J’avais
déjà écrit une chronique sur le chanteur aux cuissardes, un portrait plus ou
moins complet, mais le plus important chez lui, ce sont ses prestations
scéniques qui ressemblent plus à un marathon qu’à une promenade de santé.

Après
avoir publié quatre albums entre 1979
et 1982, il monte un spectacle à
Pantin sous le même chapiteau qui avait accueilli Barbara
en 1981. Un concert total avec
jongleurs et acrobates. Un public qui ne donnera pas sa part au chien et qui
chantera pratiquement tous les titres. Un véritable best-off de presque tous les
titres déjà présents sur les premiers albums. Parmi ses musiciens on trouvera
évidement son frère Jean-Félix derrière ses
guitares, le batteur Marc Benabou dit «Marquito»
que l’on retrouvera avec Maurane et Lara Fabian, Jean-Claude
Guillot au clavier qui traînera avec Hubert
Félix Thiéfaine un certain temps et Jean-Jacques Fletty
un des guitaristes du groupe Atoll.
L’attaque se fera en douceur
avec un titre inédit «La complainte du petit jour» à capela. On
entendrait une mouche voler sous le chapiteau. Et puis les morceaux
s’enchainent comme des perles autour d’un collier. Un titre instrumental «Destination
Voyages» joué par le frangin Jean-Félix.
Entre des chansons un peu rock comme «Marteau Piqueur», «Le Champignon Nucléaire» et plus
nostalgique, voire triste, mais d’une implacable réalité comme «T’es Marron»,
«Que la vie
est triste»
ou «J’ai de
la boue au fond du cœur» il emmène le public dans sa poésie et ce
dernier se laisse embarquer avec plaisir. Arrive le gros morceau du concert et
le hit de Francis
«La Maison du
Bonheur», c’est avec ce titre qu’il va démontrer qu’il est un bon «Showman», il va le faire durer pendant
presque 16 minutes alors que la durée sur l’album dépasse légèrement les 4
minutes, et aucune longueur ne se fait sentir, ça passe comme un caramel. Il
fera une reprise «Le Funambule» de Jean-Roger
Caussimon, le grand pote de l’ami Léo Ferré, mentor de Francis Lalanne. Avant tout, Francis
a une passion pour son public, chose dont beaucoup de chanteurs actuels se moquent
complètement. Pour finir ce concert, il fera deux titres ou les chœurs vont
pouvoir s’en donner à plein poumon, «V’la huit heures» et «Si tu vis cette vie morte».
De cette série de concert en sortira un coffret de quatre disques sobrement
appelé «Lalanne à Pantin» d’une durée de 2
heures 14.
Un autre Live Sinon Rien

![]() |
Palais des Sport 1986 (photo Pat) |
Hormis ce titre et «Mémé Blues», le reste des titres
ne sera pas d’une réjouissance folle «Encore un verre» : l’histoire d’un mec bourré
dans un troquet et qui pourrait être celui de «Ça fait trop d’jour», «J’ai la dans l’
cœur comme une blessure» ou «Le type est tombé du 5e» Rien que
les titres en disent long sur leurs histoires. Le dernier titre «Le Grand-Père et
la révolution» est très beau, avec un Lalanne qui chante encore à
capela et avec ses tripes comme si il avait vécu ce qu’il a écrit. Un album
live plus beau par son ambiance intimiste a contrario de celui de Pantin.
En 1986 je le verrai au Palais des Sport
de Paris et je ne serai pas déçu.
Si je
dis que j’aime Francis
Lalanne, peut être que certains seront déçus, d’autres ne comprendront
pas. Pourtant c’est très simple, la plupart des gens ne connaissent l’artiste
que par un titre «On se retrouvera» sans n’avoir jamais essayé d’écouter
d’autres titres et se font une idée de lui que par ses passages télévisés façon "coup de gueule". Pour ma part ce sont ses textes qui font que j’aime ce bonhomme. Alors essayez d’ouvrir
les yeux, les oreilles et votre cœur en écoutant ses premiers albums, vous ne devriez pas être déçus et vous réviserez votre jugement... en principe !
Quelques vidéos Kitchs et la chanson "Toi mon vieux copain" avec un diaporama de photos de Doisneau...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire