mercredi 4 janvier 2017

THE DISQUES OF THE YEAR, by Bruno (enfin une partie)


"Ben quoi ?? Ma liste est un peu trop longue ?? Ce ne sont que quelques pédales d'effet, d'un nouvel ampli, d'une ou deux guitares, et quelques petits CD ... De quoi survivre dans ce monde de dingue "
"Comment ? Est-ce que je crois au père Noël ? "



     Un petit récapitulatif sur les disques de l'année qui peuvent valoir le détour (et plus, si affinités). Une liste aussi bien utilisable pour des idées de cadeaux, que pour parcourir l'année en séance de rattrapage.
Certains y trouveront forcément à redire. Fait bien logique sachant que chacun est différent (même si la société actuelle tend à gommer les différences en oubliant que c'est ce qui contribue à la richesse de l'humanité). C'est pourquoi cette liste restera subjective et ne devrait pas satisfaire dans son intégralité tout le monde. Pas de paroles d’Évangile (sachant déjà que même ces écrits sont de plus en plus contestés ...), ni de condescendance ou de prétention. Amen.

SIMO "Let Love Show the Way"

     Certes, cet opus n'est pas parfait, et rebutera probablement les amateurs d'un Rock carré et calibré. Mais heureusement qu'il y a encore des labels qui osent enregistrer des disques comme ça. En prise "live", laissant la bande dérouler pour tenter de saisir le moment magique d'une improvisation réussie et éventuellement bénie. En prenant des risques. En laissant les coudées franches à l'artiste et/ou au groupe. Ne gommant pas les quelques pains, ni les imperfections, afin évidemment de restituer une forme d'authenticité, de spontanéité, de pureté, de franchise (2). Des attributs bannis, honnis même, dans le langage des cadres des gros labels, perdant alors progressivement toute humanité.
Et c'est pour ça que la sortie de ce genre de disque doit toujours être un rayon de soleil, une prairie fleurie dans la ville, une forêt dans une zone industrielle. Quelque chose qui nous rappelle à l'essentiel, au réel.
      Ce n'est surtout pas de l'easy listening à écouter en faisant les courses ou en écoutant d'une oreille dissipée.
Peut-être aussi que, telle une bête sauvage, ce disque a besoin d'être un peu apprivoisé.

* La chronique (clic/lien) *



TEDESCHI TRUCKS Band
 "Let Me Get By"

     Un des couples les plus attachants de la musique revient aujourd'hui avec un nouvel album. Un disque sensiblement plus posé et Soul que les deux précédents, bien que la patte, le trademark,  soit toujours la même. Cette sonorité patinée, mâte et boisée, qui semble faîte à base de glaise et de bois divers de la Louisiane, du Mississippi et de la Georgie. Qui, en dépit d'un orchestre regroupant tout de même onze musiciens, parvient à être, relativement, sobre et dépouillée. Ou plus exactement nette et aérée, parvenant à créer un espace suffisant pour que chaque instrument puisse respirer (leurs soupirs étant autant audibles que leurs épanchements les plus forts). Même les nuances complémentaires des deux batteurs sont discernables. Haaa... le groove omnipotent du tandem J.J. Johnson et Tyler Greenwell. Un délice. 
La magie de Derek Trucks n'est pas seulement dans le prolongement de son âme à travers sa fidèle Gibson SG, mais aussi dans sa compréhension et l'appréhension de sa musique, dans son intégralité;
     « Let Me Get By » favorise la facette Soul, c'est au détriment de celle attribuée au Rock au sens large. En deux mots : c'est plus mélodique mais moins mordant. Qui fait que l'on va lui reprocher un manque de moments énergiques et fougueux. Cependant, ces instants, bien qu'atténués, sont toujours présents, notamment dans la seconde partie des morceaux, ou le break voire le final qui prend alors des envolées de pures prestations live. 
"Bon, hors sujet, je sais, mais sa barbiche au père Derek... Avec un bonnet et des Ray Ban, on va finir par le confondre avec Billy Gibbons... " dixit le père Luc. 
* La chronique (clic/lien) *


The RIDES "Pierced Arrow"


     Trois ans après leur premier album "Can't get enough", revoilà The Rides, un groupe pas comme les autres qui ressuscite l'esprit des "supergroupes" des seventies. En général ces groupes ont une durée de vie éphémère, la faute aux discordes sur les orientations musicales, aux confrontations d'égo ou aux carrières solo pas toujours compatibles avec la vie de groupe…
     Sacrée réunion de talents avec deux septuagénaires, Stephen Stills,71 ans - (Crosby Stills & Nash) et Barry Golberg, 74 ans (Electric Flag, Super Session..), et un petit jeune, Kenny-Wayne Shepherd (39 ans), une des valeurs sures de la guitare blues. 
Coté C.V. le batteur Chris Layton n'est pas mal non plus (61 ans, le batteur de la fameuse section rythmique Double Trouble - Stevie Ray Vaughan, Arc Angels, Storyville), enfin à la basse Kevin Mc Cormick qui a joué avec CS&N, Melissa Etheridge, Johnny Lang ou Jackson Browne. Stills et Shepherd se partagent lead guitares et vocaux et Goldberg officie au piano et à l'orgue. Le titre de cet album fait référence à la marque de voiture américaine Pierce-Arrow (active de 1901 à 1938) , célèbre au début du siècle dernier pour ses voitures haut de gamme, elle fut la première voiture officielle de la Maison Blanche (1909) et c'est son logo (un archer) qui illustre la pochette. 
Finalement le seul reproche qu'on pourrait faire à tout ça est un certain manque d'originalité et de prises de risques, un sentiment de "déjà vu" (... 1970 ), pour le reste c'est du haut niveau, avec deux grands guitaristes qui multiplient les passes d'armes, des claviers très présents, une rythmique imparable et 2 chanteurs aux voix différentes, ce qui amène de la variété ; donc au final n'hésitez pas à vous embarquer pour un ride with the Rides. 
NB - La version avec trois bonus tracks est conseillée avec "Same Old Dog", "Take out Some Insurance" (Charles Singleton) et "Born in Chicago" (Paul Butterfield).
L'avis de Maître Chufleu : "Autant le premier ne m'avait pas emballé, autant celui-là (que j'ai acheté) est quasiment parfait. A mon avis, c'est Stills qui emmène tout; compositions et chant. J'ai appris l'origine du titre de l'album." - C'est bien rare qu'il concède avoir apprécié un disque qui ne soit pas des années 70 -
* the chronique (clic/lien)


SPIRITUAL BEGGARS
 "Sunrise to Sundown"

      Toi, là ! Oui, toi, le vieux fan inconsolable de la perte de Ronnie James Dio ! Toi qui ne trouve plus de quoi rassasier ta soif  de cossues sensations électriques générées par les sorciers de Rainbow, du Deep-Purple Mark II et Mark III, du Black Sabbath, voire de Whitesnake, j'ai ce qu'il te faut : le dernier Spiritual Beggars. Mais attention ! Tu risque de te prendre une grosse baffe dans la chetron.
    La noire magie des épîtres sacrés de "Rising", "Long Live Rock'n'Roll", "Burn", "Heaven & Hell", "Mob Rules", "Strangers in the Night", "Look At Yourself'", "Holy Diver", "Assault Attack" (lien/clic), resurgit à travers l'énergie de ce superbe "Sunrise to Sundown". Cette galette a arrêté le temps et procure la sensation de se sentir bien.
     Le précédent, "Earth Blues" (avec sa terrible pochette), affichait déjà une belle progression (probablement pas de l'avis de tout le monde) en matière de Hard-Rock. Mais là, ces Suédois ont fait encore mieux. Ce n'est plus une avancé mais carrément un bond prodigieux. Le long parcours de ce groupe, projet parallèle d'adeptes de musiques extrêmes, est parti d'un Stoner bien lourd pour évoluer progressivement vers un Hard-Rock enlevé, consistant, protéiforme et assez travaillé. En évitant soigneusement toutes parties égocentriques et démonstratives.
Au niveau guitare, tout au long de ce disque, de part et d'autres ont retrouvera des licks propres à Ritchie Blackmore, parfois aussi à Uli Jon Roth, c'est l'influence de Michael Schenker qui prédomine ; tant par une forme de lyrisme que par le son. Au niveau des claviers de Per Wiberg, si l'ombre de Jon Lord est toujours présente, on retrouve aussi celle de Ken Hensley 
* The chronik (clic/lien) *

CHEAP TRICK
"Bang Zoom Crazy ... Hello"

     Contrairement à ce que l'on pourrait penser vu l'âge des belligérants, l'album favorise une atmosphère Rock, un chouia "garage" (un peu foutraque même à deux reprises où Nielsen semble être en état d'ébriété avancé). Si le précédent alternait ballades, Rocks et Power Pop, celui-ci revendique fièrement le Rock fort de Rockford ( .... ). Du Rock - et non de la Pop - assez musclé, sans être bodybuildé, barbotant gaiement tant dans les eaux du Rock de Detroit, que celles du Swinging London, avec quelques colorations de Glam-rock (rappelons que précédemment Cheap Trick avait repris un enjoué "Where The Light Are Out" de Slade). 
     Une écoute au casque, ou attentive sur une hi-fi digne de ce nom, permet de découvrir que derrière ce Rock, qui pourrait bien souvent ici faire croire à un effort légèrement foutraque, un peu brouillon, à un conglomérat hérissé de guitares, il y a un très gros travail de mise en place entre les instruments. Ces derniers varient les plaisirs en changeant parfois quelques détails au fur et à mesure lors des morceaux, les faisant évoluer. Notamment de la part de Nielsen qui paraît parfois évoluer tel un électron libre.
Un Cheap Trick grand cru. Crénom ! Il n'y en a pas beaucoup de groupe capable de sortir un disque de cet acabit avec quarante de carrière au compteur, sans se répéter, encore moins se parodier. Et pourtant, reconnaissable dès la première écoute. La classe.
"Cheap Trick est depuis 25 ans un groupe qui tourne toujours sur ma platine ou dans ma voiture. J'adore l'auto-dérision des 2 guignols hyper-doués, le contraste avec effectivement les 2 bellâtres (cf jaquette de l'album "In color") mais avant tout je craque sur le chant de Robin Zander. Quelle voix !! Gouailleuse, suave, énervée, charmeuse pour mieux nous mordre un mollet ou carrément la jugulaire, sadique, friponne, érotique même... Ca c'est le talent, les enfants ! Y'a des tas de chanteurs(ses) qui vocalement sont plus doués que lui, mais ça c'est vraiment LA voix rock'n'roll dans l'esprit" dixit J-C Gilly
* Commentaire (clic-lien) *

Joe BONAMASSA "Blues of Desperation"

      Si la pochette, avec ses mains de travailleur en gros plan, évoquant un prolétariat, peut amener à croire que le propos serait cette fois-ci nettement plus proche des racines, et/ou d'un Blues rural, l'album débute dans une ambiance aux forts parfums de Heavy-rock 70's, voire de Hard-blues façon Led-Zeppelin.
Une fois de plus, chez Bonamassa, si l'on avait pris le temps de faire le tri, on aurait eu droit à un disque plus uni, qui se s'écouterait sans heur du début à la fin. Le disque, dans son ensemble, n'en aurait été que meilleur. D'autant qu'avec 60 minutes de musique, il y a de la marge.
La première partie paraît plus personnelle et originale, déployant plus de pêche et d'énergie aussi ; et la seconde s'oriente plus dans l'exercice de style de haute tenue, de très bonne facture. Quelques pièces de cette seconde partie sont plus anecdotiques, en dépit de musiciens d'exception. Est-ce que cette partie correspond à son travail à Nashville, en commun avec des compositeurs et musiciens du cru ?
Cela reste du très bon, cependant le feu d'artifice du début laisse un goût amer. Comme si Joe était passé à côté d'un grand disque. Malgré tout, ce "Blues of Desperation" mérite largement le détour.
Et puis, finalement, il semblerait que cette seconde partie s'apprécie de plus en plus, au fil des écoutes.
"Je viens d'écouter l'album in extenso ... Ça fout quand même la pêche, une bonne petite injection anti morosité ! Faut dire que les arias de Bach et autres adagios à c't'heure sont antagonistes de la caféine…
J'aime bien ! Point. J'ai failli un peu décrocher sur "Moutain Climbing", à mon goût trop bourrin. Et puis on s'y fait, et moi j'aime bien les gars qui proposent des morceaux de plus de 3 minutes (jusqu'à 8 ici), déformation mélomaniaque…" dixit le Claude, lui-même.
* La critique (clic/lien) *


BAD COMPANY "Live 1977 - Live 1979"

     On ne l'attendait plus, on ne l'espérait plus. Et puis, finalement, il finit par arriver.
Cela parait incroyable, mais ce double album est le premier album live officiel de BAD COMPANY avec le line-up original. Celui du super-group, le fameux quatuor formé des ex-Free Paul Rodgers (chant, guitare, piano) et Simon Kirke (batterie), de l'ex-Mott The Hopple Mick Ralphs (guitare) et de l'ex-King Crimson Boz Burrell (basse)
     On attendait tous le "Live In Albuquerque 1976" sorti en CD en 2006 mais qui a rapidement été retiré de la vente, en raison de problèmes de licence et surtout, suite à des désaccords entre Raphs et Rodgers. Finalement, les deux hommes ont fini par se rencontrer et se s'étaient réconcilier. Dans leur élan, ils reforment même le groupe pour arpenter à nouveau ensemble les scènes et faire revivre leur musique (avec l'aide d'un guitariste complémentaire, Howard Leese ex-lieutenant de Heart, et un nouveau bassiste).  On croyait alors légitimement que la "légalisation" de ce disque ne devait plus qu'être une question de temps. A la place, ils fouillent dans leurs archives et mettent la main sur des enregistrements en 24 pistes qu'ils dépoussièrent. Le résultat est ce double live.
Ce "Live 1997 - Live 1979" offre, en trente chansons, près de 2 heures et demie de musique inédite, soit 30 morceaux. Pas d'overdubs, de synthés ou d'autres bidouillages, ici c'est du brut de décoffrage, du costaud, du viril, du BAD CO quoi !!! Deux CD, deux concerts, deux témoignages sans fard. Concert du 23 mai 1977 à Houston (Texas) pour la première galette, le second, concert du 9 mars 1979 au stade de Wembley (Londres). 
Le côté brut et les quelques trébuchements du groupes ont déçu de nombreux fans qui souhaitaient retrouver l'excellence des albums studios, ou la force des récentes prestations de la résurrection du groupe.
"... ne pas aimer Bad Co, ça mérite le bûcher. Non, pas le bûcher, trop d'empreinte carbone. Le pal, alors." dixit un internaute (S.M.)
* Le "papier" [clic/lien] *

Layla ZOE "Breaking Free"

     Quand j'ai écouté ce skeud en avant-première ... Ouch ! Qu'est-ce que je me suis pris sur la tête ! J'parviens pas à m'en remettre... J'ne m'étais pas méfié... J'ai écouté ça sans précautions, sans m'y préparer. En prévoyant de faire autre chose en même temps. Et voilà t'y pas que j'me prends d'entrée un bon coup de massue !
Le regretté Jeff Healey avait dit d'elle qu'elle était merveilleuse (Layla l'avait accompagné en tournée). On peut le croire. Thomas Ruf l'a cru en l’accueillant dans son écurie. Et il a bien fait car voilà probablement le meilleur disque de la Canadienne. Si "Lily", le précédent opus, était déjà vraiment très bon, elle semble avoir trouvé ici des musiciens de grande valeur à sa hauteur, qui lui permettent de se hisser aisément vers d'autres cieux, peut-être supérieurs. Quatre gaillards jouant vraiment avec l'esprit de groupe, et non des requins de studio abattant le minimum syndical avant de se tirer avec l'oseille.
Il convient de souligner, et d'applaudir, le travail de Jan Laacks qui, non content d'être déjà un très bon musicien, signe ici toutes les musiques. De surcroît, il produit ça d'une main de maître. Un gars à surveiller de près. La rouquine a trouvé là un lieutenant de premier choix.
Cela fait déjà quelques années que ce gars l'accompagne mais là, il semble s'épanouir et emmener à suite Layla. Ces deux se sont trouvés; Ils donnent l'image de deux âmes sœurs complémentaires.
Si Layla pouvait auparavant pécher parfois par un excès de rage et de puissance, comme un trop plein d'énergie qu'elle aurait du mal à canaliser, ici, elle fait preuve de bien plus de retenue. Ce qui, en définitive, lui donne encore plus de force et d'intensité. L'émotion y est plus vive et saisissante.
* la critique (clic/lien) *


ERIC BELL "Exile"

     La guitare résonne comme si elle chantait une des nombreuses épopées héroïques irlandaises. On sentirait presque le vent froid et humide, venant des mers du Nord, balayer les herbes grasses de la verte Erin. Le son clair et puissant d'une antique Stratocaster tiraillée entre le Rock et le folklore celtique. Le chant, fragile, impose une mélancolie renforcée par une slide métallique et coupante, ainsi que quelques notes maintenues en suspension par un effet vibrato.
     Un disque cru, sincère, absolument hors du temps et des diktats de l'industrie musicale, empreint de mélancolie, respirant les terres d'Irlande et la sincérité.
     Un disque inespéré d'un artiste discret, fragile et effacé qui semble avoir toujours fuit le succès.
Eric Bell a pris son temps pour graver son disque le plus personnel sur lequel se bousculent des parfums de la verte Erin, du British-blues et des premières galettes Thin Lizzy, du temps où il était le guitariste. Ambiance nostalgique ? Oui, parfois, quelque peu, mais jamais poussiéreux.
Coup de cœur.
"Waouh, ça me réveille, mais en douceur, en ce matin frisquet et grisâtre sur la Capitale...
Plein de sonorités inventives aux guitares, des climats élégiaques mais pas uniquement... " le Toon, himself.
* the critique (clic/lien) *

The CADILLAC THREE
 "Bury Me in My Boots"


     Ces trois échalas chevelus et barbus, à la dégaine négligée, limite débraillée, semblent avoir la musique dans le sang. L'aptitude pour créer une musique sincère qui parvient à toucher la corde sensible. Même les morceaux les plus Rock possèdent une trame mélodique. Mais attention, absolument rien de sirupeux. Surtout pas. A la limite quelques ouvertures sur un sens Pop du refrain, mais rien de plus. Il n'y a d'ailleurs aucune fioriture. Ce serait même assez "Roots" s'il n'y avait pas cette furie Rock couvant telle la lave d'un volcan prêt à déverser son flot dès que la citadelle de roche vient à céder. Vous avez dit "Roots" ? Oui, malgré tout, ces culs-terreux semblent sincèrement attachés à la terre, et c'est traduit à travers la tonalité et la consistance de leur musique. Même s'il s'agit bien de Rock, incontestablement ricain, et relativement Heavy, rien absolument rien n'est policé. 
      The Cadillac Three, le nouvel espoir d'un renouveau du Southern -Rock ? Les nouveaux ZZ-Top ? Qui sait ? De véritables et derniers outlaws de Nashville ? Certainement. Qu'importe finalement. L'essentiel c'est que ces trois Southern-men ont réalisé deux disques essentiels et inoxydables, procurant plaisir, détente et énergie à chaque écoute.
 On sait qu'il s'agit de Rock. Point. Du vrai, sans ingrédients extérieurs et frelatés ; sans "prêt à polir" ou autres produits de lissage, ou encore sans moule pour favoriser les passages en radio et formater les esprits. Southern-Rock ? Indéniablement.
* Chronique (clic-lien) *

INA FORSMAN


     On pourrait résumer cet artiste, et ce disque, en deux mots : la rencontre heureuse d'Etta James et d'Amy Winehouse, tant ces deux chanteuses défuntes semblent être l'essence même d'Ina Forsman. Mais pas que, car son registre peut se frotter aisément à celui de blueswomen au timbre plus âpre et rugueux. 
     De sa mine boudeuse, de son look 50's cultivé, tel d'une source limpide et fraîche jaillit un Blues intemporel, teinté de Soul et de Rythm'n'Blues, se déversant et nous inondant de ses propriétés curatives ; nous isolant du temps corrosif. Un charme parfois rétro, mais qui ne sent pas la naphtaline. 
     On est immédiatement happé par cette alchimie entre Blues, parfois clinquant et délicieusement rétro, Soul (plutôt orientée Stax et Muscle Shoals Sound Studio), et Jazz-blues. Rien d'artificiel ici venant polluer la musique ; ni même un soupçon de velléité marketin.
     La petite sirène a quitté son rocher pour faire résonner sa voix sur des chansons d’amours contrariés sur une musique faite pour réconcilier les peuples.
* Commentaire (lien-clic) *

SANTANA IV

     Une reformation que l'on espérait plus. Celle des trois premiers opus de Santana ; et plus particulièrement celle des formidables "Abraxas" et "III", dans lesquels il y avait alors un très jeune prodige : Neal Schon
45 années plus tard, ce Santana là est de retour pour donner une suite au légendaire "III"  (de septembre 1971).
Carlos Santana avait annoncé la couleur lorsque "Shape Shifter" sorti (lien). En deux mots, il reprenait les choses sérieuses. Le temps des collaborations (parfois douteuses) et des concessions était révolu. Il souhait réaliser, après un disque avec sa nouvelle épouse, Cindy Blackman, un disque avec l'équipe d'"Abraxas".
Neal Schon avait déjà tenté de ressusciter cette formation mythique mais Carlos refusa l'invitation. Tant pis, le projet est lancé, en 1997, avec Gregg Rolie (chant & claviers), Michael Shrieve (batterie), Michael Carabello (Percussions, Congas), Jose "Chepito" Areas (Percussions, Congas, Timbales) et Alphonso Johnson (basse), sous l’appellation "Abraxas Pool". Le résultat fut exceptionnel... lire la chronique ICI.
Cette année enfin, après des discussions entre les deux guitar-heroes, le groupe original est remonté et réalise enfin une suite à l'aventure. Hélas, David Brown n'est plus (décédé le 4/09/2000 à 53 ans). Il est remplacé par Benny Retveld.

Bien que l'album porte les stigmates des années Journey de Neal Schon (forcément ?) et des égarements sirupeux de Carlos, avec donc quelques guimauves et certaines lignes de claviers qui paraissent s'être échappées des années 80, c'est probablement ce que Santana, le groupe, a fait de mieux depuis longtemps. 
Certes, il convient de faire un peu de tri. Avec un quart d'heure en moins, cela aurait pu faire un grand disque. Less is more ?
On regrettera quelques titres de trop qu'il aurait mieux fallu oublier, quelques pistes noyées dans la mélasse, quelques soli inutilement rapides (ils se tirent la bourre ?), et Gregg qui n'a plus sa voix d'antan, mais quel plaisir de les retrouver tous - ou presque - ensemble.
* The Article (lien & clic) *


SUPERSONIC BLUES MACHINE
"West of Flushing South of Frisco"

     Super groupe fondé sous la houlette de Fabrizio Grossi, l'italo-américain (bassiste, compositeur et producteur) dont on peut lire le nom sur une quantité de disques de Heavy-rock et de Modern-Blues-rock. 
     A ses côtés, Lance Lopez, le pistolero Texan qui s'est avalé des kilomètres de Johnny Winter, Stevie Ray Vaughan, de Guitar Shorty, de Van Wilks et de Billy Gibbons (sans omettre Hendrix), et Kenny Aronoff que l'on retrouve sur une impressionnante multitude de disques Rock et qui est surtout connu pour avoir été le batteur de John Mellecamp (pendant 16 ans).
La musique du trio serait une sorte de maillon entre un Heavy-blues millésimé 70's et celui d'un Blues-rock du XXIème siècle. Du Blues made in USA, décomplexé, fier, un tantinet crâneur, rouleur de mécanique mais tout de même bon enfant.
Et tant qu'à faire, autant se faire plaisir en invitant divers compagnons de route ; à savoir Warren Haynes, Chris Duarte, Walter Trout, Robben Ford, Jimmy "Z" Zavala, Eric Gales et Billy Gibbons
Des invités qui n'empiètent pas vraiment sur la couleur des chansons. Au point que leur absence ne devrait pas se faire ressentir outre mesure sur scène. La preuve : le passage d'une pièce avec invité à une sans, se fait sans heur. Il n'y a pas de différence justificative. On baigne dans la même ambiance. Dans le même creuset de Heavy-soul-blues expansif enrobés d'overdrive grassouillette, de basse fuzzy et de chœurs du Muscle Shoals Studio.
"Pour ma part ce disque est une des grandes réussites de 2016 ... " dixit J.P. Guillet
* One article (t'y clic là) *

Blues Harp Woman

     Une fois n'est pas coutume : Une compilation. Oui mais celle-ci est originale et franchement intéressante. 
Si son principal objet est l'harmonica dans le monde du Blues, chose qui a déjà été traitée à plusieurs reprises, celle-ci se démarque en étant uniquement consacrée aux femmes maître du "ruine babine". C'est probablement une première.
L'harmonica, instrument indissociable du Blues, mais qui pourtant, en dépit de sérieux et respectés défenseurs, semble avoir été assez boudé.
     A travers cette compilation, Ruf Records a voulu lui rendre un bel hommage. Et comme le label est féru de la gent féminine, il a fait le choix de recentrer le sujet sur cette dernière.
     Trente-et-une pièces et trente-et-une musiciennes ou groupes différents pour aborder à peu près tous les styles de Blues.
C'est également l'occasion de découvrir des artistes peu ou pas connues. Hormis évidemment la célébrissime Big Mama Thornton, on se demande bien où le label est allé dénicher la grande majorité de ces artistes.
     Un voyage au pays des blueswomen adeptes de l'harmonica qui devrait éveiller la curiosité car les extraits proposés sont d'une belle tenue, soutenue par une production sérieuse et de qualité. De quoi rendre jaloux Jean-Jacques Milteau.
L'objet idéal pour briller en société bluesistique mais surtout pour prendre son pied si l'on aime le blues, l'harmonica et les voix féminines
Deux CD en digipack et un épais livret qui comporte une petite bio et une photo de toutes ces dames, pour la majorité américaines, ainsi que les références d'où sont extraits les morceaux. Ruf records nous a gâtés sur ce coup-là ! 31 pièces !
CD fortement recommandé, 5 étoiles au guide Rockin-JL
* l'article (clic/lien) *


DOYLE BRAMHALL "Rich Man"


     Doyle Bramhall II
 n'intellectualise pas sa musique ; ou si peu. Pour lui, avant tout, c'est la vibe, le feeling qu'elle doit procurer. En cela, il rejoint l'esprit des vieux bluesmen ; ceux qui n'avaient que faire du nombre de mesures ou même de savoir si leur gratte était correctement accordée. 
Ainsi donc, difficile, voire improbable, de trouver chez lui un shuffle bien huilé ou un rock carré et inébranlable. Avec pour conséquence, une musique moins abordable que celle de ses congénères. Une musique qui récolte souvent l'incompréhension parce qu'elle sort des sentiers battus.
      "Rich Man", en dépit de ses différents climats, de ses petites incursions dans l'Orient, est un tout. Tout est à sa place. Cela débute d'ailleurs par un Blues-rock - presque - conventionnel pour finir sur un titre de Jimi Hendrix. Devoir de mémoire pour cette icône, sans qui probablement, la musique n'aurait pas le même visage aujourd'hui. Un des premiers à avoir aboli les frontières du Blues pour lui donner une dimension universelle, dans un élan d'amour et de partage non feint. Un chemin que tente de suivre Doyle, sans pour autant se calquer ou dépouiller cet héritage.
Un disque peut-être pas évident et pourtant si attachant, si humain, si sincère.
* Kronik (clic-lien) *



BLUES PILLS "Lady in Gold"

     Où et comment un groupe parvient à faire l'unanimité (pratiquement), en seulement deux long-players. Chose encore plus incroyable, la musique de Blues Pills est principalement issue d'un terreau millésimé fin 60's - début 70's. Un riche et savoureux brouet de Blues-psychédélique, de Hard-blues, et, plus marqué sur "Lady in Gold", de Soul. 
Alors il semblerait que tout ne soit pas perdu. De nos jours encore, malgré toute cette télé-réalité envahissante, la vulgarité d'émissions cultivant la bêtise et la suffisance, et cette musique aseptisée relayée par les médias, la sincérité peut encore payer. Surtout lorsque le talent suit. Et cela, juste avec un kit de batterie, une basse, une guitare et une voix. Et quelle voix.
Peut-être moins facile d'accès que son prédécesseur (lien), certainement moins rentre-dedans, moins Bluesy, cet album s'apprivoise. Pas spécialement farouche mais il nécessite des écoutes successives pour être apprécié à sa juste valeur. Notamment parce que l'on peut aussi découvrir de petits détails auxquels on n'avait pas prêtés attention. 
     Quoi qu'il en soit, Blues Pills demeure un des groupes les plus intéressants du moment. C'est un des albums forts de cette année.
     Et puis, on ne pourra pas leur reprocher d'avoir refait le même album ... Ni de s'être compromis.
* Commentaire (clic-lien) *


ROYAL SOUTHERN BROTHERHOOD
"The Royal Gospel"

     Ce super-groupe à l'affiche fort prometteuse, avec notamment Cyrille Neville, Mike Zito et Devon Allman, ne m'avait guère convaincu. Loin s'en faut. Certes, un impressionnant travail de professionnels aguerris mais qui manquait généralement de saveur. Forcément, quelques très bons trucs, mais pas suffisamment pour qu'aucun des trois disques précédents ne parvienne à sortir du lot. D'autant plus que, en matière de Blues-rock, il y a une surabondance de prétendants. 
     Paradoxalement, alors que les deux gratteux ont été remplacés par Tyrone Vaughan (fils de Jimmie) et Bart Walker, deux gars qui n'ont pas la réputation de faire dans la dentelle, ce quatrième opus marque un petit virage vers des rythmes de la Nouvelle-Orléans, et surtout un peu plus de retenu en matière de soli. Le quatuor a aussi évolué en quintet avec l'embauche de Norman Caesar qui s'est rappliqué avec son Hammond B3. Tout bénéf'. 
Si la compo du groupe a évolué, sa musique l'a fait aussi, s'éloignant du coté sudiste des débuts et se rapprochant des sons de la Nouvelle Orléans. Des textes, du groove, un petit grain de folie, des guitares à foison, voila un album qui mixe les influences diverses du combo et s’avère festif et convaincant. 
L'avis de J.P. Guillet : "J'aime beaucoup ce groupe que je suis depuis ses débuts. J'ai une nette préférence pour la première période, celle de Devon Allman et Mike Zito et je redoutais le pire avec ces nombreux changements de personnel ; mais, oh divine surprise ! Le combo tient toujours bien la route."
* Chronicle (clic-lien) *


RIVAL SONS "Hollow Bones"

     Les Angelins sont toujours là, sur la route ou en studio. Ils ne lâchent pas le morceau. Rival Sons possèdent tous les attributs nécessaires pour en faire un grand groupe. De ceux qui parviennent un laisser une trace de leur passage.
     Depuis 2011, chaque album de Rival Sons qui sort est une fontaine de jouvence, une entité apte à requinquer les plus moribonds. Un truc intemporel et hors des diktats de l'industrie musicale. Une émanation de divinités friandes de Heavy-rock. Une bénédiction.
Cependant, pour être honnête, il faut reconnaître à ce "Hollow Bones" une petite perte de vitesse par rapport à ses prédécesseurs. La faute à l'absence de morceau percutant et imparable. Absence également de riff dévastateur au profit parfois d'une forme de psychédélisme - en mode heavy - porté par la guitare de Scott Holiday qui prend plaisir à s'habiller de pédales Fuzz et de divers effets de modulations. 
Néanmoins, Rival Sons demeure un des meilleurs groupes du moment, et probablement un des meilleurs sur scène dans sa catégorie. Et puis Buchanan est toujours capable de nous émouvoir : rien que pour "All That I want", une extraordinaire ballade d'une sobriété rare, il serait bien dommage de passer à côté de cette petite galette. Sans oublier "Black Coffee", en mode Humble Pie.
* Pour en savoir plus (clic-lien) *

GLENN HUGHES "Resonate"


     Il se bat le Glenn Hughes. Après sa déception suite au départ de Joe Bonamassa de Black Country Communion, et du manque de succès de son dernier et précédent groupe, California Breed (de toutes façon le jeune Andrew Watt semble déjà avoir pris la grosse tête, et s'est lancé dans un truc techno-rock synthétique plus propice à séduire les radios ... ), il en a eu marre des groupes. Puisque c'est comme ça, on retourne à une carrière solo, en nom propre, et ainsi on reste maître d'oeuvre (enfin, autant que possible). Et il est plutôt énervé le père Hughes. Son "Resonate" dépote, avec une guitare bien (trop ?) saturée qui écrase tout sous son passage. Et le clavier de Lachy Doley n'est pas là pour tempérer le propos. Un Australien capable de faire sonner son clavier comme une guitare habillée de wah-wah et de phaser.
Paradoxalement, en dépit de la puissance sonique délivrée, son goût pour la Soul est à nouveau bien palpable.
Glenn Hughes, probablement quelque peu blessé, a probablement voulu démontrer à ses anciens camarades qu'il n'a pas impérativement besoin d'eux pour faire de la musique qui tient la route - et qui envoie le bois -. Et c'est réussi.
* bafouille (clic-lien) *


Choc électriques et sensations soniques
     Dans les bouquins, et pour rester dans le milieu de la musique - pour ne pas parler de choses contrariantes, déprimantes, voire anxiogènes -, il y a le premier essai de Julien Deléglise. Un vrai passionné qui a vu la "lumière très tôt". Un sacerdoce précoce qui l'a plus ou moins mis à l'abri de la lobomotisation de masse, et qui lui a permis de s'intéresser à divers genres musicaux sans se fier à leurs chiffres de ventes ou de leur popularité.      Ainsi, on a le plaisir de retrouver dans ces 800 pages des groupes et des artistes qui ne sont pas, ou plus, à quelques exceptions près, médiatisés. Et cela part du proto-Hard au Stoner en passant par du Rock Progressif (aux effluves de psyché) et le Jazz. Et même MagmaCela ratisse assez large, avec toutefois un fil conducteur : la liberté d'expression et l'authenticité. Ce qui va normalement de paire avec la personnalité. Avec une préférence pour une certaine filiation prolétaire. 
     Une belle diversité, avec cependant une belle place réservée au Heavy-rock 70's et affilié (Stoner compris). Depuis quelques années déjà, Julien pond régulièrement de forts bons articles sur son blog : Electric Buffalo. Et il a franchi un cap en voulant tenter l'expérience papier.
     Certes, certains choix surprendront (ainsi on peut s'étonner qu'un gars adorant Humble Pie puisse apprécier Venom - cela fait partir des mystères de la nature humaine -), mais Julien, en voulant partager sa passion, s'offre sans ambages, en toute honnêteté. Un homme qui ne ressent pas le besoin d'être rassuré en se fiant à ce que les médias, ou les proches, annoncent comme bon ou mauvais, ce qui est bon d'écouter ou pas. 
Et c'est pour cela que, par exemple, on retrouve le "Never Say Die" de Black Sabbath plutôt qu'un des 4 premiers (Ha... si, le 1er y est également), "Avalanche" de Mountain (à la place des classiques "Climbing" et "Nantucket Sleighride") ou encore "Brain Capers" de Mott the Hoople , "Wire Fire" de Savoy Brown (alors que généralement on cite ceux de la période Dave Peverett et/ou Youldenet "Mechanix" de UFO (post-Schenker). Plus des disques obscures tels que "Stray Dogs" (lien), Baby Grandmothers, David Graham, DavanaParis, The Rapsberries, Burning Plague, The Shoes et bien d'autres.
Et puis un gars qui fait un papier sur l'excellent "Deep Purple" (disque éponyme de 1969), Keef Hartley Band, "Bridge of Sighs" de Robin Trower, "Highway Songs - Live" de Blackfoot, "Let the Music Dot the Talking" du Joe Perry Project, Mother's Finest, Fastway (lien), Mountain, Humble Pie, Coney Hatch, Rose Tattoo, ne peut pas être mauvais. Même si, personnellement, je regrette quelques combos un peu trop bourrins à mon goût en fin d'ouvrage (je pinaille), ça demeure du très bon. Surtout que c'est bien écrit et que l'on prend plaisir à relire, de temps à autre, un article. On souhaite une suite.


Euuhh ... ?? Y'a un bug temporel



8 commentaires:

  1. Et le copyright, pour la citation sans mon accord?

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  2. Merci au service compta de faire parvenir un chèque de 12 centimes à l'attention de monsieur S. Master.
    (le pal... en bois ? Va falloir sacrifier un arbre, pas bien non plus ça...)

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  3. Attention Shuffle est extrêmement pointilleux quand il s'agit de reproduire ses pensées philosophiques, ah mais!
    D'accord avec toi pour pas mal de choses. Dans mon Top 10 personnel il y a aussi: le RSB, le Supersonic....,The Rides, Bonamassa,Cadillac Three,et le Santana IV enfin juste limite. en revanche le BadCo...je persiste à penser que Mick Ralphs est un guitariste très très moyen et limité. Oui je sais je suis le seul à le penser mais tant pis, suis pas breton pour rien! Eric Bell? connais pas mais je vais aller voir cela de plus près. Dans mon top 10, y'a aussi le Marcus King Band, le Mudcrutch 2 et le Outlaws "live Legacy". Bonne année à toi.

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    1. Y'a une suite, sinon cela aurait été trop long. Déjà que j'ai subi les remontrances de Sonia (elle est pas commode celle-là).

      Quant à la présence de Bad Co, si il faut malheureusement bien admettre que ce live ne parvient à satisfaire totalement nos attentes, à mon sens, sa présence est absolument justifiée ; Bad Company n'étant pas un combo de seconde zone. Par ailleurs, n'oublions que cet enregistrement est brut, sans overdubs. au contraire de la grande majorité.

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  4. Ah merde , j'avais oublié le coup du bûcher au sujet de Bad Co! Bon je vais essayer de sauver ma peau, c'est pas que j'aime pas ce groupe, j'ai 6 cd dont ce live, mais c'est juste que je trouve qu'il exagérément surestimé, Free est nettement au dessus, Kossof c'est autre chose que ce pôvre Ralphs....Pitié Shuffle!

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    1. Personnellement, je trouve Kossof plus limité que Mick Ralphs. Ce qui ne n'empêche aucunement d'adorer le jeu de ce guitariste, ainsi que son sens de la composition. (ça y est, j'y suis. Cela va en faire bondir plus d'un)

      Si aujourd'hui Mick Ralphs a perdu de sa dextérité (il a apparemment moins pratiqué l'instrument à partir des années 90), on peut constater la différence entre lui-même et Howard Leese (ex-Heart), le second guitariste de Bad Co depuis la reformation. Ce dernier est incontestablement un grand technicien, probablement meilleur que Ralphs. Cependant, quand c'est Ralphs qui prend un solo, la différence est palpable. C'est plus consistant et prenant. C'est Rock.

      En aparté, on m'a assuré que le dernier Mick Ralphs Blues Band était vraiment très bon.

      Et Bonne Année 2017
      (paraît qu'avec le prochain gouvernement, il va y avoir une TVA culturelle. Une taxe de moins de 10 % sur tous ce qui touche à la musique ... )

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  5. Bah, c'est qu'un mauvais moment à passer. Je trouve le live de Bad Co très moyen aussi: les critiques sont très complaisantes.

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  6. Merci pour la promo Bruno !
    Et meilleurs voeux à toi pour 2017.

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