mercredi 24 mai 2017

Alice COOPER "Killer" (novembre 1971), by Bruno



     Alice Cooper ,  the band, est un groupe totalement à part. Un produit typiquement américain,  mais marginal et même déviant. Comment référencer sa musique ? De la période s'étalant de 1969 à 1974.. à n'en point douter, c'est du Rock, absolument. Cependant, si l'on veut être précis, ce serait de quelle branche ? Au risque d'en choquer certains, ou d'en faire sourire (😃), ne pourrait-on pas considérer  l'Alice Cooper Band comme étant du Strong-Rock-Progressif-gothique ? 😂
Strong-Rock est un terme complètement désuet de nos jours, mais aux débuts des années 70 il était utilisé pour tenter de cataloguer par exemple des titres comme "School's Out" ou "Elected". Des compositions qui ne sont ni vraiment Heavy, ni Hard-Rock mais qui par leur puissance et leur radicalisation se démarque du Rock'n'Roll et du Blues-Rock naissant. Peu de rapports également avec le Hard-Blues d'un Led-Zeppelin ou d'un Mountain, le Heavy-Rock d'un Deep-Purple, voire d'un Uriah-Heep. On l'a souvent assimilé à du Glam-Rock, notamment pour son côté "paillettes", les tenues provocantes du Coop' et les cheveux interminables de Neal Smith (probablement les plus longs de toute la scène rock de la planète). Mais le strass de ces loustics n'est pas glamour ; ils cultivent l'art du décorum et de l'accoutrement pour bousculer les idées préconçues des « bien-pensants » et leurs « valeurs ». Pour faire réagir une jeunesse qui se complaît dans un endormissement, le déni et l'aveuglement. De plus, leur musique n'a rien des hymnes entraînants et assez jovials des Slade, T.Rex, Ziggy Stardust, Glitter ou Sweet. Oui "Strong-Rock" semble être une bonne et adéquate dénomination. Pour moins pour les morceaux les plus évidents.
Le Alice Cooper Band de "Love it tot Death"

     Mais attention. Pas de confusion. On traite bien ici du groupe Alice Cooper, et non du nom d'Alice Cooper, le chanteur. Ce dernier, né Vincent Damon Furnier le 4 février 1948 à Détroit, n'a pas encore entamé les procédures pour être le seul dépositaire de ce patronyme.

     Si beaucoup portent aux nues « Love it to Death », le suivant « Killer » est nettement plus abouti. Le premier d'une trilogie qui va marquer à jamais l'histoire de la musique populaire, dépassant les frontières du continent Nord-américain. C'est l'album qui entame l'indispensable trilogie des années 70 : « Killer », « School's Out » et « Billion Dollar Babies ». Trois joyaux. 
Certes, « Love it to Death » pose les bases du nouveau Alice Cooper Band. Cependant, « Killer », lui,  fait preuve d'une richesse et d'un nouvel esprit aventureux qui n'hésite pas à ébranler les codes. C'était déjà le projet initial du groupe, mais il ne savait pas comment s'y prendre pour y parvenir.
"Killer" arrache l'entité de l'attraction terrestre pour l'amener en vol stationnaire autour de la planète. A partir de ce disque, le collectif semble désormais inatteignable. 

     Si « Love it to Death » présentait déjà un quintet en pleine mutation, qui s'était transcendé en gagnant tant en maîtrise instrumentale qu'en qualité de compositeurs, « Killer » est un nouveau bond en avant. Un pas de géant ! Il y a un monde entre ces deux disques. Pourtant, seulement dix mois séparent ces deux albums. C'est que les musiciens, depuis quelques temps, las de galérer depuis des années, blessés par les critiques (Los Angeles l'avait considéré comme le groupe à détester), ne cessent de travailler leurs instruments et de peaufiner leurs compositions.
Bob Ezrin et Furnier, quelque part dans les 70's

     Et puis, il y a Bob Ezrin. Personnage majeure dans l'évolution du collectif. Un jeune Canadien qui s'est retrouvé un peu par hasard à enregistrer le disque d'un groupe dont personne ne voulait. En effet, son patron, Jack Richardson, futur Godfather du Rock Canadien, harcelé par le manager du groupe, Shep E. Gordon (1), finit pas céder. Mais ne souhaitant pas se compromettre (ni lui, ni son entourage de travail, n'avaient été enthousiasmé par les deux premiers essais) il envoie le jeune Ezrin, en fin de formation ou d'apprentissage, au casse-pipe. Il le charge d'aller à la rencontre du groupe, et voir s'il y a un espoir d'en faire quelque chose.
Contre toutes attentes, d'autant plus d'une personne formée à la musique classique, le concert du groupe auquel il assiste, ne le laisse pas indifférent. Il y a déjà une puissance que l'on ne retrouvait pas sur disque, mais surtout il y voit un potentiel qui ne demande qu'à être canalisé. Il y perçoit l'objectif, la route que cherche à tracer cette bande d'échalas chevelus dégingandés. Il les rejoint dans leur antre et les encourage à travailler, à encore s'améliorer. Vincent Furnier dira de lui plus tard qu'il était leur George Martin. Qu'il leur avait appris à mieux jouer de leurs instruments, à travailler avec eux pour qu'ils trouvent leur son ; et à lui-même de l'encourager à exploiter différentes facettes de sa voix, et notamment de ne pas craindre d'aller vers une théâtralisation de son chant. En grommelant, grognant, vociférant, murmurant, en faisant le crooner.
Bob Ezrin produira douze albums d'Alice Cooper. Peut-être un record dans la profession.

     Dès « Killer », Ezrin s'implique davantage dans la musique de la bande. Il intervient occasionnellement dans la composition, rajoutant pour la première fois une orchestration extérieure, et joue au besoin des claviers. Ainsi, à l'instar d'autres grands producteurs influents, Bob Ezrin peut légitimement être considéré comme le sixième membre du groupe. Mais la magie d'Ezrin, c'est de pouvoir considérablement immiscer dans la musique qu'il produit, sans étouffer la personnalité des musiciens. Au contraire, il l'exacerbe. L'aidant même parfois à lui attribuer une image cinématographique (si l'on peut s'exprimer ainsi en matière de musique).
     Comme pour la galette précédente, c'est un futur hit et classique qui entame la fête. Sur un départ fulgurant, tel un dragster fait de bric et de broc, qui fait crisser ses pneus ... et qui doit faire redémarrer son moteur avant de prendre la piste. « Under my Wheels » ouvre la route à un glam-rock'n'roll à l'ambiance festive, sentant l'odeur d'asphalte, le parfum bon marché et les grossiers cocktails colorés. C'est du Tex Avery dans le monde du Rock de Détroit. A l'origine un simple Rock'n'Roll durci par des guitares âpres et un chant hargneux, Ezrin a l'idée de l'habiller de cuivres. Une hérésie pour le groupe qui néanmoins, après quelques discussions, accepte de tenter l'expérience. A l'écoute du résultat, c'est une approbation unanime et enthousiaste. Les cuivres n'édulcorent aucunement l'orchestration. ils lui procurent une ambiance plus déjantée, mais "bon enfant". C'est le premier titre où le nom d'Ezrin apparaît comme compositeur. Le solo, assez rapide et nerveux, est joué par Rick Derringer (ex-Johnny Winter And et alors dans l'équipe d'Edgar Winter).
« The telephone is ringing ! You got me on the ruuun ; I'm driving in my car, now anticipating fun. I'm driving right up to you, babyyy. I guess that you couldn't see Yeaaah ! Yeaah ! But you're under my wheels ! »

La structure de base de« Be my Lover » est également de structure classique. Ici hérité de la culture des groupes de rock-garage des années 60, qui s'inspiraient fortement du Rhythm'n'Blues et du Doo-wop. Un rock à la structure sobre, épuré, avec des "oohh-whoap" et "aah-oooh" où Alice (le chanteur) démontre qu'il n'est pas seulement un brailleur provocateur mais aussi un réel chanteur de talent. Une chanson célèbre pour ses versets un peu auto-biographiques, relatant avec humour la rencontre d'un musicien avec une jeune fille. « J'lui ais dit que je venais de la ville de Détroit, et que je jouais dans un groupe de Rock'n'roll aux cheveux longs. Elle me demande pourquoi le chanteur s'appelle Alice. »
Une chanson qui servira de mètre-étalon à une tripotée de groupes américains (Kiss en tête) soucieux de marier un riff Heavy et accrocheur à un air Pop et mnémonique.

Avec « Halo of Flies » on touche à du grand Alice Cooper. Quelque chose d'atypique, que l'on ne peut définitivement enfermer dans un compartiment. Une pièce évolutive qui débute sur un Rock-progressif vaguement hippie avec un minimoog glougloutant, entre-coupé d'une cavalcade de cow-boys d'opérette, avant de se parer d'atours gothiques. Et enfin qui se métamorphose en Heavy-rock belliqueux. Un intermède pré-Heavy-Metal avec un duo de grattes en inox, avant de changer à nouveau et prendre des airs orientaux envoyant des images de traversé du désert à dos de chameau. Après un pont vaudou où l'on découvre le jeu tentaculaire et dégingandé de Neal Smith, le final se fait dans la douleur, au forceps. Les dernières secondes sont pénibles. En fait, "Halo of Flies" aurait été élaboré à partir de différents essais et pièces expérimentales que Furnier aurait rassemblés avec l'aide avisée d'Ezrin.
D'après Furnier, lui-même, cette pièce est une réponse au Rock-progressif d'Emerson Lake & Palmer, de King Crimson et consorts. Elle leur signifie qu'eux aussi savent jouer de leurs instruments. (« Halo of Flies » sortira en single en 1973).
La première face se termine sur une chanson célèbre pour son sujet d'inspiration initial : Jim Morrison – décédé quelques mois plus tôt - qui a été un pote de comptoir. Les premières mesures de « Desperado » pourraient être issues d'une chute d'un inédit des Doors, où, pour la première fois, le chant du Coop' la joue crooner (exercice qui fera désormais partie de son style). Là encore, le morceau mue en Hard-rock ; obligeant Vincent a chanter avec une hargne mordante. Cependant, des violons viennent tempérer les ardeurs. Loin d'être sirupeux, ils transmettent alors une humeur mélancolique ; l'image romantique du tueur gentleman des westerns d'Hollywood.
Michael Bruce,
compositeur principal de cet opus

     La seconde face démarre sous les mêmes auspices que la première et sous le même format. Quatre chansons. Deux Rock'n'roll échevelés, pure émanation de la scène rock de Detroit, en entrée, une longue pièce à tiroir et un final plus Hard-rock.
Avec « You Drive Me Nervous » on retrouve le Alice Cooperle chanteur – frénétique et nerveux, vociférant des "N n n nervous ! Nervous". Tandis que « Yeah Yeah Yeah » - pièce légère - retrouve cette insouciance et douce naïveté des garages bands des 60's à laquelle ce joint à nouveau Rick Derringer. On appréciera particulièrement le dernier mouvement où, sur une guitare répétitive et autiste, se greffe une seconde gratte qui joue un gimmick hypnotique. A la seconde répétition, une troisième double le gimmick. A la quatrième, un harmonica le triple avant de prendre son envol sur un air taquin.
"You could be the devil, be the Savior. Well ... I really can't tell by the way of your behavior"

« Dead Babies » par contre, œuvre gothique et sombre, n'a rien de réjouissant. L'atmosphère mélange le grand-guignol et la marche funèbre en mode Hard-rock. Avec certains passages proches du Sabbath d'alors. Inspiré d'un fait divers (2) la chanson se veut une diatribe contre la maltraitance d'enfant. Malheureusement, ce sera aussi un des premiers sujets d'attaque - en plus de ses prestations scéniques théâtrales parfois outrancières -, envers le Alice Cooper Band, d'une élite bien pensante . Certains y verront une ode, un encouragement à la violence, alors qu'on contraire c'était une manière de choquer pour réveiller les consciences (3). Certes, de son côté Vincent Furnier met de l'huile sur le feu en faisant son numéro de détraqué qui démembre et tranche la tête de poupées de poupons. Choquer pour mieux sensibiliser ? Ou simple spectacle mélangeant le Grand Guignol aux comédies musicales de Broadway ?
La basse de Dunaway est la charpente de ce morceau. A la fois lourde et claquante, elle impose une atmosphère lugubre comme un film de la Hammer. Rien de terrifiant, car ça reste décalé et kitsch. Notamment avec les chœurs digne de Michel Legrand (des films de Jacques Demy). Néanmoins, les pleurs de nourrisson ouvrant les refrains versent dans une zone plus malsaine, incommodante.
Ezrin y va encore de son orchestration, avec force trompettes, ou plutôt chalemies et sacqueboutes donnant une couleur festive médiévale. Étonnement parfaitement intégrée.
« Petite Betty a avalé un demi kilo d'aspirine. Elle l'a pris sur l'étagère … La maman de Betty n'était pas là pour la sauver. Elle n'a pas entendu les appels de son bébé ! Les bébés morts peuvent prendre soin d'eux ! … Bon, de toutes façons nous ne voulions pas de vous !! ». La chanson mute pour devenir  un féroce Heavy-rock sur lequel sont hurlés des « Goodbyyyye littleeee Betty ! » de psychotique.
"Dead Babies !"

Quand soudain surgit les bruits d'une foule en colère et menaçante. De cette foule, progressivement, émerge un riff tranchant, tel la hache d'un bourreau. Ce riff menaçant et reptilien impose la pièce finale.  « Killer » est un morceau de pur Hard-rock, où le Coop' chante avec désinvolture et détachement avec une voix de crooner froid. Iggy Pop n'est pas loin (on reste dans la sphère de Détroit). Le meurtrier plaide ; il ne comprend pas le sort que l'on lui réserve. "Je ne voulais pas vraiment m'impliquer ... Quelqu'un m'a mis ce flingue dans les mains et j'ai tout donné ... Yeah ... j'ai tout donné... Je suis entré dans cette vie, regardé tout autour, et pris ce que j'ai trouvé. Rien ne vient facilement"
Alors que la musique devient plus forte, jusqu'à en devenir stridente, avec des hurlements de sorcières ou de folles en pleine crise de délire, c'est un arrêt brutal. On a coupé le jus au moment où ce n'était plus supportable. Le courant revient avec oraison funèbre avec orgue de circonstance. On accompagne le tueur à la salle d'exécution où l'attend le bourreau. Toutefois, plutôt qu'un « tranche-tête »,  c'est la chaise électrique qui l'attend. Une fois l'assassin installé, on envoie le jus ☠. Maelstrom assourdissant, insoutenable, vrillant les tympans. Le silence qui suit est une délivrance. Tout comme la disparition du tueur .. Jusqu'à ce que ça recommence. Avec un autre.

     Après un tel album, de surcroît avec deux disques dans les pattes la même année, est-ce que le groupe aurait encore les ressources pour faire aussi bien ? Non. Il fera encore mieux. Oh oui, bien mieux.

Alice Cooper (Vincent Furnier) : chant et harmonica
Michael Bruce : guitare rythmique, chœurs et claviers
Glen Buxton : lead guitare
Denis Dunaway : basse, chœurs
Neal Smith : Batterie, chœurs et kachina

Bob Ezrin : producteur, mini-moog, arrangements

Le serpent de la pochette, « Kachina », appartenait à Neal Smith, et non Vincent Furnier comme on la souvent pu le lire à l'époque. D'ailleurs, sur la photo du verso du vinyl, c'est bien Neal qui maintient Kachina au dessus des têtes de ses camarades. Aux débuts, monsieur Furnier n'appréciait pas particulièrement ce genre de bestiole. Quant au lettrage, il est de la main gauche de Denis Dunaway.







Petit billet d'humeur : On nous assaille de multiples "remix", de "remasterisation" et autres éditions "Deluxe", polluant parfois l'oeuvre de diverses versions alternatives sans intérêt, et un disque de la teneur de ce "Killer" n'a toujours pas été, à ce jour, honoré d'une édition à la hauteur de sa valeur. Une aberration. 


(1) Shep E. Gordon, un personnage clef dans la carrière d'Alice Cooper (groupe et chanteur). C'est suite à une rencontre avec Jimi Hendrix (présenté par Janis Joplin) que, suivant les conseils du gaucher de Seattle, Shep se lance dans le management en commençant par Alice Cooper. Totalement impliqué, il n'est pas étranger dans l'ampleur que prendra dans la carrière du quintet. Avec notamment son art des coups de pub pertinents. Devenant un maître en la matière. Shep Gordon deviendra aussi le manager de Groucho Marx, Willie Nelson, Blondie, Michael Douglas, Sylvester Stallone, Sharon Stone, George Clinton, Pink Floyd, Raquel Welch, Squeeze, Kenny Loggins, Jean-Luc Ponthy. A ce jour, il est toujours le manager d'Alice Cooper (une longévité suffisamment rare pour être soulignée). 
Il est aussi impliqué dans la production de divers films. "Prince of Darkness" de Carpenter, où l'on retrouve Alice, "Le Village des damnées", "Shocker" de Wes Craven, le superbe "Les Duellistes" de Ridley Scott, "Le baiser de la femme araignée". 
(2) Une petite fille nommée Betty est décédée des suites de l’ingurgitation du contenu d'un tube d'aspirine qui traînait sur une étagère, à porté d'enfant. Personne n'a pu répondre à ses plaintes, ses cris de détresse et d'incompréhension. Le père malheureusement absent, au travail à des kilomètres, et la mère, perdu dans l'alcool.
(3) La première incursion au Royaume-Uni, en 1972, dans la continuité de la tournée qui suivit la sortie de « Killer », avait été annulée dans un premier temps. Mary Whitehouse, qui œuvre pour éviter tout programmes décadents et violents à la télévision, et, dans une moindre mesure, Leo Abse du partie travailliste, ont fait pression pour que ce groupe de dégénérés chevelus et accoutrés comme des as de pique soient interdits de territoire.Cependant, à la suite de divers pourparlers avec les autorités, l'interdiction est levée. Alice et sa bande peuvent débarquer en Albion.
En homme de bonne éducation, Vincent Furnier enverra des fleurs à madame Whitehouse pour la remercier de la publicité gratuite.



🎶
Autres articles / Alice Cooper (clic/lien) :
-  "Trash" (1989) + "Hey ! Stoopid" (1991)
-  "Brutal Planet" (2000)

8 commentaires:

  1. La Madame Mary Whitehouse dont tu parles à la fin de ton article, est la 'Mary Long' dans la chanson de Deep Purple (album "Who do we think we are") activiste de la bonne morale catho... la Christine Boutin anglaise ?!!! How did you lose your virginity, Mary Long ? / When will you lose your stupidity, Mary Long ? Chanson souvent décriée, mais que je trouve extra (mais ce n'est pas le sujet...).

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    1. Tu m'en apprends une bonne !
      Je ne m'étais d'ailleurs jamais penché sur le sujet de cette chanson (sur Mary Whitehouse non plus, évidemment). Pas la meilleure chanson du Mark II.

      Après recherche sur le net, j'ai pu lire que "Mary Long" est la fusion de Mary Whitehouse et de Lord Longford (Frank Pakenham) ; un un membre de la chambre des lords. Une personne décriée mais apparemment sincère et capable de remettre en cause ses propres convictions. En 1972, il était chargé d'enquêter sur le monde de la pornographie et sur ses répercussions.

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  2. J'ai ça en magasin, plus par acquit de conscience que par réel goût (je préfère de beaucoup Who do we think we are). Je confirme que l'édition en CD est ignoble.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Une pièce Maîtresse parmi tant d'autres chez un tel artiste. J'avoue ne l'avoir jamais acheter. Pourtant, aux travers des nombreux concerts que j'ai de lui, j'en connais presque l'intégralité de ce fameux disque. C'est dire si il s'agit là d'une pierre angulaire dans la discographie fournie de l'artiste.

    J'ai vu a quoi ressemblait enfin ce magicien du son qu'est Bob Ezrin en achetant le dernier Deep Purple. En plus de l'album y figure un imposant et captivant documentaire ou on le voit souvent a l'image. Qu'est ce qu'il a changé ! Et nous aussi forcément.

    Pour moi, Alice Cooper est sans doute le chanteur qui est le plus a rapprocher de David Bowie. Multiples et inclassable en toute chose. Fascinant donc.

    En ce qui concerne les rééditions, celle de "Billion Dollars Babies" est des plus soignée. Malheureusement elles ne sont pas toutes comme ça. je crois même que c'est la seule. J'ignore absolument pourquoi.

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    1. "Billion Dollar Babies" a été l'album le plus vendu du Alice Cooper Band. N° 1 aux USA, au Royaume-Uni et en Hollande. N° 2 au Canada. Disque de platine aux USA. Et 4 singles classés dans les charts pendant plusieurs semaines. Cela à une époque où comme par magie, il pleuvait des disques Rock qui deviendront rapidement des classiques. Plus tard des références ("Made in Japan", "Slayed ?", "Exile on main street", "The Rise and Fall Ziggy Stardust", "Argus", "Caravanserai", "Harvest", "Slade Alive!", "BÖC", "The Slider", "Smokin' OP's", "Ot'n'Sweaty", "Foxtrot", "Machine Head", "Demons & Wizards", "Eat a Peach", "Talking Book", "Jeff Beck Group", "The War is a ghetto", "Smokin'", "Live in Europe", "Manassas", "Roxy Music", "Never a dull moment", "All the Young dudes", "Foghat", "Vol. 4", "Live Donny Hatthaway", etc, etc ... ).
      Et en 1973, on "Dark Side of the moon", "pronouced ...", "Goodbye Yellow brick road", "Tuballar bells", "Goat head soup", "Who do think we are", "Pin Ups", "Sabbath bloddy sabbath", "Houses of the Holy", "Grand Hotel", "Tanx", "Live Dates", "Innervisions", "Raw Power", "Aladin Sane", "Tres Hombres", "Aerosmtih", "Brothes & Sisters", "Montrose", "Tyranny & Mutation", "Heartbreaker", "Hello!", "Tattoo", etc, etc ...
      Incroyable ! Pour parvenir à se faire remarquer au milieu de tout ça, il fallait avoir du répondant, du consistant.

      La réédition de "Billion Dollar Babies" est particulièrement bien soignée (rare). Ensuite, il y a "Welcome to my Nightmare" qui a eu droit à une remasterisation. Le reste non. Une hérésie pour des albums de ce gabarit. Un paradoxe car certains disques de moindre importance ont eu les faveurs d'une remasterisation grâce à quelques labels spécialisés (Esoterics, Cherry, Repertoire, Rock Candy, Rockadrome). Pour Alice Cooper Band, les droits appartenant toujours à Warner, rien ne bouge. Ils en ont rien à foutre notamment parce que les versions CD se vendent encore assez bien.

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  5. Et quand je vois ce qu'il est possible de faire quand ils veulent s'en donner les moyens. Exemple la réédition 50ème Anniversaire de 8 albums des Scorpions. Alice Cooper le mériterait largement. J'ai aussi le remasters de "Welcome to My Nightmare". Bien a défaut d'être un bel objet comme il aurait du l'être. Et quand je vois ce qu'aura proposé Deep Purple avec son dernier album pour seulement 20 euros (Coffret CD/DVD + T-Shirt), je me dis que tout pourrait être fait dans ce sens aujourd'hui.

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    1. Tout à fait. Et comme autre titre d'exemple, mentionnons toutes les remasterisations de Thin Lizzy en Deluxe (avec quelques trucs intéressants, mais pas que ...). Groupe qui a pourtant non seulement eu moins d'impact commercialement, mais qui n'existe plus depuis plus de trente ans.

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