jeudi 21 janvier 2016

DAVID BOWIE (08-01-1947/10-01-2016) RIP




portrait d'Helen Green (son site)
La nouvelle nous a tous pris de court, on n’y croyait pas, et même les présentateurs de jité radio s’y sont repris à deux fois pour être bien sûr de leur dépêche. 15 jours après Lemmy Kilmister, pour qui on avait été moins surpris, on se demandait même comment ce n’était pas arrivé avant !
Il n’est pas innocent de parler du sieur Kilmister dans ce RIP Bowie, parce que les deux hommes représentaient les faces opposées du rock’n’roll. Motorhead, c’était une formule inamovible, une basse, une batterie, une guitare, un grand mec habillé en noir, les mêmes boots, le même chapeau depuis 40 ans, qui crachait un rock’n’roll radical, extrême, sans fioriture. Et on le respectait pour ça, parce qu’il représentait le rock’n’roll dans ce qu’il avait de plus primitif.
David Bowie au contraire un électron sans cesse en mouvement, métamorphose, qui dès qu’il avait exploité un filon, refermait la parenthèse pour en ouvrir une autre, et pensait la musique bien au-delà de notes égrenées sur une guitare, en termes de sons, d’images, de mode. Autant on peut demander : t’aimes bien Motorhead ?  Autant demander t’aimes bien Bowie ? amène invariablement : ça dépend, lequel ?
Celui qui faisait des chansons pop/folk à ses débuts (1967-69), fan des Kinks, de jazz, du cabaret, du Velvet ou de Dylan, celui qui a donné dans le glam-rock avec les grands albums des débuts 70’s et les personnages multiples, celui qui explorait la Soul music vers 1975, se nourrissant de lait et de coke, celui qui est parti à Berlin expérimenter la new wave électro (1977-79), celui qui est revenu en haut des charts avec sa Pop-disco FM (1983), et qui fâché par les critiques qui l’accusaient de faire commercial, a fondé Tin Machine (1988-92), power trio lorgnant sur le métal, avant de repartir dans les ambiance techno (1995-97), puis revenir vers une pop-rock plus classique (2002-03)… ?
David Bowie n’a cessé de se remettre en question, d’innover, respectant l’adage fameux : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! David Bowie s’est autant inspiré des autres qu’il a inspiré les autres. Le résumer à un opportuniste suceur de talent est une ineptie.
Plutôt que de faire un article biographique (vous en avez eu largement votre compte dans les médias, et nous avions déjà évoqué Bowie ici - Bowie expo Philharmonie -) on a choisi de faire bosser les autres ! Les groupes ou chanteurs français découverts sur ce blog se sont prêtés au jeu en répondant à une seule question : qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur David Bowie ? Vous allez voir qu'ils ont plein de choses à dire, de souvenirs à raconter, et nous les remercions encore pour leur participation.
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Les réactions

Laurent Gallichon (Red Beans) :
"C'était un grand artiste, même si je ne suis pas un grand fan et que je ne collectionne pas ses albums j'ai grandi avec ses hits que j'aimais beaucoup en général et c'est grâce à lui que j'ai entendu pour la 1ère fois Stevie Ray Vaughan qui fait des interventions dans "Let's Dance".
C’est en assistant à son concert au festival Jazz de Montreux en 1982, que Bowie a repéré le texan SRV, et l’a invité pour enregistré l’album "Let’s Dance". Où officiait un autre guitariste de renom, Nile Rodgers, également producteur. Et au rayon guitare, citons Mick Ronson, son compère période glam, qui a contribué à façonner aussi le son de Bowie, et plus tard il a embauché Peter Frampton.
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J P Guitare Rouge  (GRM)
"There's a Starman waiting in the sky" … Sad sad sad beginning for 2016 … Et nous on reste là, avec des images et des chansons plein le cœur, cinq albums MONUMENTS remplis de merveilles, de hits et de supers titres moins connus à découvrir absolument pour celles et ceux qui ne les ont pas encore écoutés ... Du génie à l'état pur : "Ziggy Stardust", "Aladin Sane", "Hunky Dory","Pinups", "Diamond Dogs" ... Si la faucheuse pouvait s'occuper un peu plus des connards, des terroristes et des pourris et foutre la paix aux gens bien et aux génies ça nous ferait du bien et à notre monde aussi et à la planète aussi ... GRRRRRR !!! … RIP David … Tu vas nous manquer, ça c'est sûr … Et c'est assez triste comme ça ... alors MERCI de ne pas en rajouter avec un putain de CD "Génération Bowie" avec Zaz, Kenji Girac ou Maître Gims ... Ça suffit comme ça ... GRRRRRRR !!!"

Précisons que "Pinups" est un album de reprises enregistré en 1973, en France, au château d’Hérouville. Bowie y chante Pink Flyod, The Who, Pretty Things, et même Springsteen et Jacques Brel ! Bowie reviendra à Hérouville pour y composer et enregistrer l’album "Low" en 1976. Dans ce qu’on nomme la trilogie berlinoise, seul l’album "Heroes" a été enregistré à Berlin, les autres entre Paris, Montreux et New York ! A Hérouville, Bowie était sous coke, et totalement parano. Il travaillait avec les ingénieur. du son/musiciens du château, mais persuadé qu’ils allaient lui piquer ses idées, ou exiger d’être crédités, il a pris les bandes, et s’est barré à Berlin finir le mixage.
Un cd "Génération Bowie" ??!!! Trop drôle ! Qu'on nous en préserve !!! Connaissant la réputation du monsieur, ça m'étonnerait que Iman Bowie, sa femme, ou même son fils, cèdent aux caprices des maisons de disques, pour sortir des flopées d'inédits... On peut penser que David Bowie a fait le ménage dans ses tiroirs pour être sûr d'échapper aux vautours...
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Cedric Vernet (Les Chics Types) :
"Je suis né l'année où David Bowie a sorti deux albums majeurs : "Low" et "Heroes", en 1977. Autant dire que j'ai dû attendre quelques années avant d'en apprécier toutes les subtilités... Mon premier choc avec Bowie ? Probablement par la voix de Kurt Cobain et son énorme reprise de "The Man Who Sold The World", sur l'album "MTV Unplugged". Puis il y avait cette pub qui tournait en boucle avec "Rebel Rebel", c'était au milieu des années 90. Au fond j'ai grandi avec Bowie sans forcément m'y intéresser plus que ça. C'était une icône, un personnage intriguant et omniprésent à la radio comme au cinéma. On connaissait ses hits, ça faisait partie de notre environnement musical. Comment passer à côté de "Under Pressure", "Starman", "Dancing in The Street", "Let's Dance" (avec Stevie Ray Vaughan et Nile Rodgers !) ou "Ziggy Stardust"... J'ai remis ses tubes dans le contexte de leurs albums plus tard et je n'en finis pas d'en explorer les richesses ! J'ai une tendresse particulière pour "Hunky Dory"  (avec le magnifique "Changes" en ouverture)  "Heroes"ou bien sur" Ziggy".
Bowie, c'était un arrangeur, un auteur, un mélodiste remarquable. C'était surtout une des plus grandes voix de l'histoire du rock. De n'avoir jamais eu le plaisir de le voir en concert restera un regret pour toujours !"
Outre ses propres créations, David Bowie a souvent parsemé ses albums studio de reprises. Citons les Beach Boys, Jack Bruce, Morrissey, Leiber et Stoller, Springsteen, Neil Young, Tom Verlaine, les Beatles, Pixies… et Kurt Weill !
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Johan Asherton :
"J'étais à Londres en juillet 1972. Bowie était dans les charts avec "Starman", extrait de son album "Ziggy Stardust". Je l'ai vu à Top Of The Pops, accompagné des Spiders From Mars. Quel choc! J'avais 14 ans... Jusque-là, je ne connaissais que son nom. J'ai acheté le single, puis l'album. C'était extraordinaire... J'ai curieusement raté "Hunky Dory" en repartant un peu en arrière, mais j'adorais "The Man Who Sold The World". Puis, les singles en attendant "Aladdin Sane", qui reste peut-être mon préféré, émotionnellement.
Bowie était un véritable créateur, novateur, une source d'inspiration. Je n'ai pas suivi toute sa carrière, j'ai aimé par la suite certaines choses, d'autres moins.
Il reste pour moi un des personnages les plus importants, artistiquement, historiquement." 

Eric Dupré (LD Fusion) :
"J'ai découvert David Bowie dans les années 70 alors que j'étais môme. C'était à l'époque de "Rebel Rebel", "Jean Genie"... toute cette période Glam Rock de Bowie. Quand on est gamin, c'est un personnage qui marque ! Même si je n'écoutais plus Bowie depuis longtemps, ça fait toujours un choc de voir s'en aller un tel artiste.
Durant toute sa carrière, il aura su surprendre son public et il l'aura fait jusqu'au bout".

Rod Barthet :
David Bowie, je m'y suis intéressé au moment où j'ai su que Stevie Ray Vaughan avait joué sur "Let's Dance". Après j'ai découvert bien sûr sa discographie très riche et inventive, notamment "Space Oddity"  qui est le titre que j'aime le plus. J’aime  beaucoup aussi "Suffragette City".
C'était un génie, ses titres sont très bien construits, il savait aussi très bien s'entourer. Notamment sur "Let's Dance" avec le producteur Nile Rodgers.  C'est drôle SRV devait faire la tournée avec lui et il a été débarqué avec ses valises sur le trottoir au moment de partir. Avec le recul, ce fut un très bon choix de ne pas faire cette tournée pour Stevie Ray Vaughan, car c'était le début de la promotion de l'album "Texas Flood".

Vaughan a enregistré son album fin novembre 1982 (en trois jours !) et a enchaîné le mois suivant avec les sessions de Bowie. Il était effectivement plus logique qu'il défende son disque à lui, sur scène, lors d'une tournée, plutôt que suivre Bowie à travers le monde.

"Let’s dance" est l’album le plus vendu de David Bowie, et celui que les puristes considèrent comme une injure aux beaux-arts, une concession au dieu dollars !! Tout ça pour quoi ? Parce que la musique y est plus légère, directe, plus facile d’accès, conçue aussi pour danser. Tu parles d’une injure ! Et puis aligner en début de disque « Modern love » + « China Girl » + « Let’s dance », j’en connais plus d’un qui n’aurait pas craché d’ssus ! 
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Jean Christophe Pagnucco (Witch Doctors) :
"Bowie va laisser un vide énorme dans la galaxie rock.
Certes, cela faisait près de 10 ans qu’il était davantage une ombre, aux absences mystérieuses, qu’un acteur actif de la scène rock, depuis son infarctus son scène lors de sa dernière tournée. Mais bon sang, quelle créativité, quelle originalité, quelle audace. Une discographie pléthorique, un renouvellement incessant et perpétuel, jusqu’au bout de ses dernières forces vitales dans "Black Star"
Un tourbillon de métamorphoses et d’innovations tel que je ne connais pas un seul auditeur, normalement constitué, qui soit un fan absolu et inconditionnel de la totalité de la discographie de Bowie, dont les incarnations successives pouvaient dérouter. Mon Bowie à moi, j’en ai perdu la trace lors de sa trilogie berlinoise… c’est celui de ces albums absolument fabuleux que sont "Space Oddity", "The Man Who Sold The World", "Ziggy Stardust", "Hunky Dory", "Alladin Sane" et "Diamond Dogs"… certains parleront de création du glam rock… mouais… Moi j’y entends toujours les créations musicales du fils spirituel de Ray Davies, aux refrains électrocutés et aux mélodies amples et surprenantes, servies par des qualités vocales époustouflantes … Si je ne devais (crève-cœur !) ne garder qu’un disque de lui ? Ce serait "Hunky Dory", disque parfait, rêve ultime de perfection pop, de "Changes" à "Life on Mars", de "Oh You Pretty Thing" en passant par "Quicksand"…. Avec Bowie,  ce n’est pas qu’un chanteur qui s’éteint… c’est une époque, c’est une galaxie qui perd l’un de ses étoiles solaires (eh ouais ! y a des galaxies où il en existe plusieurs) et, avec la prise de conscience douloureuse que les dieux sont mortels, il va falloir apprendre à vivre avec l’idée que bientôt, nous devrons apprendre à vivre dans un monde où ne demeure que le souvenir de nos idoles. Un seul mode d’ordre : Let the music play…"
La perfection pop… comme la chanson « Life on Mars », superbe, et pourtant… Dans un reportage, le pianiste Chilly Gonzales faisait, clavier à l’appui, cette démonstration : « Life on mars » et « My Way », c’est la même chose ! En 67, Claude François sort « Comme d’habitude » sur une musique de Jacques Revaux. L’année suivante on demande à David Bowie (pourtant pas encore célèbre) d’en faire l’adaptation américaine, pour Sinatra. Son texte est refusé. C’est Paul Anka qui finalement adaptera le titre. Sauf que Bowie a donc eu accès à la partition… Et s’en est souvenu ! Lorsque que vous superposez « My Way » et « Life on Mars » le piano reproduit les mêmes notes et accords. Seule la scansion, la manière de placer les mots, les différencie.
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Christian Biral (Les Chics Types) :
"La pochette de "Heroes" était punaisée dans ma chambre. Je chantais en concert la chanson avec mon premier groupe au tout début des années 80, j’ai encore l’enregistrement. Bowie a toujours été présent dans ma vie depuis mon adolescence (ma maman peut en parler !). Ce qui est fascinant, c’est que mon fils de 15 ans écoutait en boucle cet album le week-end juste avant sa mort. J’admire profondément Bowie car il est toujours allé toujours de l'avant, en nous faisant avancer avec lui. Il a accompli l'exploit d'être innovant sans être élitiste, nous emmenant dans un univers d’une richesse toujours renouvelée. Le jour de sa mort, mes gosses m'ont immédiatement contacté, ma femme, mes amis... On s'est échangés plein de messages entre nous. Nous avons tous été surpris par la force du choc qu'on ressentait. Surpris d’être si émus. Sans doute parce que la page qui s’est tournée ce jour-là, c’est celle de sa vie, mais aussi d’une part de la nôtre. J'ai eu l'impression que ma jeunesse venait de mourir... Mais elle est partie avec classe.
Merci David, tu auras décidément été épatant jusqu'au bout !"

Maxime Malon (Malex Kings) : "C'est avec surprise (je ne savais pas qu'il était malade) et surtout une grande tristesse, que j'apprends la mort de David Bowie. Le jour d'avant j'écoutais un extrait de son dernier album à la radio, "Blackstar" qui venait à peine de sortir.
Eh oui, il faut se rendre à l'évidence, le "Thin White Duke" a rejoint le "Major Tom", tout là-haut, dans l'espace infini... Il ne faisait pas partie de mes "influences directes", mais je l'ai toujours considéré comme l'un des plus grands talent musical du 20ème siècle: ses explorations artistiques, son talent mélodique, ses perpétuelles transformations dans tous les sens du terme, font de lui un artiste majeur. A l'image des grands peintres, il a eu ses périodes: funk, hippie, disco, électro ... Cependant, malgré les nombreuses et diverses métamorphoses, on lui reconnaît un genre unique, une originalité, une marque, un son:le style Bowie. Tous ces changements et expérimentations, placent "David Robert Jones" de son vrai nom, dans une spirale: l'éternelle recherche de soi-même à travers l'Art. Tout au long de sa carrière, le "caméléon" passera avec une facilité déconcertante de l'excentricité, à la pluralité pour arriver à une originalité, un héritage musical unique. Chanteur, compositeur, producteur de disques, peintre et acteur britannique, David Bowie aura fait de sa vie une véritable œuvre d'art. Le "Heroes" est éternel."

Yvan Guillevic : 
"Le premier contact marquant que j'ai eu avec cet artiste exceptionnel je devais avoir 6 ans et le titre "Friday On My Mind" tiré de l'album de covers "Pinups" tournait souvent sur la platine disque à la maison, du coup petit effet "madeleine de Proust" garanti à chaque écoute. Je me souviens que la pochette de l'album me fascinait complètement. Je rencontrerai plus tard le clown de "Ashes To Ashes", le clip m'aura bien intrigué aussi, encore une fois le son et l'image créait une espèce d'aura autour de Bowie. Plus tard c'est l'immense succès de "Let"s Dance" et ce son de guitare si particulier, entre les accords plaqués de Nile Rodgers et les licks de blues en fusion de Stevie Ray Vaughan, et ça me parle, moi le teenager pourtant fan de Hard-rock. D'ailleurs du "Hard-Rock" j'en retrouverai sur le projet Tin Machine. Vers la fin 90's je commence à m'intéresser à l'univers Electro-Rok, Trip Hop, Drums and bass et là encore "Earthling" trouvera un chemin jusqu'à mes oreilles. Ses albums suivants aussi, de "Outside" à "Heathen" ou encore la redécouverte de ses premiers succès, de Major Tom, de Ziggy, etc... Bref David Bowie m'aura accompagné toute ma vie et d'ailleurs je le joue encore très régulièrement en concert, en particulier avec le duo "Heroes", tiens donc "Heroes"... surprenant non ?"

Laurent Zerat :
"David Bowie c’était la classe incarnée. Il le prouve encore avec sa "sortie" programmée et cet album "Blackstar" dont les fonds seront reversés pour la recherche contre le cancer. Le titre "Lazarus" est impressionnant, et comme tout bon titre, il faudra rechercher le sens de chaque phrase avec beaucoup d’interprétations possibles. L’album qui m’a le plus marqué c’est "Hunky Dory". La musique nous rappelle parfois des moments de notre vie. Elle a la force de nous faire voyager. Je me rappelle avoir écouté cet album en boucle toute une nuit de 1971, bien accompagné dans mon lit. Au revoir David, tu étais un des plus grands. Ici, dans ce monde, la musique perd de son sens. Le bizz pas chaud voudrait en faire une espèce de chose commerciale abrutissante sans histoires et sans textes. Heureusement, tu nous laisses ta musique avec 26 albums et elle sera toujours là pour nous guider et nous servir de gold standard.
Passe le bonjour à Lou Reed là-haut".
Ce qui a surpris, c’est qu’on ne savait pas que Bowie était malade. Il y avait eu ce (gros) pépin, en 2004, où il avait fait un infarctus, en tournée. Signant l’arrêt des concerts, sur ordre médical. La rumeur s’était chargée du reste. Bowie aurait perdu sa voix, il ne peut plus chanter, il vit reclus… Sauf qu’on le croisait, ici où là, à New York le plus souvent. Et plus les gens le voyaient, plus ils le trouvaient en bonne santé ! Mais ayant arrêté la musique. Et vlan, sans prévenir, en 2013, il sortait "The next day", premier album depuis 10 ans, sans même que la maison de disque soit au courant deux jours avant ! Un secret très bien gardé. Et on annonçait courant 2015 un projet de disque avec 5 musiciens de jazz. Donc une reprise d’activité qui ne collait pas avec l’idée d’un homme malade.

David Bowie gardait un contrôle total sur sa vie privée et carrière, musique bien sûr, mais design des pochettes, costumes, scénographie, clip vidéo, marketing et communication… Il a mis sa vie artistique en scène. "Blackstar" sortait le 9 janvier, mais on a compris seulement le 11, qu’il avait été conçu comme un album testament, son auteur sachant qu’il serait son dernier. Là encore, la maîtrise du calendrier laisse rêveur, y compris au-delà de la mort ! Pour du contrôle, c’est du contrôle ! Ground control to Major Tom…     
Pas facile de choisir un titre, alors pourquoi pas un des plus connus... Et aussi parce que ce riff de guitare est tout bonnement un des plus fabuleux qui soit, et puis pour imaginer la tête de Lemmy Kilmister, voyant un mec en nuisette japonisante et short moule-burnes chanter un rock !!

RIP monsieur Jones, et merci pour tout.



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26 commentaires:

  1. Big Bad Pete21/1/16 11:27

    Je pleure pour Lemmy depuis décembre... Je pleure pour le Major Tom, Ziggy Stardust, Aladin Insane, Halloween Jack et le Thin White Duke depuis plus d'une semaine...

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  2. Et pour le groom de l’hôtel California ?

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  3. Voici ce que j'ai pu relever quelque part sur le net. Je vous laisse juger.

    je vais mourir... Je sais qu'il ne nous reste que quelques mois avant la fin de mon expérience terrestre..
    Je fais quoi ? Je désespère, j'entre en dépression, je refuse l'idée de la mort et je fais semblant que la maladie n'existe pas ?
    Ou je décide de vaincre la mort.. Je décide avec l'âme, car seul l'âme et le coeur me donnent l'inspiration pour composer de la musique comme je l'ai fait pendant 50 ans...
    Je fais brièvement les comptes, et d'après ce que me disent les docteurs, j'arrive à prévoir à quelques jours près la date de mon décès et fixe la sortie de mon nouveau et dernier travail pour le 8 janvier 2016, le jour où j'aurai 69 ans.
    Je travaille jour et nuit, j'ai le temps pour composer, pour perfectionner, pour interpréter, pour enregistrer en studio et pour faire les vidéos... Je le fais le plus tôt possible car je ne veux pas que mon visage puisse faire entrevoir la mort qui, narquoise, vire dans mon corps sans que je puisse me défendre..
    Mais moi, je te défie, Mort.... Putain si je ne te défie pas !!!
    J'ai défié et gagné le monde bigot des années 70 avec la fierté de l'ambiguïté... J'ai aimé les hommes et les femmes, j'ai été homme, femme, alien, et, à la fin, un corps céleste.
    Qu'est-ce que tu peux, toi, Mort contre mon éternité, mon intelligence, ma folie, ma créativité, ma musique qui vivra pour toujours ?
    Je suis Lazare, déchiré par des cicatrices, je mourrai dans le corps, mais je vivrai éternellement à travers ma musique !.
    J'ai vécu assez longtemps pour recevoir les voeux de joyeux anniversaire auquel je pensais ne pas atteindre le jour, pour voir sortir mon album... J'ai survécu au 8 janvier... Et toi, ma chère tueuse, tu as perdu !
    J'imagine que si tu n'avais pas frappé à ma porte, mes œuvres seraient restées au nombre de 24, j'aurais même réussi à vivre 100 ans, et au lieu de cela, grâce à toi, j'en suis à 25 !!!
    " tu sais,... Je serai libre comme un oiseau "

    David Bowie

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  4. Tu sais quoi, Vincent ? Je dis "amen".
    (ça veut dire "je crois" à la messe, pour Bowie, ça veut dire : respect !!

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    1. Tss Tss
      Amen veut dire "Ainsi soit-il" en latin et se prononce à la fin d'une prière comme le credo...
      Prière que l'on peut dire à l'intention de David pour ceux qui ont la foi dans leur religion personnelle... Toutes les religions...

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    2. Père Claude, tu as raison ! Le latin, c'était en cinquième... et de "l'initiation" seulement ! Rosa rosam rosaé... Le rosé, c'est autre chose !

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  5. Je vais faire court. Bowie n'a rien à voir avec le rock. Ce type était un faiseur/poseur prétentieux dont l'unique objectif était d'être connu et reconnu. Au mitan et à la fin des années 60, pour ce faire, le plus rapide était de donner dans le rock et de faire de la provocation à la petite semaine pour affoler les pré-pubères du Derbyshire et du Middle West, vêtu de chutes de rideaux et arborant la coupe dite "mulet" des footballeurs allemands. A une autre époque, il aurait choisi un autre support. Je reprends le début de l'article pour le modifier: 3e paragraphe: dès qu'il avait exploité un fion, Bowie refermait la parenthèse"; C'est exactement ça: Lou Reed et Iggy Pop. Pardon, Claude....mon goût pour les calembours douteux me perdra.

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  6. C'est en gros la déclaration faite par Keith Richards (ressortie j'imagine d'une vieille interview)à propos de musique, mais il rajoutait : et il le sait pertinemment. Keith Richards, qui lui n'a jamais donné dans la provocation, la pose de vieux pirate, n'a jamais songé une seconde à être connu, regrette certainement de l'être et d'avoir choisi les Rolling Stone pour servir sa fructueuse carrière... Ben oui, c'est le problème avec tous ces gens qui dès qu'ils font de la musique, veulent qu'un maximum d gens en profite... Vive l'accordéoniste du métro, au moins lui, 2 minutes après, on l'a oublié !!

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  7. Pas de mal avec les calembours douteux Shuffle, j'en raffole aussi…

    Par contre, écarteler Bowie est assez sévère, mais bon, c'est ton opinion. Je ne suis pas un fan mais j'écoute de temps à autres un gars qui a su innové et chercher à se renouveler. J'ai parfois le sentiment que certains groupes de Rock font la même chose pendant 40 ans (je dis bien "impression").

    Quant aux looks extravagants du chanteur en scène, eh bien pourquoi pas ! Ça change du style hirsute à la pilosité mal entretenue et au faciès néanderthalien de beaucoup, ou au contraire à la débauche de cuir clouté de mise dans le genre (parfois les deux).
    Et puis dans les ballets contemporains, on a lâché le tutu cucul pour des tenues recherchées, sensuelles et parfois barrées. Le visuel rejoint l'auditif et c'est un bien.

    Par contre il a un truc qui me surprend toujours en Rock, c'est la faible productivité. Je m'explique. 26 albums en 50 ans, on ne risque pas le burnout même en peaufinant. Ou alors, trop ignorant en la matière, je fais l'impasse sur la réalité : à savoir choisir une dizaine de titres sur un plus grand nombre de morceaux jugés plus secondaires… 26 albums, c'est environ le boulot de l'année d'un Schubert ou d'un Haydn… Ça y est, je mélange tout ; Tss Tss…

    Il faut admettre, à lire les témoignages, que Bowie a marqué de son empreinte plusieurs générations. On ne peut le nier, ni toi, ni moi…

    Bye

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    1. Tu oublies un truc, Claude, c'est qu'entre deux albums, il y a les tournées, généralement sur une année, voire plusieurs. Mais il est certain que de nos jours, temps médiatique oblige, un artiste doit se faire discret, et ne pas trop se montrer. Alors que dans les 60's, les Stones, les Led Zep, Deep Purple, Beatles... sortaient un voire deux albums par an. Et les jazzmen ?!!! Ils passaient leurs vies entre un club et un studio...

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  9. Comprends bien Claude que dans le Rock (terme volontairement généraliste ici), élaborer une mélodie qui soit en parfaite équation avec le texte et le sens que l'artiste a voulu lui donner, tout cela peut parfois nécessité beaucoup beaucoup de temps. Certains étant plus maniaque (perfectionniste) que d'autres. Ensuite viens le temps de l'enregistrement, la promotion et la longue tournée qui en découle. Au bout du compte, il n'est pas rare qu'entre la phase d'écriture et la fin de la tournée de l'album en ayant découlé, il se passe 2 ou 3 ans. Et puis c'est sans compter sur les remaniements de personnel de temps a autres. Et ça aussi, ça fait perdre du temps.

    Quant a savoir si "ça" est plus légitimement Rock que "ça"... S'cusez-moi Messieurs-Dames, pour moi tout ça c'est rien que de la **anlette.

    Lemmy restera pour moi l'incarnation ultime du Rock dit "sans concession" et sans compromission. Et je respecterait a tout jamais ce type pour tout ce qu'il aura représenté de plus honnête et d'intègre dans fichu Music Business.

    Dans le registre que celui de David Bowie; L'homme était artistiquement, dans sa démarche, en complète opposition a celle d'un Lemmy justement. Et je respecte et j'admire aussi cela de la même façon. Cette faculté et cette adaptabilité a savoir embrasser, avec maestria (souvent), des courants musicaux aussi différents que le sont le Jazz et l'Electro par exemple.
    "Let's Dance" n'est en rien comparable a "Ziggy Stardust". De même que "Earthling" n'a rien de semblable avec un disque tel que "Reality". Un point commun pourtant les unis tous: La démarche artistique complètement sincère de David Jones. Et puis se sont de surcroît tous de très bon albums soit-dis en passant.

    Le monde du Rock a perdu en très peut de temps 2 géants, 2 très grands de la musique Rock. C'est là la seule certitude que j'ai aujourd'hui.

    :-(

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    1. Merci Vincent pour cette mise en lumière…
      En fait, et je le reprécise : j'ai bien employé le mot productivité et non qualité… J'insiste…

      J'avoue que j'ai un peu joué la provoc' avec Schubert. Peu ou pas joué par ses contemporains incapables de maîtriser des partitions aussi élaborés, il avait du temps pour composer sans relâche. Il est mort à 31 ans… Anecdote : la création de son quintette par des branques a été un échec. Le violon solo qui se croyait malin lui a même dit : "jeune homme, continuer d'écrire des chansons, laissez tomber" ! :o( Va faire une "tournée" européenne de deux ans comme pianiste (même génial) après ça toi ???

      Par ailleurs les compositeurs "classique" composaient seul (image connue dudit Schubert avec sa chandelle, sa feuille et sa plume…). Du coup t'es em**dé par personne. Il n'y a pas confusion entre compositeur et interprètes, peu de conflits ou d'arbitrages… par expérience personnelle, je travaillais beaucoup plu vite seul que dans une équipe passant son temps en réunion à se chamailler…

      Et puis il y a les cas extrêmes dans l'autre sens : Edgar Varèse, mort vers 80 balais, inventeur dans les années 30 de la musique intégrant l'électronique, était tellement exigeant qu'il nous a légué en tout un pour tout un… double album :o))
      Et Chopin, qui donnait de nombreux concerts, a composé max 15 albums…

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  10. Pour dire le vrai, Bowie me laisse totalement indifférent, de même que Motorhead dans un autre style. Ce que j'ai du mal à supporter, c'est l'espèce de canonisation dont il est aujourd'hui l'objet, et surtout le manque total d'humour et de second degré du personnage. Cette théâtralisation au premier degré, ce pathos à la louche...honnêtement...Quant à la démarche artistique en zig-zag...Je crois que ne restent que ceux qui ont maîtrisé un genre, ou un instrument, et c'est déjà bien assez difficile. Reconnaissons que dans les autres domaines où il a voulu briller, Bowie n'a guère réussi, malgré son nom: peut-être parce que la public rock est moins difficile. Ou cultivé?

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  11. Je pense de plus en plus qu'il juger un "artiste" par l'œuvre qu'il laisse derrière lui, son empreinte, et pour les meilleurs d'entre eux, son influence sur les autres. La personnalité du bonhomme, bof... ça joue, c'est intéressant (j'adore les bios de musiciens !) mais ce ne doit pas être pris en compte. Bowie était un opportuniste ? Tant mieux pour lui, il a pigé plus vite que d'autres, et c'est fait sa place. Il voulait tout contrôler ? Oui, comme Franck Zappa, comme Jimmy Page... La canonisation ? C'est pas de son fait. Et sa vie de semi ermite, ces 10 dernières années, la discrétion même avec laquelle il est parti, s'effaçant totalement derrière son "œuvre" (il était très conscient d'avoir laissé son "empreinte", il ne jouait pas au faux modeste) me font penser qu'il n'aurait pas apprécié. maintenant, on aime, ou pas, c'est autre chose. Mais quand on regarde ces 40 ans de "production", on ne peut pas nier que le mec s'est vraiment fait sa place, on ne peut pas lui retirer ça. Et les réactions le montrent aussi, c'est vrais que ça a suscité une réelle émotion dans le monde. Pour quelqu'un qui n'était plus présent dans les médias depuis 10 ans, ça montre l'attachement des gens à ce personnage.

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  12. A ce personnage. c'est exactement, ça. Un personnage, avec tout ce que ça a de calculé. Bonsoir à Mme.

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    1. Oui, un personnage. Il n'a cessé de se créer des doubles. Lorsqu'il répondait à des interviews, et son accent so british faisait des merveilles, il paraissait ailleurs, désintéressé, poli mais ailleurs. Prétentieux ? C'est ce qu'il laissait paraitre, mais je crois qu'il jouait un rôle. En public, il était en représentation. Sa phobie du faux pas. Le contrôle absolu sur l'image. Il ne faut pas oublier les antécédents familiaux pour comprendre le personnage... Bon, ché pas pourquoi je m'casse le derche... il était anglais, et ça pour toi, c'est rédhibitoire... (Pas compris ta vanne avec Reed et Pop...)

      Et Daho, non, vraiment rien à dire ? (à part la pochette... c'est fou comme on sait lorsqu'un article va marcher...)

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  13. Tu sais ami Shuffle, même dans ma chapelle, le Hard et le Metal, ils sont nombreux a avoir tenté de s'écarter quelque peu de leur chemin respectif a un moment donné de leur carrière. Et ce, afin de proposer quelque chose de vraiment neuf. La sentence ne s'étant pas fait attendre, tous, je dis bien tous, sont aussitôt revenu dans le rang. La faute a "des ventes en baisse significatives" évidemment. Bowie (auquel tu as tout a fait le droit de ne pas adhérer) aurait tout fait pu opter lui aussi pour ce repli sur lui-même en proposant sensiblement le même album a chaque fois. Un concentré, une déclinaison de ses 5 ou 6 premier albums par exemple. Là on aurait pu parler de CALCUL de sa part. Au lieu de ça, il a au contraire pris le risque de ne pas chercher a plaire à tout le monde, à tous prix, en proposant des œuvres si souvent différentes. Je défie d'ailleurs quiconque m'affirmant qu'il aime TOUS LES ALBUMS de David Bowie.

    Pour finir Shuffle, je trouve qu'il est dommage de te priver comme tu le fais de quelques artistes, et surtout de quelques musiques, a cause de l'influence négative que semble avoir sur toi, l'apparence ou la démarche commerciale (et hypothétique) de l'artiste en question. Ecoute la musique avant de la regarder !

    Moi je dis ça...

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  14. Bon, oui, mais alors... on m'a menti de mon plein gré ! Car rien ne sert de courir car ça n'fait pas l'moine !! Vouaille !!

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  15. Non, mais, blague à part, le problème avec Bowie, c'est qu'il faudrait au minimum une bio en trois volumes pour tenter de cerner le personnage.
    Personnage que l'on a souvent pas compris, parce que notamment il aimait bien surprendre son public. Combien y-a t'il d'artistes ayant réussi une carrière en explorant autant de styles musicaux ? Combien ? Assurément très peu. Comme le souligne Vincent, généralement le public déteste que "son" groupe prenne une nouvelle route (les mêmes qui parfois reprochent le manque de changement... vas comprendre).
    On a pas compris que Bowie se saborde lorsqu'il atteignait un sommet de popularité (le pire fut le suicide de Ziggy). Certes, Bowie/Jones a parfois été opportuniste, attentif à la scène musicale ambiante (comme l'énorme majorité des musiciens), mais jamais il ne s'est reposé sur ses lauriers.
    Bowie, tel un authentique passionné de musique, de toutes les musiques, s'était à chaque fois investi dans l'exploration d'un nouveau genre, pour passer à autre chose (quitte à y revenir plus tard) une fois qu'il craignait de se répéter. Rien que pour ça, on ne peut que s'incliner. Respects.

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  16. Dans sa carrière, il s'est parfois mis en retrait pour aider des amis. Le meilleur exemple était évidemment celui d'Iggy Pop, qu'il a produit, mais aussi pour qui il a composé (et l'inverse aussi, puisque "China Girl" est initialement un travail d'Iggy, que Bowie peaufina) et qu'il a accompagné en concert, en restant discrètement derrière son clavier (cela devait aussi lui faire du bien de "n'être qu'un simple musicien").
    Il a aussi la longue tournée du Spider Tour des années 80, où il embaucha son vieux pote de classe, Peter Frampton, en espérant l'aider ainsi à relancer sa carrière (alors tombée à zéro).

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  17. Je rajouterai aussi que, d'une certaine façon, il a été avant-gardiste pour certains courants. Pas réellement un authentique précurseur, ni un total innovateur, mais il a su attraper au vol les balbutiements de nouveaux genres, ou "revival", pour se les approprier et les mettre alors en lumière.

    Maintenant, on ne peut dénier que David Bowie aimait allier la musique au théâtre (qu'il avait étudié), ce qui pouvait déplaire (mais pourtant, tous les musiciens faisant abondamment de la scène, doivent être en partie comédiens).

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  18. Hello! Bon là je suis un peu du côté de Shuffle (même s'il en a rien à foutre!) Bowie m'indiffère complètement , comme ce pauvre Lemmy d'ailleurs, chacun sa culture , moi je pleure Smokin' Joe Kubek , le brillant guitariste texan et Glenn Frey.

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  19. Mais si, mais si....Pour Glenn Frey, ça a été vite plié, quasiment rien. Pourtant, les deux-trois premiers albums des Eagles (les meilleurs avant l'indigeste Hotel california), c'est quand même la pierre de touche du country rock/rock californien. Et Take it easy un des meilleurs morceaux de tous les temps. Quant à Smokin Joe Kubek...Qui ça?

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  20. Fais l'idiot Shuffle! je sais que tu connais Smokin' Joe.....Pour les trois premiers Eagles, y'a pas photo, le second étant absolument parfait et "Take it easy" un pur chef d'oeuvre dont je ne me lasse pas."Part of me part of you" BO de Thelma et Louise est une tuerie, donc après Eagles Frey eût quelques sursauts.

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