lundi 7 février 2011

GARY MOORE - 1952-2011 - R.I.P.



Gary Moore a été retrouvé mort dimanche 6 février dans sa chambre au Kempinski Resort Hotel à Estepona, en Espagne . Son manager Adam Parsons a fait un communiqué à la BBC en précisant que Gary était certainement mort très tôt dans la matinée et que les circonstances de sa mort étaient encore inconnues.

Âgé de 58 ans, le hard bluesman irlandais avait commencé sa carrière au début des seventies avec le groupe Skid Row. Après quelques allées et venues au sein de Thin Lizzy , et une parenthèse jazz-rock avec Colosseum II, sa carrière solo décolle avec le single "Parisienne Walkways" avec toujours Phil Lynott en guest star. Au début des 80's, l'album "Corridors of Power" marque les esprits avec une technique éblouissante pour un Hard-Rock percutant et mélodique. En 85, il se produisit avec son vieil ami, Phil Lynott. Lors de cette décennie, il fait partie d'une certaine élite du monde du Hard-Rock, et fait figure de référence pour beaucoup de guitaristes. En 87, il mélange son Hard péchu avec ses racines celtes sur l'album «Wild Frontier». En 1990, lassé des clichés propres au Hard-Rock, il revient à ses premières influences (Albert King, BB King , Albert Collins & Peter Green) sur l'album "Still Got The Blues". A nouveau, le succès sera au rendez-vous, avec cette fois-ci un public bien plus large. C'est la consécration. Même l'album live, "Blues Alive", connaîtra des ventes conséquentes, notamment grâce à la diffusion sur les ondes de la version en public de "Parisienne Walkways".
En 1994, Gary a travaillé aux côtés de Ginger Baker et de Jack Bruce au sein de B.B.M le temps d'un album, avant de reprendre sa carrière solo.
Parfois instable, animé d'un besoin de changement, il réalisera en 97 et 99, deux albums baignés de musique électro. Puis en 2002, il replongera dans un Heavy-rock fulgurant cumulant ses influences hendrixiennes, à ses expériences bluesy, Hard-rock 80's et électro, avec un groupe éphémères, Scars. Pour revenir au Blues-rock deux ans plus tard.
En août 2005, il organise un concert à Dublin en hommage à Phil Lynott avec certains de ses anciens potes de Thin Lizzy : "Gary Moore and Friends, One Night in Dublin, A Tribute to Phil Lynott".
Son dernier album "Bad For You Baby" est sorti en Septembre 2008 sur Eagle Records et je laisse les derniers mots à Eric Bell ( le 1er guitariste de Thin Lizzy) et à Brian Downey (fondateur et batteur de Thin-Lizzy).
"Je n'arrive pas à y croire", a déclaré Eric Bell à la BBC. "Il était tellement solide, ce n'était pas une victime du rock, c'était un type en bonne santé". "C'était un formidable joueur de guitare et un musicien consciencieux".
Brian Downey (qui a joué sur l'album de Moore, "Close as you Get", en 2007) a déclaré : "Je suis très choqué. Il sera toujours présent dans mes pensées et mes prières et je n'arrive tout simplement pas à croire qu'il est parti ".

*****

En hommage à Gary, forte tête, personnage parfois lunatique, perfectionniste et intransigeant envers ses collègues musiciens, grande gueule (Gary se mâchait pas ses mots), et fidèle en amitié.
Malgré tous ce que l'on pourrait reprocher à cet homme, on ne peut lui enlever sa franchise. Ainsi, lorsque l'on lui demanda si le fait de jouer avec des bluesmen à la technique limité ne lui posait pas de problème, il répondit que malgré toute la technique et l'expérience qu'il avait pu acquérir, jamais il ne pourrait sonner ou jouer comme Albert Collins, BB King ou Albert King et ce, même en y mettant tout son cœur. Ses types respiraient le Blues, et lui ne pouvait qu'essayer d'apprendre. (et apparemment la question l'avait un peu excédé). Il ne cacha pas non plus qu'il s'était fait rabrouer comme un gamin par Albert King lorsque ce dernier l'entendit jouer pour la 1ère fois "Pretty Woman".


Moments magiques : Gary rend hommage à Lynott à travers des chansons de Thin-Lizzy, et invite successivement Brian Robertson, Scott Gorham et Eric Bell.





En 1987, "Wild Frontier", album dédicacé à Lynott




Changement d'orientation pour Gary, ou retour à la source, et gros succès commercial à la clef...




Son plus grand succès, en live, accompagné d'un orchestre philharmonique.

10 commentaires:

  1. Ah ben merde!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    ça va bien me pourrir ma journée ça
    Separate Ways....

    RépondreSupprimer
  2. bon sang, encore un qui nous quitte. ça commence à faire beaucoup.
    n’empêche qu'au paradis y'a de sacrés groupes maintenant

    christian s

    RépondreSupprimer
  3. Ah bah merde... ouais, y'a pas grand chose à dire d'autre. J'avais rien entendu à la radio, ça fait un choc d'apprendre ça en lisant son propre blog ! "Still got the blues", oh oui, plus que jamais !

    RépondreSupprimer
  4. OUH Là! Pas trop sympa de tomber là-dessus en consultant son blog préféré! 1952! on avait au moins celà en commun! You know what I mean?!!Bon pas de panique, on se calme et comme dit Luc "Still got the blues" Amicalement

    RépondreSupprimer
  5. Hervé J7/2/11 17:46

    Ce soir, si on tend bien l'oreille, on va entendre un paquet de Gary Moore sur les platines, j'vais me mettre Blues Alive, rien d'autre à faire...

    RépondreSupprimer
  6. C'est bien connu, toujours les meilleurs qui partent en premier... pas cool...

    RépondreSupprimer
  7. S.R Vaughan, Randy Roads, Jimi Hendrix, Chris Oliva, Jeff Healey, Dimbag Darrel, Steve Clarck, Phil Lynott... Tous sont partis si tôt, et pas toujours à cause de leurs éventuels excès, Gary en est la preuve.
    Si nous sommes apparemment tous égaux dans la vie, face à la mort, c'est toujours elle qui distribue les cartes... N'importe comment !! Elle a au moins une vertu, celle de nous faire prendre conscience, dans des évènements comme celui là, qu'il faut vivre chaque jour pleinement. Gary le savait sans doute, et il n'est certainement pas passé à côté de sa vie. Il nous laisse un magnifique testament aux travers de sa guitare, de sa voix, et de sa musique. Qu'il repose en paix... Il peut.

    RépondreSupprimer
  8. Tu me manqueras..

    RépondreSupprimer
  9. Shuffle master.8/2/11 10:35

    Heureusement, Grégoire, lui, est toujours vivant.

    RépondreSupprimer
  10. excellent ton blog, soru

    christian s

    RépondreSupprimer