jeudi 8 août 2013

GENESIS live samedi 11 juin 1977 par Pat Collins








Mon premier concert




Dans  «Le Deblocnot : Kezaco ?» Pour dresser mon portrait de déblocnoteur, Claude Toon écrit, je cite : «…Les 37.893 concerts auxquels il a assisté…» Déjà je voulais rectifier une erreur de sa part, ce n’est pas 37.893, Ce qui ferait un petit peu plus de 61 concerts par jour, faut pas pousser quand même ! il y en a un peu moins. Avec l’âge que j’ai actuellement, si je voyais un concert par jour, j’en serais à 18.615 depuis ma naissance. Mais ce samedi 11 juin restera dans ma mémoire puisqu’il fut mon premier concert et pas avec n’importe quel groupe. Genesis posait ses flight-cases pour cinq soirs au Palais des Sports de Paris. Une salle remplie comme un œuf, et un concert qui ne commencera pas à l’heure (Comme d’habitude !). Et puis plus rien, plus de musique, plus de lumière ! Le black-out complet. Les premiers accords de «Squonk» éclatent en partie couverts par les cris de joie du public. Phil Collins barbu et chevelu prend possession du micro abandonné depuis peu par Peter Gabriel. Mike Rutherford barbu aussi, armé de sa double manche basse et 12 cordes envoie la sauce en même temps que Steve Hackett qui lui, au contraire, avec les années, a perdu dans la bataille : lunette, barbe et une longueur de cheveux, et joue maintenant à visage découvert. Il n’y a que Tony Banks, L’homme qui ne sourit jamais, caché derrière ses claviers qui ne change pas physiquement. Et en complément de cette petite bande, Chester Thomson (Frank Zappa, Weather Report) qui joue les parties de batterie quand Collins est dans la lumière.
N’allez pas croire que je vais faire une chronique de leurs album live enregistré le soir du 13 juin «Second Out» ! Que nenni ! De tous les concerts (37.893 d’après Claude) Que j’ai pu faire, j’ai toujours pris des notes a chaud après le spectacle au cas où dans un futur proche, alzheimer  viendrait frapper à ma porte. Mais avec le deblocnot impossible ! Avec une chronique par semaine, il serait étonnant, vu la charge de travail, et un rédac en chef tyrannique (Je plaisante Rockin !), que le cerveau perde sa capacité à réfléchir.



La genèse d’un concert



Après le morceau d’introduction «Squonk», le groupe enchaine avec «One for the vine» de l’album « Wind & Wuthering». Le premier des quatre morceaux qui n’apparaissent pas sur le double album live. Et tout s’enchaine avec un  «Robbery, Assault and Battery» avec une rythmique technique et compliquée que les non connaisseurs de rock progressif  auront du mal à accrocher. Surprise pour le titre suivant «Inside and out» issu du mini-album «Spot the pigeon» sorti en 1977 et comprenant trois titres issus des sessions de «Wind & Wuthering». On continue avec «Firth of fifth», un classique tiré de «Selling England by the pound». Et puis arrive l’instant de grâce avec un “Carpet crawlers” qui monte crescendo et qui vous file le frisson jusqu’à la fin du morceau. On reprend sur leur dernier album en date avec «…In that Quiet Earth » enchainé avec le magnifique «Afterglow». Pour ceux qui possèdent l’album live, je parie ma chemise que vous regardez lsetlist et que vous la comparez à la mienne. A nouveau un classique pour faire digérer «I Know What I Like», et on retourne à «Wind & Wuthering» avec «Eleventh Earl of Mar». Arrive «Supper’s Ready» et ses 20 minutes et plus de musique issues de l’album «Foxtrot» de 1972. La fin arrive, les fumigènes (même s'ils n'ont pas arrêté) et le light-show vous éclatent les yeux, les premiers accords saccadés de «Dance on a volcano», eux, attaquent les tympans. Le tout suivi du traditionnel «Drum duet», duel de batterie entre Chester Thomson et Phil Collins pour finir sur un «Los Endos» qui vous met à genoux (Que vous croyez !) carrément. Fin de concert ? Et non ! Les rappels sont réclamés sur l’air des lampions.

«The lamb lies Down on Broadway» L’intro au clavier de Tony Banks électrise la salle et pour finir en beauté un «Musical box» qui ce coup la vous achève pour de bon. Pour un premier concert, je dois dire que ce fut une réussite.



Un problème dans le programme ?



Comment ? Sur l’album live «Second out» il y a le titre «Cinéma show» et une photo de Bill Bruford,  le talentueux batteur de Yes et de King Crimson ? Alors pourquoi ça n’apparait pas dans ma chronique ? Je vais répondre à ces questions. Le titre «Cinéma Show»  a été enregistré non pas pendant la tournée de1977, mais l’année précédente. Voila le pourquoi du comment. Je n’ai pas pu voir Bill Bruford sur scène et je n’ai pas entendu «Cinéma Show».  Écoutez cet album qui est loin d’être le plus mauvais live que j’ai pu entendre, il rend bien la magie de ce groupe qui a fait rêver des générations par sa musique.

Pour finir deux vidéos, une de 1977 pendant la tournée (La qualitée est très moyenne), et "Afterglow" pendant le "Mama Tour" de 1984


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