mercredi 30 octobre 2013

GOV'T MULE "Shout !" (Septembre 2013) by Bruno



     Gov't Mule serait-il un groupe généreux ? Un groupe empreint de valeurs démodées qui n'ont guère cours de nos jours. Si ce n'est, apparemment, chez quelques collectifs du Sud des USA.
Un groupe dont les membres ont voué leur vie à la musique, tel un sacerdoce. Du moins, en ce qui concerne Mat Abts et Warren Haynes, qui semblent toujours sur la route, jouant deci-delà, dans diverses formations. Avec Gov't Mule bien sûr, mais aussi dans des projets annexes, et tantôt en invités, en accompagnateurs de luxe ou en électrons libres conviés à une jam épique. Et avec ça, il y a les réalisations de disques. Gov't Mule pourrait faire partie d'une espèce de communautarisme reliant les musiciens. Avec dans le lot, les groupes participant aux Benefit Concerts et ce qui gravite autours du Tedeschi-Trucks Band.  Il y a là une timide résurgence de l'esprit communautaire des sixties, notamment celui de San-Francisco.

Haynes & Abts

     Le précédent Gov't Mule, « By a Threat », date tout de même de 2009. Le suivant, « Mulennium », étant en réalité un live avec le défunt Allen Woody ; un concert pour fêter le nouveau siècle (la nuit du 31/12/1999 au 1/01/2000) de plus de trois heures avec quelques invités prestigieux (quand on pense qu'il y a tant de jeunes groupes et musiciens, pourtant au fait de leur « gloire », qui se contentent d'une heure). Entre-temps, Warren Haynes s'est consacré à une parenthèse en solo, avec l'album « Man in Motion » et une tournée, pour un retour vers ses premières amours : la Soul des 60's et 70's, celle de l'école des studios « Muscle Shoals » et Stax.
Matt Abts, de son côté, est retourné avec son Blue Floyd pour continuer à explorer le répertoire de Pink-Floyd revisité à la sauce – épaisse – Bluesy, flirtant même avec le Hard-blues de 1969-1971.

En 2013, Haynes et Abts se réunissent pour réveiller leur rejeton, Gov't Mule, et le 24 septembre de la même année débarque leur dixième opus studio (sans compter les quelques Ep) : « Shout ! ».

Abts, Louis, Carlsson & Haynes

     Gov't Mule a eu apparemment envie de convier des pairs musiciens pour venir enregistrer avec eux. Chose que fait la Mule depuis longtemps en concert, mais non en studio. A l'exception bien sûr de la parenthèse Reggae « Mighty High » (avec Toots Hibbert, Willi Williams et Michael Franti),et, bien sûr, de la série des Deepest End (1),  Gov't Mule avait toujours réalisé ses disques sans l'aide de personne. Seul le révérend Billy Gibbons est venu apposer sa marque sur « Broke Down on the Brazos » de « By a Threat ».
Or, ce genre de réunions s'est pas mal généralisé depuis l'avènement de disques de Bluesmen sur le retour (en l'occurrence, John Lee Hooker et Buddy Guy) qui leur ont permis une médiatisation inespérée grâce aux noms prestigieux de leurs invités, et surtout du jackpot du « Supernatural » de Santana. Depuis lors, cela a parfois des relents de faisandé, notamment parce que ce n'est plus alors qu'une manœuvre commerciale pour attirer le plus de chalands possibles, trahissant parfois une oeuvre creuse, fadasse, auquel le management essaye désespérément de redonner un soupçon de consistance.
Alors, lorsque l'on voit la liste du présent sujet avec ses onze personnalités, on peut craindre le pire.


Mais que nenni. Gov't Mule ne rentre pas dans cette catégorie. Non, car il propose d'abord la pure version de « Shout ! ». C'est-à-dire l'intégralité des onze compositions de la Mule, uniquement interprétées par la Mule. Et ensuite, en bonus, sur un second CD, re-belote, on rejoue l'intégralité avec un invité différent à chaque titre. Ce qui fait, qu'au choix, on peut écouter un pur disque de Gov't Mule, ou un disque de Gov't Mule avec des chanteurs différents, apportant un petit peu de leur touche personnelle. Néanmoins, les versions bis sont tronquées, plus concises, refrénant les échappées de Warren, et les rares de Danny Louis. Certainement pour éviter de faire de l'ombre aux invités. Courtoisie élémentaire ou tout simplement, moins de liberté, afin de ne pas troubler l'invité, de ne pas lui faire de l'ombre.

Voilà en quoi Gov't Mule est généreux : enregistrer deux fois les mêmes compositions, la seconde avec du personnel extérieur, et offrir ça tout d'un bloc (et sans le couvert de l'arnaque estampillée « série limitée », « import » ou « pressage spécial »). Une première.

     Et donc, si le matériel des deux galettes est identique, seul l'ordre différant, il y a quelque différences notables entre chacune des deux versions, dont une de taille, celle de la voix du chanteur, évidemment.



     Onze compositions et onze invitations : Ben Harper, Dr John, Steve Winwood, Elvis Costello, Glenn Hughes, Jim James, Myles Kennedy, Ty Taylor, Dave Matthews, Grace Potter et Toots Hebert.

 Ben Harper (a) n'apporte rien à « World Boss » qui perd même pour le coup de sa hargne. Sur le titre original, on sent le collectif soudé, avide d'en découdre, avec les claviers mutins de Danny Louis et la basse belliqueuse de Jorgen Carlsson. On regrette que Ben ne se soit pas fendu de quelques traits de sa Weissenborn.
Par contre « Funny Little Tragedy » permet à Elvis Costello de retrouver le style de ses « Attractions » ; il y a là quelques odeurs punkoïdes, avec Danny Louis qui refourgue un solo ébouriffé de gratte.
Le flegme du Dr John (b), même si le timbre de Rebennack accuse dorénavant le poids de l'âge, convient très bien au funky-heavy-blues « Stoop So Low » en rajoutant son petit côté nonchalant - futur classique de la Mule -, seul titre à s'étoffer par rapport à l'original, en dépit de la disparition de l'instant effervescent d'un court Gospel endiablé. On sent l'instant live. Le Doctor y jouerait-il également des claviers ?

Sur le langoureux « Captured » nimbé de brumes pink-floydiennes, la voix de Jim James (The Morning Jacket) est en adéquation en y insufflant une sensibilité propre à David Gilmour. Malheureusement, le titre est écourté en finissant par un fade sur l'envolée psyché-blues de Warren.

Warren avec une Epiphone Wilshire

La jolie Grace Potter (sans ses Nocturnals) enrichit considérablement « Whisper in your Soul », en s'abandonnant totalement à ce Heavy-gospel-blues que l'on verrait très bien récupéré par le Tedeschi-Trucks-Band. L'original est déjà fort mais plus sombre ; Grace lui redonne de l'éclat. Elle semble s'épanouir, comme libérée, par rapport à ses productions studio. Un moment fort.

Retrouvailles avec Toots Hibbert pour le Reggae « Scared to live » ; instant bien morne car la voix défaillante et fatiguée de ce dernier ne parvient pas à rehausser le morceau de peu de saveur. 
Glenn Hughes (c) donne un peu de légèreté, voire de fraîcheur, au funk pachydermique de « No Reward » ; toutefois, malgré de bons moments (avec un clin d'œil au Deep-Purple Mark III apparemment ajouté tout spécialement à l'attention de Glenn), Warren et Glenn s'égarent par trop d'interventions, comme s'ils étaient sur scène, pour un dernier morceau de bravoure. Le premier surcharge avec des bends de notes grasses, et le second fait une rechute du syndrome du gueulard de Hard-Rock sous substances chimiques. Avec à peine plus de retenue, « No Reward » aurait libéré toute sa saveur.
Arrive Ty Taylor, le talentueux chanteur de Vintage Trouble (d) (le groupe doit partir en tournée avec Gov't Mule). Sur « Bring on the Music », entre Soul et Led-Zeppelin (où l'orgue sort justement tout droit de « No Quarter »), Ty ressemble beaucoup au Glenn Hughes de l'époque de Trapeze, voire de l'album « Blues ». Une voix chaude, gorgée de Soul (Stax), que ne gâchent pas  des hurlement intempestifs.


Avec « Forsaken Savior », Dave Matthews se contente d'un southern-rock indolent, un rien mélancolique, avec nappes aérées de piano. Le tout manque d'un peu plus de conviction.

Myles Kennedy (e) (Alter Bridge, Slash) ne parvient pas à insuffler un peu de tonus au pataud « Done Got Wise ». Malgré la basse de Jorgen Carlsson qui se taille ici la part du lion, et la bonne volonté de Myles, cette pièce paraît quelque peu déstructurée ; un peu comme pouvait parfois l'être Cactus avec un côté naïf.

Final avec « When the World Gets Small » dans une ambiance légèrement feutrée. Un titre lent, très seventies, proche de l'Allman Brothers Band des débuts et du "Santana ère Gregg Rolie". D'ailleurs, les deux solo de Warren ont des intonations propres à celles du Carlos Santana de l'époque. On s'attend d'un moment à l'autre que surgissent les percussions latines complémentaires. Là aussi, la chanson se termine en fade-out. Même si la voix de Steve Winwood a perdu de sa superbe, elle a encore de la présence.


     Finalement, bien souvent, on ne saurait dire laquelle des deux est la meilleure : l'originale, Warren Haynes (f), ou  la version avec invité. Toutefois, si indéniablement le chanteur de substitution apporte quelque chose, son timbre n'est pas toujours en phase avec ce Heavy-rock singulier.
En conclusion, si on peut reprocher à Haynes un chant trop sombre et morose, malgré tout ce beau monde invité, on constate que c'est encore sa voix qui reste la mieux appropriée. A l'exception de Grace Potter, Ty Taylor, Dr John et Steve Winwood, voire de Glenn Hughes quand il ne part pas dans ses délires « shout » inopinés, les autres belligérants n'apportent rien de vraiment particulier de plus.

       Sinon, dans l'ensemble, Gov't Mule demeure ce résultat de fondus de musique « roots-électrique », principalement des années 70, où se mélangent allègrement des Blues hallucinés, du Heavy-Rock-psychédélique, du Hard-Rock bourbeux, du funk charnus. Gov't Mule ne s’embarrasse pas de frontières. 
Avec « Shout ! », les éléments jazz paraissent avoir été délaissés pour mieux se tourner vers une forme de Rock-progressif (en l'occurrence celui qui a encore tous les attributs du Rock et qui ne se perd pas dans des digressions égocentriques ou pseudo intellectuelles). « Captured » en est le meilleur exemple, en espérant que cela ne soit pas le dernier. Possible que les années de Abts à jouer avec Blue-Floyd aient fini par avoir une répercussion. En outre, il y a plus de place attribué à Danny Louis. Si on est toujours bien loin des groupes où l'orgue a une place importante, les claviers de Louis permettent à Gov't Mule d'élargir leur palette de couleurs, de l'enrichir. Des claviers dans l'ensemble discrets, qui se fondent parfois dans la masse ou interviennent par de petits phrases opportunes, toujours en adéquation. Danny Louis a finalement trouvé sa place, d'autant plus qu'il s'adonne aux chœurs et qu'il empoigne une guitare à l'occasion.


     Si, à mon sens, le « Shout ! » purement Gov't Mule (g) se révèle dans l'ensemble meilleur que son jumeau agrémenté d'ingrédients extérieurs, ce dernier pourrait par contre permettre de rallier à sa cause ceux qui souffrent du chant et des envolées guitaristiques de Warren Haynes .

CD 1



1."World Boss"                                                                                                                    5:24
2."No Reward"  4:54
3."Whisper In Your Soul"  5:11
4."Captured"  9:04
5."Scared To Live"  6:16
6."Stoop So Low"  8:23
7."Forsaken Savior"  6:18
8."Done Got Wise"  6:11
9."When The World Gets Small"  7:45
10."Funny Little Tragedy"  4:15
11."Bring On The Music"  11:05
CD 2



1."World Boss" (Ben Harper)4:31
2."Funny Little Tragedy" (Elvis Costello)4:11
3."Stoop So Low" (Dr John)10:00
4."Captured" (Jim James)5:45
5."Whisper In Your Soul" (Grace Potter)5:10
6."Scared To Live" (Toots Hibbert)5:53
7."No Reward" (Glenn Hughes)5:14
8."Bring On The Music" (Ty Taylor)6:42
9."Forsaken Savior" (Dave Matthews)5:18
10."Done Got Wise" (Myles Kennedy)6:11
11."When The World Gets Small" (Steve Winwood)6:35






(1) deux disques studio plus un live gargantuesque. Un projet à part qui aurait pu sceller la fin du groupe. Un projet qui avait consisté à inviter divers bassistes, admirés par le défunt Allen Woody, à venir enregistrer ensemble sur diverses reprises. Une façon de rendre hommage à leur ami et collègue disparu. Un très grand moment de musique, mais là n'est pas le propos de cet article. 

Le "trailer" pour les disques est un phénomène en pleine expansion : cela permet aux musiciens de s'exprimer, parfois même de s'auto-congratuler, et surtout, cela est bien moins onéreux qu'un clip. D'accord, mais tant qu'à faire, il serait judicieux de donner des extraits qui dépasse les 10 secondes !!!


Aller zou ! Funny Little Tagedy en concert offert par le site officiel de Gov't Mule. Avec Danny Louis à la gratte.

"Captured" ! Excellent, à écouter en boucle.

Divers liens sur les groupes et musiciens cités :
(a) - Ben Harper : "Get Up !", disque de 2013 avec Charlie Musselwhite
(b) - Dr John "Locked Down" de 2012, et "Tribal" de 2010
(c) - Glenn Hughes : avec TRAPEZE "You are the Music... We're just a band" de 1972,
      avec Deep-Purple "Burn" (1974) et "Come Taste the Band" (1975),
      avec Black-Sabbath "Seventh Star" (1986), et Black Country Communion (2010)
(d) - Vintage-Trouble (2011)
(e) - Myles Kennedy avec Slash : Apocalyptic Love (2012)
(f) - L'album solo de Warren Haynes : "Man in Motion" (2011)
(g) - GOV'T MULE "Gov't Mule" (1995) - premier essai -


32 commentaires:

  1. Article bien documenté, un peu hagiographique, mais bon..Une erreur toutefois au 5e paragraphe: il faut lire , bien sur "Queue henni" et non pas "Que nenni". Les véritables esthètes se reprteront , pour faire bonne mesure au magistral commentaire paru sur Amazon sous le clavier SM.

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  2. J'ai compris; c'est quand je veux mettre le nom que ça ne marche pas.

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  3. Gov't Mule a toujours réalisé ses disques sans l'aide de personne... ça s'entend ! Ce que je préfère chez Warren Haynes c'est son ampli Soldano.

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  4. Okay, il faut bien admettre qu'il n'y pas que du faux, que de la "supra-exagération" dans ton comm.
    Mais bon, déjà, la réalisation de "Shout !" n'a jamais prit 4 ans mais quelques mois ; toutefois, certaines pièces auraient effectivement mérité d'être peaufinées, mais Gov't Mule privilégie l'instant "live".
    La "musique chtonienne". Ouarf ! Ouarf ! Elle est bonne ! Mais je comprend ; c'est souvent plombé, on frôle parfois le Stoner, mais question saturax, Warren Haynes reste un petit joueur face aux gratteux du genre.
    Harper n'est guère à son avantage ici ; artiste surestimé ? possible.
    Même breaks ?? Shuflle, Shuffle, enfin... C'est ton mange-CD qui déconne ou bien tu as zappé comme un épileptique ?
    Les soli de Haynes ? Certes, si l'on considère l'intégralité de sa discographie (tous groupes confondus), il y a de la répétition. On appellera ça sa patte. Il feinte d'ailleurs parfois en utilisant des pédales d'effets pour camoufler (ce que fait d'ailleurs l'immense majorité de guitaristes électriques).
    Quant à "Captured" : oui, on peut effectivement déceler du fameux "Down by the River". "Captured" = Pink-Floyd meet Neil Young. C'est okay. Du moment que c'est bien fait.

    Personnellement, je préfère le 1er CD, le pur Gov't Mule.

    "Queue henni" - la mule - Sacré-Marrant.

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  5. J'aime beaucoup le titre "Captured" comme les morceaux de ce type, on monte l'accord, on le descend, on le remonte... Ca permet des moments de calme, et faire monter la sauce... Dans ce genre, il me rappelle le "Season of the witch" de Donavan, repris par Mike Bloomfield. D'ailleurs, dans l'esprit, la manière de concevoir, d'aborder la musique, il y a un lien entre Warren Haynes et le couple Bloomfield/Kooper, une continuité. Haynes peut être vu comme un cousin de cette famille de musiciens des 60's (ou je dis une connerie ?).

    Bravo SM. Finalement, y'avait pas de complot !!

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    1. Je suis d'accord avec toi, Luc. Haynes, et même Abts, me rappellent l'esprit de musiciens issus des années 60.
      Tout comme ce qui gravite autour du Tedeschi-Trucks Band.

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  6. Non, non, dans Supersession, le son est beaucoup plus aéré, et surtout ça swingue.

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    1. Bien sûr, l'album n'est pas de la même époque (et abuse parfois des effets psychédéliques...)... Je parlais de "l'esprit", de la démarche de ce type de musiciens...

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  7. Bon je mets les 2 pieds dans la semoule !
    Et si on causait de l'origine du nom du groupe ? Hin ?
    un peu comme Lynyrd Skynyrd ? Hin ?

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    1. Bravo Bruno! rien à redire ,ca c'est du boulot bien fait!
      Quant'a l'origine du nom: Goverment Mule est synonyme de promesse non tenue, rapport à une loi de 1865 qui promettait à tout esclave affranchi 40 acres et une mule. Mais le président Andrew Jackson n'a jamais voulu appliquer la promesse faite par son prédécesseur Lincoln, et les anciens esclaves attendent encore! Bizarre un politicien qui tient pas ses promesses! C'est pas de nos jours qu'on verrait ca!

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    2. 20/2O J-P.G
      et pour avoir la mention... Pour Lynyrd Skynyrd ?

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    3. Puisque tu y tiens! C'est la prononciation avé l'accent sudiste de Leonard Skeneurd prof de gym qui avait exclu des élèves (dont des futurs L S) parce qu'ils avaient les tifs trop longs! Ca va j'ai le droit à la mention? D'autres questions? Amicalement

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  8. HRT, voilà ce qui arrive lorsque l'on sèche les cours (bon, en même temps, en juin, je comprend). L'explication était donné le 12 juin dernier, sur l'article portant sur les débuts de Gov't Mule.
    La prochaine fois, ce sera quatre heures d'écoutes non-stop de Led-Zep et de Mountain. C'est pas une punition ? Bon, alors deux heures de Reality-show. Inhumain ?
    Tu l'as cherché.

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    1. Bien !
      Mention !
      Et Rainbow ?
      La on va cafoullier ...
      mon tio Bruno <<<?

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    2. A mes 2 zozo

      Je serais curieux de l'orIgine du nom du band de Rainbow ?

      Allez les grandes gueules je vous écoute !

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    3. Je parle du " RAINBOW" de Blackmoreuuu

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  9. Le Magicien d'Oz ??? ( pisque Blackmore y balancait la chanson du film en intro des concerts...)

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  10. RIn ! c'est pas la bonne réponse ! au suivant.....
    t

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    1. Mouah ha ha ha !!! Je pouffe !
      "California Jam". C'est l'Arc-en-Ciel placé sur la scène du California Jam lors de la tournée du Deep-Purple Mark III qui avait séduit et marqué Sir Blackmore. Ce dernier, qui pensait déjà à la possibilité d'une échappée en solo, s'était dit que cela ferait un bel accessoire sur scène, tout comme un chouette nom de groupe : Ritchie Blackmore's Rainbow. Plus tard raccourci en Rainbow.
      Lors de la première période, celle de Ronnie James Dio, il y avait ce fameux "Rainbow" sur scène.
      Toutefois, l'arc-en-ciel a une signification ésotérique, du moins pour Blackmore, et l'évocation du Magicien d'Oz n'est pas innocente et est effectivement lié au "rainbow". Cependant, l'origine reste le California Jam de 1975, étape de la tournée US de "Stormbringer".
      Rock'n'Roll

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    2. Non ! Rin ! c'est pas la bonne réponse non plus ! Au coin !

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    3. Si !!!
      Je le tiens de Ritchie en personne (un soir où je lui avais montré - péniblement- un truc à la guitare, après qu'il m'en ait montré une trentaine les yeux fermés en dix minutes), et Candice me l'a confirmé.

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    4. Candice ? La blonde que je lui casserais bien les pattes arrières comme les poulet à frire ?

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  11. A cause d'Arthur... Rimbaud, et l'imprimeur s'est planté dans l'orthographe ?

    (ok, je sors...)

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    1. Oui.... 16h30.... et déjà à l'apéro. Bravo.

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  12. Bon, je viens d'appeler Ritchie. Il me confirme bien que l'origine du nom est bien américaine. Toutefois, du California Jam il retiendra surtout le décor, soit un arc-en-ciel lumineux ("Oooohhh.... ouaaahhhh..c'est bôôô.) qu'il reprendra donc pour son propre compte.
    "Rainbow" vient lui du nom d'un club de Los-Angeles où Ritchie fit la connaissance de Dio.

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  13. OOPS.... 24 commentaires pour un article j'ai rarement vu ça sur le deblocnot.....
    mais franchement les gars qui va vous lire jusqu'au bout de vos délires????
    que faut il retenir de tout ça??? c'est le meilleur disque de rock sorti depuis des lustres..
    courrez achetez le que du bon je les écoute en boucle depuis un mois et tout le reste me semble bien fade...
    surtout le dernier Tedeschi Truck band dont vous parlez....
    Comme ds le cochon ( breton) tout est bon ds cette galette ( bretonne il va de soit!)

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  14. OOPS.... 24 commentaires pour un article j'ai rarement vu ça sur le deblocnot.....
    mais franchement les gars qui va vous lire jusqu'au bout de vos délires????
    que faut il retenir de tout ça??? c'est le meilleur disque de rock sorti depuis des lustres..
    courrez achetez le que du bon je les écoute en boucle depuis un mois et tout le reste me semble bien fade...
    surtout le dernier Tedeschi Truck band dont vous parlez....
    Comme ds le cochon ( breton) tout est bon ds cette galette ( bretonne il va de soit!)

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  15. Rien à ajouter à part "Dickey Betts, sus à l'imposteur!, Boutons le Haynes hors de l'ABB!" C'est pour avoir un compte rond à 30.

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  16. un petit truc qui me perturbe.. je sais que les classifications ne correspondent pas à grand chose mais
    pourquoi mettre ce disque dans "hard Rock" et le Tedeschi Truck Band dans Blues rock.....
    je dis ça car je déteste le Hard et j'adore le blues rock...comme j'adore Shout et apprécie peu le Tedeschi je me demande si je n'aurai pas attrapé un virus....
    rassurez moi.

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    1. Même si Haynes et Trucks jouent effectivement ensembles au sein de l'Allman Brothers Band, leur groupe respectif ont des préférences qui diffèrent. Effectivement, la frontière est souvent bien mince, d'autant plus que Warren Haynes et Derek Trucks ne s'embarrassent pas de savoir si leurs compositions rentrent dans tel ou tel catégorie. Tous deux jouent de la musique, point barre. Sans chercher à se caler sur un format, sans réels soucis de retombées commerciales.
      Toutefois, Gov't Mule a été fondé pour renouer avec l'esprit des "Power-trios" des 60's-70's, ainsi que des groupes de Hard-Rock tels que Free, Mountain, Led-Zeppelin, Cactus, Humble-Pie (grand, très grand groupe), voire de ZZ-Top. Des groupes auquel le terme de Hard-Blues - ou Heavy-blues - conviendrait mieux, tout en étant insuffisant. Tout comme Gov't Mule qui n'est aucun a priori pour flirter, à sa manière, avec le funk, la Soul, le progressif, le reggae, et même le Heavy de Black-Sabbath.

      Le terme "Hard-Rock" est aujourd'hui galvaudé et ne correspond plus vraiment à ce qui se faisait dans la première moitié des 70's, sachant que tous les groupes de Hard-rock de cette époque avaient une culture Blues (qui servait au passage d'inspiration et de matière première).

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