mardi 1 février 2011

JOHN NEMETH "Name the day " (2010) par Rockin-jl



Encore méconnu en France , le chanteur- harmoniciste John Nemeth est un peu l’etoile montante du Rythm & Blues made in America . Ce jeune homme de 34 ans natif de Boise, capitale de l’état de l’Idaho, s’inscrit dans la veine soul revival en compagnie des Sharon Jones, Eli Paperboy Reed ou du grand breton James Hunter. Aprés 2 albums avec son premier groupe Fat John & the three slims" (c’était lui Fat John, il a fait régime depuis..) , il émigre a San Francisco pour booster sa carrière et collaborera avec Junior Watson puis avec le guitariste texan Anson Fenderburgh et se fait alors repérer par le label Blind Pig pour lequel il sortira Magic Touch (2006) Love Me tonight (2009) et donc ce Name The Day.








Le son est vintage et renvoie à la Memphis Soul , à Booker T and the MG’s , à Otis Redding, Percy Sledge , Sam Cooke ou au regretté Solomon Burke. Et si je cite ces 3 derniers ce n’est pas un hasard, car si Nemeth est un bon harmoniciste- mais à mon humble avis pas un virtuose-, en revanche c’est un chanteur d’une rare intensité , rarement entendue chez un soulman blanc. N’allez pas croire cependant qu’il ne s’agit que d’une copie passéiste, non, cette soul est moderne, dynamique, dépoussiérée même si respectueuse de la tradition.

Ça chauffe très fort d’entrée avec "Breakin’ Free" , son tempo rapide, son orgue , ses cuivres, son solo d’harmo, la fête continue avec "Name The Day" , titre à la Sam & Dave et on ne débande pas avec le funkysant "Do You Really Want That Woman " et son duel Harmo / cuivres .
"Heartbreak Wih A Hammer " nous emmène vers des territoire blues rock texan et n’aurait pas déparé sur un album des Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson, excellent travail à la guitare de Bon Welsh et solo d’harmo , à la Kim Wilson justement.
"Tuff Girl" ralentit le tempo et ressuscite Otis, un bon titre de soul cuivrée ; le suivant "I said too much" , plus lent , n’est pas sans évoquer le "When A Man Loves A Woman " de Percy . On se réveille ensuite avec "Home In My Heart", guitare bluesy en avant , la seule reprise (Otis Blackwell) .
"Save a little love" nous ramène à la soul , orgue, chœurs, piano cuivres , ça chauffe bien, ça tombe bien , les frimas bretons sont sévères cette année..



à la guitare vous reconnaitrez Elvin Bishop, dont nous parlerons bientôt par ici.




"You Know" évoque une fois encore le grand Otis et le Marvin Gaye de "I Hear It Throught The Grapevine" , un harmonica plaintif en bonus .
"Why Not Me", pur morceau soul : Otis sort de ce corps !
Et j’ai terminé l’écoute en dansant dans mon salon sur l’enlevé "Funky feelin' " au tempo .. funky bien sur , dans lesquels les cuivres déferlent , et ou Nemeth ressort son harmo, très beau final.

Conclusion élogieuse donc, pour cet artiste que je ne connaissais pas avant cet album , assurément un de ceux qu’il faut suivre et dont on reparlera, j’en mettrai bien une de Philou à couper, de chronique bien sur.

11titres 42'

(chronique initialement parue dans la revue BCR de décembre 2010)





Nemeth, en solo, dans une reprise du Hoodoo man blues de Junior Wells:



Name the day:


3 commentaires:

  1. J'adore !!!!!!!
    Serv'

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  2. Il est venu dans l'oise pres de chez moi il y a quelques années,et depuis je l'écoute et suis son pacours réguliérement, j'aodre !!!! Olivier

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