samedi 21 décembre 2013

HAENDEL : LE MESSIE – Neville Marriner vs Paul McCreesh par Claude Toon


XX


- Alléluia M'sieur Claude… hi hi hi… Le Messie de Haendel pour Noël, c'est pour le moins de circonstance…
- Oui, en effet Sonia. Et en plus je n'ai parlé que deux fois de Haendel dans le blog notamment à propos de Water Music, c'est un peu juste pour un compositeur assez populaire…
- Je connais bien l'Alléluia, je l'ai entendu joué à l'accordéon au mariage de ma belle-sœur Marie-Pénélope…
- Oui, ce morceau célébrissime et solennel est à mon sens assez pompier même si joyeux, peut-être le passage le plus faible parmi les 50 morceaux de cet Oratorio.
- Ah 50 ! J'attends d'écouter votre sélection… Là j'y vais, M'sieurs Luc et Rockin m'ont donné les cadeaux à emballer pour les collaborateurs… Pfff : 180 paquets…

Même les moins mélomanes "classique" connaissent l'expression "Messie de Haendel", AOC qui a même parfois été sujette à des plaisanteries plus ou moins fines. "Mais non ! Messie ! Et puis Haendel est vraiment connu grâce au chœur Alléluia ou à la sarabande immortalisée par Kubrick dans Barry Lyndon. En 2010 à Londres, une exposition a été organisée pour célébrer les 40 ans de la mort de Jimi Hendrix dans… la maison occupée par Haendel 300 ans plus tôt. Toujours prêt aux traits d'humour british, des tabloïds n'ont pas hésité à titrer : "Hendrix et Haendel colocataires". Rigolo pied de nez aux puristes qui ont vu d'un mauvais œil associés l'auteur de l'oratorio "étalon" et le talentueux guitariste…
Revenons à nos moutons. (Qui dit Messie dit crèche, qui dit crèche dit moutons.) Il n'existe pas un, mais plusieurs "Messie". Entre les orchestrations qui ont évolué au cours des circonstances et des exigences du public, les retouches et les adaptations, y compris par Mozart, il n'est pas absurde de posséder plusieurs enregistrements. Par ailleurs, la musicologie moderne ayant réparti les interprétations entre, d'une part le style "à l'ancienne", soit sur instruments modernes et avec des chanteurs lyriques, et d'autre part les reconstitutions baroques avec des chanteurs rompus à ce style et instruments d'époque, on se trouve face à une discographie riche. Il serait ainsi aberrant d'isoler une gravure sous l'étiquette "référence absolue" !
L'ouvrage a été écrit en 1741. Haendel, l'allemand, est au faîte de sa gloire dans son pays d'adoption : l'Angleterre. Pour mieux découvrir ce grand personnage, rendez-vous à l'article consacré à Water Music (clic). Charles Jennens puise dans une Bible en anglais les textes du livret. Quand on écrit le mot livret, on pense opéra. Et ma foi oui, le Messie est composé à la manière des opéras chers à son auteur (42 pour être précis) parmi lesquels des must : Il pastor fido, Orlando ou Xerxès. En cette époque baroque, l'opéra est encore une suite rigoureusement organisée d'airs pour solistes ou duo, de récitatifs parlés, de chœurs. Ce type d'écriture survivra jusqu'à Mozart et Beethoven et disparaîtra avec le Romantisme, Wagner et Verdi adoptant une structure en actes et scènes, une construction héritée du théâtre. C'est ainsi que la quarantaine d'oratorios de Haendel épouse le modèle lyrique même avec des sujets d'inspiration religieuse. Ces oratorios ne sont pas destinés aux offices proprement dit. Bach avait déjà marqué de son empreinte ce genre oratorio avec : les oratorios de Noël (clic), et de Pâques et même ses deux Passions se rapprochent du genre. Mendelssohn mettra un point final à ce type d'oratorio biblique avec Élias et Paulus au début du XIXème siècle.
Lors de la création en 1742, le succès est mitigé. Les bigots crient au sacrilège en écoutant le récit divin à la sauce opératique. Les irlandais raffolent du nombre de chœurs (20 sur 53 numéros), les anglais acceptent moins bien. Bref, comme toujours, cette nouveauté devra attendre 1750 pour trouver sa place de chef-d'œuvre incontestable, date à laquelle l'oratorio va devenir l'une des œuvres baroques les plus jouées au monde. Au départ, il était prévu pour être interprété pour les temps de Pâques, mais son programme en a fait également un moment de musique propre au temps de l'avent. Il se découpe en trois parties :
1 – Les prophéties de la venue du Messie, l'annonciation à la vierge et la nativité.
2 – Des extraits des psaumes, la crucifixion, la résurrection et l'ascension. Partie qui s'achève par le célèbre Alléluia.
3 – La rédemption apportée par le Sauveur avec de larges emprunts aux épitres de Saint Paul…
Je parlais de plusieurs Messie, donc pour y voir clair :
- L'édition de 1742 rejouée seulement en 1743 est prévue pour quatre solistes, orchestre à cordes, clavecin, orgue et chœur. Trompettes et timbales interviennent dans des chœurs conclusifs.
- Devant le manque d'engouement du public, Haendel révise sa partition en 1754 en ajoutant une harmonie et amplifiant l'effectif choral. Cette version est donnée à l'hôpital de Londres pour les fêtes de charité. Elle est souvent jouée et enregistrée notamment par Paul Mc Creesh.
- De nombreux chefs ou compositeurs ont assemblé les pièces selon leur bon vouloir, faisant fi de l'orthodoxie, avec, il faut le dire, un bonheur inégal. Mozart a réorchestré la partition, plutôt bien. Ah ! Coté rubridélire : en 1788 un certain Ferdinand Hiller imagine une révision avec 260 chanteurs, une petite centaine de cordes, dix bassons, onze hautbois, huit flûtes, quatre clarinettes, huit cors, quatre trombones, sept trompettes, timbales, clavecin et orgue. Même Mahler fait plus light dans sa symphonie "des mille". Haendel qui plaçait l'idéal à une soixantaine de musiciens… Il y aura plein d'autres loufoqueries, 5000 exécutants dans un stade aux USA dans les années 20. Bon, c'est ridicule et réservé aux adeptes du boursouflé, mais cela montre quelle popularité a rencontré ce Messie. Pour achever le tout, si je vous dis qu'André Rieu (clic) a massacré l'alléluia avec un tempo "feu au cul" style fanfare de la marine US, vous allez finir par me croire, j'espère… Il y a même un chanteur qui finit tout seul en hurlant comme un veau !
- M'sieur Claude, vous utilisez de drôles d'expressions dans cette chronique à visée musicologique, tout de même…
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À 89 ans, Sir Neville Marriner est une légende vivante chez les discophiles. Né en 1924, il devient violoniste après le conflit mondial, au sein de l'Orchestre symphonique de Londres et du Philarmonia. En 1958, il crée l'Academy of St Martin in the Fields, un orchestre de chambre dont l'effectif varié et étendu va lui permettre de nous faire redécouvrir le répertoire baroque, classique et même romantique (jusqu'à Brahms) débarrassé de la lourdeur qu'avait apporté le romantisme et ses phalanges trop puissantes. Neville Marriner fait jouer ses instrumentistes sur instruments modernes et n'adoptera jamais les trouvailles de Nikolaus Harnoncourt (voix d'enfants et non féminines, flûtes en bois, instruments originaux… etc.). Pour Marriner, la légèreté et l'esprit doivent primer sur la forme. Deux écoles qui ne s'affrontent pas mais se complètent.
Et depuis 55 ans, Neville Marriner fait partie avec Karajan, Dorati, Bernstein et Solti de cette génération des chefs qui ont enregistré chacun des centaines de disques à un niveau de qualité superlatif. De Vivaldi à Schoenberg en passant par Mozart, Haydn et tant d'autres, il est quasi impossible de dresser une liste exhaustive dans cette chronique. En 2001, Le chef a enregistré le concerto pour violon de Brahms avec la toute jeune Hilary Hahn âgée de 22 ans, il en alors 77 ! Un beau disque au sein d'une discographie pour le moins pléthorique de ce concerto…
Et c'est en 1976 que Neville Marriner va graver ce Messie considéré comme un must des interprétations "à l'ancienne", statut qui fait l'unanimité chez  les critiques et les mélomanes. Lors de l'édition, toutes les versions "modernisées", voire postromantique prennent un sacré coup de vieux, sauf celle Colin Davis de 1966. Le chef anglais avait été le premier à raviver les couleurs de l'oratorio de Haendel.

Marriner retourne à la source spirituelle de l'œuvre dès l'ouverture (plage 1). La parole divine peut être chantée, mais elle doit surtout être proclamée ! Il y a une énergie de prophète dans cette ouverture (Isaïe va suivre…). Un orchestre de cordes seules peut paraître musicalement un peu morne. Le chef recourt à un tempo vif et à une accentuation très marquée qui donne à l'ensemble des cordes des chatoiements et des couleurs qu'auraient pu apporter des vents ici absents. Philip Langridge, ténor, intervient dans le récitatif et l'air "Every Valley…" qui commencent l'œuvre (plage 2). La voix est vaillante mais sans affectation. Il y a la force de la prophétie et l'humanité qui siéent à l'annonce de la venue du Sauveur. Le chœur "And the glory of the Lord…" (plage 3) a un effectif ni massif ni minimaliste, et chaque ligne de chant est parfaitement audible, montrant le travail de contrepoint exemplaire de Haendel trop souvent considéré comme un sous Bach. Et puis Marriner fait œuvre de magicien par la détermination avec laquelle il conduit ses instrumentistes. Le tissu symphonique n'a pas qu'un rôle d'accompagnement ou de métronome, Marriner souligne avec vigueur le texte de Aggée qui évoque les armées divines qui ébranleront l'univers. La basse Gwyne Howell apparaît comme redoutablement crédible dans ce passage de l'ancien testament, avec sa voix virile qui en impose. La partie d'Alto est confiée à Anna Reynolds qui abandonne l'accent opératique. Sa belle voix chaude, sans fioriture, mais bien articulée est certes bien loin de ce que les contre-ténors font entendre de nos jours. Les voix féminines dans l'oratorio ont pour rôle d'exprimer la joie de la prédiction. C'est le cas ici. On n'entend plus beaucoup de belles tessitures comme celles-ci. Haendel insère une étrange et sereine sinfonia instrumentale pastorale (plage 9) avant le récit de l'annonciation, le moment où les bergers sont informés par la voix divine de la naissance du Messie. Haendel a prévu deux sopranos dans sa partition. Ici, la grande Elly Ameling tient les deux rôles avec son timbre séraphiques. Là encore, pas d'ornementation superflue pour chanter un texte religieux, mais de la tendresse ou de la fougue selon la nature rassurante ou radieuse du message dédiée à chaque rôle (plages 10 et 12). A noter enfin que l'orgue positif se fait entendre, c'est si rare (plage 16 entre autres).
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Paul McCreesh
Avec Paul McCreesh, nous ne quittons pas la "perfide albion", une Angleterre qui nous a décidément donné les meilleurs interprètes de la musique de Haendel qui, bien que né germanique, fut naturalisé british et repose à l'abbaye de Westminster.
Ce jeune quinquagénaire (né en 1960) a commencé sa carrière comme violoncelliste. À seulement 22 ans, en 1982 il crée un ensemble baroque : le Gabrieli Consort and Players qui jouent sur instruments d'époque. Il fait donc partie de la seconde génération des baroqueux suivant celle de Nikolaus Harnoncourt. L'ensemble se fait très vite remarquer comme l'un des meilleurs dans le répertoire partant de la renaissance jusqu'à l'époque classique. Il fait partie des 5 ensembles orchestraux d'importance mondiale invités lors de la réouverture de la salle Pleyel à l'automne 2006, dans une renversante interprétation de La Création de Haydn (j'y étais). Paul McCreesh ne craint pas les expériences les plus audacieuses. On trouve ainsi un enregistrement Archiv-dgg de la Passion selon Saint Matthieu de Bach avec un chœur réduit à 8 chanteurs et sans solistes indépendants (ce sont les choristes qui, un à un, assurent les solos). Iconoclaste, pas exempt d'imperfections, mais quelle originalité dans les couleurs et l'intimité dramatique !
Paul McCreesh est désormais, grâce à son expérience déjà longue, l'invité des meilleurs orchestres dans le répertoire romantique.

En 1997, la parution de son Messie est un choc à une époque où l'œuvre a été gravée par presque tous les ensembles baroques. Le musicien a retenu l'édition avec harmonie de 1754. L'effectif est réduit mais sans maigreur (25 choristes et 35 instrumentistes). Par ailleurs, comme prévu par Haendel, McCreesh recourt à deux sopranos.
Bien que la durée de l'ouverture (plage 1) soit très similaire à celle de la version Marriner, à l'énergie des prophètes, McCreesh oppose une mélodie plus priante, plus recueillie, avec des cordes d'une limpidité sidérante, des aigus sublimes. C'est tout à fait pertinent comme ambiance. N'oublions pas que la nativité et l'espoir de la résurrection par la rédemption sont au centre de l'ouvrage, et donc justifient une ouverture où alternent la méditation et la joie.
Charles Daniels campe un prophète bon enfant, la prophétie exprime une chance de rachat donnée avec bonté. Le timbre du ténor et son élocution sont parfaits, le récitatif très convaincant (plage 2). L'air "Every Valley…" (plage 3) est chanté avec assurance mais sans ostentation. Ça sera le style général de cette interprétation : une retenue qui souligne une histoire de confiance entre le divin et le terrestre, plus qu'un récit biblique sévère. Le premier chœur (plage 4) permet, outre la beauté des voix, d'entendre la petite harmonie ajouté par Haendel. Attention, l'idée est d'ajouter des couleurs à l'orchestre, en aucun cas de donner un rôle solistes aux instruments à vent, ce qui nuirait à la priorité donnée à "la parole" ; l'orgue est ici aussi bien audible. Neal Davis est une basse particulièrement motivée. Le chant est accentué, les vocalises très marquées mais sans ornementations. Neal Davis nous parle bien des armées célestes, vingt Dieu ! Les deux sopranos Dorothea Röschmann et Susan Gritton sont au diapason de leur complice pour exprimer les affres de la crainte (plage 6 pour Susan), la jubilation presque enfantine, avec une souplesse lyrique remarquable (plage 16 pour Dorothea). La contralto Bernarda Fink est un petit point faible de ce disque. La voix est légère et manque de délié. Il n'y a aucune faute de goût. Dans l'air avec chœur (plage 9), l'allégresse est singulièrement absente. C'est très sensible par rapport au phrasé enthousiaste de Neal Davis.
Ah, au fait… l'Alléluia… Enfin ce que l'on attend d'un chant de réjouissance. Un Chœur qui ne hurle pas à gorge déployée, les diverses voix sont bien distinctes. Les chanteurs ne couvrent pas la mélodie primesautière des instruments. C'est un bel ensemble aéré et sans emphase.
On se résume : Marriner et McCreesh se complètent au niveau suprême, l'un sur instruments modernes, l'autre dans l'esprit d'authenticité, mais sans dogmatisme et avec un nombre significatif d'exécutants. Il est vrai que nous ne somme plus à l'aube du baroque mais en 1754, Mozart et Haydn sont dans la course, Beethoven admirera Haendel et cela, Paul McCreesh le sait et nous enchante.

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À mon sens, l'une des seules versions anciennes du Messie sur instruments modernes à avoir réellement traversé le temps est celle de 1959 d'Hermann Scherchen gravée pour le label Westminster. Scherchen, s'il ne restitue pas les timbres et l'alacrité baroque, redonne l'essence spirituelle du sujet que ses concurrents (Klemperer, Sargent, Richter) avaient parfois oubliée. La durée d'exécution peut faire peur : 3H10 ! Et pourtant, là où la lenteur pesante est attendue, on trouve une sincère méditation religieuse. Face à ce monument, deux réactions possibles : l'émotion mystique ou le rejet absolu de ce qui apparaîtra comme des effets sulpiciens, voire la trahison de la vivacité baroque. Je fais partie du premier groupe. À noter la présence de la voix séraphique de Léopold Simoneau et des graves chaleureux de l'alto Nam Merinam. Un regret : l'enregistrement fait depuis 50 ans la tournée des labels : Dgg pour Wesminster… Difficile à trouver (3 CD – 5/6 ; compter jusqu'à 650 $ en neuf !! à partir de 25 $ d'occasion sur des sites US).
Pour une version plus baroque que McCreesh, dans la lignée des découvertes musicologiques d'Harnoncourt, le disque de Trevor Pinnock est une réussite absolue. La présence de la Mezzo soprano Anne Sophie von Otter et du contre-ténor Michael Chance permet à cette gravure de se hisser en tête des reconstitutions historiques. En 1754, les femmes n'avaient pas encore leur place dans les chœurs pour chanter des textes sacrés. Trevor Pinnock n'a pas pris le risque de faire chanter des gamins sopranos. Des enfants chantant juste sont hyper rarissimes. The English Concert and Chorus assure une limpidité à la musique hors du commun rivalisant avec le Gabrieli Consort and Players. (2 CD Archiv-dgg – 6/6, prise de son remarquable, prix modique).

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Pour les amateurs de vidéo, le Messie dirigé par Sir Colin Davis en live lors d'un concert de la BBC au Barbican de Londres en 2006... C'est la version de 1754 avec l'orchestre Symphonique de Londres ... C'est beau, évidement, mais un peu sage par rapport aux disques présentés... (La soprano est Susan Gritton). Et puis, mise à jour 2017 : l'interprétation de Sir Neville Marriner présentée dans cette chronique...



2 commentaires:

  1. A conseiller aussi :
    une autre version "baroqueuse" par un autre chef anglais bien connu :
    John Eliot GARDINER avec le Montéverdi Choir et l'English Baroque Soloists

    Plus rare (en vinyle) : David WILLCOCKS ,
    le King's College Choir de Cambridge et l'Académie of St Martin in the Fields

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  2. EXACT !!!! Cher anonyme du chablais…

    David Willcox est vraiment injustement délaissé par les éditeurs. On trouve néanmoins dans la collection "Légendary" de Decca une excellente "Nelson Mass" de Haydn avec justement le Chœur de King's Collège ; un enregistrement très bon de 1962…

    Avec tes ajouts, la discographie "haut de gamme" du Messie me semble ainsi pratiquement complète… Il existe une version ultérieure de Marriner que je ne connais pas mais que les critiques placent comme un peu moins passionnante que celle commentée…

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