jeudi 29 mars 2012

ALLUMER LE FEU : Une leçon de vie à l'échelle planétaire ! par Big Bad Pete

C'est dans un souci de réhabilitation à la Chôse Littéraire et Croc-niqueuse, une tentative désespérée de le faire sortir de son mutisme pentatonique, que le Comité de Défense de la Cuistrerie Militante a exhumé des archives BBPiennes cette analyse pertinente de Big Bad Pete en espérant qu'il nous entende par delà les frontières, là où il entreprend une nouvelle croisade contre le dégoût du binaire à la sauce synthétique à base de gros seins siliconés (encore, que, finalement, c'est pas dégueu...) au fin fond des lamaseries tibétaines en attendant l'ultime révélation apocalyptico-emmerichiante de "2012, l'Odyssée des Pignoufs" abordée dans cet article


Voici une tentative d'interprétation d'un magnifique poème chanté avec force et vigueur par un Héraut Immortel, Jean-Philippe Smet, Seigneur de Wallonie, Pair de France, Suzerain d'Helvétie, Maître du Rocher.

1ère strophe :
« Tourner le temps à l'orage
Revenir à l'état sauvage
Forcer les portes, les barrages
Sortir le loup de sa cage
Sentir le vent qui se déchaîne
Battre le sang dans nos veines

Monter le son des guitares

Et le bruit des motos qui démarrent. »



« Tourner le temps à l’orage » parait ambigu.
Est-ce le constat d’impuissance du météorologiste face aux éléments et à l’ire du bas-peuple toujours méprisant de son savoir pourtant ancestral et confirmé par des modèles mathématiques complexes issus des recherches les plus abouties de la Théorie du Chaos ? Ou bien s’agit-il d’une annonce d’un sort funeste jeté à la face du monde par une divinité implacable tel le Raiden de Mortal Kombat, magnifiquement interprété par Christophe Lambert ?



Le deuxième vers « Revenir à l’état sauvage » nous confirme qu’il s’agit bien de Pouvoirs sur les Elements, car ce vers annonce une deuxième volonté ébauchée dans le premier vers.

« Forcer les portes, les barrages ».
Le but devient clair, Raiden est de retour, il n’est pas content, et on va prendre cher ! Y a du tsunami dans l’air, faut arrêter les centrales nucléaires, même si les françaises sont les meilleures du monde, loin devant les russes, les yankees, les japs.

A moins qu’il ne s’agisse d’Aang, le Maître de l’Air, le dernier Avatar.



Raiden ou Aang ? Le décor est posé. Avançons dans la connaissance de ce mystérieux et puissant personnage.


« Sortir le loup de sa cage » ou la volonté de libérer la nature de son joug. 
Nature trop souvent opprimée par l’Homme Blanc, coupé de sa Terre Nourricière dans sa recherche de Pouvoir et de Maîtrise sur les Eléments, pendant que la Femme Blanche l’attend au coin du feu et prépare un infâme ragout de racines et tubercules vaguement agrémenté de graisse de mammouth tout en maugréant à propos de son compagnon toujours occupé à jouer aux osselets avec les autres primates à gonades apparentes. Le Loup va sortir, et lui aussi n’est pas content. Libérer le Loup, c’est rendre à la Nature sa place prépondérante, reconnaître avec humilité la faiblesse du Singe Nu et retourner se planquer dans les cavernes que nous n’aurions jamais du quitter.

« Sentir le vent qui se déchaîne » montre une inclinaison naturelle vers une force toute juvénile que seul Aang peut afficher. 
L’Avatar est à l’origine de ce poème échevelé, mais aucun rapport avec les Schtroumpfs de James Cameron, on cause de l’Avatar au crâne rasé avec une flèche sur le front.



(Avatar à la sauce Peyo)

(Schtroumpf à la sauce Cameron)




« Battre le sang dans nos veines » 
Face à l’excitation ressentie dans ce Maelström Elémentaire, le rythme cardiaque ne peut qu'augmenter, sauf chez les moines contemplatifs des lamasseries les plus reculées du Tibet qui attendent la Grande Vague prévue pour la fin 2012 comme l’a si bien pressenti Roland Emmerich dans son œuvre magistrale éponymement numérique à tous points de vue : « 2012 » (pour ceux qui ne suivraient pas).
Mais la référence culturelle aux grands classiques de l’Horreur pointe le bout de son nez et donne à ce vers une richesse inouïe : Dracula, en plus de son nez aquilin comme l'Horreur sus-nommée, pointe aussi le bout de ses canines face au Loup avec un air de défi assumé !

« Monter le son des guitares » 
N’en déplaise aux batteurs qu’il faut détruire comme le rappelait Caton le Grand à chacun de ses discours « batterum delenda est »; pas plus les bassistes avec leur pauvres 4 cordes tout juste capables de faire vomir le 1er rang, et encore moins aux pianistes infoutus de jouer debout sans se dandiner dans leurs chaussures trop petites, la Guitare, et surtout électrique, est l’instrument de rébellion qui manquait aux révolutionnaires de 68, alors qu’il leur suffisait de balancer du Jimi Hendrix et du Cream à fond à fond à fond dans la sono en lieu et place de slogans poussifs et abscons.

Donc, Aang, l’Avatar, en plus d’être un Maître de l’Air, de l’Eau, et du reste dans les quelques épisodes à venir, Aang, donc, est un motherfuckin’ guitar player. C’est sûr, ça va chier quand il va monter le son du Marshall 3 corps et triturer les cordes de la Strat… Attention à l’Eau, toutefois pour ne pas prendre le jus…

« Et le bruit des motos qui démarrent » 
Tout guitariste ayant écouté Jimi Hendrix et Eddie Van Halen sait combien il est plaisant d’imiter le bruit d’une moto avec une guitare équipée d’un vibrato à blocage ou non : 


Mais est-ce qu’une Harley peut imiter le son d’une gratte ? Hé non… Quelle tristesse, quelle désillusion, c’est peut être pour ça que les bikers affichent des mines déconfites à longueur de journée ; leurs rutilants engins ne peuvent pas faire vibrer leur fibre artistique autrement que par des rapides secousses rythmiques mais non sismiques dans la selle de leur bécane pour le grand plaisir de leurs copines qui disposent ainsi d’un sex-toy bien plus efficace que leur bedonnant compagnon.

Refrain :
« Il suffira d'une étincelle
D'un rien, d'un geste
Il suffira d'une étincelle,
Et d'un mot d'amour
Pour
Allumer le feu (bis)
Et faire danser les diables et les dieux
Allumer le feu (bis)
Et voir grandir la flamme dans vos yeux
Allumer le feu »


Le début du refrain montre bien à quel point l’équilibre fragile peut être rompu. « Une étincelle », « un rien », « un geste ». Un déchaînement d’Entropie à la portée d’une ellipse, d’un battement d’aile de papillon, autre manifestation de la Théorie du Chaos chère aux mathématiciens depuis une quarantaine d’années.
Mais que vient faire le « mot d’amour » dans ce magma en fusion vengeur ?
La « danse des diables et des dieux » célébrant le retour des Eléments Triomphants s’accomplit avec « la flamme dans vos yeux » qui grandit. Seuls les défenseurs de la Nature Bafouée seront sauvés. Vous l’avez compris, il faut voter « Europe Ecologie » ou vous allez tous crever cramés.
L’incantation « Allumer le feu » doublement scandée par deux fois trace ainsi le cadre parfait de la preuve au carré de la Victoire Future du Feu Purificateur des Défenseurs de Gaia.

2ème strophe :
« Laisser derrière toutes nos peines
Nos haches de guerre, nos problèmes
Se libérer de nos chaînes
Lâcher le lion dans l'arène

Je veux la foudre et l'éclair

L'odeur de poudre, le tonnerre

Je veux la fête et les rires

Je veux la foule en délire »



« Laisser derrière toutes nos peines »
Une prophétie est toujours l’annonce d’une rupture. Il y a un « avant » et un « après ». Il faut renoncer à notre passé pour apprécier notre vie future. Pour cela, il faut se débarrasser de nos anciens titres de gloire et de puissance (« Puissance et Gloire » comme le chantait si bien Herbert Léonard : 



C’est ce que suggère le vers suivant « Nos haches de guerre, nos problèmes », il est à noter l’assimilation entre le symbole de puissance qu’est la hache avec les ennuis sous-jacents de l’exercice du pouvoir.

« Se libérer de nos chaînes » sera la récompense de la résilience. 
Le message est clair, même pour les diminués du bulbe qui pleurent l’arrêt de « Carré Viip ».

La dernière partie de la strophe montre une opposition inusitée de deux tableaux apparemment opposés, d’un coté :
« Je veux la foudre et l’éclair
L’odeur de poudre, le tonnerre. »
De l’autre :
« Je veux la fête et les rires
Je veux la foule en délire »

La Solution passe par le Chaos Libérateur, le retour à l’Entropie Originelle du Big Bang, Source du Tout. L’acceptation de cette Loi Universelle exprimée par le 2ème principe de thermodynamique : « L’entropie ne peut qu’augmenter ».
Point de fatalisme passif, mais la reconnaissance d’une Loi Fondamentale contre qui le refus ne pourrait que nous être fatal.

3 commentaires:

  1. Allright!!

    Je pars faire de l'aviron!

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  2. Je ne dirais qu'un mot: Bravo ! Heu non peut être deux ou trois appellez vite les hommes en blouse blanche on a un cas urgent ;o)

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  3. Sonia de Guéméné26/9/12 12:41

    belle analyse! je n'aurai jamais pensé que notre rockeur (anti)national puisse avoir un tel message à délivrer. comme quoi, faut se méfier de la redondance...

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