J'adore !!!!!!!!
RépondreSupprimerQuoi donc, les Beatles ou le film ? Si on aime l'un, on aime l'autre ! Je conseille aux gens d'y aller avec leurs gamins, même s'ils ne connaissent pas tout, je pense qu'ils ont au moins entendu parler des Beatles. Vas-y avec ta fille !
RépondreSupprimerQuand je dis "J'adore", bien évidemment les Beatles ! Et le concept du film par lui même ! Le trailer est sympa et te donnes vraiment envie d'aller voir le film !
SupprimerPas vu ... Mais un film dont tout le monde parle, avec pour une fois semble t-il consensus. Point de départ génial (même si ça peut aussi faire penser au gag avec Chuck Berry dans "retour vers le futur") mais film qui laisse sur sa fin ...
RépondreSupprimerSinon, c'était qui les Beatles ?
Sur sa "faim"... "Retour vers le futur" adoptait le même principe sur une seule scène, mais tout ça n'est pas nouveau. Le faire avec les Beatles est une bonne idée. Preuve qu'ils sont passés à la postérité. C'est qui les Beatles ? Ché pas. On dit qu'ils étaient quatre de Liverpool, mais à la télé, je n'en vois que deux... On nous aurait trompé ?
RépondreSupprimerLaisser sur sa faim, lasser sur la fin ... oops, j'ai fait un mix des deux ...
SupprimerLa télé nous tromper ? quelle curieuse idée ...
"I know it's true oh so true cause I saw it on T.V. (John Fogerty, "I saw it on TV" 1985)