Rocker de tous poils, accrochez vous
à votre fauteuil, voici Spinal Tap, la véritable fausse histoire d’un groupe
hors du commun. Un rockumentaire tourné par Rob Reiner qui faisait ses débuts
dans la réalisation.
Si Spinal Tap n’existait pas, il faudrait l’inventer !
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Rob Reiner |
Once
upon a time Spinal
Tap (Que l’on peut traduire
par Robinet Rachidien), un groupe de métal composé du blond guitariste David St Hubbins, du lead guitar Nigel Tufnel, du bassiste Dereck
Smalls et leur parcours dans le rock’n’roll raconté par le
journaliste Marty DeBergi (Rob Reiner lui-même). Après une mise
en bouche sur un concert à New York ou le pantalon «moule-burne» en satin
brillant est de rigueur et fait penser à Quiet Riot ou à Scorpions dans
les années 80, commence l’interview proprement dite. Les débuts avec The New Original avec des images de 1965 et le début de leurs problèmes
avec les batteurs qui vont tomber comme des mouches dans d’étranges
circonstance l’un d’entre eux dans une combustion humaine spontané, un autre
dans un accident de jardinage bizarre et un autre qui mourra étouffer dans du
vomi, mais pas le sien préciseront les musiciens.
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On suit
le groupe pendant sa tournée américaine avec les problèmes de gathering et
quand le rocker à des exigences comme le guitariste Nigel
Tufnel qui essaye de plier du pain de mie autour d’une tranche de salami
et que la chose est impossible, la réalité dépasse la fiction, Van Halen avait pris pour habitude de fournir une
liste interminable d’exigences aux organisateurs de concerts. L’histoire des
M&M’s (Repris aussi dans le film «Wayne’s World 2»)
Le groupe en exigeait en grande quantité et tout ceux de couleur marron
seraient éliminés et si un seul était trouvés, David
Lee Roth et ses potes foutaient un incroyable souk. Arrive la fameuse
scène des guitares et des amplificateurs de Nigel.
Il passe en revue sa collection de guitares, celle qui a un sustain qui dure
éternellement jusqu’à celle qu’il faut regarder sans jamais la toucher, ensuite tout bascule dans un dialogue de sourd et dans un délire quand il tente d’expliquer pourquoi un ampli
a un volume qui monte jusqu’à
onze :
Nigel : ça c’est
un ampli. On s’en sert sur scène, mais c’est très spécial, car comme tu peux le
voir, tous les potards sont gradués jusqu’à onze…vRegarde, onze, onze, onze.
– Les amplis vont à dix en général ?
Nigel : exactement !
- Et ça veut dire qu’il est plus puissant ?
Nigel :
et bien, c’est plus fort d’un cran,
oui… la plupart des mecs, ils jouent jusqu’à 10.
Un
peut plus tard dans la conversation
- Pourquoi
ne pas mettre le dix plus fort et en faire le maximum…que le son soit plus fort
à dix ?
Long
silence…
Nigel :
Cet ampli là va jusqu’à onze…
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Un
concert ou les trois musiciens s’extraient tous de cocons géants sauf le
bassiste Dereck Small
qui reste bloqué dans le sien. Dans la réalité, cela arrivera au batteur de Yes Alan White sur la tournée de 1974, un gars installé dans un coquillage géant qui refusera de s’ouvrir.
Autre concert où le groupe sort de sa loge pour rejoindre la scène, mais se
perd dans un dédale de couloirs et tourne en rond. La réalité s’inspire de deux
histoires authentiques, la première : ce sera Bob Dylan
qui se paumera dans les coulisses après un concert et la seconde concernera Tom Petty et son groupe qui eux aussi ce perdirent après
leurs show en revenant à chaque fois en backstage et atterrirent
sur un court de tennis intérieur.
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La vie
du groupe est chaotique, il survit tant bien que mal et commet des concerts plus
ou moins intéressants. Ils iront jusqu’à ce produire sur une base de l’armée de l’air
avec un public complètement hermétique à leur musique. De plus les amplis sont
parasités par les annonces du speaker de la base. La réalité arrivera au groupe
Huriah Heep et à Jimi
Hendrix. Ce sera suite a ce concert extra-nul
que Nigel sortira de scène en fracassant sa
guitare comme le faisait Pete Townsend des Who et quittera le groupe.
The Spinal Tap
Mark II, la
nouvelle étiquette du groupe qui joue devant un public très clairsemé et pas du
tout réceptif à la musique du groupe qui donne maintenant dans un mauvais
free-jazz. Mais pour leurs derniers concerts de la tournée à Los Angeles, ils
reprennent leur ancien répertoire avec le retour de Nigel
comme lead guitar en plein set. Le film ce termine par une tournée au Japon. Keep Rolling Spinal Tap !!!
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La fiction deviendra réalité
quand, à la demande pressente de beaucoup de fans, le groupe enregistrera un véritable
disque en 1992 «Break Like The
Wind» dans lequel une multitude de guest apparaîtront comme Jeff Beck, Cher, Joe Satriani, Steve Lukather,
Slash, Dweezil Zappa…
Spinal Tap
aura même le luxe de rentrer sur scène dans le stade de Wembley pour le concert
hommage à Freddy Mercury.
Spinal Tap, une image cheap, attitude grotesque en scène, tenues provocantes.
Trois rockers complètement barrés tout comme l’univers dans lequel ils évoluent.
Spinal Tap
est une énorme farce, une succession de gag super cons, très drôle et de
dialogues de sourds. Un film tourné il y a trente cinq ans mais qui, à ce jour, a toujours autant d'impertinence.
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