Unis vers l'Uni
Vendredi
8 février 1985, Palais des Sport de
Paris, Il est 20h45 et les lumières s’éteignent brutalement. Est-ce la fin du
monde ? La troisième guerre mondiale est déclarée ? Chirac a pris le pouvoir ? Non
rien de tout cela heureusement. La musique commence à retentir, quand dans la
pénombre une voix chantante retentit "Un jour, j’ferai pleurer les nuages qui passent …
" Lumière !! Et l’on découvre un petit lutin habillé de blanc jusqu’au
basket. Il traverse la scène d’un pas glissé en regardant son public avec un
œil de renardeau fripon. Ses musiciens déjà en place enchainent leurs parties
musicales les uns après les autres, jusqu’au dernier, qui n’est autre que le
grand batteur Manu Katché. Le temps a passé,
mais Michel Jonasz a toujours gardé sa voix
avec son vibrato inimitable tendu comme un string.
D’abord,
qui est Michel Jonasz ? Est-ce le
fils d’une célèbre baleine (Jonas veut dire baleine en Araméen) ? Non pas du
tout ! Fils de parents immigré Hongrois, il voit le jour à Drancy en 1947. Sa
carrière musicale commencera vers 1965
alors qu’il est claviériste dans le groupe de Vigon,
chanteur Marocain spécialisé dans le rhythm and blues dans le milieu des années
soixante.
En
1966 il fonde le groupe King Set qui fera deux succès sur les
ondes en 1967 et 1968. Il commencera sa carrière solo
sous le pseudo de Michel Kingset. Mais il
prendra en fin de compte son vrai nom vers les années 70. Son envol se fera
vers 1974 avec "Dite Moi"
et "Super
Nana" tirés de son premier album du même nom.
Une
suite d'albums va s’enchainer rapidement avec des hits incontournables. "Les Vacances au
Bord de la Mer", "Je Voulais te Dire que je t’Attends" ou
encore "Lucille" (Non, non ! ce
n’est ni la version de Chuck Berry,
ni celle de Pascal Obispo !).
La scène est son jardin


La scène est son jardin

Mais revenons à ce fameux soir de 1985. Après une mise en bouche avec un Jonasz bondissant, la complicité s’installe immédiatement avec son public. Deuxième titre : "Super Nana", c’est déjà accompli ! Il a conquis son auditoire haut la main, mais le meilleur reste à venir.
Il
nous parle ensuite d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre
: "Mini Cassette" de l’album "Les années 80 commencent" de 1979
avec en soutien vocal les Simms Brother
: Arthur et John.
Les deux frangins sont connus pour avoir été choristes pour grand nombre
d’artistes comme Gabriel Yared, Cerrone, Catherine
Lara ou encore Jacques Dutronc.
On peut voir Arthur dans le film "Subway"
de Luc Besson dans le rôle d’Arthur
interpréter "It’s only Mystery". Arthur
décédera du SIDA en 1987 suivi de
son frère John en 1988. Michel Jonasz lui dédicacera
une chanson "Arthur" sur l’album "Où Est La Source".
Après
plusieurs titres d’albums plus anciens, "Les Lignes Téléphoniques"
premier titre joué de son dernier album "Unis Vers l’Uni".
Pour
finir la première partie du spectacle, il finira par "Lucille" et une version hallucinée et
hallucinante de "J’veux Pas Qu’Tu T’en Ailles". Entracte !
quelle bonne idée Pat de mettre Jonasz, à l'honneur. Une valeur sûre dont on n'entend trop peu parler.
RépondreSupprimerAu registre des nombreux témoignages live de qualité qu'a produit Michel Jonasz, il est vraiment à déplorer que la réédition en simple CD de son équivalant en double vinyle, le disque ait été amputé des "Fourmis rouge" dans cette si fantastique version. A quand une VRAIE réédition complète ?
RépondreSupprimerPour ce qui est de l'émotion liée à certains de mes plus beaux souvenirs de jeunesse, et auquel me ramène inlassablement ce live, je préfère ne pas en dire d'avantage ici... Il y a des choses que l'on préfère garder à jamais pour soit.
Toujours au registre des live, son Zenith de 92, bien que double, montre selon moi une formule qui commence sérieusement à sentir la redite chez l'artiste, malgré de bons moments quand même. Et ce, une fois encore, avec une pléiade de musiciens d'exception (si un batteur tel que Steve Gadd vous dit quelque chose).
Pour finir sur les autres live que je possède, son Olympia 2000 est pour moi une très grande réussite et mérite vraiment que l'on s'y attarde. D'autant que nombreux de ses plus grands "classiques" ont été nettoyés de leurs anciens arrangements, retrouvant par la même occasion un second souffle vraiment salvateur. Et puis entre la basse d'Etienne M'bappé et le jeu lumineux de Keith Leblanc derrière ses fûts... Rien que pour ça...
Pat: Défense de toucher à "La fabuleuse histoire de Mister Swing". Y paraît qu'il y aurait déjà quelqu'un sur le coup... Mais j'vois pas qui ?
Vincent
Evidement Steve Gadd que j'ai vu au concert de Simon et Garfunkel en 1982, pour Jonasz le concert du casino de Paris en 1977 est aussi très bon avec Jean Schulteiss à la batterie.Un morceau n'a pas été gravé dans la cire sur le palais des sport 1985 "25 piges dont cinq au cachot" qu'il chantait sur scène. c'est vrai que sur le CD "Les fourmils rouge" ont disparues ! Et ne t'inquiète pas ,je n'ai pas l'intention de toucher à "la fabuleuse histoire...", j'ai d'autre projet en route !
RépondreSupprimerTiens ! celui là aussi je l'avais oublié. Ce ne sont donc pas 1 mais 2 morceaux figurant sur le vinyle qui sont passés à la trappe. Les maisons de disques ne font plus recette depuis quelques années ? Bien fait pour elles ! Parce qu'avec de tels procédés, c'est vraiment pas étonnant.
RépondreSupprimerTu parles de jean Shulteiss... Euh tu veux dire celui de "Confidence pour confidence" ???
Je le croyais (savais) pianiste, mais alors batteur... Tu en es sûr ?
Vincent
oui ! tous a fait sur !
RépondreSupprimerBonjour à tous, je recherche depuis tres tres longtemps l'emission integrale "le grand échiquier" avec Jonasz.... Lucille, sublime dans cette version live avec les freres sim's et Manu Katché à la batterie, juste une tuerie ce morceau! J'aimerai revoir cette emission en entier pour voir si d'autres morceaux ont ete joués. Helas introuvable sur le site de l'ina alors je tente ma chance ici. Merci et bon weekend.
RépondreSupprimerPour me contacter: cesar arobase immotop point fr .