samedi 16 novembre 2013

VERDI : REQUIEM – KARAJAN à la SCALA, filmé par H.G. CLOUZOT (1967) – par Claude Toon



Bicentenaire de VERDI

- B'jour M'sieur Claude… Encore un bicentenaire, mais… ce n'était pas déjà celui de Wagner cette année ?
- Si si Sonia, mais les deux compositeurs d'opéras les plus célèbres sont nés la même année, j'ai déjà parlé de Wagner…
- Ah oui, ça me revient, un album de Jonas Kaufmann, un bien beau mec… il n'a pas chanté ce requiem d'ailleurs ?
- Si, sous la direction de Daniel Barenboïm, je vois que vous suivez l'actualité, le DVD a été diffusé récemment sur Arte…
- Et vous n'avez pas retenu ce DVD pour votre commentaire…
- Non, je préfère présenter le film mythique, pour lequel Karajan et Clouzot en vinrent aux mains, et où un petit débutant chantait : Luciano Pavarotti…
- Ah oui, je vois…

Ce DVD étant disponible sur YouTube, je le partage dans cet article, ce qui permettra de se faire une idée : des prouesses des chanteurs, de cette ambiance si particulière de la Scala, et aussi de la façon de filmer de Henri-Georges Clouzot chargé de sacraliser Karajan, le maestro autrichien… disons… très présent dans le montage final :o)

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Je m'attends à une question pertinente. Pourquoi commenter un DVD du Requiem, œuvre atypique dans le patrimoine presque exclusivement lyrique de Verdi, et non l'enregistrement d'un opéra comme Rigoletto ou Aïda ou etc. ? L'explication est simple. Je suis un mélomane plutôt friand de musique symphonique, instrumentale (musique de chambre), voire religieuse. J'aime quelques opéras isolés, mais je suis tout sauf expert en la matière. Et puis il y a une évidente osmose entre l'écriture de ce Requiem par un compositeur d'opéra agnostique, si ce n'est athée, et celle de ses opéras… D'ailleurs si quelqu'un se sent l'âme d'un rédacteur pour nous parler opéra dans le Deblocnot', il sera le bienvenu !
1813, 10 octobre : Giuseppe Verdi naît à Roncole, une ville de la province de Parme. Détail qui n'est pas anodin car en cette période de fin des guerres napoléoniennes, ladite province est sous domination française. Donc vu de Milan, Verdi est un étranger ! Sa famille est modeste et pour travailler ses dons précoces, le gamin ne dispose que d'une épinette un peu délabrée et des conseils de l'organiste de l'église locale. Malgré tout, l'enfant progresse et tente d'intégrer le conservatoire de Milan en janvier 1832. 21 ans, il est déjà bien grand et lors du concours, l'entrée lui sera refusée car… ses mains sont mal placées sur le clavier ; et puis, c'est un "étranger" !!! Mauvaise foi, quand tu tiens un jury. C'est le claveciniste de la Scala, Vincenzo Lavigna qui, choqué par ces magouilles, va lui assurer trois années de formation.
Verdi n'attend pas la fin de ses études pour donner son premier concert. En 1834, il dirige un oratorio : La Création de Haydn, c'est un succès. Ce début est suivi par l'interprétation d'un opéra : La Cenerentola de RossiniVerdi plonge déjà dans l'univers lyrique. Mais en 1835, son diplôme obtenu, Verdi doit attendre 1839 pour être reconnu par ses pairs et commencer à donner libre cours à son génie de compositeur. Son premier ouvrage, Oberto est immédiatement suivi du grand succès de Nabucco, un drame lyrique qui est déjà un chef-d'œuvre. Une douzaine d'autres opéras vont suivre dans cette période, mais hormis Macbeth, ce sont des œuvres plus mineures que Nabucco, comme si Verdi avait déjà tout donné dans ce coup de maître. Pour comprendre cette apparente baisse de forme, il faut s'intéresser au personnage Verdi.
Verdi va participer activement au bouleversement politique de ce qui va devenir l'Italie moderne. A l'époque, le territoire est une péninsule morcelée en provinces, en royaumes, sans compter les états pontificaux. En digne héritier des idées modernistes du siècle des lumières, Verdi participe au Risorgimento, le mouvement d'unification de l'Italie. En 1859, il suivra Garibaldi et deviendra même membre du premier parlement. Son concurrent "lyrique" Wagner militait sur les barricades de Dresde, Verdi, lui, participe à la construction de la république italienne. Certes son travail de compositeur s'en ressent jusqu'à l'écriture de Rigoletto en 1851. En 1859, Verdi a encore 42 ans à vivre. Il va espacer ses projets mais écrire le meilleur de son œuvre, 11 opéras qui sont des sommets du genre : du Trouvère à Falstaff (une comédie d'après Shakespeare en 1893 Verdi a 80 ans) en passant par Aïda, La Traviata, etc..
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Le Requiem est donc une œuvre à part dans le parcours créatif de Verdi. Républicain convaincu, vraisemblablement athée sans toutefois professer un anticléricalisme virulent, Verdi a pourtant mis tout son cœur dans cette messe des morts. Pourquoi une telle passion ? L'ouvrage est dédié à Alessandro Manzoni mort en 1873, un poète et surtout un ami et frère d'armes dans l'épopée du Risorgimento. Verdi a alors 60 ans et après le succès éclatant d'Aïda, il pense couronner et conclure sa carrière avec ce Requiem. Ce ne sera pas le cas puisque Otello et Falstaff ainsi que quelques pièces sacrées suivront jusqu'en 1898.
Le Requiem suit de près la liturgie catholique traditionnelle. A l'instar de Mozart, Berlioz ou Dvorak, Verdi compose une immense fresque, un hymne au repos éternel et à la résurrection qui n'a rien de lugubre. Verdi écrit, par notes interposées, un adieu fougueux à un ami cher. Le Requiem est créé à Milan le 22 mars 1874, date anniversaire de la mort de Manzoni. C'est l'enthousiasme, le Requiem est redonné immédiatement à la Scala, à l'Opéra Comique de Paris, puis dans toute l'Europe.
Les opéras de Verdi n'ont plus vraiment la structure classique, comme ceux de Mozart découpés nettement en solos (morceaux de bravoure), duos, récitatifs et chœurs, etc.. Ils s'organisent comme des pièces de théâtre en actes et en scènes. Les livrets sont dramatiques (Rigoletto) ou mélodramatique (Le trouvère). Cependant, contrairement aux drames wagnériens, on retrouve des ballets, des duos et même dans l'ultime scène de Falstaff (une comédie), un tutti des tous les personnages dans l'air "Le monde est une farce…", une survivance de l'opéra classique impensable chez Wagner. Il n'est donc pas surprenant de retrouver des formes analogues dans le Requiem. D'ailleurs les méchantes langues ne se sont pas privées de vilipender cette intrusion de l'art lyrique dans la composition du Requiem :

Hans von Bülow, le chef d'orchestre créateur de Tristan et d'autres opéras de Wagner dira du Requiem : "un opéra en soutane" !
Quant au dénommé Wagner qui ne peut pas sentir son homologue italien, il affirmera : "le Requiem est son meilleur opéra". Sympas entre eux les musiciens…
L'effectif comprend un traditionnel quatuor de solistes (soprano, mezzo ou alto, ténor et baryton ou basse), un chœur mixte important et un orchestre d'une centaine de musiciens, soit un orchestre romantique bien fourni.
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Herbert von Karajan et H.G. Clouzot en sont à leur cinquième collaboration lors de cette réalisation à la Scala de Milan en 1967. L'aventure a commencé par une torrentielle 5ème symphonie de Beethoven à Berlin en 1961. De par les egos démesurés des deux artistes, l'expérience n'a jamais été un long fleuve tranquille. Karajan aura souvent tendance à imposer telle manière de filmer au cinéaste qui n'accepte pas facilement qu'on lui apprenne son métier. Sa filmographie comprend déjà 13 longs métrages dont rien de moins que Quai des Orfèvres ou le Salaire de la peur en passant par Les diaboliques… Et puis le maestro tient à être filmé sous toutes ses facettes. Leur relation sera tellement conflictuelle qu'il n'y aura jamais de suite, les deux hommes resteront définitivement brouillés.
On peut ironiser sur ces enfantillages de stars. Le résultat est magique.
Souvent le manque d'imagination des cameramen dans les concerts filmés est évident. Karajan et Clouzot ont disposé les choristes comme des soldats de plomb. Le cinéaste utilise des plans révolutionnaires. Travelling sur les chœurs, plans latéraux inversés brutalement. Et puis il y a en leitmotiv ces plans fixes sur le profil extatique du "maître" qui dirige comme à l'accoutumée les yeux fermés, Verdi et Dieu, sortez de ce corps. Clouzot filme un orgue géant, chaque groupe de musiciens étant un jeu. Il met en scène la partition. Les solistes sont filmés avec un recul raisonnable. Je n'ai jamais retrouvé un tel impact de l'image dans une vidéo de concert symphonique.
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Timing pour ceux qui souhaitent lire mon "petit guide" en écoutant la vidéo… Oui, "petit guide", car on va se focaliser sur quelques moments forts. L'ouvrage dure 1H30 environ… La vidéo a un son plutôt correct…
Ah oui les chanteurs, Karajan a mis les petits plats dans les grands :
Leontyne price (née en 1927) : d'origine afro-américaine, Leontyne price rivalisa des années  50 au début des années 80 avec les plus grandes sopranos de son temps : Maria Callas, Montserrat Caballé… Elle fut la meilleure Aïda de son époque grâce à sa tessiture couvrant plus de 3 octaves. Elle fut de par ses origines et la beauté de son timbre cristallin une Bess insurpassable dans l'opéra Porgy and Bess de Gershwin.
Fiorenza Cossotto : moins connue des non spécialistes, Fiorenza Cossotto (née en 1935) n'a pas été choisie par hasard par Karajan. Elle était sans doute l'une des meilleures mezzos italiennes dans le répertoire de son pays. Verdi est "cruel" avec ses chanteurs, pourtant la cantatrice se joue de toutes les difficultés grâce à la l'agilité de sa voix. Elle fut aussi une grande Carmen bien vénéneuse…
Luciano Pavarotti (1935-2007) : mondialement célèbre, je ne le présente pas. Dans cette vidéo, c'est le début de sa carrière, il ne porte pas encore le collier de barbe.
Nicolai Ghiaurov (1929-2004) : les amateurs  d'art lyrique vont ajouter "n'en jeter plus". Nicolai Ghiaurov a sans doute tout chanté dans le répertoire pour basse, dans toutes les langues. On l'a comparé à Chaliapine pour la beauté de ses graves (le mauvais caractère en moins par rapport à l'illustre chanteur russe). Il porte le collier de barbe qu'adoptera Pavarotti :o)
Et si on parlait un peu du Requiem… en commençant par le début :
Verdi introduit son Requiem par de douces phrases aux cordes graves et le mot Requiem chanté par le chœur masculin avec humilité. Un simple mot isolé. C'est bouleversant de simplicité mais aucunement lugubre. Verdi donne le ton d'une œuvre qui portera en elle la lumière, celle de l'espérance et non des feux de la rampe de l'opéra comme voudraient le faire croire ses détracteurs. Et ce climat clair-obscur, recueilli, Karajan le restitue à merveille. Curieusement, bien qu'il se sache filmer, il dirige sans hédonisme, sans geste inutile, bref sans esbroufe. On pourra toujours trouver à dénigrer le chef autrichien, mais on ne pourra jamais le suspecter de trahir les compositeurs à son avantage. Cette première partie se déploie avec tendresse, sans grisaille jusqu'au Kyrie qui clôt usuellement le "requiem". [5'26"] Première intervention des solistes en quatuor. Dans l'ordre : ténor, basse, soprano, mezzo puis un chassé-croisé d'une précision et d'un équilibre époustouflant. Pavarotti n'utilise pas encore le vibrato qui ferra sa célébrité dans le répertoire bel canto. Ça ne serait pas de mise dans ce passage de déploraison. Quel grand bonhomme !
Le Dies irae est joué sans excès dramatique. Jour terrible ? Oui, mais pas jour de terreur pour le compositeur et le chef. Le chœur de la Scala murmure sa crainte [10'45"]. Un effet poignant et tout à fait original.
Il est fort possible que Verdi ait entendu le Requiem de Berlioz ou lu la partition. Dans la cataclysmique fanfare du Tuba mirum [10'57"], il reprend l'idée de Berlioz de disposer hors scène des petits groupes de cuivres qui se répondent avec vaillance pour sonner le jugement dernier. Clouzot s'en donne à chœur joie de filmer en contre-plongée ces musiciens perchés dans les loges de style rococo de la Scala… Là aussi Karajan joue avec la couleur des cuivres plutôt que sur leur puissance fanfaronnante. [13'10"] Le Mors Stupebit est chanté en solo par la voix d'airain de Nicolai Ghiaurov. Le chanteur remise de coté le "Dieu en vieillard, tout nu et musclé, divinité de colère vengeresse" style Chapelle Sixtine. Il est suivi dans un sublime solo de Fiorenza Cossotto accompagnée par un orchestre fluide où les bois et les cordes virevoltent sans violence. La mezzo est très sollicitée puisque lui est confié également le Quid sum miser [19'23"] avec comme partenaire d'abord un mélancolique basson puis Luciano Pavarotti [20'30"]. Un duo de rêve interprété par deux chanteurs profondément habités par la religiosité du sujet. Oui, il est tout à fait possible de s'éloigner des excès individuels des vocalises de l'opéra. C'est une question de probité, de compréhension du texte musical. Les artistes présents le savent. [20'42"] Le Quid sum miser se termine en trio et dans l'émotion avec l'entrée de la soprano Leontyne Price, une voix séraphique.
Tout commenter jusqu'à la note finale n'a pas de sens. Je voudrais juste faire un saut directement vers le Libera me à [1H10'48"]. C'est dans cette ultime partie que Leontyne Price prouve son talent exceptionnel. Faites l'essai en aveugle, vous aurez l'impression d'entendre deux chanteuses : une soprano aux aigus parfaits et une alto limite conte-alto aux graves sévères. Peu de chanteuse arrive à franchir cet obstacle vocal sans encombre. [1H15'10"] C'est également Leontyne Price qui a la charge d'introduire la conclusion de l'œuvre. La chanteuse semble rayonner et j'irai jusqu'à penser que ses origines afro (et sans doute la maîtrise du Gospel) apportent à ce passage une sincérité et une couleur réellement céleste… Écoutez, je n'ajoute plus rien.
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Ce film et cette gravure sont exceptionnels. Sur CD, on trouve également des trésors tant ce Requiem a été enregistré de nombreuses fois.
Comme dans toutes les œuvres faisant appel à quatre chanteurs, un orchestre et un chœur, le tout sous la houlette d'un chef, il est difficile de parler de références absolues. Le fougueux Toscanini avait évidement signé plusieurs enregistrements combatifs (1940 - 1951 à la NBC), mais, avec la mono agressive d'un autre âge (78 tours notamment), je m'interroge sur ce qu'il reste de la richesse de la partition de Verdi. Pour les inconditionnels, c'est un témoignage, évidement (6/6).
Dans ma discothèque, j'ai réuni plusieurs grandes versions et peut donc vous suggérer ces trois beaux disques modernes :
Carlo Maria Giulini a gravé pour EMI à la grande époque du Philharmonia une version inouïe de puissance sans nuire à la clarté. Le plateau des solistes est légendaire : Elisabeth Schwarzkopf, Christa Ludwig, Nicolai Gedda et déjà Nicolai Ghiaurov. Un enregistrement de studio de 1964. Il est vraiment dommage que le son présente quelques instabilités (EMI – 6/6)
En 1960, au crépuscule de sa vie, Fritz Reiner fait des infidélités à RCA pour graver chez DECCA un Requiem plus colérique que ceux de Giulini, Karajan ou Abbado. On retrouve Leontyne Price déjà sublime, surtout dans le duo du Quid sum miser avec Jussi Björling, un ténor suédois ayant l'une des voix les plus velouté du XXème siècle. Hélas, le ténor est un pied dans la tombe du fait des bouteilles qu'il descend à longueur de temps malgré la fureur de Reiner. Incroyablement, Il dispose malgré cela de tous ses moyens vocaux. Il survivra à peine à la fin de l'enregistrement avec le Philharmonique de Vienne. Un disque mythique, une gravure exemplaire sur le plan stéréophonique (DECCA – 5,5/6).
Enfin, l'une des versions d'Abbado. Pas forcément la plus connue et pourtant la plus équilibrée par sa dimension humaniste et sa beauté plastique. Là encore nous sommes à la Scala, mais en 1980. Les chanteurs sont excellents : Katia Ricciarelli, Shirley Verrett, Placido Domingo et… Nicolai Ghiaurov (c'est un sacerdoce). (Dgg – 6/6)


4 commentaires:

  1. J'ai la version de Karajan avec Mirella Freni, Christa Ludwig, Nicola Ghiaurov et Carlo Cassuta.
    Léontyne Pryce, la première Carmen de couleur .

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  2. Oui, moi aussi et sur vinyle made in germany... Le son est plus cataclysmique qu'à la Scala..
    Je me demande combien de fois Ghiaurov a chanté ce Requiem, Notamment avec Abbado mais avec l'orchestre de la RAI et Pavarotti d'ailleurs.

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  3. Somptueux, magnifiquement filmé, voix admirables,
    Presque aussi bien que la version "live" entendue à la "Grange au Lac" à Evian (avec Hélène dans le choeur !)
    J'aime pas Karajan, mais là, j'aime bien (commentaire typique du beauf en musique !
    Même si je trouve que ce bellâtre en fait trop, le resultat est spectaculaire.
    la mise en image particulièrement élaborée et illustre bien la richesse de l’œuvre.

    Précision historique : au départ Verdi voulait faire, avec d'autres, une messe à la mémoire de Rossini,
    le musicien italien le plus adulé de la génération précédente.
    Finalement il a composé ce requiem, seul, pour Manzoni, qui est l'équivalent de Victor Hugo en Italie.
    Il faut lire son grand roman : "les fiancés" (ce que je n'ai jamais fait, mais cela viendra !)

    Un anonyme discret et dilettante au sens donné par Stendhal.

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  4. Merci pour ces remarques et compléments qui ne sont pas le fruit d'un dilettante...
    Mes hommages à la belle Hélène, même si elle n'est pas celle d'Offenbach !

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