samedi 30 mai 2020

LEO DELIBES : «Duo des fleurs» - par Pat Slade



Suite à un petit problème pour un de nos chroniqueur, je joue les intérimaires du samedi donc de la journée du classique.




Un peu de lyrique





Léo Delibes en 1884
Après une longue vérification, je me rends compte que nous n’avions jamais parlé de Léo Delibes un compositeur du XIXe siècle qui donna plus dans la musique de ballet, l’opéra et l’opérette que dans le concerto et la symphonie.


Fils d’un postier et d’une mère musicienne amatrice de talent, il va suivre des études musicales. Léo étudie au Conservatoire de Paris avec Adolphe Adam et obtient un premier prix de solfège en 1850. Il se lancera dans la composition en 1856 et proposera aux Folies-Nouvelles (actuel Théâtre Déjazet) une pièce lyrique, «Deux sous de charbon», qui fait succès mais dont la musique est aujourd'hui perdue. Il va enchaîner les opérettes. En 1863, il se fait engager à l’Opéra comme second chef des chœurs, tout en occupant la chaire d'organiste de l’église Saint-Jean Saint-François (Aujourd’hui Sainte-Croix des Arméniensrue Charlot à Paris. Trois ans plus tard on lui confie personnellement la composition d'un nouveau ballet «Coppélia ou la fille aux yeux d’émail» Crée à l’Opéra de Paris en 1870, c’est un triomphe. Basé sur une histoire de l’écrivain allemand Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, il conte la destinée du
Coppélia

vieux Dr Coppelius et de sa poupée Coppélia. Il écrira aussi «Sylvia ou la nymphe de Diane» avec des airs célèbres comme le «pizzicato» ou le «pas de deux». Ce sera en 1883 que son opéra «Lakmé» va confirmer sa gloire. L’amour impossible d’un officier britannique et de la fille d’un prêtre de Brahma dans l’Inde du XIXe siècle. Un opéra, comme beaucoup d’opéra français que j’aime, je voulais à un moment lui consacrer une chronique. Lakmé est la fille de Nilakantha, un brahmane. Elle est toujours suivie de sa servante Mallika. Beaucoup d’air sonne très oriental évidemment. Mais un duo va sortir du lot «Sous le dôme épais» aussi appelé «Duo des fleurs». Créé à l’Opéra-Comique à Paris. Depuis «Lakmé» a été jouée plus de 1500 fois dans cette salle. Dès sa création, le succès a été incroyable, à Paris, puis dans le monde entier. Avec «Lakmé» Léo Delibes nous plonge dans la nature sauvage et dans les fêtes orientales. 


Une petite chronique pour un petit morceau dont le temps varie entre cinq et sept minutes selon les chanteuses, mais très agréable à l’écoute.


Pour les versions de «Lakmé» j’ai toujours accroché à la version de Mady Mesplé avec l’orchestre du théâtre national de l’opéra comique sous la baguette d’Alain Lombard (Ah le charme des voix françaises sans accent !). Toutes les grandes cantatrices ont chanté ce classique de l’opéra, de Montserrat Caballé à Marilyn Horne ou Joan Sutherland.

« Sous le dôme épais, Ou le blanc jasmin, A la rose s'assemble, Sur la rive en fleurs, Riant au matin, Viens, descendons ensemble» C’est-y pas beau ??

Un salut amical à mon ami Claude !

Et voici mesdames Anna Netrebko & Elina Garanca et pour ne pas les abandonner, autre interprétation au disque : Mady Mesplé & Danielle Millet  (direction Alain Lombard)

2 commentaires:

  1. Et cet article est aussi un hommage à Mady Mesplé, donc, qui nous a quitté ce même 30 Mai 2020. RIP à cette grande dame, l'autre grande voix toulousaine, avec Nougaro.

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  2. J'ai appris son décès après ma publication ! Bien triste nouvelle

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