jeudi 4 décembre 2014

I.Q et THE OPPOSITION - des Gloires Inconnues en France - par Pat Slade





I.Q Le néo-prog




I.Q est l’un des grands groupes piliers du rock néo progressiste au même niveau qu’un Marillion, mais le premier n’aura pas le succès du second dans notre pays.  Fondé en 1981 autour du guitariste Mike Holmes et de Peter Nicholls aux vocaux, Ils se feront connaitre en faisant la première partie de Marillion au Marquee Club en 1982. Marillion qui leur coupera l’herbe sous le pied : quand I.Q sortira son album «The Wake» en 1985, Marillion sort «Misplaced Childhood» et l’album du groupe du géant écossais éclipsera celui de leurs compatriotes. Avec le temps, le groupe changera souvent de membres. De leur style qui rappelait Génésis à l’époque Peter Gabriel, ils vont  changer en prenant un style plus commercial en 1987 avec l’album «Nomzamo» et «Are you Sitting Confortably ?» en 1989, au grand dam des fans du groupe.  Ils reviendront au style propre de leurs débuts avec «Ever» en 1993. Mais en 1997 avec leur concept album «Subterranea», Ils mettront tous le monde dans leur poche, critiques et publics compris.  Avec des titres comme les très Génésisien «State of Mine» et «Failsafe» et le très Marillionien «Breathtaker». Ils atteindront le sommet du progressif avec leurs albums «Dark Matter» en 2004, notamment avec un morceau comme «Harvest of Souls» : un morceau de 24 minutes qui ferait penser à un mélange de Génésis et de King Crimson et une pochette qui rappelle étrangement «Brain Salad Surgery» d’Emerson Like and Palmer. Leur dernièr album en date est sortie cette année. 33 ans d’existence, 23 albums (11 Studios, 7 Lives, 5 Compilations) un groupe à découvrir pour ceux qui voudrait augmenter leur Q.I !




The Opposition l’après punk




Nous sommes en 1982 et devant les écrans de télévision les ados et jeunes de tout poil attendaient le jeudi soir à 22 heures pour regarder leur émission de télévision : Les Enfants du Rock et moi du haut de mes 20 ans avec mes cheveux longs (Que j’ai toujours mais plus sur le dessus !), je n’en loupais pas une seule même si certains artistes comme Madonna ou Duran Duran ne m’emballaient pas trop. Lors d’un concert dans une église en Corse, j’ai découvert un groupe aux sonorités très étranges calmes et douces. Je venais de faire ma première rencontre avec le groupe de Coldwave The Opposition. Un groupe formé autour de trois musiciens : Ralph Hall batteur, Marcus Bell bassiste et clavier et Mark Long guitares et vocal. Avec son titre, le premier single «Very Little Glory» aurait pu faire peur, mais non, la critique est bonne et ils sortent leur premier album en 1980 «Breaking the Silence» et ce sont des titres de cet album que le trio jouera à l’émission. Des titres comme «Breaking the Silence» et «Black and White» sont dans la même mouvance que “Very Little Glory».
Avec «Intimacy» en  1983, la recette est la même. Le son cristallin de la guitare de Mark Long et la basse de Marcus Bell qui parait quelques fois être au bord de tomber en miettes. Avec des titres comme «New Home» «Life’s Blood» ou «My Room is White», on pourrait croire que les musiciens de The Opposition sont à deux doigts du suicide tellement leurs musique est triste voire même désespérée. Mais avec les années l’expérience et les albums enregistrés, leur style va changer radicalement. En 1990, ils enregistrent «Blue Alice Blue» avec de très bons morceaux comme «Crawl to Me» qu’un Sting pourrait mettre à son répertoire ou «Blue to Grey». En 1994 avec «War Begins at Home» ou en écoutant «Love Love Love» j’ai cru au premier accord de guitare et à la voix entendre le fantôme des Beatles. On trouve aussi une très belle ballade avec «George’s Street» avec sur la fin un petit clin d’œil vers leur premier album avec un cours extrait de «Black and White». Pour ce qui est de la suite, que ce soit «Blinder» en 2004 ou «Love and Betrayal» en 2011, le style restera le même, The Opposition n’est plus un groupe de coldwave des années 80, mais un groupe qui fera des recherches instrumentales en travaillant beaucoup sur bande et sur synthétiseur comme le feraient une Laurie Anderson, un Thomas Dolby ou un Gary Numan. On aime ou pas, mais moi, je ne me pose pas la question.  



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