mercredi 20 avril 2016

CHEAP TRICK " Bang Zoom Crazy... HELLO" (avril 2016), by Bruno



     Cheap Trick a souvent posé des problèmes aux tenants du bon goût. De ceux qui, tels des apôtres de la parole divine, de ceux qui avaient reçu la connaissance leur permettant de nous aiguiller sur ce que nous devons nous empresser d' écouter ou au contraire de fuir, ou d'ignorer. De ceux qui avaient la faculté de savoir ce qui était bon ou mauvais. Bref, les journalistes et pigistes de la presse musicale qui ont longtemps régné sur les esprits. Cela avant que le net ait pris le monde dans sa toile, pour le meilleur et pour le pire.

Nielsen & Zander (à la douze cordes)

    Ainsi, Cheap Trick, pour revenir au sujet, a bien souvent causé des maux de crânes aux critiques au moment où il fallait écrire un papier, tentant de décrire et de cibler la musique. Bon nombre, hélas, ne sont jamais donné la peine de se plonger réellement dans l'écoute attentive de leurs disques. Ce fiant à la rumeur et à des critiques précédentes, ne survolant que distraitement leur dernière réalisation dont ils avaient la tâche de chroniquer avec un minimum de sérieux, d'honnêteté, de conscience professionnelle. Comment expliquer des commentaires totalement à côté de la plaque, où, à la lecture, c'était presqu'à se demander s'il n'y a pas eu une confusion, une inversion avec un autre disque.

    Et puis, forcément, les belligérants n'avaient pas le look adéquate (l'uniforme ?). Déjà, gros couac avec le malicieux Rick Nielsen qui prit le parti de rejeter tous les clichés des guitar-heroes des années 70. Cela au point d’arborer carrément une image antithèse, appuyée par son comportement sur scène. Nielsen a toujours cultivé une saine autodérision qui a dû aussi le mettre à l'abri de la névrose de la rock-star adulée et acculée. Quand pratiquement tout le gotha de la guitare Rock affichait cheveux longs, parfois diverses moustaches et barbes, costumes de scènes, cuirs, vêtements onéreux, parfois coupés sur mesures, mister Nielsen débarquait, tel un diablotin monté sur ressort, le cheveux ras, glabre, attifé comme un as de pique avec pantalon trop court, gilet de laine sans forme et élimé, bardé de badges divers (dont une majorité du groupe, quand même), des chemises et des pulls improbables (dessinés par ses soins et confectionnés par son épouse), des chaussures kitchs (british shoes ?) et … une magnifique casquette à visière vissée sur le crâne (qui lui vaudra le sobriquet de Rick la casquette, avant Brian). Évidemment, une image rebutante pour les amateurs de toutes les branches Rock. Sans compter que sur scène, il ne cesse de faire le pitre, allant jusqu'à faire des pompes ! Le contre-pied du poseur se donnant des airs machos et/ou séducteur, et au jeu chargé d’esbroufe et d'emphase.



     Le batteur, Bun.E Carlos n'arrangeait guère la mauvaise impression avec son air assumé de comptable poussiéreux ou de petit employé de banque grassouillet, presque miteux. Évoluant plus tard vers le fonctionnaire bureaucrate américain de la middle-class en vacances. A le voir, jamais on l'aurait cru membre d'un groupe de Rock, a for priori de Harderoque. Et pourtant, quel fameux métronome, quel cogneur au swing inébranlable. Encore un qui s'en cognait comme de la dernière pluie de son look. 

     Avec ces deux loustics, les clichés et les stéréotypes en prenaient un coup. Cependant, l'habit ne fait pas le moine.
Heureusement pour le management, il y avait les deux bellâtres, dont la sympathique bouille attirait l'attention de la gent féminine. Toutefois, cette dernière était parfois surprise quand, autant appâtée par le méga-hit « I Want You To Want Me » (presque un accident à l'origine) que par le physique de Robin Zander et de Tom Petersson, elle se retrouvait confrontée à une franche décharge de Heavy-rock. Certes assez accessible grâce à l'approche d'un chant et de chœurs assez mélodiques, mais qui, sur scène, préférait alors l'urgence et l'énergie aux subtilités de l'enregistrement en studio. 
Pour d'autres, les tenues assez soignées (allant fréquemment jusqu'au costume coupé sur mesure) des deux mignons étaient antagonistes avec le Rock fort. Leur sourire engageant (on est loin des tronches renfrognées que se sentent obliger d'aborder une majorité de rocker en herbe) et leurs traits propres à émouvoir les midinettes refroidissaient ceux pour qui un musicien de Hard-rock devait dégager une aura foncièrement virile, macho même. « Nice boys don't plays Rock'n'Roll ». 
Les clichés ont la vie dure. Bref, une image peu engageante pour tous ceux qui se réfèrent initialement au look avant de faire l'effort de prêter une oreille consciencieuse.


Rick avec la "Uncle Dick" (une Hamer) et Bun E. Carlos aux fûts

     Car, bien souvent, il faut un minimum d'attention pour découvrir et apprécier ce singulier quatuor de Rockford. Combien l'on trouvé trop Rock et d'autres pas suffisamment ? Trop Pop ?
Même s'ils ont rempli des stades pendant quelques années, leur combat contre l’incompréhension n'a pratiquement jamais cessé. Incompréhension même de leur label qui leur a parfois infligé un mixage inadéquate, essayant de les cantonner dans un format Pop, au mieux d'un rock mainstream propret. Parfois aussi du producteur qui, probablement, devait suivre les directives du label qui voulait des hits à passer en radio.
Ils ont parfois eu de mauvaises surprises. On a d'ailleurs pu constaté qu'il y avait un bel écart entre certains premiers jets et le produit fini et remixé présent sur le disque. Ne parlons même pas de l'abîme avec les versions live. 

     Même si des musiciens tels que Joe Perry, Smashing Pumpkins, Gene Simmons, Guns'n'Roses, Pearl Jam, Kurt Cobain, les Foo Fighters, Enuff Z'nuff, Ratt, Motlëy Crüe, Green Day, Kings of Leon, Alice Cooper, Jet, Red Hot Chili Peppers, les ont publiquement plébiscités, les Janus du Hard-Rock ont eu la vie dure – c'est très relatif - pour faire accepter leur vision à l'industrie du disque, et à un public un peu sectaire... Finalement, on a fini par les ériger parmi les initiateur de ce que l'on nomme aujourd'hui un Power-Pop. D'accord, toutefois il n'y a pas que ça chez Cheap Trick. C'est avant tout un groupe qui n'a jamais eu peur de bousculer des conventions, des barrières, pour jouer une musique sincère et honnête (même si parfois, résignés, ils ont dû faire quelques concessions). Un groupe qui n'a jamais craint de mettre en avant, et de revendiquer, l'influence des Beatles et de l'incorporer au Rock des Yardbirds, à un Heavy-rock débarrassé de ses scories et de ses emphases. 


Rick et son Hamer Standard (cartoons of Nielsen)

     Ainsi, pour réduire les frictions, désormais fort d'une certaine notoriété et d'une expérience (et certainement de finances plus stables), ils ont décidé de garder une main sur la production afin de ne plus subir les volontés d'un producteur (l'enfer serait plein de bonnes intentions). Désormais, tout s'opère par une co-production entre le groupe et un professionnel (avec à la clef un nouveau disque éponyme, pour marquer un nouveau départ). On peut constater que c'est payant, puisqu'il n'y a pas un seul faux-pas depuis 1997.
Et finalement, leurs années de labeurs ont bien fini pas payer puisque le groupe est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame cette année, pendant ce mois d'avril 2016.

     Aujourd'hui, alors que l'on aurait pu les croire à la retraite (la carrière de Rick Nielsen et de Tom Petersson remonte aux années 60 et celle du groupe débute en 1973), sachant qu'ils dépassent tous la soixantaine (67 ans pour Nielsen). Enfin, tous … Bien qu'il n'y ait pas eu de scission officielle, et que quelques différents, qui les avaient opposés, soient réglés, Bun E. Carlos n'est plus présent sur les tournées depuis 2010 (toutes ?). Peut-être trop occupé à l'époque de son sympathique projet « Tinted Windows » (avec James Iha et Taylor Hanson) (1). Et c'est donc Daxx Nielsen, le fils de Rick, qui le remplace. Un bon batteur, sûr et infaillible, sachant utiliser à bon escient les cymbales. Néanmoins, par comparaison avec son prédécesseur, on pourrait lui reprocher une relative raideur et un manque de force dans la frappe (cette dernière impression peut être dû au matériel, notamment aux toms basses).
De plus, le titre de leur dernier disque,  "The Lastest" , qui remonte à 2009, pouvait laisser croire que le groupe marquait là, son départ pour une semi-retraite. Le long silence discographique qui suivit ne faisant que confirmer la chose.

     Contrairement à ce que l'on pourrait penser vu l'âge des belligérants, l'album favorise une atmosphère Rock, un chouia "garage" (un peu foutraque même à deux reprises où Nielsen semble être en état d'ébriété avancé). Si le précédent alternait ballades, Rocks et Power Pop, celui-ci revendique fièrement le Rock fort de Rockford ( .... ). Du Rock - et non de la Pop - assez musclé, sans être bodybuildé, barbotant gaiement tant dans les eaux du Rock de Detroit, que celles du Swinging London, avec quelques colorations de Glam-rock (rappelons que précédemment Cheap Trick avait repris un enjoué "Where The Light Are Out" de Slade). 


en studio

     D'ailleurs ça débute assez fort avec "Heart of the Line" qui semble évoquer quelques lointains souvenirs. Non sans raison puisqu'il s'agit de la même chanson que l'on retrouve sur "Sahara" de House of Lords. En 1990, Rick Nielsen, invité, était arrivé aux sessions avec une de ses compositions sous le bras (2), sur laquelle il jouait le solo et participait aux chœurs. Cette nouvelle version, à peine repensée, un chouia plus pêchue, envoie du bois. Des sexagénaires ? Ils ont la patate. Dire qu'il y a tant de jeunes groupes qui se disent porteur d’énergie et qui ne pas à en déployer la moitié ; du moins avec autant de classe et d'à propos.
"No Direction Home", qui suit, est du pur Cheap Trick. Ce Hard-Pop bien a eux, souvent imité, jamais égalé. Avec cette interaction de guitares, l'une plus mordante que l'autre, presque hargneuse, cette basse élastique, groovy et mélodique, et ce chant qui permet de garder une appartenance indéfectible à une sphère Rock'n'Roll, même en chantant un truc Pop. Héritage du Swinging London. Des Beatles mais aussi des Who. Quelque chose de Slade également. Le tout sur un rythme soutenue. Du "réveil matin" grand luxe, capable d'éclaircir même les journées pluvieuses. Et "When I Wake Up Tomorrow"  continue sur le même élan, toutefois cette fois-ci en embrassant la facette Pop, avec une saveur légèrement dramatique dans le style de Bowie. Sur cette pièce, on retrouve une autre marque de fabrique du quatuor : la guitare douze-cordes. Généralement, des Rickenbacker de Robin Zander.


« Do You Believe Me ? » est le seul faux-pas de l'album. Un peu lourd, traînant un goût amer d'inachevé. Heureusement, c'est rapidement rattrapé par « Blood Red Lips ». Un délicieux morceau de Glam-rock, avec claquements de mains bien dans la tradition soutenant le rythme (un peu cliché mais semblant ici indispensable). Un titre d'apparence si simple et évidente que l'on se demande comment il n'est pas né quarante plus tôt. En étant un peu dithyrambique sur le propos, on pourrait la décrire comme miraculeux. C'est le point d'envol du disque qui reste désormais dans des hautes sphères.
Avec la Box-shaped Rockford Hamer

"Sing my Blues Away" prouve que si Zander a effectivement perdu de la puissance, que sa voix commence à accuser le poids des ans, il demeure un grand chanteur, capable de nuance, de sentiment et d'implication. "... Here she comes now like a summer wave, from an old time mystery. I hear singing a song. She's where I want to be. Oh yeah, a sweet sound ! It fills my world like a note floating in a dream .... There are no words to describe what you to do m; You sing my Blues away". Là où beaucoup serait tombé dans le piège du sirupeux et de l'ampoulé, le combo garde à 100 % sa fibre Rock. Point de violons, où de synthés sirupeux.
Les sexagénaires ont encore de la pêche. "Roll Me" est abrasif, tout en donnant envie de taper du pied, de marquer le rythme en hochant la tête (headbanging)

Un riff sobre, à peine crunchy, The Angels (aka Angels City) trademark, deux accords, un doublé suivit d'un simple (Tan-tan... tiiin). Une seconde guitare vient en renfort, aidée d'une overdrive, jouant un peu plus de note sur les même accords. Riff menaçant, comme un serial killer aux abois, poursuivi, restant dans l'ombre mais  à l’affût, prêt à frapper. Une troisième, armée d'une bonne disto, débarque doublant le riff initial, jouant avec le sélecteur de micros en laissant résonner le dernier accord, et procure alors une ambiance rappelant le Inmates de "Fast Foward".  Mid tempo de rigueur. Le groupe s'amuse sur une base simple à varier les plaisirs, envoyant discrètement sur quelques mouvements un clavier emprunté à "Surrender" (album "Heaven Tonight"). "The In Crownd" s'épanouit dans un Heavy-rock des terres australes avec pour seule excentricité, ce clavier hérité des Who.



"Long Time No See Ya" ne lâche pas la pression, bien au contraire. Du Heavy-rock burné, un rien bastringue, épicé d'ingrédients funky et vaudou, propre au meilleur d'Aerosmith (En intro, Zander pousse un cri à la Steven Tyler).
Alors que "The Sun Never Sets" est annoncé par un riff Rock'n'Roll et une basse guillerette indépendante, la pièce se tourne vite vers une structure plus mélodique, même si l'orchestration reste assez dense. On se retrouverait presque dans l'univers de "Dream Police", avec notamment la batterie qui se rapproche ici du meilleur de Bun E. Carlos (précisément de "Gonna Raise Hell" et "Need Your Love" du même disque).

The last but not the least : "All Strung Out" flirte avec Iggy Pop et Ziggy Stardust, avec toujours derrière cette guitare malicieuse, coquine, prête à jouer un mauvais tour ("cheap trick"). Nonchalance et arrogance de dandy Rock'n'Roll dans le chant, tandis que le kit de batterie est martyrisé avec une insistance métronomique. Entre glam et punk-rock.

     Une écoute au casque, ou attentive sur une hi-fi digne de ce nom, permet de découvrir que derrière ce Rock, qui pourrait bien souvent ici faire croire à un effort légèrement foutraque, un peu brouillon, à un conglomérat hérissé de guitares, il y a un très gros travail de mise en place entre les instruments. Ces derniers varient les plaisirs en changeant parfois quelques détails au fur et à mesure lors des morceaux, les faisant évoluer. Notamment de la part de Nielsen qui paraît parfois évoluer tel un électron libre.
Un Cheap Trick grand cru. Crénom ! Il n'y en a pas beaucoup de groupe capable de sortir un disque de cet acabit avec quarante de carrière au compteur, sans se répéter, encore moins se parodier. Et pourtant, reconnaissable dès la première écoute. La classe.






[Cheap Trick prépare une tournée avec Joan Jett et Heart. Il y en a qui ont de la chance]

(1) Quoi qu'il en soit, c'est bien Bun E. Carlos qui était présent pour l'intronisation du groupe au Rock'n'Roll Hall of Fame (et non Daxx). Et c'est bien lui qui joue pour le petit concert donné pour l'occasion. Et son jeu est demeuré - semble-t'il - intact.(2) Signé Rick Nielsen sur l'album de House of Lords, celui de Cheap Trick mentionne, en plus, Zander, Petersson, Gregg Giuffria, Julian Raymond et Daxx Nielsen. 




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Autre article : Cheap Trick (1977) (lien)

18 commentaires:

  1. Découvert avec "In Color" (1977) et resté accro depuis. J'ai même depuis peut réussi à dégauchir un pressage japonais du "Live at Budokan". Des relents de Slade ? Oui et c'est peut être un peut pour ça que j'aime bien. Mais c'est le coté clownesque de Rick Nielsen et de ses extravagantes guitares qui attire vers ce groupe qui ce démarque des autres.

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    1. Un groupe qui a su se créer une personnalité (cela devient rare et difficile de nos jours).

      Pour ma part, c'était par le "Live At Budokan". Un disquaire (1) vantait le groupe comme un des meilleurs du moment. La découverte de "In Color" se fit juste après ce live ou "All Shook Up". J'avais été très surpris de la différence ... S'agissait-il vraiment du même groupe ? Mes petites enceintes fatiguées étaient-elles en train de rendre l'âme ?


      (1) Pour la p'tite histoire, le disquaire en question se reconvertit dans la vente de prêt-à-porter parce qu'il commençait à en avoir marre de vendre de la daube (Les trucs comme Cheap-Trick n'étaient pas encore vendeur) ; à ses dires, cela le rendait malade de gagner sa croûte en vendant (et en devant écouter) des trucs qui le gonflaient copieusement.

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    2. Nice, Hit Import, rue de Lépante?...

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    3. HIT Import ?? Je connaiiiss. Forcément ! Cela a été une véritable caverne d'Ali-Baba. La première fois j'ai halluciné ; je croyais rêver. Et il fut un temps où je m'y rendais assez souvent (malheureusement, ou heureusement, trop limité financièrement).
      Super accueil et supers conseils, les gars étaient de véritables passionnés et savaient de quoi ils parlaient. Un lieu où on se sentait bien. (en plus, pas trop loin à pinces, il y avait une vraie et bonne brasserie ... ).
      Probablement le lieu le plus intéressant de Nice.

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  2. Whao, excellent article !
    J'ai découvert CT avec Dream Police, un peu écouté la suite, mais là, bravo pour cet opus !
    PS:Bruno: la gent féminine, sans "e".

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    1. entre "Dream Police" (excellent, en dépit de "voices") et ce dernier, il y a tout de même une flopée de galettes forts sympathiques. A commencer par "All Shook Up" (énÔrme).


      Roooo... erreur récurrente (c'est parce que les filles sont par natures gentilles et jolies, non ? "Gente demoiselle")

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  3. 1/ Jamais compris ce qu'était vraiment l’identité de ce groupe ? On navigue dans des courants assez variés chez ce lui. Tantôt purement Rock, puis plus Hard l'instant d'après. Pop également, a l'image de l'extrait que tu as mis en écoute ici. On croirait entendre du Bowie tiens !

    2/ Jamais compris ce look de déglinguo chez eux. Ce guitariste toujours flanqué de cette casquette débile en costume et t-shirt. Et le batteur... On dirait un comptable !

    3/ Jamais compris pourquoi ils écrivaient toujours 2 fois Chip Trick sur leurs pochettes ?

    Bref, tant et tant de question restées depuis trop longtemps sans réponses vis a vis de cette entité Rock. Et c'est affreux.

    Ce groupe reste donc une complète énigme pour moi. Comme beaucoup d'autres aussi. Les B.O.C si cher a Philou par exemple.

    PS: Mylène Farmer aurait repris, sur son dernier album, un titre des Chip Trick. Z'êtes au courant ?

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    1. Ha.... Vincent, Vincent, Vincent ... Tu n'as pas révisé (pas bien !)
      1 - Effectivement pour l'affiliation "Bowie". Tout à fait d'accord puisque je l'ai écrit. J'aurais aimé pouvoir proposer une autre chanson car ce titre est un des moins représentatifs du CD.
      2 - D'accord aussi avec la "2" (relire plus haut). Le look de Nielsen est un contre-pied, ou un pied-de-nez, (ou les deux), au Rock'n'Roll Circus (qui commençait à flirter avec celui de Barnum - et en parlant de Barnum... Nielsen avait travaillé pour Kiss et Gene Simmons -).
      3 - Deux fois Cheap Trick ? Naann, pas toujours (et sur le premier, c'est "plein d'fois", comme sur LE tee-shirt). C'est - comment dire - c'est comme une validation, une accréditation. Le lettrage s'inspire d'un coup de tampon. C'est un coup (double ici) de tampon que l'on appose sur un document pour le valider, ou l'officialiser. Yes ! Validé ! C'est bien du pur "Cheap Trick" 100 % garantie. On sort le tampon. Paf ! Paf ! (inapte ! P4 ! euh... non, j'm'égare)

      Blue Öyster Cult est aussi un groupe immense (disco incontournable de 1972 à 1975 + Some Enchanted Evening + Extraterrestrial Live + Cultosaurus Erectus + Heaven Forbid).

      PS : Voui... hélas... "I Want You, You Want Me". Leur méga hit, pratiquement né d'un accident, une plaisanterie mais qui leur vaudra d'être pris à niveau en considération par leur label. En espérant que cela éveille la curiosité mais j'ai peu d'espoir...
      A savoir qu'à l'origine le titre était (et devait être) bien plus Rock. C'est d'ailleurs un peu leur truc : des mélodies Pop, parfois un peu sucrées, mais des guitares bien Rock, bien tranchantes, et une basse maousse.

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  4. Ah bah oui dit donc ! Il faut croire que j'avais lu ce véritable plaidoyer des Cheap Treak un peu en dilettante. De là a aller jusqu'à reprendre, au mot prêt, certaines de tes remarques quant a mes propre impressions de sur ce groupe (le batteur comptable entre autre) et voilà qui en devient vraiment troublant de vérités.

    Mea Culpa. Je recommencerai plus Bruno. ;-)

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  5. Glups ! Même sur l’orthographe du groupe je me prend les pieds dans le tapis. Sorry, je fais un vrai blocage avec ces Chics Types !

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  6. Quel boulot ! Bravo pour cette chronique. Cheap Trick est depuis 25 ans un groupe qui tourne toujours sur ma platine ou dans ma voiture. J'adore l'auto-dérision des 2 guignols hyper-doués, le contraste avec effectivement les 2 bellâtres (cf jaquette de l'album "In color") mais avant tout je craque sur le chant de Robin Zander. Quelle voix !! Gouailleuse, suave, énervée, charmeuse pour mieux nous mordre un mollet ou carrément la jugulaire, sadique, friponne, érotique même... Ca c'est le talent, les enfants ! Y'a des tas de chanteurs(ses) qui vocalement sont plus doués que lui, mais ça c'est vraiment LA voix rock'n'roll dans l'esprit. Bref, toujours ravi d'apprendre que le groupe est toujours en activité... jusqu'à quand ? Il faut nous tenir au courant des tournées svp. Merci à toute l'équipe.

    PS : si j'osais, je dirais que le tube initial des Cheap Trick se nomme "I want you TO want me" et pas "I want you, you want me". Pardon, pardon, aïe pas sur la tête !!

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    1. Merci beaucoup (et désolé pour cette grosse erreur - la honte - et non pas de "aïe" ; ce serait plutôt pour ma pomme. Je vais encore devoir courir pour mon avancement...).
      Content de constater que je ne suis pas le seul à apprécier ce groupe (à sa juste valeur).

      Pour les tournées, il n'y a rien de prévu pour l'Europe (pour la France, je me demande même si leur dernier concert ne remonte pas aux années 80, avec Angel City).
      Cheap Trick vient de débuter une longue tournée qui va écumer le continent Nord-Américain, avec Joan Jett (que les membres connaissent depuis les Runaways) et Heart. Une belle affiche.
      Apparemment, la set-list fait la part belle aux titres des 70's.

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    2. Je te pardonne pour ton erreur Bruno, vas en paix ! ;-)
      Plus sérieusement, tous les noms de groupes que tu cites m'ont immédiatement fait saliver, j'ai de la bave qui coule le long des commissures... Heart, Angel City, Runaways... mais 1- pas de dates en Europe, so sad !! et 2- parmi mes nombreux défauts je fais de l'anti-américanisme primaire (voire secondaire maintenant), et du coup je me suis toujours interdit d'aller visiter ce pays diabolique, même pour d'excellentes raisons musicales !! C'est sûrement discutable mais chacun ses combats, hein ? Longue vie à l'équipe !

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    3. Hmmm... je crois comprendre. Toutefois, il ne faudrait pas faire l'amalgame entre une certaine administration américaine et des lobbys avec le peuple. D'autant qu'il y a des gens qui se battent contre, qui essayent de faire évoluer les choses dans le bon sens ; même s'ils ne sont aucunement médiatisés.
      Il me semble d'ailleurs que quelqu'un avait écrit "La Responsabilité des intellectuels". Une responsabilité qui ne s'arrête pas au continent Nord-Américain.

      Comme disait l'inspecteur Martin Prendergast (interprété par Robert Duval) dans "Chute Libre" : "on ment même aux poissons !".

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  7. Je les ai vus en 79 au Los Angeles Arena, j'avais des jumelles pour zieuter le concert compte tenu de ma place...
    Pour BRUNO : Va interroger le net sur la collection de grattes que possède NIELSEN, c'est une véritable caverne d' Ali Baba, avec des musts ! Il doit faire partie au monde comme un des plus grands collectionneurs de 6 cordes.

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    1. Vraiment ? Un concert en 79 ? Le "Dream Police Tour" ? C'est une blague ?
      Haaa... la collec' de grattes de mister Nielsen... bigre ! J'connais ! Chaque fois que j'ai pu voir un de leurs concerts (à l'écran) j'avais les yeux fixés sur ses guitares. Probablement la collection de guitares la plus colorée au monde. Et il les a toutes jouées (même si, à force, seules quelques unes restent dans son arsenal scénique.
      Il y a d'ailleurs des expositions temporaires de son matos (plus d'autres trucs liés à la carrière du groupe).
      Il existe aussi un livre énumérant son matériel et ses guitares singulières. Malheureusement, jamais traduit.

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  8. Fan depuis toujours (je les écoute pratiquement tous les jours),j'ai aimé les lignes sur le groupe mais beaucoup moins la chronique du disque."sing my blues away" Robin Zander (un des 5 meilleurs chanteurs au monde ,pour moi, the best ;-) ) aurait perdu de sa voix en particulier sur ce titre ?!?! peut être la chanson ou il élève le moins la voix et ou on reconnait son si particulier chant .Et pour moi le titre le plus dispensable est "long time no see ya" terriblement bourrin et forcé.Mais tant que l'on parle d'eux et de façon élogieuse...Pour info, même pendant sa période creuse entre "The latest" et celui ci ,ils continuaient à tourner ,plusss de 5000 concerts depuis leur début ,record inégalé et inégalable!

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    1. Un des 5 meilleurs chanteurs, je ne sais pas, mais probablement pas aussi connu qu'il le devrait. Sauf, peut-être, j'espère, aux USA.
      A mon sens, il est d'autant plus bon qu'il ne s'est jamais perdu (du moins sur les témoignages sur disque) dans des démonstrations puériles (au contraire de beaucoup d'apprentis traumatisés par Ian Gillan et Robert Plant).
      Robin Zander est un grand chanteur, mais il me paraît avoir perdu en puissance (peut-être essaye t'il aussi de préserver sa voix). Ce qui n'aurait rien d'étonnant à 63 ans. Surtout qu'il ne se ménageait pas, en concert.
      Personnellement, cela ne m'empêche nullement de l'apprécier toujours autant. (on essaye d'être juste objectif)

      Son nom aurait été cité comme possible remplaçant de Brian Johnson.

      5000 concerts ? Autant ? Ted Nugent n'a pas fait mieux ?
      BB King a dû en faire plus - il a commencé plus tôt aussi -.

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