mercredi 30 décembre 2015

LES POCHETTES DE DISQUES SEXY (groupes Rock) - chapter Two - by Bruno


     Devant l'engouement qu'a reçu cet article au sujet pourtant si léger, presque grivois, la direction a lourdement insisté pour qu'il y en ait un second. On raconte que Sonia a piqué une crise de nerf suite aux montagnes de courriers que l'on a reçu.
On devra donc remettre à plus tard l'article dont le sujet devait porter sur l'influence des peintres illustres, ainsi que celui sur l'influence de la BD.


SAVOY BROWN "Make me Sweat" 1988

    On attaque fort avec une (autre) pochette qui émoustilla le jeune Rockin' JL. En effet, on subodore que sa passion pour ce groupe, né du British-blues, viendrait de cette pochette qui s'imprima sur ses rétines lorsqu'il pénétra dans son magasin de disques préféré de l'époque. Il en acheta illico, sans écoute préalable, deux exemplaires : le second afin de pouvoir "punaiser" la pochette au-dessus de son lit.
Pourtant rien de bien méchant ici, d'autant plus que, cette fois-ci, la demoiselle a gardé le haut. Cependant le titre de l'album allié à la grimace du minois laissent supposer quelques actions intimes. A l'origine, la pochette du 33 tours était un peu plus plongeante.
Ce seizième album studio marque le retour du groupe de Kim Simmonds. Bien chargé en Boogie gras et en Hard-blues, on peut l'estimer comme un bon cru.

Le dernier Savoy-Brown / L'Deblocnot' : "Going to Delta"
HYDROGYN "Bombshell" 2006

  Ce groupe de Nü-Metal / Heavy-Metal n'y va pas par quatre chemins en exposant sa chanteuse dans des poses on ne peut plus racoleuses, à la limite du mauvais goût. Julie Westlake, ex-épouse du guitariste fondateur Jeff Westlake n'hésite pas à exploiter ses charmes pour attirer l'attention sur le quatuor d'Ashland (Kentucky). Pour ce fait, elle privilégie une garde-robe très près du corps (une à deux tailles en-dessous) donnant ainsi l'impression que sa poitrine opulente va bondir hors de son corsage. (voir les nombreux posters décorant le bureau de Vincent, dont celui, très rare, acquis à prix d'or, du débardeur mouillé).
Question chant, Julie se défend plutôt bien, cependant elle n'a rien d'exceptionnelle ou de particulièrement marquant. Alors, on comprend qu'elle essaye de compenser avec une plastique avantageuse.
Cathy JEAN "In the Remains" (2011)

     Haaa... Cathy Jean... On ne peut pas dire qu'elle fasse dans la dentelle... enfin, si, dans le genre dentelle de lingeries affriolantes. Habituée des photos aguicheuses pour ses CD, en 2011, n'ayant plus grand chose à enlever par rapport à ses précédentes présentations, elle se livre à nue pour "In the Remains" (elle garde encore les chaussures). Apparemment, ne jouissant pas d'une distribution décente, elle doit chercher d'autres moyens pour attirer le chaland. Pourtant, authentique chanteuse et auteur-compositrice (signant souvent l'intégralité de ses albums), elle n'est pas à mettre dans le même panier que les marionnettes du show-biz.
D'ailleurs, probablement au grand dam d'une certaine gent masculine, au contraire de ses consœurs du r'n'bi, miss Cathy Jean reste habillée sur scène.
     En fait, sa musique ne reflète aucunement les images provocantes de ses CD, la dame aimant s'ébattre tant dans tous les registres du Blues. Du plus épuré, parfois acoustique même, à celui habillé de Rock et de Pop. A mon avis, elle fait fausse rut... route en cultivant cette image, leurrant le chaland ; dans un sens comme dans l'autre.
A la demande expresse de la rédaction (L.B,P,C.T.,P.S., R.JL),
 le verso du CD
LEE AARON 1982

     Lee Aaron avait été très critiqué pour user de ses charmes, avec ses tenues échancrées (qu'elle ne gardera pas longtemps) et notamment pour ses tenues moulantes (latex). Alors que l'on ne trouvait rien à redire sur les pantalons "moules-burnes" de certains messieurs... Quoi qu'il en soit, la Canadienne, question pose et tenues sexy, était à des années-lumières de ce qu'il semble devenir "la norme" (imposée par l'industrie ?). - autres temps, autres mœurs ?-
A savoir, qu'en 1983, elle fit la couverture et quelques photos pour la revue "Oui". (contacter Luc pour en savoir plus - mais s'armer de patience : il n'a jamais voulu le prêter -)
     Fort probablement inspirée par Lita Ford, Lee Aaron reprend à ses débuts le symbolisme de l'araignée. En fait, cette pochette est celle de la réédition de son premier essai édité initialement son le patronyme de "Lee Aaron Project" (avec une pochette aucunement sexy) où une partie de la crème du Hard-Rock canadien a été convié à apporter son aide. On retrouve ainsi Rick Emmett, Bill WadeRick et Mark Santers, John Albani, Rick Lazaroff, Earl Johnson, et quelques autres. La jeune demoiselle n'avait pas encore de groupe attitré.
Le retour discographique : "Fire and Gasoline"
HONCHO "Corporate Rock"

   
     Image récurrente dans le Stoner : des jeunes beauté au look 70's et aux seins nus. Toujours (ou presque) dans une approche assez soft. Presque pudique. Ici, du Stoner bien éloigné de sa Californie natale (si l'on considère que son géniteur est un Kyuss) car Honcho est né en Norvège, à Oslo.
Honcho, c'est du Stoner bien lourd et gras, bercé par un Blues primaire et naïf, avec une épaisse fuzz bien baveuse et une basse
pachydermique, qui, tel un ouragan, balayent tout sous son passage. La référence de Kyuss est prépondérante, à laquelle on pourrait rajouter celle des Australiens de Buffalo, de Leaf Hound. du Budgie des 2 premières galettes, et d'Iron Claw.
UFO "Force it" 1975

     Célèbre pochette oeuvre du non moins célèbre bureau d'Hypgnosis, auteur de dizaines de pochettes qui ont réussi à marquer les esprits. Au point d'être parfois plus connus que la musique qu'elle contient.
Celle-ci, réalisée pour le cinquième d'UFO (Hypgnosis a commencé à travailler pour le quintet à partir de "Phenomenon") est une réussite dans le sens où elle n'a pas laissé indifférent. Fortement osée pour l'époque avec les deux femmes dans une position (j'ai très longtemps été persuadé qu'il s'agissait d'un homme et d'une femme).
Toujours produit par Leo Lyons (Ten Years After, Hundred Seventy Split), ce quatrième disque marque le début d'un succès commercial notable avec notamment l'entrée du groupe sur le marché américain.

Articles / L'Deblocnot' : "UFO - story part 1"
"UFO - Story part 2"

BOXER "Below the Belt" 1976

     Là, on fait dans le lourd, pas finaud pour un sou. Le second album de Boxer croit faire dans le second degré alors qu'il frise le ridicule et le vulgaire. L'exemple type d'une pochette repoussante (le recto de la pochette double du vinyle présente la jeune fille totalement nue, à l'exception de gants de boxe aux mains ; sur le CD la partie "below the belt" est cachée par une photo du groupe). Dommage, car le disque, lui, n'est guère mauvais, avec la présence de Mike Patto au chant et aux claviers (Patto), de Keith Ellis à la basse (Spooky Tooth), d'Ollie Hallsall à la guitare, et de Tony Newman à la batterie. Ce sont ces deux derniers qui, lassés de leur travail de musiciens de studio, construisent afin de pouvoir jouer leur musique et de se produire sur scène, partir en tournée. Boxer propose un Hard-Rock intelligent, à la croisée des hemins d'un Bad Company et d'un Mott the Hopple. Ce groupe fort prometteur ne pu jamais prendre son essor, stoppé dans ses efforts par la maladie de Mike Patto qui décède d'un cancer de la gorge en 1979.
Censurée dans certains états et pays, le 33 tours est parfois sorti sous une autre pochette
(pas vraiment mieux) 



NUTZ (1974)



     Prendre "Nutz" pour patronyme, il fallait oser. Nutz pour Nuts qui signifie "noisettes"... également employé pour désigner les... euh... les..., les bourses. Avec un patronyme pareille, on aurait pu croire à des lascars bas du front, fiers de leur personne, et se contentant de balancer un Hard-Rock froid et monolithique ou un Boogie-rock sans âme, et bien non. Ces Anglais (de Liverpool) maîtrisent leur instrument et produise une musique de qualité s'abreuvant autant de Hard-blues boogie, voire de Southern-rock, que du style particulier d'Uriah-Heep ; certains mouvements évoquent même les deux premiers Queen.
Et en live, cela déménage sévère.
     En 1978, la formation est rebaptisée Rage et oriente sa musique vers le Heavy-Metal, pour un registre plus froid et carré.
FISC "Handle with care"

     Jolie pochette kitsch pour ce groupe français des années 80. Photo débordante de clichés, frôlant de près la faute de goût, en partie gâchée par un logo trop lourd et un lettrage du titre manquant cruellement d'originalité et de visibilité, mais qui a au moins le mérite de ne pas être vulgaire (même si la raie des fesses devraient choquer certains - c'est l'avis de Sonia -). Après un premier essai Heavy-Metal, le groupe de Metz évolue vers un Hard-rock US FM. Pour ce quatrième disque, le groupe a réussi (grâce à leur manager et leur opus précédent, "To Hot for Love") à décrocher un contrat avec Paul Fishkin, le manager de Fleetwood Mac. "Handle with Care" est donc enregistré aux USA, et bénéficie d'une distribution internationale (USA, Japon, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande). La critique accueille bien l'album, cela en dépit d'une batterie trop en avant (calquée sur celle de Mick Brown, de Dokken). L'élan du groupe est stoppé par le départ du chanteur luxembourgeois, Jimmy Martin.
Bruce SPRINGSTEEN "Born to Run"




 
 
     Rares sont ceux qui connaissent la véritable pochette d'origine de "Born to Run" ! C'est seulement connu de quelques journalistes d'investigation (une espèce en voie d'extinction), dont certains ont mystérieusement disparu sans laisser de traces.
Devant le refus catégorique de la maison de disque, Bruce exigea en compensation une pochette double (et un bon chèque pour atteinte à la liberté d'expression). C'est la raison pour laquelle on le voit pouffer sur la photo de la seconde pochette (il a réussi à leur faire cracher conséquemment de l'oseille, à ces escrocs).
Parait que Luc en a un exemplaire qu'il aurait payé à prix d'or.

GOLDEN EARING "Moontaan"

La Chronique "Born to Run"






     Pour leur neuvième disque, les néerlandais de Golden Earing veulent donner un grand coup... pochette racoleuse et un titre taillé pour la radio qui sort en single. "Radar Love" fait un carton et parvient même à passer sur les ondes radios de la chauvine perfide Albion. Pendant longtemps, cette chanson avait l'infime honneur de se retrouver sur les compilations "fourre-tout" de Hard-rock.
Là encore, à la demande de certains distributeurs, une pochette revue et corrigée.
secrétaire stagiaire du Deblocnot'
(dont l'éphémère présence a permis de considérablement restreindre les retards)
King Lizard "Viva la Decadence" 2010



    D'habitude, les tétons sont cachés (mais nous ne sommes pas aux USA). Ici, ils semblent passablement énervés, pratiquement pincés. Une pochette à l'image de la musique délivrée. Sans originalité, alourdie par des poncifs usés jusqu'à la trame, relativement vulgaire, manquant passablement de personnalité. Du sleaze comme il en existe des dizaines, constitué de jeunots plutôt bons musiciens, mais persuadés que le Heavy-Rock, voire le Glam, est né avec Mötley Crüe, L.A. Guns, Kix et Guns'n'Roses. Cela finit rapidement par tourner en rond. Ronds comme les nibards de la pochette.
La version censurée (encore de nos jours).
Des tétons lumineux (finalement plus sympa comme ça)
RED BEANS & PEPPER SAUCE
 "Hot & Spicy" (2015)



     L'exemple type de la pochette sexy réussie. Il y en a : la preuve. Rien de vulgaire, de racoleur ou de déplacée, et pourtant elle attire immanquablement l’œil.
La sensualité et la grâce sont le propre des formes féminines. Mais lorsqu'elles sont couplées avec une guitare, électrique de surcroît...
Et en plus, c'est excellent

La chronique : "Hot & Spicy"








CHER "Take me Home" (1978)




     Magnifique pochette d'inspiration Heroïc-fantasy (Robert E. Howard), voire de SF rétro (mode Flash-Gordon). Sexy et sobre à la fois. Les charmes de Cher sont mis en avant sans tomber dans la vulgarité.
Par contre la musique... pardon, la muzak est ici d'une insipidité totale qui s'enlise dans un disco gluant à la Kool & The Gang, que même la voix chaude de Cher ne parvient pas à relever, à épicer. Affligeant. Directement à la poubelle (dommage pour la pochette).
MAMA'S BOYS
 "Turn it Up" 1983



     Après s'être contenté de pochettes très sobres, au design proche du néant, ont attribue au troisième des Irlandais une pochette fade, digne d'une compilation pour supermarché. Et malheureusement, la production est à l'image de l'artwork. Des moyens déployés pour un résultat médiocre, trop policé, qui ne représente pas le Hard-Rock singulier, teinté de Boogie et de lyrisme irlandais, des Mama's Boys. De plus, ce genre de photographie ne leur correspond pas, ça sonne faux. Bien dommage car les compositions restent d'une certaine qualité, et l'album comporte même quelques classiques du groupe ("Gentleman Rogues", "Late Night Rendez-vous", "Lonely Soul", "Midnight Promises", "Crazy day's house of Dreams")
     Apparemment, les masters de "Turn it Up" auraient disparus ; c'est la raison pour laquelle, à ce jour, le disque n'a jamais été réédité en CD. Par chance, certaines des meilleures chansons du disques avaient été réenregistrées pour l'album éponyme de 1984 sensé conquérir le marché américain.
Chronique de "Plug it in"



Le CHAPTER ONE (clic/lien)

4 commentaires:

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    1. Il manque le cover de Virgin Killer de Scorpions version Europe, certes pas sexy à donf , mais évocateur pour les dépravés qui s'astiquent le manche sur des photos d' ados...
      Ha c'est dans une autre rubrique à venir ??
      Mes excuses alors.

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    2. Personnellement, je ne considère pas la pochette de "Virgin Killer" comme une représentation sexy. La pochette en elle-même ne me dérange pas - peut-être parce que je l'ai toujours connue, car pas censurée en France (à l'époque du 33 tours) - mais sexy, non.
      Cependant, elle pourrait être l'objet d'une thématique sur les pochettes censurées et/ou portant à controverse.

      Et Bonne Année H-R.T.

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  2. Merci Bruno de tenter de nous faire finir cette "Realy Bad Year" avec toutes ces jolies "Bad Girls".
    C'est ce Motherfucker de Lemmy qui aurait apprécié.

    Oui je sais, je viens de plomber un poil l'ambiance tout d'un coup. Désolé Bruno... Y a des jours comme ça !

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