jeudi 7 novembre 2013

RED DOG (2011), FILM AUSTRALIEN par Rockin "Mad dog"-JL


Direction les grands espaces australiens pour y découvrir un film de Kriv Sanders qui a triomphé chez nos amis kangourous, plus gros succès au box office 2011 et 8eme de tous les temps, 11 nominations aux awards locaux pour 7 victoires dont meilleur film, mais qui n'a pas vraiment marché ailleurs. D'ailleurs est-t-il sorti en salle chez nous ? Je ne crois pas, et c'est bien dommage qu'un tel film sorte en DTV (direct to vidéo) tel le dernier nanar de Steven Seagal, quelle misère.

Le film est adapté d'une nouvelle de Louis de Bernières, un écrivain anglais, qui s'est inspiré de la statue d'un chien vue lors d'un voyage en Australie, sans doute est ce romancé mais l'histoire inspirée du chien statufié est basée sur des faits réels...

Un film centré sur un chien, voila qui peut faire peur, en effet le genre échappe rarement à la mièvrerie, voir par exemple les "Lassie" (ou plutôt" la scie"...) sans parler des gentils trucs à la Disney (Benji, Beethoven...), et bien il n'en est rien, ce film est tout simplement formidable.

Il relate l'histoire de Red Dog, chien devenu une légende dans la petite cité minière de Lampier, quelque part sur la cote australienne, entre Darwin et  Perth. Si le chien est le personnage central, il est en fait prétexte à raconter des tranches de vie de ces mineurs, une galerie de portraits de personnages tous  accidentés de la vie, qui ont atterri dans ce trou paumé, venant de Pologne, d'Italie, des States, de Melbourne ou d'ailleurs. 

Dans ce pays où les femmes sont rares, l'arrivée de ce toutou pas ordinaire va contribuer à créer des liens, des amours aussi, des joies et des drames.

Ami de tous, mais chien de personne, il finira par "adopter" un maitre, John le chauffeur de bus (Josh Lucas), qui rencontre et aura une histoire avec la belle Nancy, secrétaire du consortium minier (Rachael Taylor). Le toutou vouera fidélité sans faille à son maitre, au delà de la mort. Je ne vais pas vous raconter l'histoire mais sachez qu'on pleure (prévoyez des mouchoirs même si vous avez un coeur de pierre), mais ce n'est jamais cucul-eau de rose et qu'on rit aussi, souvent; de la façon dont Red Dog fait du stop, du running gag de l’impayable mineur italien qui l’emmène incessamment chez le véto pour séduire la belle assistante vétérinaire, du duel du chien contre son ennemi juré, le terrible chat surnommé "Chamailleur", avec une bagarre finale dans la ruelle traitée à la western, quand le chien sauve involontairement un mineur suicidaire de l'attaque d'un requin, le mineur viril qui fait du tricot en cachette, le patron de camping psychopathe...
Adopté comme  "chien commun" par la communauté, il  sera fait membre du syndicat, puis mascotte de la ville (il a sa statue!), et accède enfin au statut de légende.


Tout est formidable, le jeu des acteurs, dont pas mal de "gueules", de trognes dignes de l'imagerie du western italien, le jeu de Koko, le chien (il a dû en falloir des prises et du dressage), les paysages sauvages, ce désert ocre et poussiéreux brulé par un soleil qui rend fou, jusqu'à la bande son avec pas mal de rock australien.

Koko qui recevra un "oscar" à Los Angeles de meilleur chien dans un film, avant de mourir en 2012, RIP.

L'esprit de ce film entre comédie familiale, road movie et chronique sociale n'est pas sans évoquer des films anglais  comme The Full Monty, les Virtuoses ou les Ken Loach.

Vous en avez marre de tous ces blockbusters ricains à la con plein d'images de synthèse et d'explosions toutes les 30 secondes, de voir Dany Boon, Omar Sy et Kad Merrad cachetonner dans chaque comédie chiante que produit le cinéma français, alors débrouillez vous pour voir ce film qui a du chien, il vient de sortir en DVD, il est aussi sur les plateformes de films à la demande.

OUAF !



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