mardi 31 mars 2026

THE ROLLING STONES "Still Life (American Concert 1981)“ par Pat Slade


Les Rolling Stones, le groupe que je n’ai jamais aimé, mais cela ne m’a pas empêché d’aller les voir sur scène.



Les Pierres qui Roulent amassent de la tune !





                                                                            
Nous sommes le 13 juin 1982 à l’hippodrome d’Auteuil, il y avait tellement de monde que la pelouse n’apparaissait même plus. Le mershandising marchait à fond pour payer la caisse de retraite des vieux musiciens. Jamais je n’ai accroché à la musique des Stones, je la trouve répétitive et sans aucune recherche. Depuis leur création, ils n’ont jamais évolué, à la différence des Beatles qui en 10 ans révolutionneront la musique. Et si John et Paul ne leur avaient pas donné ”I Wanna Be Your Man“ ils n’auraient jamais composé. ”Still Life (American Concert 1981)“ n’est qu’un petit aperçu du concert de la tournée. Une très grosse première partie avec The J. Geils Band et j’ai eu la chance de ne pas y aller le lendemain parce qu’il y avait les régionaux de l’étape : Téléphone. Les Stones feront un set de vingt-cinq titres, toutes les époques confondues. L’album, lui, n’en contient que douze, ils avaient de la matière pour faire un double. C'était la tournée de promotion pour l’album ”Tattoo You“ sortie en 1981.

Tous les membres du groupe sont présents, Ron Wood toujours aussi mal coiffé, Charlie Watts qui a toujours la tête du mec qui s’emmerde à cent sous de l’heure, quelques fois tu te demande s’il ne va pas s’endormir sur sa batterie. Keith Richards et sa tronche de  momie, Mick Jagger et ses mouvements de scènes improbables et ses lèvres que l’on croirait échappées d’une influenceuse de Dubaï. Il n’y a que Bill Wyman, le plus âgé, qui est encore en bonne état, il garde l’image du bassiste calme et paisible comme un John Entwistle des Who ou encore John Deacon de Queen. Comme de bien entendu, le temps de changer le matos du groupe précédent, le concert ne commencera pas à l’heure. En attendant nous avons droit en fond sonore type musique d’ascenseur avec ”Take the A Train“ de Billy Strayhorn. Les roadies de scène n’étant pas très rapides, ils auraient pu passer l’intégrale du ”The Köln Concert“ de Keith Jarrett.

Arrive un gars pour présenter le show, le rideau s’ouvre dans une envolée de ballons sur les notes de ”Under My Thumb“. Pour un concert promotionnel du dernier album, on commence avec un titre de 1966, suivi par "When the Whip Comes Down" qui n’apparait pas sur l’album. Un concert des Stones se veut répétitif avec leurs hits qui ont fait leur célébrité comme ”Let's Spend the Night Together", leurs reprises ”Going to a Go-Go“ et le pitoyable “Twenty Flight Rock“ ou Eddie Cochran doit se retourner dans sa tombe. ”Black Limousine“ sauve un peu le navire, un beau blues rock qui n’apparait pas sur l’album et c’est bien dommage car c'est pratiquement l'un des seuls titres du concert où il y avait un solo qui tenait la route. Sinon je ne parlerais pas de la reprise de ”Chantilly Lace“ de Big Bopper qui est bordélique à souhait. La version de ”Let it Bleed“ est rajeunie par rapport à la version de 1969. 

Après ”She’s So Cold“ et ”Hang Fire“ ou Jagger jouera des hanches, on aura droit au disco sirupeux de ”Miss You“. La version de ”Honky Tonk Women“ tient bien la route, ”Brown Sugar“ redonnera une petite flamme rock avec une suite de classiques comme ”Start Me Up“ le hit du moment, un peu brouillon, un ”Jumpin' Jack Flash“ un peu rapide agrémenté de solos divers et bien sûr tout se finira par ”I Can't Get No Satisfaction" où Jagger grimpera dans une nacelle au dessus du public. Je n’ai pas parlé de tous les titres du concert de l’hippodrome d’Auteuil, ni de celui de l’album, j’ai fait un condensé des deux.                            

Évidemment vous allez vous demander comment je peux me souvenir de la setlist et de certains détails plus de quarante ans plus tard ? C’est très simple, à une époque quand je revenais d’un concert, je notais tout sur des agendas. Mais un mauvais point pour les Rolling Stones, j’ai vu cinq mecs vendre un produit et se barrer avec la caisse, aucune interaction avec le public (du moins en France), ce n'était pas un concert mais un hold-up. Je regrette encore mes 90 francs (13€72). Ils devraient être sponsorisés par une marque de cigarette, entre Richards, Wood et Wyman ce doit bien être deux à trois paquets à chaque concert. Les plus mal lotis sont Bill Wyman et Charlie Watts que l’on entend très peu, la balance son est concentrée sur les deux guitares et la voix de Jagger. Et je n’ai pas parlé du décor conçu par un artiste peintre japonais, très flashy, les épileptiques éviteront de se mettre dans la fosse au pied de la scène. 

Pour finir, je reste sur mes positions : The Beatles for ever.



1 commentaire:

  1. Je me suis bien marré, je n'achète pas le costard taillé pour les stone, mais la chronique est efficace pour se souvenir d'un concert plutôt désagréable. Auteuil et la résonnance provoquée par les bâtiments autour, la chaleur, les pompiers qui arrosent les spectateurs qui suffoquent. Bowie ne fera pas beaucoup mieux au même endroit. Reste le disque et cette superbe version de "Under My Thumb"

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