jeudi 13 avril 2017

Joe COCKER – "Fire it Up Live" (DVD/Blue Ray 2013) - par Vincent le Chaméléon



Pour que la flamme perdure

Joe et le batteur Jack Bruno
     Bien que très peu bavard durant ces quelques 2 heures de spectacle, JOE COCKER nous avouera tout de même que cela faisait 23 ans qu’il n’avait plus rien enregistré en public.
Cette très belle captation, celle d’un concert enregistré à Cologne en Avril 2013, s’avèrera aussi et surtout le dernier témoignage du chanteur. Ce dernier s’éteignant, peu avant noël, moins de 2 ans plus tard.
Fort d’un 23ème album studio de bien très belle facture, ce concert aura aussi été l’occasion d’y interpréter pas moins de 8 titres sur 11 de cet ultime disque… De cette ultime tournée.

     Le grand Ray Charles lui-même avait dit en son temps que JOE COCKER était d’après lui le plus noir des chanteurs blancs. Beau compliment que je me garderais bien de contredire. JOE COCKER, c’était bien sur cette voix rocailleuse unique (et ce cri si spécifique), mais aussi cette attitude et cette gestuelle digne d’un épileptique en pleine crise. En dehors de ces caractéristiques notoires, il faut aussi faire remarquer que l’ex rescapé de Woodstock (le festival qui l’avait vu naitre artistiquement 44 années plus tôt) n’a jamais été homme à arpenter la scène de long en large. L’homme se tenant durant 2 heures juste derrière son micro.  Imperturbablement. Mais dans ces conditions, comment maintenir l’attention et l’attrait d’un concert tel que celui-là ? D’abord en s’entourant de musiciens extraordinaires, comme ceux accompagnant le chanteur ce soir-là.

La bassiste Oneida James Rebeccu
     Déjà, avec derrière les futs (depuis de très nombreuses années) le fidèle et toujours aussi impeccable Jack Bruno (décidément j’adore ce batteur !) accompagnée de la très souriante, groovy et ô combien sexy  Oneida James Rebeccu, laissez-moi vous dire qu’avec une section rythmique telle que celle-là, mon plaisir est clairement au beau fixe du début à la fin du show.

Outre le jeu exemplaire des autres musiciens, l’ajout de deux choristes n’est clairement pas ici quelque chose de superflu. Et ce dans tous les sens du terme.
     Permettez-moi d’émettre néanmoins une toute petite réserve concernant l’une d’entre elle. Je trouve en effet que Nichelle Tillman (la métisse), au-delà de sa formidable voix, surjoue un peu trop au niveau de la gestuelle et de ses mimiques faciales.
L’autre atout (sexy lui aussi, mais pas que…) est à mettre à l’actif de la seconde choriste, Laura Jane Jones. Chaque plan caméra fait sur elle est un vrai moment de plaisir pour les yeux. Les miens en tous les cas ! De suite, voilà incontestablement ce qui aide à pallier au statisme scénique de JOE COCKER.

A cela il me faut également souligner l’importance de la scénographie et des visuels du concert.

Du feu de Dieu

     Outre de très beaux fonds d’écrans et de toutes aussi magnifiques lumières, la scène assez épurée (hormis ces quelques beaux projecteurs de plateaux de cinéma) nous permet finalement de pouvoir mieux apprécier tous les très beaux plans caméras fait sur chaque musicien. Fait suffisamment rare dans ce domaine de la réalisation, aucun des musiciens n’est oublié. Y compris le batteur ! De face, de profil ou de dos, nous sommes durant ces 2 heures d’excellente musique, au cœur même du concert. Le public n’étant, lui non plus, pas en reste. Les quinquagénaires comme les sexagénaires, venus en nombre, font au moins autant de bruit que lors de certaines messes Rock de trentenaires.

Joe Cocker (1944-2014)
     Toujours à propos de la qualité de sa réalisation, ce FIRE IT UP LIVE est aussi servi par un son a l’équilibre parfait. Sur la version Blue Ray, 3 configurations possibles, selon l’équipement qui est le vôtre. Quoi qu’il en soit, c’est du bon et très gros son. Yeah !

     Concernant le set list proposée sur cette tournée, JOE COCKER, au-delà des titres de son nouvel album, ne s’éloignera que peu de son répertoire habituel. Mais comment faire l’impasse sur des titres aussi incontournable de son répertoire que sont “Unchain My Heart” ou “You Can Leave Your Hat On” ? Toujours aussi addictif qu’ils sont, même après toutes ces années. De même, comment rester de marbre face à ces fantastiques versions de “Feelin’ Alright” et “The Letter”.
Le constat est à l’identique quand il s’agit de faire état des deux reprises des scarabées. “Come Together” et l’incontournable “With A Little Help From my Friends”, et ses 11 minutes ascensionnelles, comptent une nouvelle fois parmi les grands moments de ce concert.

     Pour son dernier baroud d’honneur, JOE COCKER aura offert ici le meilleur de sa musique au gré de ces 21 morceaux.

     Juste avant de quitter la scène, les dernières paroles que JOE adressa a son public étaient les suivantes... "And I’ll Be Back".
Décidément en ce bas monde, on n'est jamais sûr de rien.

Set List : (en orange : titres du dernier album studio)
  1. I Come In Peace
  2. Feelin’ Alright
  3. The Letter
  4. When The Night Comes
  5. You Love Me Back
  6. I’ll Be Your Doctor
  7. Up Where We Belong
  1. Come Together
  2. Eye On The Prize
  3. You Don’t Need A Million Dollars
  4. You Are So Beautiful
  5. Younger
  6. Fire It Up
  7. N’Oubliez Jamais
  1. You Can Leave Your Hat On
  2. Unchain My Heart
  3. With A Little Help From My Friends
  4. Summer In The City
  5. Hard Knocks
  6. Cry Me A River
  7. You Don’t Know What You’re Doing To Me

À ma mère.









Joe COCKER (clic/liens) bonus :
- "Mad Dogs & Englismen" (1970)
- "With a Little Help from my Friends
- RIP Joe COCKER (20/05/1944 - 21/12/2014)

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