mercredi 16 novembre 2016

LEONARD COHEN R.I.P. (21/09/1934 - 7/11/2016)


     Une autre icône de la musique est partie ; Leonard Norman Cohen est décédé le lundi 7 novembre dernier. Pourtant, on ne devrait pas être surpris : il l'avait bien dit. Sa muse s'en est allée, et il n'allait pas tarder à la rejoindre. Marianne Ihlen est décédé le 28 juillet 2016 d'une leucémie décelée seulement quelques semaines plus tôt. Un dernier disque à finir, et lui aussi partira.
On croyait à des paroles lâchées sous le coup d'une profonde et meurtrissante tristesse. Moi-même, j'eus du mal à le croire lorsque l'on me l’annonça, tout en me faisant écouter son dernier disque. Troublant.

Un personnage plutôt discret ce Leonard, pourtant, nombre de ses chansons ont marqué pour toujours les esprits réceptifs. Des chansons qui touchent et s'impriment profondément dans l'âme humaine (pour ceux qui le l'on pas encore totalement muselée).


     Certes, on ne peut tout aimer de cet artiste, et rares sont ceux qui aiment sans distinction l'intégralité de sa discographie. Y en-a t'il ?
     Pour ma part, son premier disque, "Songs of Leonard Cohen", restera à jamais dans mon cœur. Une marque profonde et indélébile. Une galette qui m'a subjuguée dès que je l'eus, par hasard durant mon enfance, écoutée. Étrangement, sans même comprendre alors les paroles, je ressentais une poésie émaner de sa musique. La musique était sobre, minimaliste, solennelle, boisée et surtout d'une pureté rare. La sincérité de sa voix profonde et posée, dénuée d'emphase, participa probablement à cette  inébranlable accroche.
Cela résonnait, à mes jeunes oreilles, authentique et émouvant, irradiant d'une force vitale, mais surtout c'était abouti. Toutefois, c'était comme posé sur un fragile équilibre, ne pouvant souffrir de la moindre fantaisie de crainte de perdre la magie. Bien que l'on pourra constater que certaines reprises furent meilleures que les originaux. Ce qui contribuait aussi au charme.
Un disque qui reviendra toujours sur la platine, même lors de mes années franchement électriques.
Plus tard, "The Partisan", une adaptation de la Complainte du partisan d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie (journaliste, écrivain et homme politique), me transit tout autant. Par la suite, certaines de ses chansons purent me décevoir, notamment à cause d'une orchestration synthétique qui ne semblait pas correspondre au personnage. Mais qu'importe, il avait écrit assez de pures joyaux pour mériter à jamais une très haute estime et respect.

     Enfant de parents juifs ayant fuit la Russie de Staline, Leonard naît au Canada, à Westmount, une banlieue de Montréal, le 21 septembre 1934. Il passe une enfance sereine au sein d'une famille juive conservatrice, jusqu'au décès prématuré de son père, alors qu'il n'a que neuf ans. Il se plonge dans la lecture et découvre la poésie, notamment William B. Yeats et Frederico Garcia Lorca. Une fascination pour ses auteurs qui perdurera, d'où le prénom de sa fille née en 1974 : Lorca. Et, des années plus tard, il mettra en chanson  son Pequeño vals vienés ("Take this Waltz").
Dans les années 50, c'est la musique : la country, ainsi que le folk et plus particulièrement ses chansons contestataires et prolétaires.
Pour ses études supérieures, il choisit la littérature. C'est à cette période qu'il commence à chanter en jouant de la guitare (ou parfois du banjo), et monte même un groupe de Country. Un trio, The Buckskin Boys, avec chapeaux et vestes à franges. Donc, contrairement à ce qui a souvent été écrit, il n'est pas devenu musicien par nécessité dans les années 60. Il l'était déjà.

Cohen à Hydra


     En 1956, alors qu'il n'a que 21 ans, il trouve un éditeur pour son premier livre de poèmes, Let Us Compare Mythologies. Au contraire de son premier roman.
Grâce à une bourse donnée par les affaires culturelles Canadiennes, il part alors pour l'Angleterre, mais ne s'y éternise pas et, désireux de trouver des climats plus cléments et chauds, s"expatrie en Grèce. Sur une île montagneuse et peu peuplée, face à la péninsule de l'Argolide, Hydra (Hydréa). Un long rocher de 20 kms déjà prisé par des artistes anglo-saxons à l'humeur bohème. Un calme bienvenu, forçant à l'introspection et la concentration. Là, dans une vieille maison de pierre, accessible qu'à pied, il aurait écrit nombre de poèmes et de chansons. On dit d'ailleurs que c'est le câble électrique passant sous sa fenêtre qui aurait inspiré "Bird on a Wire" (fait qu'il corrobore lors d'une séquence filmée dans la maison. Mais peut-être n'était-ce qu'une boutade)
Mais surtout, c'est sur cette île qu'il a rencontré sa fameuse muse ; la norvégienne Marianne Ihlen pour qui il écrit une superbe chanson : "So Long, Marianne".

     Il gardera cette maison où il reviendra régulièrement se ressourcer. Une quiétude qui lui permet aussi de travailler sur ses futurs romans, dont "The Favorite Game" (1963), critique humoristique du milieu juif de Montréal, et "Beautiful Losers" (1964), roman poétique et érotique, futur best-seller qui lui vaudra d'être comparé à James Joyce (célèbre poète irlandais décédé en 1941).  La population garde un souvenir ému de cet homme courtois et disponible. Depuis quelques jours, fleurs, bougies, diverses offrandes ornent désormais le seuil qui donne sur la ruelle qui portera très prochainement son nom. Une voisine se remémore les fois où elle allait s’asseoir près de sa maison, afin de l'écouter jouer de sa guitare.



1961 voit son second recueil de poèmes : "The Spice Box of Earth". De retour à Montréal, il finalise et publie le controversé "Flowers for Hitler" publié en 1964.

     Enfin, en 1966, il prend une décision qui va définitivement changer sa vie. Il va se lancer professionnellement dans la chanson, et mettre en musique ses poèmes.
 Alors qu'il voulait suivre les traces d'Hank Williams et tenter sa chance à Nashville, il s'arrête à New-York où il découvre et fréquente les artistes de l'East Village. Il tombe sous le charme de Nico et écrit "Take This Longing" comme s'il s'adressait directement à elle. Une chanson qui restera longtemps dans sa besace avant ressortie et graver en 1974.
Judy Collins est la première à interpréter ses chansons, dès 1966, avec deux morceaux gravés sur son album "In My Life", dont le fameux "Suzanne" (en hommage à la danseuse Suzanne Verdal McAllister) qui ouvre de nouvelles portes à Cohen. De 1966 à 1972, la chanteuse interprétera pas moins de dix chansons du poète Canadien.
Il rencontre John H. Hammond, le célèbre producteur et découvreur de talent (à qui on doit, entre autres, Billie Holliday, Pete Seeger, Aretha Franklin, Charlie Christian, Bob Dylan, Lionel Hampton,  Springsteen et Stevie Ray Vaughan) qui le fait signer chez Columbia.


     Ainsi arrive en 1967, un grand disque intemporel. Un joyaux dont la simplicité et l'intégrité lui permet de traverser le temps sans concéder lui une ride. "Songs of Leonard Cohen" est un monument, une pièce rare. Si les Etats-Unis se montrent timides, l'Europe, elle, tombe déjà sous le charme.
     Il finit par arriver à Nashville, où il s'y installe un temps. Il y enregistre, avec l'aide de son ami Bob Johnston (célèbre producteur ayant travaillé pour Johnny Cash, Willy Nelson, Dylan, Seeger, Alvin Lee, John Mayall, The Byrds, Jimmy Cliff, Waterboys), "Songs from a Room" en 1968 (sorti en 1969) ; un disque encore plus cru.
Il obtient rapidement du succès, et se hisse en seconde place en Angleterre. Il obtient aussi une reconnaissance en France, grâce à la chanson "The Partisan", dont certains couplets sont chantés en français.
Pendant sa tournée européenne (avec un certain Charlie Daniels à la guitare), il est invité à se produire au festival de l'île de Wight, au milieu d'une horde de chevelus aux vêtements chatoyants. Il monte sur scène juste après Jimi Hendrix, et, en dépit de l'heure bien tardive, en pleine nuit, il fait un triomphe.

     On remarque déjà dans ses chansons une certaine proportion à la mélancolie, tout en étant terrestre et réaliste, parfois proche d'une forme dépressive. Une certaine noirceur compensée par des chœurs féminins qui apportent une touche lumineuse. Lui-même conscient du fait, confirmera l'importance du rôle des choristes dans sa musique.
 C'est encore plus marqué sur le dépouillé et sombre "Songs of Love and Hate" enregistré en 1970 (sorti en 1971), qui conclut la trilogie des "Songs". Effectivement, Leonard entame une dure période sentimentale où sa relation avec Suzanne Elrod devient houleuse. Bien qu'ils aient deux enfants ensemble, (Adam en 1972 et Lorca 1974), le couple finira par se séparer.


     Désormais, ses chansons sont reprises par d'autres chanteurs, et non des moindres. Ainsi, Joe Cocker a déjà chanté une magnifique version de "Bird on the Wire" ; titre que reprendront aussi, outre évidemment la fidèle Judy Collins, Tim Hardin, Fairport ConventionWillie Nelson et Johnny Cash.
Il a rapidement été accepté dans la communauté des musiciens et nombre de ses pairs aiment à se revendiquer comme faisant partie de ses amis.

     En 1973, il part en Israël et tombe en pleine guerre du Kippour, le conflit israelo-arabe d'octobre 73. Il souhaite soutenir les soldats, cependant, parallèlement, il est aussi déçu par la militarisation du pays.
Nouvelle source d'inspiration pour des sujets plus graves que l'on retrouve sur le disque "New Skin for the Old Ceremony" de 1974, avec notamment "There is a War" et "Who by Fire". Nouveau 33 tours, nouveaux moments forts. On remarque qu'il commence à durcir , timidement, le ton sur certaines pièces. Ce qui n'est pas du goût de tout le monde. Pourtant, c'est un disque nettement plus gai que son bien sombre prédécesseur. La très belle et intimiste chanson "Chelsea Hotel #2" est dédiée à Janis Joplin, avec qui il eut une relation. Mais cela, on ne l'apprendra que vingt ans plus tard. Ce qui rend la chanson encore plus émouvante.


   
     Trois ans plus tard, sort "Death of a Ladies' Man" qui prend tout le monde à contre pied et que Leonard lui-même reniera. Et pour cause, c'est Phil Spector qui produit et qui étouffe littéralement les chansons par des arrangements pompeux et abscons. Ce qui aurait pu donner un bon disque est pratiquement anéanti par le comportement dictatorial de Spector, terrorisant les musiciens et refusant l'entrée au studio à Cohen qui estimait devoir refaire des pistes de chant. On raconte que Spector aurait braqué des musiciens, dont une fois Leonardos. Dommage, car on sent bien que sous l'épaisse couche de ses arrangements nécrophages, la qualité est encore là. L'album a tout de même ses partisans.
     En 1979, il publie un nouveau recueil de poèmes, qu'il considère comme son meilleur : "Death of a Ladies' Man" qui coïncide avec l'album du même nom.
Cette année, il renoue avec des ambiances franchement acoustiques pour "Recent Songs". Une galette peu connue en dépit de quelques belles chansons fragiles et boisées où il semble avoir retrouver une sérénité. Presque un retour aux sources, à ses débuts, avec renfort d'un oud arménien, d'un violon tzigane, d'un orchestre Mariachi.

     Dans les années 80, si l'on en croit le critique Alan Light qui relate un Cohen en caleçon, en train de se frapper la tête contre le plancher de sa chambre d'hôtel, il aurait du mal à trouver l'inspiration. Cohen avouera effectivement que pour certaines chansons il lui a vait parfois fallut plusieurs mois pour les finaliser, parfois, plus rarement, plusieurs années même pour d'autres. Est-ce pour cette raison qu'il lui faudra cinq années pour proposer du nouveau matériel avec "Various Positions" de 1984 ? Sachant que quelques mois auparavant, un livre de psaumes, "Book of Mercy" est édité.
Le disque est fraîchement accueilli par une partie de la presse. Précisément à cause de l'introduction déstabilisant de synthétiseurs et d'une production nettement plus froide. Quasiment un échec commerciale, amplifiée par l'absence de distribution aux États-Unis. On y retrouve le fameux, et aujourd'hui célèbre, "Hallelujah" qui sera repris par de nombreux artistes (il y aurait plus d'une centaine de versions en comptant celles en live), dont Jeff Buckley qui en fit un succès planétaire en 1994 (en se basant plus sur la version de John Cale de 1992, celle présente sur le film d'animation "Shrek" ).



    Une de ses choristes, Jennifer Warnes, qui avait déjà réalisé des disques sous son nom propre dès 1968, décide de dédier l'intégralité de son prochain disque au poète canadien. En 1987, "Famous Blue Raincoat" fait un petit carton et permet alors de relancer la carrière de Cohen aux USA. (Au niveau du choix des musiciens c'est le grand luxe avec Roscoe Beck, Michael Landau, Robben Ford, Lenny Castro, Vinnie Colaiuta, Stevie Ray Vaughan, David Lindley). Un tremplin pour "I'm Your Man", généralement considéré comme le disque du retour, en dépit de l'affirmation des synthés et d'une production moderne (limite aseptisée). Un tournant aussi avec un intérêt croissant pour l'actualité politique internationale. Succès avec à la clef disques d'Or et de platine (en Norvège et Suède) en Europe.

     Succès constant avec "The Future" qui profite aussi de l'intérêt que lui porte les responsables des bandes sons d'Hollywood. "Waiting for the Miracle" est sur "Wonder Boys" de Curtis Hanson et sur "Natural Born Killers" d'Oliver Stone ("Tueurs nés") qui incorpore aussi "The Future".

     Leonard Cohen est un des rares à avoir traversé les années sans jamais n'avoir été considéré comme un "has-been". Sauf peut-être aux USA, lorsque les hautes sphères ont jugé qu(il n'y avait aucun intérêt à distribuer son dernier disque. D'ailleurs, une nouvelle génération d'artistes revendique son influence dont Bono, Nick Cave, Suzanne Vega, Ian McCulloch, ainsi que Jean-Louis Murat.

     Dans les années 90, à la recherche de spiritualité, il quitte la scène et se réfugie dans le bouddhisme. Il se retire dans un monastère, en Californie dans les monts San Gabriel, le Mount Baldy Zen Center (créé en 1971). Sa présence est une bonne publicité qui rejaillit sur la communauté. Là, il est appelé Jinka qui signifie "le silencieux".
Afin de capitaliser sur son artiste, Columbia qui doute de son avenir discographique, sort un live et une compilation.
     Il ne revient à la chanson qu'à la fin de la décennie. Un retour que certains soupçonnent poussé par une nécessité financière, suite à une assistante véreuse qui l'a arnaqué.
 En fait, ce n'est qu'en 2005 qu'il découvre que son imprésario, et ancienne maîtresse, Kelly Lynch, a détourné le fond qu'il s'était constitué pour s'assurer une paisible et confortable retraite (près de 5 millions de dollars !!). Il gagne son procès en 2007 mais ne parvient pas à récupérer la somme.


     Il sort donc de sa retraite en 1999, et commence dans le courant de l'année à composer avec Sharon Robinson, la choriste qui l'a accompagné en 1979 et 1980. Elle a déjà écrit pour d'autres chanteurs (Diana Ross, Aaron Neville, Roberta Flack, Don Henley) et pour Leonard. Cette fois, elle participe à l'intégralité d'un disque. Elle co-écrit l'intégralité du répertoire, produit, assure les chœurs, fait la programmation des percussions (hélas, que du synthétique, du 100 % numérique) et des arrangements. "Ten New Songs" (2001) est un album feutré, velouté, moelleux, apaisé ... zen. Son chant est pratiquement devenu un murmure qui ferait passer Chris Réa pour un blues-shouter. Le folk et la guitare acoustique sont bien loin. Ce que confirme "Dear Heather" (2004), même si quelques instruments s'immiscent dans ce panorama numérique. Cohen chante moins, récitant ses poèmes ou laissant parfois carrément la place à Anjani Thomas et Sharon.

     Il publie un nouveau recueil de poèmes en 2006, "Book of Longing". Le livre présente une autre facette de cette facette à travers quelques dessins. Il exposera pour la première fois lors d'un festival de Jazz à Montréal, en février 2010, diverses peintures et aquarelles.
     Après les procès contre son ex-assistante, il entame des tournées mondiales qui récoltent l'enthousiasme du public.
En 2008, après avoir été sacré deux ans plus tôt membre du Panthéon des Auteurs et Compositeurs Canadiens (où trônent déjà cinq de ses chansons), il est intronisé au Rock'n'Roll of Fame, en même temps que John Mellecamp, The Dave Clark Five et des Ventures. Haute distinction tant conviée, cependant l'intronisation de Madonna la même année ternie considérablement l'institution. 
Il devient grand-père ; sa fille, Lorca, donne naissance le 2 février 2011 à une petite fille, Viva (le père est le musicien-compositeur Rufus Wainwright).
La même année, l'Espagne lui discerne le Prix "Littérature Princesse des Asturies" (Premios Princesa de Asturias).

     En 2012, son douzième opus "Old Ideas" remporte un grand succès dans de nombreux pays, parvenant à s'installer sur le podium des charts (à la première place dans onze pays). Il reçoit une nouvelle distinction de son pays natal qui lui remet le Prix Denise Pelletier ; une institutions Québecois qui récompense la carrière d'artistes des arts de la scène.
     Il faut attendre encore deux années pour retrouver un Cohen évoluant à nouveau au sein d'un véritable orchestre. "Popular Problems" est produit par Patrick Leonard, un producteur multi-cartes ayant offert ses services à Madonna, Roger Waters, Bon Jovi, Elton John, Jewel, Brian Ferry.
Toujours du succès à 80 ans. Il paraît avoir trouvé un nouveau souffle, un nouvel enthousiasme et dégage même plus de vitalité que sur ses précédentes productions numériques. Seules les USA restent réticents. On le dit en pleine forme, assurant des concerts assez longs.

En 2016, il reçoit une triste nouvelle : Marianne est gravement malade. Leonard lui écrit.
« Nous sommes arrivés au point où nous sommes si vieux, nos corps tombent en lambeaux, et je pense que je te rejoindrai bientôt. Sache que je suis si près derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. Et tu sais que j’ai toujours aimé ta beauté et ta sagesse et je n’ai pas besoin d’en dire plus parce que tu sais tout cela. Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin. ». Elle serait décédée deux jours seulement après la lecture de la lettre.

Leonard doit finir un dernier disque sur lequel il travaille depuis quelques mois. Ensuite, il pourra partir et rejoindre sa muse. 
Le disque terminé et sorti (le 21 octobre), il quitte ce monde dans la nuit du 7 au 8 novembre 2016.
Il est inhumé en toute discrétion au cimetière de Montréal le 10 novembre.
 Ce n'est qu'à l'issue de la cérémonie que son décès est annoncé. Les témoignages affluent de toutes parts. Preuve d'une immense popularité. Le poète canadien n'est plus, mais il nous a laissé un immense patrimoine. De part ses chansons et ses poèmes, il reste vivant dans nos cœurs.



Connexion (clic-clien) : Leonard COHEN et Adam COHEN : Une histoire de famille.

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