lundi 25 février 2013

R.I.P. Le chef d'Orchestre Wolfgang Sawallisch est mort le 22 février


Est-on parfois sujet à des phénomènes Parapsychologiques ? En publiant il y a deux semaines une chronique consacrée à une grande figure du romantisme, Felix Mendelssohn et  son Songe d'une Nuit d'été (une première dans le Deblocnot') (clic), je me faisais la remarque suivante "Tiens je n'ai pas non plus encore parlé de Robert Schumann". Dans la foulée, j'ai commencé un brouillon pour partager ma passion pour la symphonie N°3 Rhénane. Question habituelle : quelle version choisir… ? j'en ai quatre, toutes excellentes… Et puis comme je m'attache à parcourir à la fois un large choix d'œuvres, de compositeurs et d'artistes, l'idée s'imposait : Wolfgang Sawallisch dont l'intégrale schumanienne demeure au Hit-Parade classique depuis 1974.
Comme l'homme approchait les 90 ans, je me suis également dit "il est plus que temps" de lui rendre hommage pour son immense carrière, il semble d'ailleurs avoir levé le pied depuis 2-3 ans…
Triste concours de circonstance, Wolfgang Sawallisch est mort le jour où je résumais sur mon écran sa biographie !
Pianiste de formation, brillant accompagnateur, puis chef d'orchestre, Sawallisch a parcouru 60 ans de carrière avec un style très personnel dans ces années de star système inaugurées par Karajan et Bernstein. Son style se voulait résolument clair et dru, en respect absolu du texte. Sawallisch n'ajoute aucun hédonisme aux partitions. Il conduira la destinée des orchestres parmi les plus brillants de la planète : Orchestre de Philadelphie, Opéra d'État de Bavière, Orchestre symphonique de Vienne, Orchestre philharmonique de Hambourg, Orchestre de la Suisse romande et en tant qu'invité de marque, celui de la Staatskapelle de Dresde avec lequel il a signé des enregistrements remarquables, notamment le cycle symphonique de Schumann.

Sawallisch affectionnait en premier lieu le répertoire romantique : Schubert, Mendelssohn, Schumann, Bruckner, Wagner et Richard Strauss.
L'homme était discret, ne faisait guère la une des tabloïds. Il inspirait par contre un grand respect dans la presse musicale spécialisée. Il nous laisse une discographie impressionnante de qualité.

Voici une petite liste succincte d'enregistrements incontournables : La flûte enchantée de Mozart (je vous propose d'en écouter l'ouverture dans l'extrait 1 ; c'est léger, aérien, tous les instruments s'animent dans un magique équilibre, EMI), Les symphonies de Schumann (extrait : le virevoltant scherzo de la seconde symphonie, EMI), Les deux dernières messes de Schubert (un enregistrement miraculeux Philips réédité chez Newton) et enfin un album Wagner d'oeuvres diverses peu connues dont je vous propose un délicieux et nocturne Wesendonck Lieder chanté par Marjana Lipovsek (le N°5, sur des thèmes de Tristan et Isolde) en troisième extrait (EMI).




Bon repos Maestro et pour nous, rendez-vous dans une quinzaine avec Schumann et Sawallisch

1 commentaire:

  1. pat slade25/2/13 18:06

    Incroyable coïncidence que la disparition de Wolfgang sawallisch. Nous en parlions encore le vendredi de son décès et de ta futur chronique sur Schumann ! Je suis sur le cul !

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